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Frederik Peeters (Illustrateur)
ISBN : 2731663189
Éditeur : Les Humanoïdes associés (08/10/2003)

Note moyenne : 3.71/5 (sur 40 notes)
Résumé :
Addidas. Une toute petite fille qui passe le plus clair de son temps avec son papa ramoneur. C’est qu’il y en a des cheminés à nettoyer dans la mégapole industrielle où vit la petiote. Et comme une cheminée, c’est surtout des boyaux sales et étroits, Addidas est bien utile à son papa. Elle peut s’y glisser avec facilité et contribuer à la pérennité de l ‘entreprise familiale. Bon, sa maman est morte et elle lui manque, à Addidas. Tout comme à son papa d’ailleurs. Te... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
lehane-fan
19 juin 2014
Addidas qu'elle s'appelle la p'tite.
Rien d'étonnant à ce qu'elle ait des coups de pompe à répétition.
De ceux qui la laissent sur le carreau un court laps de temps , inanimée, évoluant dans un univers onirique récurrent.
Celui d'une machinerie entretenue par une entité obscure pompant furieusement tel un shadok moyen venu faire ses classes en enfer.
Si le rêve est sinistre , la réalité, en jalouse patentée, place la barre encore plus haut.
Orpheline de mère, évoluant dans un monde totalement pollué par les innombrables cheminées qui crachent leurs nuages toxiques jour et nuit, elle accompagne son père ramoneur, véritable pub ambulante pour le lexomil, en se faufilant dans les conduits qu'il ne peut physiquement nettoyer. Un bonheur sans nom j'vous dis. Non, vraiment, la vie d'Addidas, c'est pas le pied...
De prime abord, on se dit qu'il va falloir sortir les rames. le trait est épais, les dessins pas follement ragoûtant et les couleurs aussi resplendissantes qu'un soir d'éclipse. Puis la magie opère, doucement, insidieusement, et l'on se prend d'affection pour cette petite aux yeux qui lui dévorent le visage et dont le rêve ultime serait un jour de voir la campagne.
Difficile de ne pas succomber aux rapports qui unissent ce père au veuvage insupportable à sa fillette à la candeur touchante, liens étroits emprunts de douceur et d'amour pudique.
Flirtant avec l'écologie et le fantastique, ce récit, à défaut de vous filer la grosse patate, saura vous titiller le palpitant.
Une bien jolie découverte...
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marina53
22 février 2013
Addidas Em et son père, veuf, vivent tous les deux dans une grande ville industrielle, surplombée essentiellement de grandes cheminées. Cela tombe bien car le papa est ramoneur et passe le plus clair de son temps dans les conduits. Il est souvent aidé d'Addidas car la concurrence est rude, les Mc Mullan, père et fils, vivent également de ça. La petite fille est très dégourdie, mature, gentille et ne rêve que d'une chose: voir la campagne. Mais elle est atteinte d'une étrange maladie: elle tombe souvent dans le coma, quelques minutes, sans raison particulière et les médecins ne savent pas de quoi elle souffre exactement. Un jour, alors que son père décuve, Addidas part seule dans les sous-sols et découvre de bien étranges créatures qui les habitent, des monstres géants qui semblent contrôler des machines qui elles-mêmes commandent les hommes. Addidas va se lier d'amitié avec l'un d'eux. Son papa, ne voyant pas revenir sa fille et la croyant coincée à l'intérieur de la cheminée, va alors au commissariat signaler sa disparition. Etant incompris, il sera envoyé dans un camp où les hommes sont utilisés pour creuser, sans fin... Addidas et son papa vont-ils réussir à se retrouver?
Cet ensemble de 6 albums est un véritable bain de Jouvence. On suit avidement les tribulations de cette gamine, si enjouée et si jolie. Ce sont tous des albums où les dialogues si justes sont peu nombreux mais les silences et les dessins sont si expressifs qu'ils se suffisent à eux-mêmes. On s'attache aussi bien à l'espèce humaine qu'aux monstres qui n'en sont pas véritablement.
