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ISBN : 2266168525
Éditeur : Pocket (2006)


Note moyenne : 3.61/5 (sur 796 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Que peut-on attendre d'un frère aimé et admiré, disparu brutalement à la suite d'une querelle avec le père, sinon quelques nouvelles ?

Un simple mot, comme "Je vais bien, ne t'en fais pas". Ce serait à peu près suffisant pour rassurer Claire, l'héroïne d... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par marina53, le 25 avril 2013

    marina53
    A 20 ans, Claire n'est pas des plus heureuses. Caissière au Shopi du coin, elle a du mal à gérer sa vie au quotidien. de plus, elle a été très marquée le jour où son frère Loïc a disparu, il y a de cela deux ans. Un amour sincère unissait ces deux jeunes gens et Claire vouait un véritable culte à son frère. Seule heureuse nouvelle est que celui-ci lui envoie de simples cartes postales, régulièrement, des différents endroits où il se trouve. Des cartes postales laconiques où il lui répète «Je vais bien, ne t'en fais pas». Mais voilà, Claire s'inquiète beaucoup pour son frère et il lui manque énormément.
    Leurs parents habitent un petit village près de Paris et celle-ci s'y rend de temps en temps, même si pour Irène, cela est trop peu.
    Un jour, ces brèves nouvelles ne lui suffisent plus et elle décide de partir à sa recherche et fera d'étranges découvertes...
    Adapté au cinéma par Lioret, ce court roman sans prétention d'Olivier Adam est une très belle révélation. L'enchainement des situations est une grande réussite et le personnage De Claire est vraiment attachant, tout comme ses parents, Irène et Paul. Nous-mêmes nous posons nous la question de savoir où a bien pu passé Loïc, ce n'est qu'aux toutes dernières pages qu'Olivier Adam nous révèle le fin mot de l'histoire. Et ceci rend ce roman d'autant plus passionnant et intrigant.
    Des chapitres très courts, une écriture réellement intéressante et haletante, sans fioritures, ce roman est un petit bijou de littérature.
    Je vais bien, ne t'en fais pas... enfin, un peu quand même...
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    • Livres 3.00/5
    Par Lune, le 02 juin 2008

    Lune
    Aucune fioritures, des phrases courtes, directes, une mélancolie continue, un livre "social" qu'on n'oubliera pas. Sur fond de tristesse quotidienne, de banalité du travail jusqu'à l'écoeurement, de banalité des lieux jusqu'à l'épuisement, d'un monde de non-dits qui détruisent sans le vouloir, de rencontres charnelles sans lendemain, de vacances médiocres où tout est pareil, d'artistes "ratés ou en devenir", d'intellectuels snobinards et méprisants, de paroles d'amour difficilement prononçables, d'absence dont on meurt, Claire, l'héroïne, se meut dans cet univers en s'accrochant à ce frère disparu qui la protégeait et l'aidait à vivre. Nous l'accompagnons émus dans sa quête, nous la soutenons lorsqu'elle tente de se purifier dans la mer/mère, nous frémissons lors de sa destruction dans ces aventures sans avenir, nous palpitons lorsque Julien apparaît, pur et aimant, nous sommes effrayés par sa découverte et nous ne comprenons pas pourquoi ce silence perdure. Julien, amant, père, frère et lisant les ultimes paroles nous imaginons que rien n'est solutionné, que tout continue. On peut aussi faire mal par amour. le silence est d'or, dit-on, il faudrait me le prouver.
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    • Livres 3.00/5
    Par ladesiderienne, le 07 avril 2013

    ladesiderienne
    Ce que je retiens de ce livre (et c'est très, très rare chez moi), c'est ... le film que j'avais vu avant, avec l'excellent Kad Merad et la fragile Mélanie Laurent et que je trouve plus soft, presque plus émouvant.
    Comme un coup de poing, ce petit roman fait mal parce qu'il nous fait réfléchir sur notre réaction face à la mort d'un être cher. Ce père, à l'amour sans limite pour sa fille, qui, pour éviter qu'elle ne souffre davantage, lui ment et va jusqu'à se faire haïr par cette dernière, est totalement bouleversant.
    Des chapitres courts, des phrases incisives, des mots "chocs" parfois dérangeants nous dépeignent le quotidien misérable De Claire. Pour fuir son mal être, la jeune fille fait défiler les hommes dans sa vie comme les articles sur le tapis de la caisse du supermarché où elle travaille.
    Une réflexion aussi sur les difficultés des relations parents-enfants et sur les non-dits et divers secrets de famille qui peuvent ruiner une existence.
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    • Livres 2.00/5
    Par cicou45, le 02 mai 2014

