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EAN : 9782203012165
135 pages
Éditeur : KSTR-Casterman (26/05/2008)

Note moyenne : 3.41/5 (sur 483 notes)
Résumé :

"- Tu t'es déjà posé cette question, pour quelles choses tu es prête à mourir ou celles que tu ne lâcheras jamais ?
-...
- Dis moi.
- je réfléchis. "

Le Goût du Chlore c'est un peu acre. Ça débouche le nez et irrite les bronches. Ça laisse comme un arrière-goût au fond de la gorge quand on a trop bu la tasse. C'est la rencontre entre un jeune homme et une jeune fille. Lui, sur les conseils de son kiné, s'entraîne au dos cr... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (74) Voir plus Ajouter une critique
Crossroads
  10 février 2013
Brice disait : «  Je sais nager...mais pas dans l'eau ! « 
Tel sera également l'adage de notre héros scoliotique missionné par son kiné qui , à part les jambes et les bras , maîtrise...
Premier constat , avis à toute personne présentant une allergie prononcée envers le bleu et cela , sous quelque forme que ce soit, le cyan , le saille ou de bresse - celui d'Auvergne étant le plus toxique ;)...la présence d'un allergologue pourrait très rapidement s'avérer salvatrice...
Si ce récit ne prit jamais l'eau au risque de boire la tasse , il ne déclencha , cependant , jamais de raz-de-marée euphorisant . Bien supérieur à un programme télé débilitant au titre aussi poussé que son intérêt - splash - bouse infâme lancée , une nouvelle fois , pour occuper au mieux le temps de cerveau disponible , le Goût du Chlore fait dans le contemplatif , la sérénité bouddhiste et moi , au bout d'un moment , la sérénité , ça me gonfle...
A noter qu'en son temps , j'avais également proposer à TF1 le même type d'idée de génie mais sans la flotte ! N'ayant alors attiré comme sponsors que les PFG et les appareils médicalisés «  Les roues de l'infortune «  , ce programme pourtant prometteur ne vit , hélas , jamais le jour . Dommage . L'audace effraie...comme le fonds de l'air...
Alors , qu'est-ce qu'il va faire le p'tit gars ? Hein ? Un indice , l'action se passe dans une piscine..
Bien vu ! Il va nager en long , en large , en travers , en diagonale , en quinconce , sous l'eau...
Pour l'épisode miraculeux «  sur l'eau «  , merci de vous référer à son pote , un peu frimeur il est vrai , Jésus , qui d'ailleurs le paya chèrement en son temps , le milieu aquatique chloré étant aussi susceptible qu'impitoyable ! Nul n'oubliera sa dernière saillie verbale , preuve irréfutable d'un certain humour à défaut d'un humour certain : j'le croix pas !
Bref , il va en bouffer du chlore mais aussi faire des rencontres , LA rencontre , l'autre , sa possible moitié , la femme , sirène incontestée du grand bassin...d'Arcachon .
De rendez-vous marquants en rendez-vous manqués , ce duo désynchronisé se cherche , s'apprivoise au gré des planches , au rythme de la marée venant immanquablement s'échouer sur la grève...
A déplorer la regrettable absence de toute attaque de squale , d'algue marine à fort pouvoir défoliant ou du moindre petit bigorneau atteint du syndrome Gilles de la Tourette qui eût pu bouleverser ce lent mais cependant gracieux ballet en vase clos .
Dessin épuré et minimaliste , trame simple et touchante , un bon moment , au final , qui suscita presque l'envie d'enfiler mon p'tit shorty en pure laine vierge et d'aller tirer quelques longueurs dans le pédiluve , c'est dire...
Le Goût du Chlore : comme un arrière goût d'inachevé...
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marina53
  17 février 2013
Parce qu'il a un problème de scoliose et que son kinésithérapeute le lui a conseillé, un jeune homme se voit contraint d'aller à la piscine une fois par semaine. Et, pour lui, nager "parmi les vieux", c'est pas trop sa tasse de thé! Il s'oblige néanmoins à y aller, quitte à embarquer avec lui un camarade. Mais, un mercredi, il fait la connaissance d'une jeune fille. Ils entament la conversation et lui raconte qu'elle a été championne de natation. Il lui demande alors des conseils pour apprendre à bien nager... de fil en aiguille, ce rendez-vous hebdomadaire devient important pour lui et une certaine complicité nait entre ces deux jeunes gens.
D'une manière légère et assez frivole, Vivès nous baigne dans un récit intimiste, un espace clos limité à la piscine. On ne sort pas de ce lieu devenu pour ce jeune homme comme une sorte de passage à l'âge adulte. Grâce à l'eau, il prend conscience de son corps mais aussi de sa solitude dans cet espace si vaste.
