Babelio Babelio
  • Mon accueil
  • Mes livres
  • Découvrir
    •   Livres
    •   Auteurs
    •   Lecteurs
    •   Quiz
    •   Forum
  • Ajouter des livres

+options
fb Connexion
mot de passe oublié?
Gilles Lapouge

Gilles Lapouge

  • Infos
  • Citations (6)
  • Photos (1)
  • Vidéos (27)
Gilles Lapouge > Ajouter une photo

Ajouter une vidéo
Ajouter une citation
  • 25 livres
  • 7 critiques

Note moyenne : 3.5/5 (sur 26 notes) Gilles Lapouge

Biographie et informations

Nationalité : France
Né(e) à : Digne , 1923

Biographie :

Il passe son enfance en Algérie où son père est militaire. Après des études d'histoire et de géographie, il devient journaliste. En 1950, il part pour le Brésil. Pendant trois ans, il travaille pour le quotidien brésilien O Estado de São Paulo, dont il restera le correspondant en France pendant plus de quarante ans. De retour en France, il collabore au Monde, au Figaro Littéraire et à Combat.
Il participe à l'émission de Bernard Pivot Entre guillemets qui deviendra Apostrophes. À France Culture il produit l'émission Agora puis En étrange pays. Il fait partie du comité de rédaction de La Quinzaine littéraire. Il a reçu le prix Pierre Ier de Monaco pour l'ensemble de son œuvre. On peut le rencontrer tous les ans à Saint-Malo pendant le festival Étonnants voyageurs.
Source : Wikipedia
Ajouter des informations

Etiquettes

roman   aventure   saga   récits   chroniques   autobiographie   histoire   géographie   mer   féerie   pirates   recueil   journaliste   fleuve   montagnes   voyages   mythologie   brésil   brésilienne   littérature française  

> voir toutes (27)

Videos de Gilles Lapouge

>Ajouter une vidéo


Invité culture - Gilles Lapouge - "Dictionnaire amoureux du Bresil... par FranceInfo
> Découvrez les 27 vidéos de Gilles Lapouge


Citations de Gilles Lapouge

> Ajouter une citation

  • Par tilly, le 28/09/2011

    Le Flâneur de l'autre rive de Gilles Lapouge

    Lire (je ne lisais pas)

    Dès ce moment, je lisais tout, les notices des remèdes, les papiers déchirés que le vent chasse dans les rues, les affiches, les romans. Don Quichotte était comme moi. Il savait aussi que chaque bribe de feuille imprimée ou crayonnée est une magie. Au début, j’essayais d’en démonter les ressorts, mais les mécanismes d’une magie sont si nombreux et ses rouages si frêles que je ne suis jamais arrivé à dévisser tout ça. Je me réduis à en éprouver les effets. Je me dis seulement que j’ai de la chance. Nous avons fait bonne pioche. Nous sommes comme ces mineurs de la Californie ou du Yukon qui envoient un coup de pelle dans la montagne et qui deviennent riches à perpétuité.


    Un jour, un individu a déposé des griffures sur un parchemin ou sur un papier, après quoi ces embrouillaminis de charbon ou d’encre ont été imprimés. Ils ont été collés à d’autres embrouillaminis, ça a fait un livre, et on les a entreposés dans le fond d’une bibliothèque. Ils n’ont plus fait de bruit. Mais il suffit qu’une main ouvre ce livre, qu’un regard frôle ces jambages, et ça se remet en marche. Les voix sont aussi claires qu’au premier jour. Un pays se déplie. J’entends le bruissement que la vie fait à mesure que mon œil se promène sur les lettres. Un cavalier gaulois traverse la route et son cheval croque une touffe d’herbe en ronronnant. Un notaire de Clermont-Ferrand reçoit une châtelaine et un mendiant beugle dans une ruelle d’un autre siècle. J’ai poussé une porte qui n’existe pas et je pénètre dans la vie. Bien sûr, on m’assure qu’en dehors du livre, des événements continuent à se produire. On me dit qu’ils sont intéressants et qu’ils peuvent me concerner, mais je ne suis pas naïf au point de croire à leurs manigances. Ils sont nuls. Face à Vautrin, à Julien Sorel et au prince André, face à Mrs Dalloway et à la princesse de Clèves, ils font petite figure et les énergies qu’ils déploient pour faire mine d’exister me font bien rire. Je fais semblant de croire qu’ils sont réels et même méritants mais, dès qu’ils ont tourné leurs talons d’événements, je regagne la vraie vie, les provinces où Madame Bovary pleure et meurt, où Smerdiakov ourdit ses mauvaises logiques.

