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Par c.brijs, le 16/08/2012
Randah: la fille aux cheveux rouges
de
André-Marcel Adamek
Randah nait dans une tribu primitive de chasseurs-cueilleurs. Comme elle a les cheveux flamboyants de rousseur, son père, le chef, la prénomme Randah Liké Nahoma, ce qui signifie fille aux cheveux rouges. Seize saisons de glace plus tard, Randah est devenue femme. Son coeur bat pour le beau Bankah, le meilleur pêcheur de la tribu. Mais son frère, devenu chef à la mort de leur père, a d'autres projets pour elle...
"Mon petit royaume a changé d'âge."
Voici un sujet particulièrement original et rarement traité en littérature jeunesse. L'auteur nous convie à un plongée dans la Préhistoire et nous propose d'assister, de l'intérieur et en accéléré, à une véritable aventure humaine, celle de la "révolution néolithique", processus progressif qui est survenu à des dates différentes selon les régions. Le Néolithique débute au Proche-Orient vers 9000 ans avant J.-C et prend fin avec la généralisation de la métallurgie et l'invention de l'écriture, vers 3300 avant J.-C.. Ici, par nécessité narrative, l'auteur ramène cette lente évolution à l'échelle de la vie de Randah, la narratrice, que nous suivons de sa naissance à ses 50 ans. Nous la quittons au moment où son peuple découvre le bronze.
Si la vie est particulièrement rude, les hommes devant lutter non seulement contre les éléments naturels, les bêtes sauvages mais également contre les assauts d'autres tribus belliqueuses qui convoitent leur territoire et ses richesses, cette période est aussi celle de découvertes cruciales pour l'humanité. De chasseurs-cueilleurs nomades, les hommes vont progressivement se sédentariser, devenir agriculteurs-éleveurs. Ils vont découvrir les arts: la céramique, la musique; apprendre à voguer sur l'eau, à construire des maisons de pierre...
Dans cet univers dominé par les hommes, Randah aura un destin extraordinaire et mènera son peuple vers davantage de "connaissance, d'hospitalité et de paix". Elle sera guidée par un joueur de flûte, sorte de guide spirituel quelque peu visionnaire qui, non seulement, par sa musique, libèrera les hommes de leurs frayeurs, mais lui livrera, avant de "disparaitre", quelques vérités universelles:
"Le choix de la guerre est toujours néfaste. La musique, un jour peut-être, libérera nos frères de leurs instincts violents."
"(...) l'or? Un métal jaune et brillant qui conduira tous les peuples du monde à leur perte."
Avec un langage vrai, sans fioriture lorsqu'il évoque les rapports homme-femme, l'auteur belge, André-Marcel Adamek, nous livre ici un récit d'aventure captivant où se mêle savamment fiction, (Pré)Histoire et réflexions sur l'Homme, les choix qu'il pose et ses conséquences sur l'avenir de l'Humanité.
Voilà bien un titre qui devrait réconcilier les ados et leurs professeurs...
Lien : http://lacoupeetleslevres.blogspot.be/2012/08/randah-la-fille-aux-cheveux-rou...
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Par Gwenaweb, le 20/12/2012
La grande nuit
de
André-Marcel Adamek
Merveilleux livre. Le sujet m'intéresse alors je ne m'attendais pas à être déçue. Mais je confirme ! Absolument pas déçue ! J'ai adoré suivre les péripéties du début du livre pour ensuite découvrir que leurs causes sont beaucoup plus graves (mondiales). Certains évènements sont choquants, mais c'est ce qui rend le livre si marquant. J'aime le côté "trash" qui nous fait ressentir un aperçu de la vie post-apocalyptique. Lecture scolaire imposée qui s'est finalement transformée en belle découverte !