    cicou45
    Heureusement que j'ai acheté cet ouvrage d'occasion à un vide-greniers car pour être tout à fait franche, je m'ai pas du tout accroché. Heureusement qu'il se lisait très vite car, j'avais hâte de le finir (je n'abandonne jamais un livre que j'ai commencé, c'est une des règles que je me fixe car j'espère toujours être surprise à la fin mais, dans ce cas-là, pas du tout).
    Bon, venons-en à l'histoire en elle-même. Claire est une jeune fille de vingt-deux ns environ. Ayant eu son bac à vingt ans (elle avait deux ans de retard), elle n'a trouvé qu'un boulot de caissière au shopy près de chez elle. Et encore, on le lu a trouvé car après la disparition mystérieuse de son frère Loïc avec lequel elle était vraiment très proche, Claire est tombé dans une dépression sans fond, refusant de s'alimenter et ayant perdu toute joie de vivre. Heureusement qu'elle a eu ses parents, Paul et Irène qui l'ont aidé à remonter la pente et je ne dirais même pas ce qu'ils ont cherché à faire pour que leur fille se sente heureuse.
    Ce roman tourne sans cesse autour de l'éternel absent, le frère car même si Claire rencontre des hommes, elle n'a pas de véritables ami(e)s et se sent plus seule que jamais.
    Un livre avec des phrases et des chapitres très courts, ce qui contribue au fait qu'il se lise très vite mais qui, je le sens, sera également très vite oublié. Dommage ! Je vous invite cependant à le découvrir car peut-être est-ce moi qui suis passé à côté de quelque chose...
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    • Livres 5.00/5
    Par LiliGalipette, le 18 mai 2010

    LiliGalipette
    Roman d'Olivier Adam.
    Depuis le départ inexpliqué de son frère Loïc, "son silence assourdissant, le trou noir qui suit" (p. 38), Claire progresse péniblement, jour après jour. Caissière dans une supérette de quartier, elle voit défiler les produits et les clients pressés. "On voit bien qu'elle est très belle, très fragile. [...] Elle a quand même un petit air triste. [...] Il se peut bien qu'aux larmes d'irritation s'en soient mêlées d'autres, de fatigue, de lassitude." (p. 26-27) Claire ne comprend pas pourquoi son frère chéri est parti, pourquoi la prétendue dispute entre lui et leur père a pris de telles proportions. Heureusement, il y a les cartes postales qu'il lui envoie, qu'il n'envoie qu'à elle, ces quelques mots qui sont ce qui subsiste de lui par-delà l'absence dévorante, "je pense à toi, je t'embrasse, Je vais bien, ne t'en fais pas." (p.41) Mais au-delà des lettres, que reste-t-il?
    Le lien qui unit Claire à son frère et le manque étourdissant qui résulte de son absence sont de ceux que je ressens physiquement. Si on m'enlevait mon frère jumeau... "Loïc lui manque. Les mains de Loïc sur son front, prise au creux du chagrin. Leurs chemins mêlés. Tous les deux dans les mêmes pas." (p. 124)
    La narration est très fluide. Et c'en est étonnant. le sujet est grave, l'atmosphère pesante. La fragilité et la douleur de Claire crèvent la page. Mais le récit ne verse dans un pathos dégoulinant. La détresse de la jeune fille est teintée de pudeur, enfouie dans les éloquents silences des souvenirs. le lecteur n'est pas voyeur. Il assiste à la peine de Claire comme, parfois, on assiste à une explosion de larmes en pleine rue. le moment prend à la gorge, comme ce roman.
    C'est la famille moyenne, la famille traditionnelle, qui est dépeinte ici. Des parents, deux enfants, un pavillon en banlieue, des habitudes. C'est une famille d'autant plus banale qu'elle a des secrets, les fameux secrets de famille, ceux qui se cachent sous tous les toits, derrière toutes les portes. Dans ce roman, le secret de famille acquiert une noblesse nouvelle, la légitimité désespérée du mensonge par omission.
    Le film de Philippe Lioret m'avait bouleversée. Si ce n'est quelques changements - Claire est renommée Lili, et elle et Loïc sont jumeaux - l'histoire est la même, délicate et pudique. L'interprétation de Kad Merad est sobre et touchante. Mélanie Laurent est convaincante, bien qu'un peu trop fraîche pour le rôle.
    La grande force de ce film, c'est sa bande originale, notamment le très remarqué et remarquable U-turn d'Aaron.

