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EAN : 9782371190054
256 pages
Éditeur : Piranha (06/02/2015)

Note moyenne : 3.19/5 (sur 8 notes)
Résumé :
« Tous les préjugés viennent des intestins. » Friedrich Nietzsche

De la bouse vitale pour les coléoptères coprophages aux déjections des punaises, de la litière des chats à l'invention de la chasse d'eau, des flux du commerce mondialisé aux pandémies et à la politique énergétique, voici l'impressionnante histoire (non expurgée) des matières fécales.

David Waltner-Toews s'attaque avec intelligence et humour à un sujet trop souvent confin... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
CineKino
  07 mars 2016
Je n'ai pas hésité longtemps à l'appel de ce titre dans ma médiathèque ! Voilà un sujet original, primordial pour l'humanité et pourtant si peu traité : les excréments, des premiers animaux aux hommes actuels, leur impact, les maladies, leur utilité. A en croire l'auteur, nous vivons sur une planète emplie de merde, ce qui est à la fois une excellente chose mais pose aussi bien sûr parfois problème. Avec un style clair et humoristique, l'auteur nous apprend mine de rien beaucoup de choses, basées sur ses compétences de vétérinaire et épidémiologiste, ses expériences, des récits et de nombreuses études. C'est souvent passionnant, du moins les premiers chapitres, dès les premières pages sur les scatophages puis sur les questions d'hygiène et de santé, les problèmes posés et leurs solutions. J'ai moins accroché sur les derniers chapitres, on tournait en rond sur les sujets - pourtant a priori intéressants - de développement, de gestion des excréments et de recyclage, le style, plus technique, était d'ailleurs moins clair et moins amusant. Malgré ces réserves, ce livre offre un panorama assez complet, original et bien documenté sur ce sujet.
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Misterblue
  21 juin 2016
Lorsqu'on m'a présenté cet ouvrage à lire, je me suis dit : Et m… pourquoi pas !
J'ai lu, il y a quelques années un ouvrage sur l'histoire des Casse-pipi, alors aujourd'hui pourquoi pas sur cette partie de nous-même, relativement méconnue.
Et pour paraphraser la grande philosophe Ophélie Winter « Tout le monde le fait ».
Ce documentaire parle donc des excréments et de notre civilisation.
Sur d'où nous venons, mais aussi où nous allons. L'auteur (vétérinaire et épidémiologiste) fait la part belle de nos civilisations par ses matières fécales, dans le but de montrer l'importance qu'elles ont tant dans en agriculture, que dans notre santé publique ou privée et dans les différents écosystèmes du mondes ainsi que dans le monde des insectes.
Les différents points de vue sont aussi présents : culturel, écologique, historique, philosophique et scientifique. le tout, narré avec un humour fin et qui ne tombe jamais dans le grossier ni le vulgaire.
C'est donc un documentaire qui, s'il n'est pas un livre de chevet, n'a pas sa place dans les WC… et je peux vous assurer que si vous le lisez dans le train ou le métro… il attirera bon nombre de regards (expérience vécue).
Seul petit bémol, certaines parties de chapitres sont un peu lourdes à digérer de par des phrases parfois trop longues.
Un livre à mettre entre toutes les mains et n'oubliez pas de mettre vos 50 cents dans la petite assiette.
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critiques presse (1)
LaViedesIdees   23 juin 2015
Ne tournons pas autour du pot : cet essai sur les excréments est passionnant, parce qu’ils constituent un enjeu agricole, urbain et écologique.
Lire la critique sur le site : LaViedesIdees
Citations et extraits (5) Ajouter une citation
PickItUpPickItUp   13 décembre 2015
L’autre bousier*, près du tas, façonne une autre boule plus petite, creuse un trou, y enfouit la boule puis revient détacher d’autres blocs les deux insectes sont sans doute des mâles plus vigoureux que la femelles et se chargent en général du transport. Parfois, mâles et femelles roulent une boule ensemble l’enterrent, creusent un tunnel à côté, s’accouplent puis insèrent les œufs fertilisés dans la boule. Si un autre mâle apparaît et veut s’accoupler avec la femelle, les deux mâles entrechoquent leurs cornes et essayent de chasser l’autre hors du tunnel. Chez certains chercheurs, à cause de ces bagarres sexuelles, certains sont devenus capables de pousser plus de 1000 fois leur propre poids. Comme si un être humain poussait 6 bus à impériale remplis de passagers.
Ce ne serait pas la première fois qu’un mâle ferait du sport pour se donner du sport pour se donner plus de chances de séduire…

Les 1ers scarabées scarabaeoidea*** d’où dérivent les bousiers actuels semblent être apparus il y plus de 150 millions d’années. Et les « vrais » bousiers (ceux qui mangent vraiment de la crotte), il y a environ 40 millions d’années. Les excréments fossilisés ou coprolithes suggèrent que les bousiers ont établi des relations commensales avec les dinosaures au mésozoïque, c’est-à-dire plus de 65 Millions d’années alors que les continents s’arrachaient lentement à leurs père-mère, la pangée**, que chacun suivait son propre chemin en portant toute une gamme d’espèces pour commencer une nouvelle vie ailleurs sur le globe.

Si nous voulons réellement rester sur notre planète et préserver un mode de vie qui ait du sens, même s’il est exigeant, nous pourrions peut-être demander quelques tuyaux aux bousiers.




