ISBN : 2266168525
Éditeur : Pocket (2006)


Note moyenne : 3.54/5 (sur 265 notes) Ajouter à mes livres
Que peut-on attendre d'un frère aimé et admiré, disparu brutalement à la suite d'une querelle avec le père, sinon quelques nouvelles ? Un simple mot, comme "Je vais bien, ne t'en fais pas". Ce serait à peu près suffisant pour rass... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

> voir toutes (48)

Critiques et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 5.00/5
    Par LiliGalipette, le 18 mai 2010

    LiliGalipette
    Roman d'Olivier Adam.
    Depuis le départ inexpliqué de son frère Loïc, "son silence assourdissant, le trou noir qui suit" (p. 38), Claire progresse péniblement, jour après jour. Caissière dans une supérette de quartier, elle voit défiler les produits et les clients pressés. "On voit bien qu'elle est très belle, très fragile. [...] Elle a quand même un petit air triste. [...] Il se peut bien qu'aux larmes d'irritation s'en soient mêlées d'autres, de fatigue, de lassitude." (p. 26-27) Claire ne comprend pas pourquoi son frère chéri est parti, pourquoi la prétendue dispute entre lui et leur père a pris de telles proportions. Heureusement, il y a les cartes postales qu'il lui envoie, qu'il n'envoie qu'à elle, ces quelques mots qui sont ce qui subsiste de lui par-delà l'absence dévorante, "je pense à toi, je t'embrasse, Je vais bien, ne t'en fais pas." (p.41) Mais au-delà des lettres, que reste-t-il?
    Le lien qui unit Claire à son frère et le manque étourdissant qui résulte de son absence sont de ceux que je ressens physiquement. Si on m'enlevait mon frère jumeau... "Loïc lui manque. Les mains de Loïc sur son front, prise au creux du chagrin. Leurs chemins mêlés. Tous les deux dans les mêmes pas." (p. 124)
    La narration est très fluide. Et c'en est étonnant. le sujet est grave, l'atmosphère pesante. La fragilité et la douleur de Claire crèvent la page. Mais le récit ne verse dans un pathos dégoulinant. La détresse de la jeune fille est teintée de pudeur, enfouie dans les éloquents silences des souvenirs. le lecteur n'est pas voyeur. Il assiste à la peine de Claire comme, parfois, on assiste à une explosion de larmes en pleine rue. le moment prend à la gorge, comme ce roman.
    C'est la famille moyenne, la famille traditionnelle, qui est dépeinte ici. Des parents, deux enfants, un pavillon en banlieue, des habitudes. C'est une famille d'autant plus banale qu'elle a des secrets, les fameux secrets de famille, ceux qui se cachent sous tous les toits, derrière toutes les portes. Dans ce roman, le secret de famille acquiert une noblesse nouvelle, la légitimité désespérée du mensonge par omission.
    Le film de Philippe Lioret m'avait bouleversée. Si ce n'est quelques changements - Claire est renommée Lili, et elle et Loïc sont jumeaux - l'histoire est la même, délicate et pudique. L'interprétation de Kad Merad est sobre et touchante. Mélanie Laurent est convaincante, bien qu'un peu trop fraîche pour le rôle.
    La grande force de ce film, c'est sa bande originale, notamment le très remarqué et remarquable U-turn d'Aaron.

    Le roman se lit vite, à peine une heure pour moi. Il laisse une belle image, un goût de nostalgie pour l'enfance, quand nos meilleurs amis étaient nos frères et soeurs, à la vie, à la mort.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Lune, le 02 juin 2008

    Lune
    Aucune fioritures, des phrases courtes, directes, une mélancolie continue, un livre "social" qu'on n'oubliera pas. Sur fond de tristesse quotidienne, de banalité du travail jusqu'à l'écoeurement, de banalité des lieux jusqu'à l'épuisement, d'un monde de non-dits qui détruisent sans le vouloir, de rencontres charnelles sans lendemain, de vacances médiocres où tout est pareil, d'artistes "ratés ou en devenir", d'intellectuels snobinards et méprisants, de paroles d'amour difficilement prononçables, d'absence dont on meurt, Claire, l'héroïne, se meut dans cet univers en s'accrochant à ce frère disparu qui la protégeait et l'aidait à vivre. Nous l'accompagnons émus dans sa quête, nous la soutenons lorsqu'elle tente de se purifier dans la mer/mère, nous frémissons lors de sa destruction dans ces aventures sans avenir, nous palpitons lorsque Julien apparaît, pur et aimant, nous sommes effrayés par sa découverte et nous ne comprenons pas pourquoi ce silence perdure. Julien, amant, père, frère et lisant les ultimes paroles nous imaginons que rien n'est solutionné, que tout continue. On peut aussi faire mal par amour. le silence est d'or, dit-on, il faudrait me le prouver.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (10 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par kilitou, le 18 août 2010

