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> Dominique Vittoz (Traducteur)

ISBN : 2867464676
Éditeur : Liana Lévi (2008)


Note moyenne : 3.38/5 (sur 211 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Un lieu enchanteur en Sardaigne. Sur la colline qui domine la mer, au milieu des terres arrachées au maquis, se tient la maison de Madame, dernier bastion de résistance aux barres à touristes. Seule, décalées dans ses robes bizarres cousues main et dans son naïf refus d... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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  • Par sylvie, le 29 juin 2008

    sylvie
    J'avais déjà beaucoup aimé "Mal de pierres", alors quand "Battement d'ailes" est sorti, je l'ai acheté.
    J'ai retrouvé la belle écriture sensible de Milena Agus, pour une escapade en Sardaigne, décor toujours aussi prégnant.
    Dans ce second roman traduit en français, on change d'époque, l'île nous est présentée aujourd'hui à travers les yeux de personnages qui y sont profondément attachés.
    Il s'agit d'un petit monde reclus dans de vielles maisons sardes, perchées sur des hauteurs qui surplombent une mer éclatante et bleue toute l'année.
    Heureusement que ce paradis existe pour mettre du baume au cœur de ces individus malmenés par la vie, et en butte avec les difficultés de l'être.
    Une jeune fille de quatorze ans dont le père a disparu après avoir ruiné sa famille nous fait découvrir le petit monde qui l'entoure.
    Elle nous parle parfois de certaines de ses nuits où le vent rentre dans sa chambre et transforme les rideaux en ailes d'ange paternel.
    Son grand père soutien la famille avec sa retraite d'enseignant et la production de son potager, et il en est heureux, dégustant chaque jour la beauté du paysage et des gens qui le peuplent.
    Sa mère est clouée au lit depuis le départ de son père.
    Elle est fascinée par Madame, originale et excentrique avec qui elle partage de nombreux moments de sa vie et échange beaucoup.
    Elle l'épie aussi, tellement curieuse de savoir ce qui se cache derrière les commérages et les médisances entendus ici ou là.
    Madame vit pauvrement, s'habille dans des vêtements qu'elle confectionne elle même avec de vieux rideaux et de vieilles nappes, mange sur son potager et accueille de temps en temps quelques clients dans sa pauvre maison d'hôtes.
    Madame a des amants, qui la prennent et qui la jettent, on dit aussi qu'elle se prostituait un temps à l'hôtel du village.
    Madame semble avoir deux seules idées en tête, trouver le grand amour, le vrai, et sauvegarder son coin de terre des promoteurs qui le convoitent.
    Le personnage central du récit est cette femme mure qui vit en équilibre instable, toujours prête à se jeter à la mer.
    Nous pressentons au fil de l'histoire les blessures profondes qui font d'elle un personnage hors norme.
    Elle est toute en souffrance, semblant se complaire dans des relations humiliantes et dégradantes tout en attendant l'amour qui ne vient jamais. Et peut-être que s'il ne vient pas, c'est qu'elle le fuit, parce qu'au fond elle ne supporterait pas qu'il vienne à disparaitre. Alors, dès que Madame touche un peu de ce bonheur, elle va se jeter à l'eau en courant.
    Le grand-père l'a toujours veillée et sauvée. La jeune narratrice de quatorze ans prendra le relais lorsqu'il mourra.
    Il parait qu'un célèbre critique italien a parlé de "Sardo-masochisme",en parlant de ce livre, je trouve l'expression vraiment bien trouvée pour définir autour de quoi tourne cette histoire.
    Voilà un petit roman qui sous des airs sucrés et gorgés de soleil, réussit à nous faire voir avec des yeux au bord de la candeur de l'enfance , les monstruosités de l'être, les gouffres noirs qui absorbent les rêves et la souffrance brûlante qui peut surgir du simple fait d'exister.
    des images, de la musique et des liens sur mon blog :
    http://sylvie-lectures.blogspot.com/2008/06/battement-dailes-milena-agus.html
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    • Livres 4.00/5
    Par sylvaine, le 20 janvier 2012

