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ISBN : 2266168525
Éditeur : Pocket (2006)

Note moyenne : 3.59/5 (sur 1232 notes)
Résumé :
Que peut-on attendre d'un frère aimé et admiré, disparu brutalement à la suite d'une querelle avec le père, sinon quelques nouvelles ?

Un simple mot, comme "Je vais bien, ne t'en fais pas". Ce serait à peu près suffisant pour rassurer Claire, l'héroïne du premier roman d'Olivier Adam.

En attendant un hypothétique retour, la jeune femme a quitté la banlieue pour être caissière dans un supermarché de Paris. Un travail sans importance po... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (157) Voir plus Ajouter une critique
marina53
marina5325 avril 2013
  • Livres 4.00/5
A 20 ans, Claire n'est pas des plus heureuses. Caissière au Shopi du coin, elle a du mal à gérer sa vie au quotidien. de plus, elle a été très marquée le jour où son frère Loïc a disparu, il y a de cela deux ans. Un amour sincère unissait ces deux jeunes gens et Claire vouait un véritable culte à son frère. Seule heureuse nouvelle est que celui-ci lui envoie de simples cartes postales, régulièrement, des différents endroits où il se trouve. Des cartes postales laconiques où il lui répète «je vais bien, ne t'en fais pas». Mais voilà, Claire s'inquiète beaucoup pour son frère et il lui manque énormément.
Leurs parents habitent un petit village près de Paris et celle-ci s'y rend de temps en temps, même si pour Irène, cela est trop peu.
Un jour, ces brèves nouvelles ne lui suffisent plus et elle décide de partir à sa recherche et fera d'étranges découvertes...
Adapté au cinéma par Lioret, ce court roman sans prétention d'Olivier Adam est une très belle révélation. L'enchainement des situations est une grande réussite et le personnage De Claire est vraiment attachant, tout comme ses parents, Irène et Paul. Nous-mêmes nous posons nous la question de savoir où a bien pu passé Loïc, ce n'est qu'aux toutes dernières pages qu'Olivier Adam nous révèle le fin mot de l'histoire. Et ceci rend ce roman d'autant plus passionnant et intrigant.
Des chapitres très courts, une écriture réellement intéressante et haletante, sans fioritures, ce roman est un petit bijou de littérature.
Je vais bien, ne t'en fais pas... enfin, un peu quand même...
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isabelleisapure
isabelleisapure05 septembre 2015
  • Livres 4.00/5
Claire est caissière dans une supérette parisienne.
Loïc, son frère est parti depuis deux ans. Sans explication.
Un jour, elle reçoit une lettre de lui. Alors, elle va fuir aussi, quitter son emploi qui suinte l'ennui et le mépris pour partir à sa recherche.
Jusqu'à ce qu'elle le retrouve et qu'elle creuse son enfance – c'est-à-dire leurs secrets – sur fond d'incommunicabilité familiale…
Sobrement porté par une écriture minimaliste, Olivier Adam décrit avec justesse et pudeur les choses simples et dures de la vie.
Je viens de relire ce livre et j'en ai retiré le même plaisir et la même émotion que lors de sa sortie en 2000.
Ce premier roman laissait présager du talent de l'auteur, confirmé dans chacun de ses ouvrages.
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claudine42
claudine4231 janvier 2015
  • Livres 4.00/5

Quel poids ce maigre roman d'Olivier Adam ! Seulement 156 pages qui vous plombent presque le moral, tellement l'absence y est dépeinte solennellement et magistralement.
"Je vais bien, ne t'en fais pas" sont les quelques mots qu'adresse le frère absent, disparu, parti... Des mots griffonnés sur une carte postale et adressés exclusivement à sa soeur. Loïc est parti depuis deux ans, Claire le pleure en silence. Sans nouvelles de lui, elle tente de broder son quotidien, elle est caissière au Shopi, elle loge un petit appartement dans un quartier parisien qu'affectionnait Loïc, elle a peu d'amis, ou pas du tout, elle erre de rencontres hasardeuses en vacances à la recherche de ce frère qui lui manque trop. Sans prévenir des parents meurtris au fond d'eux, Claire part dans ce village où Loïc a posté sa dernière carte postale.. Peut-être le retrouvera-t-elle, l'apercevra-t-elle, ou tentera-t-elle de suivre ses traces, son chemin et de comprendre ce départ inexpliqué...
En chapitres courts et incisifs, l'auteur bouleverse son lecteur avec des mots simples, forts et qui écorchent son héroïne et nous en même temps. Claire est une jeune femme fragile et touchante, complétement désemparée. Son désarroi est poignant et se lit à travers les lignes. On s'apitoie sur son quotidien misérable, sur ses rencontres loupées et ses aventures sentimentales bancales et pitoyables.
Une nouvelle fois, Olivier Adam nous percute en plein coeur. Son roman est une boule de bowling qui renverse ses quilles de lecteurs. Des mots forts et violents pour une rage contenue, une injustice totale qu'on tente d'hurler pour secouer la jeune Claire, lui venir en aide et la sortir de sa mélasse.
"Je vais bien, ne t'en fais pas" est un roman terrible, dans le sens positif. Il décèle un secret effarant qu'on découvre avec ahurissement. C'est à la fois évocateur et pudique, sensible et saisissant. Un roman qui imprime son empreinte pour un bon moment