    kilitou
    Une famille déchirée par les non-dits, par l'absence du fils, Loïc. Sa soeur, Claire, jeune femme fragile, cherche désespérément des réponses : pourquoi Loïc lui envoie-t-il régulièrement des cartes postales d'un peu partout, mais sans jamais revenir, sans jamais lui laisser la moindre possibilité d'un contact direct? Elle met sa santé en péril à force de malaise, de doutes, de colère. Les parents sont inquiets, semblent impuissants.
    Pour comprendre, et surtout ressentir, cette histoire à sa pleine mesure, il faut être capable d'accueillir ce que peut être un "cadeau d'amour", si maladroit soit-il.
    Quant aux choses du quotidien, elles sont comme... le quotidien : ni transcendantes, ni très variées. Parfois très crues, violentes, insignifiantes ou absurdes.
    Ce sont les émotions, les sentiments qui fondent ce roman.
    (J'ai vu le film après, c'est bien aussi, différemment bien sûr.)
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (7 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par nicolopoulos, le 02 janvier 2011

    nicolopoulos
    Pour ma part, ce roman a pris davantage de relief et de saveur
    après la vision de son adaptation cinématographique...
    Je la trouve assez réussie...
    et m'a permis de découvrir une charmante actrice... Mélanie Laurent
    et de redécouvrir le groupe Aaron et son tube lilli(u-turn)
    " Lili aussi simple qu'un baiser nous trouverons une réponse
    Laisse toutes tes peurs dans l'ombre derrière toi
    Ne deviens pas un fantôme sans couleurs
    Car tu es la plus belle peinture qu'ait jamais faite la vie"
    A écouter aussi sans modération, bien que non présent sur la BOF, "le tunnel d'or" de
    AARON
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (8 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Sidou-69, le 04 juillet 2011

    Sidou-69
    J'ai bien aimé ce livre d'Olivier Adam pour plusieurs raisons. Tout d'abord, le titre " Je vais bien ne t'en fais pas " est très attirant. Sans connaître l'histoire, seulement à travers ce titre, on peut se plonger dans l'imagination d'une histoire. le livre est écrit simplement tout en restant bien écrit. L'auteur emploie des expressions familières. Par contre je n'ai pas aimé le langage cru qu'utilise l'auteur en ce qui concerne les passages sexuels. J'ai trouvé cela plutôt désagréable. L'histoire est découpée en quatre parties qui comportent des chapitres très courts, de deux ou trois pages. L'histoire en elle-même m'a vraiment attirée. Elle est émouvante et prenante. Elle nous montre ce qu'est réellement l'amour qu'il y a entre un frère et une soeur et ce que l'absence d'une personne si chère peut avoir comme conséquences dans la vie de l'autre. Claire, personnage principal de l'histoire, vit très mal et souffre énormément de l'absence de son petit frère Loïc parti deux ans auparavant suite à une violente dispute avec son père. Elle a très peu de nouvelles de lui, reçoit de temps en temps une carte postale, très vite écrite, ce qui lui redonne un peu de joie de vivre. En effet, depuis le départ de son frère, Claire vit une vie monotone, que l'on a du mal à accepter. Elle essaye de garder le sourire malgré le manque mais elle a du mal à ne pas rapporter Loïc au centre de tout ce qu'elle entreprend. Elle se sent sans importance depuis la disparition de son frère. On voit vraiment l'importance de la famille dans cette histoire. Olivier Adam emploie des mots forts pour décrire ce que Claire ressent. On a l'impression de rentrer dans l'histoire car ces mots employés nous touchent aussi. On a envie d'être solidaire avec Claire, l'aider, la sortir de son désarroi. L'auteur nous laisse dans une sorte de suspense, une sorte de flou sur le lieu où Claire a passé son enfance. On a que l'initiale de la ville qui est un D.
    C'est vraiment une histoire poignante, elle est très marquante. L'auteur utilise cette histoire pour parler du manque, de l'absence d'une personne chère à nos yeux.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (0 votes positifs)