Les dessins sont précis et détaillés au millimètre. Chaque partie du corps nous est décrite minutieusement. Avec une palette incroyable de bleu-vert, on est plongé dans les eaux dès les premières pages.
Le scénario, même s'il reste original, aurait mérité d'être plus approfondi. Les dialogues sont quasiment inexistants et les décors monotones.
Le goût du chlore... j'ai failli boire la tasse...
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ventrebleu
  28 novembre 2019
D'abord une seule pièce: la piscine (peut-on dire qu'il s'agit d'un huis clos lorsque la pièce est si grande, si ouverte au public?).
Ensuite les couleurs: peu, seules des nuances de bleu, de turquoise, de vert, jamais de bleu vif, jamais de vert vif, et puis parfois du beige, du noir. Et il y a aussi une partie du premier étage, une loggia intérieure à la piscine, qui est en orange, un orange choquant parmi les bleus et les blancs.
Dans cette loggia se trouve le vestiaire où elle se change, d'où elle vient chaque mercredi pour faire des longueurs. C'est sur cette loggia qu'il porte ses regards en l'attendant, en l'espérant, en espérant qu'elle lui parlera, qu'elle viendra près de lui pour lui expliquer, lui qui nage si mal, comment tendre l'épaule, courber la main et pousser sur l'eau pour se propulser vers l'avant.
On devine qu'il l'aime. On devine qu'il pense à elle lorsqu'il plonge et regarde les nageurs par dessous lorsque les lignes des corps se dissolvent dans l'ambivalence fluide de l'eau. Faut-il vraiment comprendre ce qu'elle tente de lui dire lorsqu'elle articule quelques lettres en sous l'eau?
Un livre sur la timidité? Peut-être.
Un album à regarder plus qu'à lire - il y a si peu de mots. En le parcourant, on subit sans trop s'en rendre compte l'illusion olfactive du chlore et, son goût, c'est le titre qui vous le donne. Un régal des sens! Une découverte. Un chef-d'oeuvre? Certainement.
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Dionysos89
  13 septembre 2012
On m'avait parlé du talent de Bastien Vivès en matière de dessin alors j'ai tenté le coup en me lançant dans sa première oeuvre, le Goût du Chlore.
Qui dit première oeuvre, dit fautes de débutant. Ici ce qui pêche c'est évidemment le scénario. Pas ou peu d'histoires, juste des petites idées qui ne demandent qu'à être développées, surtout dans ce contexte choisi d'une vie quotidienne banale entre piscine et séances chez le kiné.
Passé ce constat, on comprend vite que le but de l'auteur est de mettre en avant son art privilégié, le dessin. Des lignes claires, des mises en scène basées sur la répétition, des couleurs simples pour miser surtout sur le mouvement des personnages : l'ensemble recèle de très bonnes idées, mais là encore je trouve ça, avis tout à fait personnel, peu abouti.
Finalement, que retenir de ce Goût du Chlore ? Pas grand-chose, j'en ai peur : ça se lit vite, ça s'apprécie mais sans pour autant avoir envie de pousser plus loin. J'ai mis trois étoiles car il est vrai que l'ensemble est très mignon (je suis trop méchant d'habitude !), mais je regrette encore de ne pas adhérer à cette fin qui laisse en suspens, et l'intrigue, et le lecteur.
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croquignol
  30 avril 2021
Je suis tombé amoureux, avec le jeune homme, jamais nommé, de la jeune fille, jamais nommée. C'est bon, c'est chaud, c'est inoubliable.
Peu de paroles. de longues plages sur ou sous l'eau, dans une piscine. Les corps dans toutes les positions, en train de nager, au repos au bord, en attente de...
De grandes respirations, des essoufflements. Toutes les nuances du turquoise au bleu foncé. Une belle parenthèse de douceur et d'émotions.
"Viens vite au fond de la piscine
Repêcher ta petite sardine
L'empêcher de se noyer
Au fond de toi la garder
Petite soeur traqueuse
De l'air de ton air amoureuse"
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critiques presse (1)
Lecturejeune   01 septembre 2008
Lecture jeune, n°127 - Un jeune homme se voit recommander par son kinésithérapeute la pratique de la natation afin de prévenir les méfaits de sa scoliose. Dans un premier temps peu enthousiaste, il ira finalement une fois par semaine, le mercredi, faire quelques longueurs de dos crawlé. Maladroit dans cet élément qui n’est pas le sien, il y fait la connaissance d’une jeune femme, fine et athlétique, aux gestes parfaits. Nager devient alors plus motivant. Alors qu’ils sont sous l’eau, la jeune fille lui dit quelques mots qu’il ne comprend pas et elle lui promet, alors qu’ils se saluent, de les lui redire la semaine suivante. Mais la belle naïade ne viendra plus au rendez-vous hebdomadaire.