    Un livre est la plus modeste des usines et rien n’est plus robuste que ce petit truc. Les raffineries de l’étang de Berre et les hauts-fourneaux du Creusot, Cap Canaveral même, sont des primitifs et des rudimentaires si on les compare à un in-folio. Jetez un roman dans une cave, un grenier. Oubliez-le pendant mille ans, le temps que quelques empires passent, que la Chine s’éveille, que meurent cent milliards d’humain et qu’un savant invente l’ordinateur. Ensuite, soufflez sur la poussière qui emmitoufle les reliures, tournes les pages, et l’instrument s’agite. Des bielles et des pistons cliquettent. On dirait qu’un cœur recommence à battre. On dirait qu’un bon Dieu ranime les heures. Le livre est une pendule, un réveil Jaz. Il suffit de remonter ses ressorts et l’éternité se termine. Elle devient du temps qui passe. Sous vos yeux se lève un opéra fabuleux : une femme pleure ou bien elle danse, une famille de souris ronge un gruyère, une guerre éclate entre deux provinces, une tempête est sur la mer et le vent est glacé, ce matin-là.

    Si je devais être mort, j’emporterais un livre dans mon bagage. Les jours où l’ennui piétinerait, j’ouvrirais Thomas Hardy, Jules Supervielle ou Bécassine, et les douceurs et les diaprures de la terre se déploieraient dans ces gribouillis. Une ponctuation, un point d’exclamation et un adjectif seraient comme des petites portes. Je pousserais ces portes. Je me glisserais dans une ville et parmi des fleurs, dans un Moyen-Age et dans la tristesse des cœurs, dans une auberge, et j’oublierais ma mort.
    > lire la suite

    Citation de qualité ? (0 votes positifs)


  • Par versaille, le 14/09/2011

    Le flâneur de l’autre rive : chemin faisant, d'Adamov à Souvenirs de Gilles Lapouge

    Je n’ai pas beaucoup d’autorité sur mes souvenirs. Ils n’en font qu’à leur tête. Je suis voué à les suivre. Parfois, ils se moquent carrément de moi. Si je leur donne l’ordre d’aller vers le sud, c’est à l’ouest que je me retrouve. Ils mettent malice à me contredire. Comme ils vont trop vite pour mon pas, je boite. Ils me distancent. Ils en profitent pour me semer, comme les parents indignes, dans les contes de fées, entraînent leurs enfants dans les forêts obscures. Ils me mettent un bandeau sur les yeux. Ils me font tourner et, quand ma tête est un vertige, ils arrachent le foulard. Je me demande alors en quelle géographie je suis tombé et dans quel moment de ma vie. Je ne reconnais rien. Je suis dans un lointain. On se chamaille un peu, mais après une rapide altercation, je suis bien obligé de reconnaître qu’en effet je suis passé dans ces écarts, il y a longtemps, longtemps, comme en un songe, et que j’avais tout oublié.
    En général, mes souvenirs ont meilleure mémoire que moi. C’est pourquoi je les laisse faire. Je leur donne tous les pouvoirs.
    > lire la suite

    Citation de qualité ? (0 votes positifs)