Graphiquement, les dessins sont assez sombres et hachurés, le trait est dense et les cadrages collent parfaitement à cette ambiance étrange.
C'est une histoire simple, poétique, tendre, sensible où l'on se prend d'affection pour les différents personnages.
D'un album à l'autre, on suit le parcours, semé d'embûches et d'aventures en tous genres d'Addidas et de son papa
Entre rêve et réalité, Koma est une fable inexplicable qui se savoure de bout en bout.
Koma... vous pouvez vous y plonger....
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Sejy
28 août 2012
Critique sur l'intégralité de la série.
Koma est un chef-d'oeuvre du 9ème Art. Je n'ai que trop attendu pour en aviser, différant si souvent l'échéance, anxieux à l'idée de le malmener par mon verbe hésitant. Cette série chère à mon coeur, est une perle de tendresse et d'humour au-dessus de tout vocable. Et c'est donc fébrile, envahi d'appréhension que je vais tâcher de vous convaincre, sinon de vous insuffler un peu de mon enthousiasme.
Gamine facétieuse, Addidas vit dans une agglomération morose, mégapole aux mille cheminées touchant le ciel. Pour son père, âme en peine inconsolable depuis le décès de son épouse, elle est l'unique trésor d'une vie austère. Mais la petite est malade. Vaillante, en dépit de ses brefs comas inexpliqués et impromptus, elle assiste très souvent papa dans son labeur de ramoneur. C'est tellement plus facile de nettoyer les étroits boyaux avec sa taille. Malheureusement, lors d'une expédition solitaire plutôt chahutée, Addidas dégringole dans un conduit souterrain, victime d'un nouvel évanouissement. Égarée dans les profondeurs de la terre, elle va faire une rencontre étrange. Un colosse bleu, créature impressionnante mais terrifiée, banni par ses pairs parce qu'il n'a pas réussi à préserver l'intégrité mécanique de sa «machine». Une bien mystérieuse machine...
Dans un surprenant patchwork de genres, Pierre Wazem et Frederik Peeters imaginent une fable originale, l'allégorie moderne et urbaine d'une Alice au pays des merveilles pour les plus grands. du steampunk au fantastique en passant par l'anticipation, on vagabonde de péripéties en surprises, de rencontres en étonnements, de découvertes en ravissements. Un scénario riche et mouvementé, empreint de loufoque et d'absurde, mais qui n'en demeure pas moins bien ficelé et tout à fait cohérent. On le devine parfois teinté d'une forme d'improvisation, un « sans filet » excitant manifestement maîtrisé par des auteurs qui empruntent à tout moment les sentiers d'idées nouvelles et soudaines et nous régalent de leur géniale inspiration.
Si le fond est résolument lourd et pessimiste (mal inconnu, monde aux accents totalitaire, phénomènes angoissants...), son traitement est lui tout en subtilité. Plein de sensibilité, de poésie et non dénué d'humour, il dégage un ton frais, une sensation de légèreté. Grâce, en autre, à la présence d'Addidas, cette gentille petite fille rêveuse un peu désabusée et tellement attachante. Elle est si craquante avec ses grands yeux et son sourire ravageur, avec ses répliques irrésistibles emplies d'une belle naïveté enfantine ou d'une maturité étonnante. Une délicieuse répartie qui fait très souvent mouche. Accompagnée de personnages secondaires aux caractères fouillés, ils décontractent cette atmosphère plutôt pesante, gratifiant le récit d'un parfait équilibre.
Hormis le côté divertissement simple, cette bande dessinée propose également un angle de lecture plus interrogateur. Une dimension tour à tour critique, philosophique ou introspective. Notamment, ce monstre, clone antinomique et personnification du mal-être inconscient d'Addidas. Ou ces « ballades » dans les méandres lugubres du sous-sol, inquiétantes métaphores de ses comas répétés. Ou encore ces réflexions sous-jacentes sur l'enfance, la différence ou la mort. Un enchantement pour l'esprit.