    Le roman se lit vite, à peine une heure pour moi. Il laisse une belle image, un goût de nostalgie pour l'enfance, quand nos meilleurs amis étaient nos frères et soeurs, à la vie, à la mort.
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Citations et extraits

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  • Par araucaria, le 07 mars 2014

    Ce que préfère Claire, dans ces séjours passés auprès de sa grand-mère, entre filles, ce sont les histoires, les souvenirs. A quoi ressemblait son grand-père, qu'elle n'a pas connu. Comment était son père quand il était petit, ou adolescent. Grand-mère lui raconte aussi ce qu'elle n'a jamais osé demander à ses parents. Leur rencontre, sa naissance à elle, celle de Loïc. Claire fouille dans les cartons, regarde les photos. Celles de son père surtout. Toujours très sérieux, la bouche fermée, un peu emprunté. Toujours fourré dans ses livres, s'amuse grand-mère. Il aurait voulu être instituteur, mais il n'était pas fait pour ça. Il parlait si peu.
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  • Par Chrys, le 16 septembre 2010

    P67: "Claire ne prend pas ses cachets. Sa peau est blanche, presque violette. Ses pommettes sont pointures. Elle parle de moins en moins. Elle est allongée. C'est le matin. elle pense à mourir. Elle entend la voiture, se lève, voit le facteur. Elle tend l'oreille, comme tous les matins. Sa mère est sortie, a ouvert la boîte. La porte claque. La voix d'Irène s'élève. Il y a une lettre pour toi, Claire. Claire dévale les escaliers. Elle ouvre. Elle éclate. On ne sait pas exactement de quoi. Elle rit, elle pleure en même temps. C'est Loïc, elle crie, c'est Loïc. Il va bien. Il est en Bretagne. Il va bien. Il pense à moi. Il va bien."
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  • Par Ladouce, le 30 décembre 2012

    .....C'est gagné, ils ne t'adresseront plus la parole pendant le reste de la soirée, continueront à formuler des phrases bien enchaînées, à développer des points de vue, recadrer des débats, restituer des problématiques. Plusieurs conversations s’emmêlent. Politique, sociologique, cinématographique. Près de toi, une fille s'est laissé avoir, elle a perdu le fil au mauvais moment, juste le temps d'aller aux toilettes. La voilà exclue des tirs croisés. Elle finit par t'adresser la parole. Et toi, t'as fait quoi comme cursus? Mais putain , qu'est-ce qu'ils ont tous avec cette question? C'est toujours ça. Tu fais quoi comme métier, tu gagnes combien, tu as lu ce bouquin. Sup de caisse, tu réponds. La fille a l'air vexée.
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  • Par kilitou, le 18 août 2010

    Perdue à des milliers de kilomètres, elle ne se sentirait pas plus au bord extrême du monde. On pourrait se laisser tomber à l'eau et mourir tranquille, se dit Claire.
    [...]
    Quand elle a offert le répondeur à Claire, c'était, sans se l'avouer vraiment, d'abord pour elle-même. Pour entendre la voix de sa fille même lorsque celle-ci était sortie. Il arrivait souvent à Irène d'appeler, sans laisser de message, en pleine journée, en milieu de semaine, alors qu'elle savait très bien que Claire était au boulot. Paul aussi faisait ça, mais il ne le disait pas à Irène.
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  • Par le_Bison, le 27 février 2012

    Elle regagne la chambre de Loïc. Elle se glisse sous sa couette. Elle se sent mieux, comme protégée. Elle pense que demain, peut-être, elle l’apercevra. Elle a un peu peur. Elle n’a rien dit à ses parents. Tu pars où alors ? Dans la Creuse, a dit Claire, j’ai des amis qui sont en vacances là-bas. C’est faux, évidemment. De toute façon, Claire n’a pas d’amis à proprement parler. Ses amis, c’étaient ceux de Loïc. Elle ne les voit plus depuis qu’il est parti. Ils ne se sont jamais beaucoup intéressés à elle, ou seulement lorsque, complètement bourrés, ils se glissaient dans son lit.
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