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Par Lali, le 09/02/2011
Le maître des jardins noirs
de
André-Marcel Adamek
Quelque part en Ardenne, André-Marcel Adamek, ce fils de Flamand et de Normande, qui écrit depuis 40 ans, a créé les personnages touchants du Maître des jardins noirs. Roman impressionniste autour de l’arrivée d’une jeune famille dans une région désertée où a autrefois sévi la peste, prétexte à des jeux d’observation plus qu’à des conversations, le roman verse aussi dans la légende.
Là où le jeu prend toute son ampleur et toute sa force est ce moment où l’auteur sait faire de nous un voyeur au même titre que le protagoniste du roman. Et cela se fait à notre insu, d’où le talent incontestable d’Adamek.
Roman noir aussi. Mais surtout beaux moments d’écriture. Un de ces livres qui transportent.
Lien : http://lalitoutsimplement.com/?p=75
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Par sentinelle, le 31/08/2010
La grande nuit
de
André-Marcel Adamek
"Le Château rouge est une grotte souterraine qui vient d'être ouverte au public. Lors d'une visite, un séisme violent emporte les passerelles et les galeries s'effondrent. Seules deux personnes survivent à la catastrophe : Anton Malek, un spécialiste du comportement animalier, et Marie, une vieille dame venue de Bruges. Les rescapés attendent en vain du secours, mais aucun signe de vie ne parvient de la surface."
Nous apprendrons assez rapidement que ce séisme n’est qu’une des conséquences parmi d’autres d’une explosion nucléaire dont nous ne connaîtrons jamais l’origine. Seuls quelques-uns survivront, dont Malek qui remontera à la surface et rejoindra une petite communauté de survivants.
Les rescapés feront-ils preuve de sagesse, de discernement et de bon sens ? Un monde à reconstruire s’offre à eux, mais ont-ils vraiment appris de nos erreurs ? Il y aura autant de réponses à cette question qu’il y a de survivants mais sachez qu’il n’est pas facile pour l’homme d’échapper à sa nature animale, et ce n’est pas Malek, spécialiste animalier des loups organisés en meute, qui le démentira.
Si le sujet de ce roman ne brille pas par son originalité (« Malevil » de Robert Merle mais aussi « La route » de Cormac McCarthy ont déjà brillamment traité de l’après-nucléaire), il ne faudrait pas pour autant sous-estimer André-Marcel Adamek qui se révèle une fois de plus un excellent conteur. Sans effet de manche, dans un style simple mais au combien prenant et interpellant, « La grande nuit » se lit d’une seule traite tant il est difficile d’interrompre sa lecture avant le mot fin.
Un vrai bonheur de lecture malgré quelques passages difficiles (les âmes sensibles sont prévenues).
Lien : http://livresque-sentinelle.over-blog.com/article-la-grande-nuit-de-andre-mar...
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Par sentinelle, le 03/12/2008
Le fusil à pétales
de
André-Marcel Adamek
"Raspal me l’avait fait jurer, l’autre jour, un peu avant de mourir :
- Tu l’écriras, ce livre, dis ?
J’ai fait le modeste, je lui ai dit que je n’avais pas belle instruction, ni le parler de ceux qui font les livres.
- Ca ne fait rien, tu l’écriras à ta manière.
- Personne ne croira ce que je dirai…
- Je suis témoin ! qu’il a crié, Raspal.
Il ne savait pas encore que la mort mangeait lentement ces reins. C’était notre dernière rencontre."
Et c’est ainsi que Clothaire, vieil homme solitaire, s’engage à devenir le garant de la mémoire collective du temps passé. C’est qu’il s’en est passé des choses exceptionnelles dans la contrée : pays de légendes, de sortilèges et de maléfices, lieu où la magie est « prête à surprendre les plantes, les bêtes, quelquefois les hommes », territoire tout remuant de mystères où se déroulera l’histoire de Reine, de Tristan, des Berluet et « du petit monde qui s’était dessiné dans un passé pas bien lointain, entièrement disparu aujourd’hui. » Clothaire est en effet plutôt bien placé pour nous raconter cette histoire, car s’il fut le témoin des événements passés, il fut également un de ses acteurs principaux !