    sylvaine
    Avec Battement d'ailes ,je découvre l'écriture de Milena Agus et avec elle la Sardaigne.Si je le pouvais , je prendrais tout de suite un billet d'avion direction Cagliari ou plus exactement direction cette demeure en bordure de mer où l'on n' accède qu'à pied ou en calèche.Certes les conditions de vie y sont difficiles mais pour ceux qui y habitent rien ne vaut "ces lopins de terre arrachés au maquis,qu'on cultive entre leurs murets de pierre sèche "où" le printemps resplendit du blanc des fleurs des amandiers,l'été du rouge des tomateset l'hiver de l'éclat des citrons"
    .
    L'histoire nous est contée par une adolescente de 14 ans ;elle nous décrit ceux qu'elle aime et nous parle surtout de son grand-père, de Madame femme seule dans ce pays où il se doit qu'une femme soit mariée ,vivant comme elle peut de sa maison d'hôtes , de ses cultures mais refusant énergiquement de vendre sa terre aux promoteurs qui tels des requins la harcèlent.
    En arrière fond il y a son Papa , parti brusquement , les créanciers aux basques et dont personne n'a de nouvelles, sa Maman restée depuis clouée dans son fauteuil .
    Et Madame, son repère ,son idole qu'elle aime passionément qu'elle soutient, qu'elle protège du haut de ses jeunes années .Ne croyez surtout pas que ce texte soit triste,mélancolique ,certainement pas c'est tout le contraire ; laissez-vous charmée par Madame et ses amis ,écoutez le bruit de la mer et des vagues ,chut là vous y êtes......
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    • Livres 4.00/5
    Par brigittelascombe, le 03 juillet 2011

    brigittelascombe
    Une couverture grise d'un livre au prime abord anodin, mais un titre doux comme une promesse.
    Battements d'ailes, des ailes qui bruissent de page en page et nous entrainent dans la vision des choses d'une gamine de quatorze ans en manque de père et de repères.Un père parti, criblé de dettes, une mère alitée toute la journée. Une gamine qui se glisse comme un chat dans l'intimité de chacun et surtout celle de Madame, sa voisine,l'excentrique propriétaire "du dernier bastion de résistance" anti béton, cette propriété sarde scintillante dans son écrin de "ciel transparent" , de " mer lapis lazuli", de "langues de terre arrachées au maquis" transformée en maison d'hôtes.
    Attirée comme une abeille par les fleurs blanches des amandiers toutes printannières, le rouge des tomates d'été, la naïveté de la narratrice(prise au départ pour une petite bonne empreinte de dévotion pour sa "Madame"), j'ai poussé la porte de ce conte de fée charmant par simple curiosité.
    Madame s'ennuie de tant de beauté!
    Ah?
    Farfelue, pleine d'entrain,elle flatte l'encolure de sa jument Amélia, enfin Amélie en français car Madame prend des cours de français pour s'évader un jour dans "la ville lumière" ce Paris,dont elle rêve,elle taille ses robes dans de vieilles nappes et dévale l'hiver les deux cents mètres du chemin escarpé pour piquer une tête dans l'eau gelée avec sa petite voisine(la narratrice).
    Un peu dérangée, cette Madame!
    Non, le grand père de la gamine, ce philosophe retraité, paysan et heureux d'être pauvre soutient sa lutte contre les démolisseurs de côtes.
    Une fleur bleue alors, passionnée, grande amoureuse?
    Certes nous dit la petite, elle a deux amants!
    Oui car le manque d'amour peut l'étouffer et l'éveiller la nuit et la mener vers des flots plus dangereux.
    Ah? Ca se corse!
    Le un, celui de la ville est souvent aux fourneaux, les siens car il ne vient pas trop par là. Son ex femme oui, pour chatter sur internet.Il y a l'amant en second aussi, qui s'en fout des préservatifs car Madame est à lui et à lui seul. Ah! Et il ne faudrait pas oublier le blessé! le blessé qui réside dans la maison d'hôtes et dont la fiancée Gioia, la joie s'est absentée. le blessé,lui lit un livre, mais parfois, la culotte de Madame glisse, les jambes s'écartent, les têtes bécotent tout ce qui passe à leur portée.
    C'est qu'elle voit tout cette coquine, même le caché, même d'étranges orgies sur la table de la cuisine avec fouet, lanières et promoteurs.
    Là, ça lui échappe un peu.
    Qui a donc chuchoté que Madame jadis dans les hôtels...
    De douce poésie à douce folie, les mots s'érotisent. Les portraits se campent, s'affirment car chaque être est unique.
    Nii!Kii!Nii!Kii!
    Pas vrai Niki Niki, le coq?
    Et Piétrino, le benjamin des voisins? Ceux dont l'ainé joue de la trompette à jazz, ces gens comme ils faut pas contents du tout de leur trompettiste en chef?
    Piétrino, qui se balance tout seul et se chante des berceuses, c'est un cas aussi non?
    Et le fantôme?
    Madame y croit!
    La petite aussi. C'est son papa pour sûr, ces draps froissés par d'étranges courants d'air! Il est mort, c'est un ange pas vrai?
    "Je voudrais que papa me dise ce qui est juste et ce qui ne l'est pas mais d'après moi, il ne le sait plus maintenant qu'il est là haut".
    Et là, c'est nous, lecteurs, qui battons des ailes d'une larmette d'émotion.
    Un très joli livre, ciselé, au charme naïf et pourtant déroutant que nous offre Miléna Agus, inconnue sarde en 2007, mais que le "Mal de pierres" (traduit en 13 langues, prix Elsa Morante, prix Forte village en Italie, prix Relay et dont les droits ont été achetés par Nicole Garcia pour le cinéma)a propulsé aux sommets de la notoriété.
    Un joli livre et sans doute une belle carrière d'écrivain dans le futur!
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    • Livres 4.00/5
    Par le-mange-livres, le 26 juin 2012

