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> Dominique Vittoz (Traducteur)

ISBN : 2867464676
Éditeur : Liana Lévi (2008)


Note moyenne : 3.41/5 (sur 237 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Un lieu enchanteur en Sardaigne. Sur la colline qui domine la mer, au milieu des terres arrachées au maquis, se tient la maison de Madame, dernier bastion de résistance aux barres à touristes. Seule, décalées dans ses robes bizarres cousues main et dans son naïf refus d... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par MachaLoubrun, le 10 mars 2015

    MachaLoubrun
    J'ai passé une heure délicieuse dans la maison de Madame, en Sardaigne, grâce au récit pétillant de sa jeune voisine âgée de quatorze ans. le soleil brûle la peau, il faut prendre des chemins escarpés pour arriver chez elle mais les tomates du jardin ont un vrai goût de tomate.
    C'est en bordure de mer, au cœur d'un paysage encore préservé que Madame a ouvert des chambres d'hôtes, refusant catégoriquement de vendre sa propriété, préférant vivre chichement dans un cadre idyllique. Elle s'habille avec d'étonnantes robes cousues main, elle est fantasque, généreuse, amoureuse de plusieurs hommes et se livre à d'étranges rites magiques mais elle est malheureuse car personne ne veut l'épouser. C'est une femme sexuellement libérée mais elle est le jouet des hommes et son insatiable quête du bonheur semble bien vaine...
    Le grand-père de l'adolescente est sans doute son meilleur ami, mais sa famille connaît bien des soucis. Son gendre, ruiné, est parti et sa femme est alité, incapable de bouger.
    Le style de Milena Agus est alerte, son roman est plein de délicatesse et de fantaisie, les chapitres courts s'enchainent, passant de la drôlerie à la tristesse avec élégance. Elle aborde avec légèreté des sujets graves, on pense un peu à l'univers des romans de Véronique Ovaldé. L'amour, l'attachement, le désir sont au cœur de ce court roman sensuel.
    Un beau portrait de femme…








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    • Livres 5.00/5
    Par gouelan, le 11 avril 2015

    gouelan
    Dans un petit coin de paradis :
    "Notre position est 39°9’ au nord de l’équateur et 9°34’ à l’est du méridien de Greenwich. Ici, le ciel est transparent, la mer couleur saphir et lapis-lazuli, les falaises de granit or et argent, la végétation riche d’odeurs. Sur la colline, dans les lopins de terre arrachés au maquis qu ’on cultive entre leurs murets de pierre sèche, le printemps resplendit du blanc des fleurs d’amandiers, l’été du rouge des tomates et l’hiver de l’éclat des citrons. "
    se débat une famille, cherchant le bonheur, malgré leurs blessures.
    Ils sont ruinés, mais ils ont un trésor, cet endroit, qui n'a pas de prix.
    Malgré tout, il n'est pas facile d'être heureux. Madame ne sait que souffrir, tout donner sans rien recevoir en retour. Elle recherche le bonheur mais, si elle le trouve, elle aura bien trop peur de le perdre. C'est une lourde responsabilité le bonheur. Être malheureux est parfois plus facile.
    C'est un très beau roman qui met de la douceur sur les blessures de la vie.
    On ne s'apitoie pas. La vision du monde du grand-père donne une grande bouffée d'optimisme à cette histoire. Madame est le symbole de " l'homme futur ", avec sa volonté farouche de ne pas vendre sa maison d'hôtes aux promoteurs immobiliers. Préserver ce qui est beau, car cette beauté agit comme un baume sur leurs blessures, que l'on sent profondes, malgré l'écriture poétique et douce qui les recouvre.
    C'est une belle réflexion sur le bonheur, l'envie d'être aimé, les difficultés d'exister.
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  • Par sylvie, le 29 juin 2008