Tout commence un bon matin de mai. Tristan, bel éphèbe généreux aux cheveux longs sorti tout droit de la littérature médiévale, s’arrête à Chompes, plus précisément dans la cour de la ferme des Berluet, afin de demander la permission de se servir de son écuelle à l’eau du puits de la ferme. Le propriétaire des lieux, Alphonse Berluet, est une sorte d’inventeur un peu fou des plus habiles. On se demande d’ailleurs bien où il va trouver ses grandes idées : il a déjà réussi à faire fonctionner un tracteur avec de l’alcool de prune, inventé la première machine au monde capable d’éplucher des pommes de terre et même mis sur pied un tribunal en plein air au village. Sa dernière invention en date est la construction d’un avion, avion avec lequel il compte bien prendre son premier envol très prochainement. « C’est donc ainsi que Tristan fut retenu à Chompes pour deux jours. Tout de suite, il avait gagné l’amitié des Berluet qui le traitèrent comme un fils ». Mais lorsque, devant les trente personnes invitées dans la cour, Alphone s’élance pour son premier envol, l’essai ne se passe pas tel qu’il l’avait imaginé… laissé pour mort, inerte et sans conscience, le voilà plongé dans un coma irréversible.
La médecine étant impuissante à le guérir, un seul espoir demeure : faire appel à la magnifique Reine, une rebouteuse-guérisseuse des plus talentueuses qui fait chèrement payer ses services. C’est que Reine doit payer un lourd tribut à un être de fumées, une sorte de diable commerçant pour conserver sa beauté…
Je n’en dirai pas plus. Sachez simplement qu’Adamek est un conteur et un poète.
Le fusil à pétales est tour à tour un conte baroque, un chant courtois médiéval romantique, une farce, une fable féerique, burlesque et rocambolesque. Merci Larkane pour cette très agréable découverte !
Le fusil à pétales a obtenu le prix Rossel en 1974.
Lien : http://livresque-sentinelle.over-blog.com/article-25392284.html
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Par VincentLavandier, le 01/01/2012
Un imbécile au soleil
de
André-Marcel Adamek
Un roman très fort. C'est très bien écrit, souvent très drôle mais aussi parfois très amère... Une histoire de Crusoé moderne et de "rédemption".
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Par Lenelai, le 19/03/2011
Randah: la fille aux cheveux rouges
de
André-Marcel Adamek
Randah, la fille aux cheveux rouges nous plonge dans la vie d'une tribu primitive dépendante de la nature environnante, dont les caprices peuvent être une source de vie comme une menace meurtrière. L'homme vit au rythme des saisons, qui constitue ses seuls repères temporels. Ainsi, Randah est née en "cette saison de paix où les arbres changent de couleurs, et compte son âge en saisons de glace".
Y sont abordés des thèmes divers et universels: la place de la femme dans la vie de son peuple, la domination masculine permanente, la lutte pour la survie, pour le pouvoir, et la violence dans les affrontements entre les peuples...autant de problématiques qui sont toujours d'actualité de nos jours.
L'auteur n'a pas vraiment situé son récit, que ce soit géographiquement ou temporellement. Les frontières ainsi balayées soulignent le caractère universel du roman et des thématiques que j'ai évoquées plus haut. Cela n'est pas indispensable pour la compréhension du récit, cependant cela m'a un peu perturbée pendant ma lecture car j'essayais de deviner en permanence un lieu (au moins un continent !) et une époque (même vague) où imaginer l'histoire. A l'heure actuelle les hypothèses se bousculent toujours dans mon esprit.
En bref, un petit livre qui a, l'air de rien, beaucoup de choses à dire !
Lien : http://feuilletine.canalblog.com/archives/2011/03/15/20593843.html