  • Par versaille, le 14/09/2011

    Le Flâneur de l'autre rive de Gilles Lapouge

    Je n’ai pas beaucoup d’autorité sur mes souvenirs. Ils n’en font qu’à leur tête. Je suis voué à les suivre. Parfois, ils se moquent carrément de moi. Si je leur donne l’ordre d’aller vers le sud, c’est à l’ouest que je me retrouve. Ils mettent malice à me contredire. Comme ils vont trop vite pour mon pas, je boite. Ils me distancent. Ils en profitent pour me semer, comme les parents indignes, dans les contes de fées, entraînent leurs enfants dans les forêts obscures. Ils me mettent un bandeau sur les yeux. Ils me font tourner et, quand ma tête est un vertige, ils arrachent le foulard. Je me demande alors en quelle géographie je suis tombé et dans quel moment de ma vie. Je ne reconnais rien. Je suis dans un lointain. On se chamaille un peu, mais après une rapide altercation, je suis bien obligé de reconnaître qu’en effet je suis passé dans ces écarts, il y a longtemps, longtemps, comme en un songe, et que j’avais tout oublié.
    En général, mes souvenirs ont meilleure mémoire que moi. C’est pourquoi je les laisse faire. Je leur donne tous les pouvoirs.
    > lire la suite

    Citation de qualité ? (0 votes positifs)


  • Par alzaia, le 07/11/2011

    En étrange pays de Gilles Lapouge

    Ce matin le soleil s'est levé il y mille ans il se couchera tout à l'heure dans trois millions d'années et le temps, peut être est rond comme une bille

    Citation de qualité ? (1 votes positifs)


  • Par Aela, le 30/01/2011

    La légende de la géographie de Gilles Lapouge

    Les Canadiens, les Finnois, les Suédois, les Lapons disposent de vingt mots au moins pour signifier ce que nous entassons dans le seul mot: neige. Résultat: vingt neiges tombent sur leurs mélèzes. Nos forêts ne reçoivent qu'une seule neige. Cette neige contient toutes les autres.

    Citation de qualité ? (0 votes positifs)


  • Par alzaia, le 07/11/2011

    En étrange pays de Gilles Lapouge

    Les historiens ne sont pas équipés pour étudier ce qui n'existe pas. Et comment sauraient-ils déchiffrer les archives des vents perdus?

    Citation de qualité ? (0 votes positifs)


Tweet

Faire découvrir Gilles Lapouge par :

  • Mail
  • Facebook
  • Blog

> voir plus

Livres de Gilles Lapouge (25)

    • Les pirates
    • La légende de la géographie
      2 critiques
      1 citations
    • La Mission des frontières
      1 critique
    • Les folies Koenigsmark
    • L'incendie de Copenhague
    • En étrange pays
      2 citations
    • Dictionnaire amoureux du Brésil
    • Besoin de mirages

Auteurs proches de Gilles Lapouge


    • René Réouven

    • Pierre Mac Orlan

    • Marc-Alain Ouaknin

    • Madeleine Ferrières

    • Vladimir Boukovsky

    • Chaïm Potok

> voir plus

Lecteurs de Gilles Lapouge (53)

    • amartia

      En a lu 4

    • Tomsoluble

      En a lu 3

    • BibbyKing

      En a lu 2

    • littleone

      En a lu 2

    • Anna

      En a lu 2

    • pmcdp

      En a lu 2

    • neko

      En a lu 1

    • JeanLouis...

      En a lu 1

    • gteisseire2

      En a lu 1

> voir plus

Quiz

    Retrouvez le bon adjectif dans le titre - (2 - littérature francophone )

    Françoise Sagan : "Le miroir ***"

    •   brisé
    •   fendu
    •   égaré
    •   perdu

    20 questions - 144 lecteurs ont répondu
    Thème : littérature , littérature française , littérature francophone

    Créer un quiz sur cet auteur.
retour en haut
    • Aide
    • Contact
    • Notre blog
    • A propos
    • Masse Critique
    • Premiers Chapitres
    • Widget
    • Partenariats éditeurs
    • Partenariats bibliothèques
    • Partenariats auteurs
    • Sites partenaires
    • Listes et extraits de films
    • L'actualité du livre
    • Presse
    • Publicité
    • Conditions d'utilisation
    • Groupe facebook
    • Bibliothèque virtuelle
    • Vidéos d'écrivains
    • Magazine Littéraire
    • Derniers livres
    • Nouveaux livres
    • Auteurs populaires
    • Critiques, avis et opinions de lecteurs
    • Citations, extraits et passages de livres
© BABELIO - 2007-2011