> voir toutes (6)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par Chrys, le 16 septembre 2010

    P67: "Claire ne prend pas ses cachets. Sa peau est blanche, presque violette. Ses pommettes sont pointures. Elle parle de moins en moins. Elle est allongée. C'est le matin. elle pense à mourir. Elle entend la voiture, se lève, voit le facteur. Elle tend l'oreille, comme tous les matins. Sa mère est sortie, a ouvert la boîte. La porte claque. La voix d'Irène s'élève. Il y a une lettre pour toi, Claire. Claire dévale les escaliers. Elle ouvre. Elle éclate. On ne sait pas exactement de quoi. Elle rit, elle pleure en même temps. C'est Loïc, elle crie, c'est Loïc. Il va bien. Il est en Bretagne. Il va bien. Il pense à moi. Il va bien."
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (8 votes positifs)
  • Par kilitou, le 18 août 2010

    Perdue à des milliers de kilomètres, elle ne se sentirait pas plus au bord extrême du monde. On pourrait se laisser tomber à l'eau et mourir tranquille, se dit Claire.
    [...]
    Quand elle a offert le répondeur à Claire, c'était, sans se l'avouer vraiment, d'abord pour elle-même. Pour entendre la voix de sa fille même lorsque celle-ci était sortie. Il arrivait souvent à Irène d'appeler, sans laisser de message, en pleine journée, en milieu de semaine, alors qu'elle savait très bien que Claire était au boulot. Paul aussi faisait ça, mais il ne le disait pas à Irène.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (5 votes positifs)
  • Par nicolopoulos, le 02 janvier 2011

    Claire dort. Julien la distingue à peine. Avant de sombrer, elle a dit bonne nuit, a déposé un baiser sur sa bouche. Lui est resté assis sur le canapé. Il ne sait pas quoi faire. Il ne sait pas s'il doit la rejoindre ou si il est censé pioncer là. Julien choisit de ne pas dormir, pour ne pas avoir à répondre à cette question...
    Citation de qualité ? (6 votes positifs)
  • Par Dute112, le 08 avril 2008

    Ton frère est parti.
    Parti où ?
    On ne sait pas
    Comment ça, on ne sait pas ?
    Non. Il est parti comm ça. Ca fait cinq jours, on ne l'a pas revu. Il a juste dit qu'il partait. Qu'il ne reviendrait pas.
    Irène pleure.
    Paul disparaît dans l'escalier
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (7 votes positifs)
  • Par Sidou-69, le 04 juillet 2011

    " Claire est là depuis trois jours. Elle a peu dormi, s'est baladée beaucoup, a sillonné les environs, sans jamais s'approcher vraiment de Portbail. Elle a pris du vent plein le visage, s'est cachée derrière les rochers pour se déshabiller et enfiler son maillot de bain. Elle est restée très longtemps dans l'eau, se laissant emporter par les vagues assez hautes, où d'autres glissent, avec les cheveux jaunes ondulés. Elle s'est laissé engourdir par le froid, est revenue sur la plage et a regardé les gouttes d'eau sur sa peau, qui glissent ou s'étalent. Eclatent même parfois. Elle a marché le long de l'eau, même s'il avait plu. Elle a aimé ça, la mer sous la pluie, le ciel un peu bas, le vent, ce quelque chose de mélancolique, de doucement nostalgique. Nous sommes des monstres de nostalgie, disait Loïc. "
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)

> voir toutes (25)

Videos de Olivier Adam

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Olivier Adam

Emmanuel Maubert notre spécialiste des média nous dévoile ses coup de coeur pour la soirée .








Acheter sur Amazon

Faire découvrir Je vais bien, ne t'en fais pas par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (461)

> voir plus

Quiz

    Olivier ADAM : cinéma

    Quel acteur tient le rôle principal (Paul) dans l'adaptation cinéma "Des vents contraires", qui sortira à la fin de l'année 2011 ?

    •   Romain Duris
    •   Benoît Magimel
    •   Olivier Sitruk
    •   Edouard Baer

    8 questions - 45 lecteurs ont répondu
    Thème : Olivier Adam

    Créer un quiz sur ce livre.