ISBN : 2070323218
Éditeur : Gallimard (1985)


Note moyenne : 3.5/5 (sur 44 notes) Ajouter à mes livres
Il faudrait enseigner l'art d'être heureux, explique Alain. "Non pas l'art d'être heureux quand le malheur vous tombe sur la tête ; je laisse cela aux stoïciens ; mais l'art d'être heureux quand les circonstances sont passables et que toute l'amertume de la vie se rédui... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 4.00/5
    Par plotin, le 01 mai 2010

    plotin
    Connaissez-vous Alain ? Découvert à travers la lecture de livres et de revues ou dans des citations parues ici et là, j'ai voulu en savoir un peu plus sur lui. Alain est un nom de plume. L'auteur s'appelle, en fait, Emile Chartier. Professeur de philosophie dans les années 1890 – 1930, de Pontivy en Bretagne au lycée Henri IV à Paris, il marqua plusieurs générations d'élèves. En parallèle de son métier de Professeur, il exerça la fonction de chroniqueur dans plusieurs journaux de l'époque. Ses chroniques intitulées « Propos du dimanche » donnèrent naissance à un genre journaliste nouveau : le Propos. Il s'agissait d'articles inspirés par l'actualité et dans lesquels on retrouvait une certaine dimension philosophique.
    A la lecture de ces écrits, j'ai découvert quelqu'un de profondément optimiste.
    Parmi les nombreux ouvrages d'Alain, Propos sur le bonheur. Je viens de refermer la dernière page de ce livre qui reprend plus d'une centaine de Propos. La lecture de ce livre (7€, une place de cinéma !) fait du bien. Chacune de ces chroniques parues dans les années 1905 – 1925 tient en deux pages. Les textes sont simples et efficaces, bien qu'il s'agisse de tournures de phrases dont nous n'avons plus l'habitude (nous sommes au début du XX° siècle). Tous les sujets sont abordés : l'amitié, la famille, le couple, la passion, le temps, la mort, la destinée, la fatalité, la paix, la guerre, l'optimisme, la mélancolie, le savoir-vivre, la politesse…. A travers ces chroniques, un fil rouge : le bonheur se trouve dans l'action, l'initiative, l'invention, la volonté, la maîtrise du corps. Ces chroniques ne se lisent pas à la file. J'en ai fait l'expérience, lisant une ou deux chroniques à 4 heures du matin, une ou deux autres au réveil, une ou deux autres dans le train…. ! C'est un livre à avoir à portée de main.
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    • Livres 5.00/5
    Par zazimuth, le 18 février 2011

    zazimuth
    C'est un de mes livres de chevet.
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  • Par letitbe, le 30 décembre 2011

    letitbe
    Un livre rempli de sagesse que je relis encore et encore.
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Citations et extraits

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  • Par philo15, le 07 novembre 2008

    Nous sommes empoisonnés de religion. Nous sommes habitués à voir des curés qui sont à guetter la faiblesse et la souffrance humaines, afin d'achever les mourants d'un coup de sermon qui fera réfléchir les autres. Je hais cette éloquence de croque-mort. Il faut prêcher sur la vie, non sur la mort ; répandre l'espoir, non la crainte ; et cultiver en commun la joie, vrai trésor humain. C'est le secret des grands sages, et ce sera la lumière de demain.
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  • Par zazimuth, le 24 août 2010

    Surtout dans l’ordre humain lui-même, où la confiance fait partie des faits, je compte très mal si je ne compte point ma propre confiance. Si je crois que je ne puis rien, je ne puis rien. Si je crois que mon espérance me trompe, elle me trompe. Attention là. Je fais le beau temps et l’orage; en moi d’abord; autour de moi ensuite, dans le monde des hommes. Car le désespoir, et l’espoir aussi, vont de l’un à l’autre plus vite que ne changent les nuages. Si j’ai confiance, il est honnête; si je l’accuse d’avance, il me vole. Ils me rendent tous ma monnaie, selon la pièce. Et pensez bien encore à ceci, c’est que l’espérance ne tient que par volonté, étant fondée sur ce qu’on fera si on veut, comme paix et justice; au lieu que le désespoir s’installe et se fortifie de lui-même par la force de ce qui est.
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  • Par Storm, le 22 juin 2009

    La politesse s’apprend comme la danse. Celui qui ne sait pas danser croit que le difficile est de connaître les règles de la danse, et d’y conformer ses mouvements ; mais ce n’est que l’extérieur de la chose ; il faut arriver à danser sans raideur, sans trouble, et par conséquent sans peur. De même c’est peu de chose de connaître les règles de la politesse ; et même si on s’y conforme, on ne se trouve encore qu’au seuil de la politesse. Il faut que les mouvements soient précis, souples, sans raideur ni tremblement ; car le moindre tremblement se communique. Et qu’est-ce qu’une politesse qui inquiète ?
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  • Par zazimuth, le 24 août 2010

    Il suffit que ma présence procure à un ami un peu de vraie joie pour que le spectacle de cette joie me fasse éprouver à mon tour une joie ; ainsi la joie que chacun donne lui est rendue ; en même temps des trésors de joie sont mis en liberté, et tous deux se disent : j'avais en moi du bonheur dont je ne faisais rien.
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  • Par Outis, le 21 septembre 2007

    Quand un homme n’a plus rien à construire ou à détruire, il est très malheureux. (…) Vivre avec soi et méditer sur soi, cela ne vaut rien. (…) Il faut que les mains et les yeux soient occupés. Percevoir et agir, voilà les vrais remèdes. Au contraire, si l’on tourne ses pouces, on tombera bientôt dans la crainte et dans le regret.
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