*Les bousiers sont des insectes coléoptères coprophages. La plupart de ces espèces appartiennent aux sous-familles des Scarabaeinae et des Aphodiinae de la famille des Scarabaeidae. Ils se nourrissent presque exclusivement d’excréments et de résidus departuritions. La sous-famille des Scarabaeinae est parfois vulgairement appelée vrais bousiers. Source: https://fr.wikipedia.org/wiki/Bousier
**La Pangée (prononcé en français : /pɑ̃.ʒe/) ou Pangaea est un supercontinent formé au Carbonifère de la collision de la Laurussia et du Protogondwana et regroupant l'ensemble des terres émergées. Au Trias, il s'est morcelé en Laurasia au nord et Gondwana au sud. Source: https://fr.wikipedia.org/wiki/Pang%C3%A9e
***scarabaeoidea : La super-famille des Scarabaeoidea est un taxon d'insectes coléoptères qui sont reconnus sous le nom vernaculaire de Scarabée. C'est la seule de l'infra-ordre des Scarabeiformia. Source: https://fr.wikipedia.org/wiki/Scarabaeoidea
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PickItUpPickItUp   13 décembre 2015
Là où le français parle de petite ou de grosse commission, l’anglais préfère numéro 1 ou numéro 2, système de numérotation tout à fait relatif et culturel. Un jour où son institutrice lui demandait s’il voulait sortir pour le numéro 1 ou le numéro 2, le futur écrivain Bill Bryson répondit qu’il avait besoin d’un grand BL (Bowel Movement) mouvement des entrailles qui iraient peut-être jusqu’au numéro 3 ou 4. Les petits garçons peuvent parler de numéro 3 ou 4, mais que se passe-t-il lorsqu’ils grandissent ?

Vers le milieu des années 80, je me rappelle que les dames pipi de Borogudur, en Indonésie, demandaient aux visiteurs des toilettes publiques s’ils allaient faire quelque chose de gros (déféquer) ou de petit (uriner). Ce système reposait sur la confiance et le droit d’entrée était fixé en proportion.

Crap, terme anglais vulgaire et parfois attribué à l’ingénieux (ou ingénu) Thomas Crapper qui popularisa la chasse d’eau à la fin du dix-huitième siècle. Chasser les excréments avec de l’eau est pourtant une idée qui remonte au 5ème des 12 travaux d’Hercule histoire sur laquelle je reviendrai. Quant au mot « crap », il remonte au moyen anglais (il désignait les résidus des graisses fondues), à l’ancien français « crappe », « résidu » et au latin médiéaval.

Il existe environ 10 puissance 11 bactéries, c’est-à-dire 10 suivi de 11 zéros par millimètre cube de celles humaines adultes, chiffre qui dépasse mon imagination mais qui est comparable aux celles des autres animaux.
Ces bactéries représentent de 500 à 1000 espèces différentes sur lesquelles nous savons souvent très peu de choses. Elles incluent un large éventail de micro-organismes dont les bifido – bactéries et les bactéries de l’acide lactique (qui prédomine dans les yaourts ou chez les bébés nourris au sein), les coliformes* (que les scientifiques examinent pour mesurer la contamination de l’eau) et même les archées (qui préfèrent une atmosphère dépourvue d’oxygène comme la terre à ses débuts).

*coliformes : Les coliforme sont un sous groupes appartenant à la grande famille des entérobactéries, fermentant le lactose avec production de gaz. Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Coliforme
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PickItUpPickItUp   13 décembre 2015
L’azote présent dans la merde de poulet peut être employé par les bactéries vivant dans l’estomac des ruminants pour produire des protéines. Si les fientes d’oiseaux sont en général si riches en azote, c’est parce que chez les volatiles, l’urine et les crottes sortent mélangés par le même orifice appelé cloaque. Selon Robert. B. Marks dans son livre « The origin of the modern world », l’explosion planétaire de la population humaine au dix-huitième et dix-neuvième siècles peut être attribuée, au moins en partie, à la découverte d’importantes réserves de fientes de chauves-souries. Les européens s’aperçurent au début du dix-huitième siècle que le guano était une excellente source de salpêtre (nitrate de potassium et de sodium) utile dans les engrais comme dans les explosifs. Même si les cultures sud-américaines l’employaient depuis un millénaire ou davantage pour enrichir les sols, la découverte « européenne de la valeur stratégique du guano » entraîna à partir des années 1840 une exploitation de plus en plus rapide et donc non durable de ses principales sources. On a estimé que les meilleures fientes d’oiseaux étaient celles des climats secs comme dans certaines régions du Pérou et du Chili où les nitrates n’avaient pas été lessivés par la pluie.
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PickItUpPickItUp   13 décembre 2015
Denis Burkitt et ses collègues suggèrent qu’un régime riche en fibres aide à empêcher toute sorte de maladies dont la hernie hiatale, le diabète sucré, les maladies coronariennes, la diverticulose colique, le cancer colorectal, l’appendicite, les varices et les hémorroïdes. Apparemment il aurait déclaré que la santé d’une nation pouvait se déterminer d’après la taille de ses étrons – une alimentation contenant plus de fibres entraîne des crottes plus grosses – et selon qu’ils flottent ou coulent (les étrons, pas les habitants du pays). S’inspirant de ces observations, les baby-boomers américains (dont je fais partie) ont fait un grand plongeon dans l’inconnu et ainsi est née leur idylle avec le son d’avoine, le son de blé et les barres de céréales.

Les conséquences de ce changement de régime alimentaire en ce qui concerne l’exploitation des terres et des excréments n’ont jamais été correctement étudiées.
Nous produisons plus d’excréments, mais sont-ils meilleurs ?

La nourriture qui se retrouve dans ces excréments est-elle meilleure pour les sols ?

Ces questions sont bien plus importantes pour la planète que nos problèmes de transit intestinal.
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MisterblueMisterblue   21 juin 2016
"Tous les préjugés viennent des intestins"
Nietzsche
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