    sylvie
    J'avais déjà beaucoup aimé "Mal de pierres", alors quand "Battement d'ailes" est sorti, je l'ai acheté.
    J'ai retrouvé la belle écriture sensible de Milena Agus, pour une escapade en Sardaigne, décor toujours aussi prégnant.
    Dans ce second roman traduit en français, on change d'époque, l'île nous est présentée aujourd'hui à travers les yeux de personnages qui y sont profondément attachés.
    Il s'agit d'un petit monde reclus dans de vielles maisons sardes, perchées sur des hauteurs qui surplombent une mer éclatante et bleue toute l'année.
    Heureusement que ce paradis existe pour mettre du baume au cœur de ces individus malmenés par la vie, et en butte avec les difficultés de l'être.
    Une jeune fille de quatorze ans dont le père a disparu après avoir ruiné sa famille nous fait découvrir le petit monde qui l'entoure.
    Elle nous parle parfois de certaines de ses nuits où le vent rentre dans sa chambre et transforme les rideaux en ailes d'ange paternel.
    Son grand père soutien la famille avec sa retraite d'enseignant et la production de son potager, et il en est heureux, dégustant chaque jour la beauté du paysage et des gens qui le peuplent.
    Sa mère est clouée au lit depuis le départ de son père.
    Elle est fascinée par Madame, originale et excentrique avec qui elle partage de nombreux moments de sa vie et échange beaucoup.
    Elle l'épie aussi, tellement curieuse de savoir ce qui se cache derrière les commérages et les médisances entendus ici ou là.
    Madame vit pauvrement, s'habille dans des vêtements qu'elle confectionne elle même avec de vieux rideaux et de vieilles nappes, mange sur son potager et accueille de temps en temps quelques clients dans sa pauvre maison d'hôtes.
    Madame a des amants, qui la prennent et qui la jettent, on dit aussi qu'elle se prostituait un temps à l'hôtel du village.
    Madame semble avoir deux seules idées en tête, trouver le grand amour, le vrai, et sauvegarder son coin de terre des promoteurs qui le convoitent.
    Le personnage central du récit est cette femme mure qui vit en équilibre instable, toujours prête à se jeter à la mer.
    Nous pressentons au fil de l'histoire les blessures profondes qui font d'elle un personnage hors norme.
    Elle est toute en souffrance, semblant se complaire dans des relations humiliantes et dégradantes tout en attendant l'amour qui ne vient jamais. Et peut-être que s'il ne vient pas, c'est qu'elle le fuit, parce qu'au fond elle ne supporterait pas qu'il vienne à disparaitre. Alors, dès que Madame touche un peu de ce bonheur, elle va se jeter à l'eau en courant.
    Le grand-père l'a toujours veillée et sauvée. La jeune narratrice de quatorze ans prendra le relais lorsqu'il mourra.
    Il parait qu'un célèbre critique italien a parlé de "Sardo-masochisme",en parlant de ce livre, je trouve l'expression vraiment bien trouvée pour définir autour de quoi tourne cette histoire.
    Voilà un petit roman qui sous des airs sucrés et gorgés de soleil, réussit à nous faire voir avec des yeux au bord de la candeur de l'enfance , les monstruosités de l'être, les gouffres noirs qui absorbent les rêves et la souffrance brûlante qui peut surgir du simple fait d'exister.
    des images, de la musique et des liens sur mon blog :
    http://sylvie-lectures.blogspot.com/2008/06/battement-dailes-milena-agus.html
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    • Livres 4.00/5
    Par sylvaine, le 20 janvier 2012

    sylvaine
    Avec Battement d'ailes ,je découvre l'écriture de Milena Agus et avec elle la Sardaigne.Si je le pouvais , je prendrais tout de suite un billet d'avion direction Cagliari ou plus exactement direction cette demeure en bordure de mer où l'on n' accède qu'à pied ou en calèche.Certes les conditions de vie y sont difficiles mais pour ceux qui y habitent rien ne vaut "ces lopins de terre arrachés au maquis,qu'on cultive entre leurs murets de pierre sèche "où" le printemps resplendit du blanc des fleurs des amandiers,l'été du rouge des tomateset l'hiver de l'éclat des citrons"
    .
    L'histoire nous est contée par une adolescente de 14 ans ;elle nous décrit ceux qu'elle aime et nous parle surtout de son grand-père, de Madame femme seule dans ce pays où il se doit qu'une femme soit mariée ,vivant comme elle peut de sa maison d'hôtes , de ses cultures mais refusant énergiquement de vendre sa terre aux promoteurs qui tels des requins la harcèlent.
    En arrière fond il y a son Papa , parti brusquement , les créanciers aux basques et dont personne n'a de nouvelles, sa Maman restée depuis clouée dans son fauteuil .
    Et Madame, son repère ,son idole qu'elle aime passionément qu'elle soutient, qu'elle protège du haut de ses jeunes années .Ne croyez surtout pas que ce texte soit triste,mélancolique ,certainement pas c'est tout le contraire ; laissez-vous charmée par Madame et ses amis ,écoutez le bruit de la mer et des vagues ,chut là vous y êtes......
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    • Livres 2.00/5
    Par ROMANCERLAVIE, le 20 mai 2015