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Lune
Lune02 juin 2008
  • Livres 3.00/5
Aucune fioritures, des phrases courtes, directes, une mélancolie continue, un livre "social" qu'on n'oubliera pas. Sur fond de tristesse quotidienne, de banalité du travail jusqu'à l'écoeurement, de banalité des lieux jusqu'à l'épuisement, d'un monde de non-dits qui détruisent sans le vouloir, de rencontres charnelles sans lendemain, de vacances médiocres où tout est pareil, d'artistes "ratés ou en devenir", d'intellectuels snobinards et méprisants, de paroles d'amour difficilement prononçables, d'absence dont on meurt, Claire, l'héroïne, se meut dans cet univers en s'accrochant à ce frère disparu qui la protégeait et l'aidait à vivre. Nous l'accompagnons émus dans sa quête, nous la soutenons lorsqu'elle tente de se purifier dans la mer/mère, nous frémissons lors de sa destruction dans ces aventures sans avenir, nous palpitons lorsque Julien apparaît, pur et aimant, nous sommes effrayés par sa découverte et nous ne comprenons pas pourquoi ce silence perdure. Julien, amant, père, frère et lisant les ultimes paroles nous imaginons que rien n'est solutionné, que tout continue. On peut aussi faire mal par amour. le silence est d'or, dit-on, il faudrait me le prouver.
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ladesiderienne
ladesiderienne07 avril 2013
  • Livres 3.00/5
Ce que je retiens de ce livre (et c'est très, très rare chez moi), c'est ... le film que j'avais vu avant, avec l'excellent Kad Merad et la fragile Mélanie Laurent et que je trouve plus soft, presque plus émouvant.
Comme un coup de poing, ce petit roman fait mal parce qu'il nous fait réfléchir sur notre réaction face à la mort d'un être cher. Ce père, à l'amour sans limite pour sa fille, qui, pour éviter qu'elle ne souffre davantage, lui ment et va jusqu'à se faire haïr par cette dernière, est totalement bouleversant.
Des chapitres courts, des phrases incisives, des mots "chocs" parfois dérangeants nous dépeignent le quotidien misérable De Claire. Pour fuir son mal être, la jeune fille fait défiler les hommes dans sa vie comme les articles sur le tapis de la caisse du supermarché où elle travaille.
Une réflexion aussi sur les difficultés des relations parents-enfants et sur les non-dits et divers secrets de famille qui peuvent ruiner une existence.
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Citations & extraits (38) Voir plus Ajouter une citation
rabannerabanne30 août 2016
L'inégalité des chances, c'est de la branlette, chacun a la possibilité égale de réussir, de saisir sa chance.
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araucariaaraucaria07 mars 2014
Ce que préfère Claire, dans ces séjours passés auprès de sa grand-mère, entre filles, ce sont les histoires, les souvenirs. A quoi ressemblait son grand-père, qu'elle n'a pas connu. Comment était son père quand il était petit, ou adolescent. Grand-mère lui raconte aussi ce qu'elle n'a jamais osé demander à ses parents. Leur rencontre, sa naissance à elle, celle de Loïc. Claire fouille dans les cartons, regarde les photos. Celles de son père surtout. Toujours très sérieux, la bouche fermée, un peu emprunté. Toujours fourré dans ses livres, s'amuse grand-mère. Il aurait voulu être instituteur, mais il n'était pas fait pour ça. Il parlait si peu.
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ChrysChrys16 septembre 2010
P67: "Claire ne prend pas ses cachets. Sa peau est blanche, presque violette. Ses pommettes sont pointures. Elle parle de moins en moins. Elle est allongée. C'est le matin. elle pense à mourir. Elle entend la voiture, se lève, voit le facteur. Elle tend l'oreille, comme tous les matins. Sa mère est sortie, a ouvert la boîte. La porte claque. La voix d'Irène s'élève. Il y a une lettre pour toi, Claire. Claire dévale les escaliers. Elle ouvre. Elle éclate. On ne sait pas exactement de quoi. Elle rit, elle pleure en même temps. C'est Loïc, elle crie, c'est Loïc. Il va bien. Il est en Bretagne. Il va bien. Il pense à moi. Il va bien."
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le_Bisonle_Bison27 février 2012
Elle regagne la chambre de Loïc. Elle se glisse sous sa couette. Elle se sent mieux, comme protégée. Elle pense que demain, peut-être, elle l’apercevra. Elle a un peu peur. Elle n’a rien dit à ses parents. Tu pars où alors ? Dans la Creuse, a dit Claire, j’ai des amis qui sont en vacances là-bas. C’est faux, évidemment. De toute façon, Claire n’a pas d’amis à proprement parler. Ses amis, c’étaient ceux de Loïc. Elle ne les voit plus depuis qu’il est parti. Ils ne se sont jamais beaucoup intéressés à elle, ou seulement lorsque, complètement bourrés, ils se glissaient dans son lit.
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LadouceLadouce30 décembre 2012
.....C'est gagné, ils ne t'adresseront plus la parole pendant le reste de la soirée, continueront à formuler des phrases bien enchaînées, à développer des points de vue, recadrer des débats, restituer des problématiques. Plusieurs conversations s’emmêlent. Politique, sociologique, cinématographique. Près de toi, une fille s'est laissé avoir, elle a perdu le fil au mauvais moment, juste le temps d'aller aux toilettes. La voilà exclue des tirs croisés. Elle finit par t'adresser la parole. Et toi, t'as fait quoi comme cursus? Mais putain , qu'est-ce qu'ils ont tous avec cette question? C'est toujours ça. Tu fais quoi comme métier, tu gagnes combien, tu as lu ce bouquin. Sup de caisse, tu réponds. La fille a l'air vexée.
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