Graphiquement, le bonheur est également au rendez-vous. La ligne est simple et pure. Et si elle privilégie une expressivité à couper le souffle, elle n'en reste pas moins belle. La colorisation, alternant ombres, teintes « coucher de soleil » ou variations plus vives, fleure cette aventure onirique d'une dernière fragrance, une mélancolie douce et enivrante. La touche finale d'une oeuvre en tous points admirable.
Même après ce dégobillage volubile, il manquera toujours des mots pour exprimer tout ce que m'inspire ce petit bijou. Alors je clos en remerciant les auteurs d'avoir su si brillamment émerveiller mes yeux, faire vibrer mon imaginaire d'adulte, et réveiller mon coeur d'enfant.
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jamiK
05 avril 2017
Très beau dessin, au couleurs vives et au noirs intenses, une mignonne petite fille, attendrissante, malade, qui fait d'étranges syncopes, qui aide son père ramoneur, veuf et misérable... et j'ai déjà malheureusement raconté pratiquement toute l'histoire. le format 48 pages restreint beaucoup trop l'histoire, et du même coup le plaisir de la lecture. Je lirais la suite, mais je ne sais pas encore si je vais aimer ou pas. Un livre prometteur, mais frustrant parce qu'on a pas l'impression d'être allé très loin...
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alouett
07 mai 2012
Des monstres, des tunnels et des machines… C'est un monde souterrain que l'on découvre dès les premières planches. Là, dans la pénombre, une créature aussi noire que le charbon se démène pour faire fonctionner un immense engin ; il actionne les bras articulés, fait couiner les vérins hydrauliques, tente d'éviter la surchauffe et la panne.
Visiblement, l'appareil est plutôt capricieux, le point de rupture est proche puis aussi soudainement, ses rouages se remettent en branle. On quitte alors les bas-fonds pour remonter à la lumière. C'est alors qu'on découvre une petite fille inanimée qui reprend peu à peu ses esprits. L'enfant se lève, s'installe confortablement sur une banquette de l'estaminet, sort crayon et calepin. Elle y trace un petit trait qui nous apprend qu'elle est loin d'en être à sa première absence, le compte de ses absence a déjà rempli un petit carnet et le second est bien entamé.
Il n'en faut pas plus pour nous inviter à plonger dans ce récit, comprendre ce monde et en percer l'intrigue… ne trouvez-vous pas ? Addidas, petit bout de fille aux cheveux ébouriffés, aux grands yeux pétillants de vie, au caractère que l'on sent déjà bien affirmé est la compagne idéale du lecteur.
La fillette intrigue et attendrit, on apprend rapidement qu'elle vit seule avec son père depuis qu'il est veuf. Tous deux vivent très modestement. Pas d'école pour Addidas, le paternel n'a pas les moyens. Alors elle descend dans ces grandes cheminées pour aider son père ramoneur, elle y prend des risques et se glisse dans les conduits les plus étroits… La concurrence les oblige à repousser sans cesse leurs limites physiques pour honorer leurs contrats. Un jour, malgré l'avis paternel, Addidas se faufile dans un conduit et ne revient pas… du moins pas à la lumière. Elle tombe nez à nez avec la créature couleur ébène, l'occasion pour nous, lecteur d'en apprendre plus sur le monde souterrain, d'observer d'autres colosses affairés à l'entretien des machines. Chacun d'eaux est affecté à une seule machine dont on apprend rapidement la fonction… Surprenant. La lecture nous emmène de surprises en émotions. J'ai plongé.
Lien : http://chezmo.wordpress.com/..
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Citations & extraits (2) Ajouter une citation
marina53marina5314 février 2013
- Comment tu t'appelles?
- Addidas.
- ?
- Mais pas comme les chaussures, hein...
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elenelaureelenelaure25 octobre 2012
bd sans texte
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Video de Pierre Wazem (1) Voir plusAjouter une vidéo
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