Il se passe peu de choses dans cette bande dessinée qu’on se surprend à relire de nombreuses fois afin de comprendre ce qui s’y joue. Et ce qu’on y découvre est finalement essentiel ; la vie dans ce qu’elle a de plus simple. Les moments où, livré à lui-même, le jeune homme doit accomplir les mouvements qui le font avancer ou flotter. On assiste à ce qui ne cesse d’avoir lieu au quotidien : des embryons de rencontres, des amours naissantes, mais finalement avortées… Et surtout, ce personnage finit par prendre « goût au chlore » sans que sa sirène ne soit présente : il nage enfin pour lui ! En outre, ce qui confère toute sa singularité à cet album, c’est le dessin de Bastien Vivès, qui case après case, restitue à merveille l’ambiance de cette piscine. La couleur vert d’eau est omniprésente, répercutée sur les murs, le plafond, les casiers, etc. Enfin, la lenteur est de mise, et le lecteur suit chaque mouvement du jeune homme ainsi que les moments qui précèdent ou succèdent l’accès au bassin ; les corps qui se croisent, les gens qui s’observent. Une bande dessinée qui se (re)lit avec délice.

Anne Clerc
Lire la critique sur le site : Lecturejeune
Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
croquignolcroquignol   30 avril 2021
En compétition j'étais nul, j'ai jamais su agir dans le moment. Tout donner dans le moment présent, là où il le fallait.
Commenter  J’apprécie          80
misterblueshinemisterblueshine   24 juillet 2013
- Je pense qu'il y a des choses que je ne lâcherais pas, mais je ne serai pas prête à mourir pour cela
- Comme quoi?
- Je ne sais pas encore
Commenter  J’apprécie          50
jovidalensjovidalens   10 août 2013
- Tu devrais t'acheter des lunettes et peut-être un pince-nez.
- Oh tu sais, j'apprécie le goût de la pisse des gosses et les peaux mortes des vieux...
Commenter  J’apprécie          40
GregorGregor   03 octobre 2011
- Tu t'es déjà posé cette question, pour quelles choses tu es prête à mourir ou elles que tu ne lâcheras jamais ?
- ...
- Dis moi.
- Je réfléchis.
Commenter  J’apprécie          20
zazimuthzazimuth   03 septembre 2017
Moi, j'ai jamais gagné de médailles.
En compétition j'étais nul, j'ai jamais su agir dans le moment... Tout donner dans le moment présent, là où il le fallait. (p.57)
Commenter  J’apprécie          10

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