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EAN : 9782221088289
1299 pages
Robert Laffont (13/05/1998)
4.21/5   38 notes
Résumé :

De Charles IX à Louis XIII, de la Saint-Barthélemy à la chute de Concini, les aventures du chevalier de Pardaillan coïncident avec les événements de plus d'un demi-siècle de notre histoire. Les destinées entrecroisées ou parallèles des rois et des reines, reîtres ou truands, aubergistes ou marchandes de fleurs illustrent cette idée que l'Histoire n'est que la somme de tous les destins individuels... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique

Très heureux d'avoir retrouvé le chevalier de Pardaillan. Ses aventures romanesques nous permettent de redécouvrir l'histoire de France, d'Espagne, de l'Italie et du Vatican. Un vrai plaisir de lecture. Dans ces livres, on tourne la page du duc de Guise. Pardaillan déjoue les complots de Fausta la papesse. On va en Espagne, on découvre les horreurs de l'inquisition. Même si la description des sentiments peut être un peu longue, on ne s'ennuie pas une seconde.

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Citations et extraits (1) Ajouter une citation

Le lendemain du jour où François de Montmorency retrouva sa fille et celle qui avait été sa femme, fut une journée paisible pour tous les habitants de la maison de la rue Montmartre.

Le maréchal sentait son cœur se dilater. Il était en extase devant sa fille et n’imaginait pas qu’il pût exister au monde rien d’aussi gracieux. Quant à Jeanne, la conviction se fortifiait en lui qu’elle subissait une crise passagère et que le bonheur lui rendrait à la fois la raison et la santé physique. Quelquefois, il lui semblait surprendre dans les yeux de la folle une aube d’intelligence. Il voulait croire à sa guérison.

Il attachait parfois des regards timides sur Jeanne, et se disait alors :

"Lorsqu’elle comprendra, comment lui expliquerai-je mon mariage ? Est-ce que je n’aurais pas dû demeurer fidèle, même la croyant infidèle ? ".

Et un trouble l’envahissait à la voir si belle, à peine changée, presque aussi idéale qu’au temps où il l’attendait dans le bois de Margency.

Quant à Loïse, à part la douleur de ne pouvoir tout de suite associer sa mère à sa félicité, elle était en plein ravissement. Elle aussi était convaincue qu’un mois de soins attentifs rendraient la raison à la martyre. Et elle s’abandonnait à cette joie inconnu d’elle jusqu’ici d’avoir une famille, un nom, un père. Ce père lui semblait un être exceptionnel par la force, la gravité sereine. C’était de plus l’un des puissants du royaume.

Cette journée fut donc une journée de bonheur véritable malgré la folie de Jeanne.

Mais n’était-elle pas là, vivante ? Et même, lorsqu’ils la considéraient tous deux, le père et la fille ne remarquaient-ils pas qu’un heureux changement se manifestait dans sa santé ? Ses yeux reprenaient leur brillant, ses joues redevenaient roses ; jamais Loïse ne l’avait vue aussi belle ni aussi gaie. Le rire de la folle éclatait non pas strident et nerveux, mais doux et plein d’innocent bonheur.

En ce jour, le maréchal lia pleine connaissance avec le vieux Pardaillan. Leurs mains se serrèrent dans une étreinte loyale et le souvenir de l’enlèvement de Loïse s’éteignit.

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