    ROMANCERLAVIE
    De vrais instants de bonheur mais surtout un sentiment de vacuité et un aspect artificiel qui ont gâché le plaisir de ce roman. L'histoire se passe en Sardaigne dans un site enchanteur mais je n'ai pas ressenti la beauté de cette île. Une jeune fille de quatorze ans jette un regard enfantin et mûr sur le petit monde qui l'entoure, sur sa famille, celle des voisins et surtout sur Madame, sorte d'héroïne qui résiste aux promoteurs et refuse de vendre sa terre, allant de déceptions sentimentales en catastrophes amoureuses. Nous voyons Madame sous tous ses aspects, surtout les plus scabreux, et cela m'a laissé, peut être à tort, face à la répétitivité des situations, un goût légèrement malsain. De même les séances de superstition à répétition, ces rites magiques que pratique Madame, m'ont fait tomber le livre des mains. "Battement d'ailes" comme celles que le père de la petite, disparu un beau matin, et sans doute mort, (car pourquoi aurait-il disparu s'il n'était pas mort?!), porte sur son dos lorsqu'il vient la visiter, est le titre de ce roman. J'ai aimé ce passage de la "visitation", j'ai apprécié les propos comme cette description des voisins qui aiment leurs enfants en général mais pas en particulier, et qui laissent leur petit pleurer et appeler car on ne répond pas à un enfant qui appelle, je me suis senti ému face à la résurrection de Niki Niki le coq grâce à l'ingéniosité de la petite fille. Belle image que la vision de la Maman face à la mer et au vent. Les hommes n'ont pas un visage très sympathique, si ce n'est le grand-père! Milena Angus écrit que Dieu a peut être tout organisé, ainsi que le pensait Leibniz, de la meilleure façon possible mais qu'il est parti ensuite nous laissant seuls. Je pense que Milena Angus a apporté de nombreux éléments qui auraient pu rendre ce roman attachant et passionnant même, mais qu'elle est partie en laissant le lecteur seul face à cette histoire et en omettant d'insuffler un peu de vie à cet univers.
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Citations et extraits

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  • Par gouelan, le 11 avril 2015

    Il lui a dit qu'avec tous ses tracas, il ne s'était pas aperçu que l'endroit où il était était fabuleux [...] Mais comment, jusque-là, remarquer la mer qui change de couleur avec les saisons et semble badigeonnée d'un turquoise corrigé d'une pointe de vert sous le soleil, tandis que plus loin, elle est saphir, plus loin encore bleu nuit, autour des rochers à fleur d'eau, d'un azur nouveau-né ?[...]
    Comment remarquer tout cela, dit Abdou, quand il y a des humiliations, la faim, la nostalgie ? Les arbres, par exemple, n'étaient qu'une chose verte produisant des fruits.
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  • Par sylvie, le 29 juin 2008

    Notre position est 39°9’ au nord de l’équateur et 9°34’ à l’est du méridien de Greenwich. Ici, le ciel est transparent, la mer couleur saphir et lapis-lazuli, les falaises de granit or et argent, la végétation riche d’odeurs. Sur la colline, dans les lopins de terre arrachés au maquisqu ’on cultive entre leurs murets de pierre sèche, le printemps resplendit du blanc des fleurs d’amandiers, l’été du rouge des tomates et l’hiver de l’éclat des citrons. "
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  • Par gouelan, le 11 avril 2015

    Mais la grand-mère des voisins est un être humain important parce qu'avec son cerveau plus petit qu'un petit pois, elle est la preuve ontologique de l'existence de Dieu. Comment pourrait-elle en effet, alors qu'elle manque autant de cervelle, marcher, parler, exprimer des pensées et éprouver des sentiments si l'âme n'existe pas ?Donc l'âme existe. Donc Dieu existe.

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  • Par littlecat, le 03 février 2015

    A un moment, d'après moi, le blessé a demandé à Madame de se déshabiller parce qu'elle faisait non de la tête en riant. Elle a déboutonné son chemisier et dégrafé son soutien gorge qui s'attachait devant, et elle continuait à faire non de la tête, mais elle tendait ses seins comme on présente des fruits sur un plateau.
    Page 68

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  • Par le-mange-livres, le 26 juin 2012

    Ce que je n'aime pas chez Dieu, c'est qu'Il a peut-être tout organisé de la meilleure façon possible, comme dit Leibniz, mais qu'ensuite Il est parti en nous laissant seuls. Alors que j'aimerais qu'Il s'attarde sur le fond de toutes les questions, qu'on puisse discuter avec Lui.

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