    le-mange-livres
    "Ici, le ciel est transparent, la mer couleur saphir et lapis-lazuli, les falaises de granit or et argent, la végétation riche d'odeurs."
    C'est dans ce coin de paradis terrestre sarde que vit une petite communauté de voisins, résistant encore aux appétits féroces des promoteurs immobiliers.Ce petit monde s'organise autour de deux maisons : celle de la narratrice, une adolescente qui raconte à la première personne sur un ton faussement naïf, et de son grand-père, et celle de "Madame", une femme excentrique dans la fleur de l'âge."Nous déployons dans la vie beaucoup d'efforts pour nous conformer aux idées reçues, qui nous semblent les meilleures parce que la plupart des gens s'y rangent, alors que très souvent nous ferions mieux d'utiliser cette énergie pour changer l'opinion commune, et qu'il faut bien que quelqu'un commence".
    Un monde d'êtres sensibles et attachants (le frère aîné saxophoniste, la grand-mère pas si conservatrice, la tante éternelle doctorante en philosophie leibnizienne), où l'enfance conserve sa dimension magique, comme le rappelle sagement le truculent grand-père qui, lui non plus, n'a pas perdu la capacité de s'étonner devant le monde. "En dépit de son âge, Madame est comme moi, une gamine de quatorze ans qui n'a pas encore vécu les expériences dont bien des gens sont déjà revenus."
    Madame recueille, dans sa maison d'hôtes, d'innombrables éclopés et perdants, amants occasionnels et briseurs de cœur confirmés, mais elle peut compter sur la solide amitié du grand-père et de sa petite fille. Rafraîchissant sans être trop gnocchi, et servi par l'écriture fluide et colorée de Milena Agus (Mal de pierres), Battement d'ailes joue la parenthèse enchantée et excelle par sa délicatesse à décrire le monde des petites choses magiques.

    Lien : http://le-mange-livres.blogspot.fr/2012/06/battement-dailes-milena-a..
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    • Livres 2.00/5
    Par araucaria, le 25 juillet 2012

    araucaria
    Je n'ai pas pu entrer dans ce roman. Il ne correspond pas à ce que j'attendais. le style ne me plait pas. Grosse déception.

    Lien : http://araucaria.20six.fr/

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Citations et extraits

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  • Par sylvie, le 29 juin 2008

    Notre position est 39°9’ au nord de l’équateur et 9°34’ à l’est du méridien de Greenwich. Ici, le ciel est transparent, la mer couleur saphir et lapis-lazuli, les falaises de granit or et argent, la végétation riche d’odeurs. Sur la colline, dans les lopins de terre arrachés au maquisqu ’on cultive entre leurs murets de pierre sèche, le printemps resplendit du blanc des fleurs d’amandiers, l’été du rouge des tomates et l’hiver de l’éclat des citrons. "
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  • Par BMR, le 13 septembre 2008

    [...] Un jour Madame a pris son courage à deux mains, et a demandé à l'amant s'il l'aime un peu. Il a souri et il a dit qu'on n'aime pas un peu. Ou on aime, ou on n'aime pas. Madame était allongée sur le lit, nue à côté de lui, qui s'est relevé brusquement, s'est rhabillé, est passé dans la pièce d'à côté. Alors Madame a senti l'épouvante la frôler, elle s'est rhabillée aussi en se promettant de ne plus jamais poser de questions aussi idiotes. Des questions aussi idiotes détruisent toute la magie et, sans magie, la vié a un goût d'épouvante.
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  • Par le-mange-livres, le 26 juin 2012

    Ce que je n'aime pas chez Dieu, c'est qu'Il a peut-être tout organisé de la meilleure façon possible, comme dit Leibniz, mais qu'ensuite Il est parti en nous laissant seuls. Alors que j'aimerais qu'Il s'attarde sur le fond de toutes les questions, qu'on puisse discuter avec Lui.

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  • Par amartia, le 23 décembre 2010

    Ma tante dit que le grand philosophe Hegel définirait tout ce qui et arrivé comme une ruse de la raison une hétérogenèse des fins. C'est-à-dire que parfois on agit de la meilleure façon possible et les choses tournent mal et d'autres fois, au contraire, on agit au plus mal et tout s'arrange pour le mieux.

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  • Par de, le 28 avril 2012

    Quand j’étais dans le ventre de maman, papa a perdu au jeu son premier appartement, maman le liquide amniotique et moi, je suis restée à sec

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