Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures Inscription classique


ISBN : 2070377504
Éditeur : Gallimard


Note moyenne : 4.21/5 (sur 261 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Dans cette chronique parisienne de l'entre-deux guerres, Aragon décrit la toute nouvelle société surréaliste. Aurélien, jeune homme sensible et oisif, fréquente les salons parisiens d'avant-garde, y côtoie les poètes, les actrices, les peintres qui ne sont autres que Pi... > voir plus
Lire un extrait Ajouter une citation Ajouter une critique

> voir toutes (13)

Critiques, analyses et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 4.00/5
    Par LiliGalipette, le 03 juillet 2009

    LiliGalipette
    Roman de Louis Aragon.
    Aurélien est un jeune rentier oisif qui enchaîne les aventures amoureuses dans le Paris mondain des années 1920. Revenu de la guerre, il déborde d'une énergie dont il ne sait que faire, et il traîne son ennui sur les quais de la seine, entre réceptions, affaires et ateliers d'artistes. Chez son ami Barbentane, il rencontre un jour Bérénice Morel, épouse d'un pharmacien de province, venue prendre du repos et du bon temps dans la capitale. D'abord insensible à la jeune femme, Aurélien va en tomber fou amoureux. Les deux jeunes gens vont partager un amour passionnée qui ne sera jamais consommé: les malentendus, les disputes, le goût d'absolu et les distances vont les éloigner. Après un projet de fuite amoureuse avortée, Bérénice revient à son mari et Aurélien retourne à son ennui. Les deux amants se retrouvent des années plus tard, quand les Allemands envahissent le pays. Entre eux, l'amour refleurit, mais le destin s'acharne.
    D'Aragon, j'aime surtout la poésie surréaliste. Néanmoins, le livre est beau, l'écriture soignée, parfois exubérante. Certaines descriptions feraient pâlir d'envie Balzac et consorts, par leur longueur et leur précision. J'avais beaucoup aimé le téléfilm où Romane Bohringer incarne Bérénice. Après lecture de l'oeuvre, il me semble que le rôle lui convient parfaitement.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 11         Page de la critique

  • Par sbrodj, le 18 juin 2011

    sbrodj
    On connaît le grand poète Aragon. "Aurélien" nous prouve qu'il est aussi un des meilleurs romanciers français: une magnifique histoire d'amour improbable traversée par la grande Histoire, de très beaux personnages. Un des plus beaux romans français du 20ème siècle.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 11         Page de la critique

    • Livres 5.00/5
    Par Isaya, le 16 février 2014

    Isaya
    Une grande histoire d'amour, torturée, improbable, peuplée de personnages complexes, fragiles, à la fois attachants et détestables, traversée par L Histoire (celle avec un grand H) mortifère du XXe siècle... le tout sublimé par l'écriture poétique et majestueuse d'Aragon. J'ai été transportée !
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 9         Page de la critique

  • Par Villoteau, le 04 novembre 2012

    Villoteau
    "L'inlassable curiosité d'Aragon, son goût pour l'art contemporain, nous les retrouverons dans l'exposition « Des vies à écrire », conçue par Alexia Fabre, directrice du Mac/Val à partir d'œuvres de huit jeunes artistes des collections du musée (2). La soirée de vernissage sera, le 14 novembre, le coup d'envoi du cycle 
de manifestations. À partir du 5 décembre, on pourra aussi admirer l'exposition « 56, rue de Varenne », reconstitution des « murs d'images » assemblés par Aragon dans la chambre de son appartement parisien, à partir des photographies de Claude Bricage. du 16 novembre au 19 décembre des rencontres et des spectacles donneront « cartes blanches » à des témoins, 
des artistes, des chercheurs. Roland Leroy et Jean d'Ormesson, Olivier Barbarant et Josyane Savigneau, Bernard Vasseur et Pierre Juquin, Jean Ristat, Valère Staraselski, de jeunes doctorants et la Jeunesse communiste, et, en conclusion, Alain Hayot, délégué national du PCF à la culture. D'ailleurs, l'Humanité publiera 
un hors-série sur Aragon qui sortira le 26 novembre 2012.
    (2) Espace Niemeyer, 2, place du Colonel-Fabien, 75019 Paris. "

    Lien : http://www.humanite.fr/culture/deux-mois-d-initiatives-en-hommage-ar..
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 8         Page de la critique

    • Livres 3.00/5
    Par michelekastner, le 13 avril 2012

    michelekastner
    Aurélien est un jeune homme désabusé. Il a fait la guerre des tranchées en tant que sous-lieutenant. Les disputes incessantes de ses parents l'ont découragé de se marier. Il fait la connaissance de Bérénice, mariée, dans une des soirées mondaines qu'il fréquente. Elle est la cousine d'un compagnon d'armes. Il la trouve franchement laide, puis finit par être troublé. Bérénice efface ses souvenirs de guerre et il se sent revivre. Ils se débattent dans leurs incertitudes. S'aiment-ils vraiment ? Ils n'arriveront pas à se rejoindre dans cette quête de l'absolu et se retrouveront au début de la deuxième guerre, tragiquement. J'avais trouvé un souffle lyrique à cette histoire lorsque j'étais étudiante et j'avais adoré. Aujourd'hui, je le trouve désuet et je n'adhère plus à cette histoire d'amour hésitante et platonique.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 3         Page de la critique

> voir toutes (39)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par Matriochka, le 11 novembre 2009

    La première fois qu'Aurélien vit Bérénice, il la trouva franchement laide. Elle lui déplut, enfin. Il n'aima pas comment elle était habillée. Une étoffe qu'il n'aurait pas choisie. Il avait des idées sur les étoffes. Une étoffe qu'il avait vue sur plusieurs femmes. Cela lui fit mal augurer de celle-ci qui portait un nom de princesse d'Orient sans avoir l'air de se considérer dans l'obligation d'avoir du goût. Ses cheveux étaient ternes ce jour-là, mal tenus. Les cheveux coupés, ça demande des soins constants. Aurélien n'aurait pas pu dire si elle était blonde ou brune. Il l'avait mal regardée. Il lui en demeurait une impression vague, générale, d'ennui et d'irritation. Il se demanda même pourquoi. C'était disproportionné. Plutôt petite, pâle, je crois… Qu'elle se fût appelée Jeanne ou Marie, il n'y aurait pas repensé, après coup. Mais Bérénice. Drôle de superstition. Voilà bien ce qui l'irritait.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 28         Page de la citation

  • Par Isaya, le 16 février 2014

    Il n'y a peut-être pas au monde de sentiment plus vif, comme le vent au visage, que celui de ce renouveau, qui vient d'avoir dit à une femme : Je vous aime. En même temps, Aurélien retrouve l'estime de lui-même. Il vient de légitimer, mieux que d'excuser, sa vie. Cette flâne, cette irrésolution s'expliquent. Il attendait cette minute. Il lui fallait sa raison d'être. Il avait dû profondément savoir qu'un jour Bérénice viendrait... et elle est venue. Il ne pouvait jusque là orienter cette existence sans risque : il l'eût engagée en dehors de Bérénice. Au fond, le siècle d'Aurélien s'écrit en deux mots : il y avait eu la guerre, et il y avait Bérénice.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 7         Page de la citation

  • Par michelekastner, le 13 juin 2012

    Aurélien craignit de ne pas danser assez bien pour elle. Il le lui dit. Elle ferma les yeux. Alors, se penchant sur elle, il la vit pour la première fois. Il régnait sur son visage un sourire de sommeil, vague, irréel, suivant une image intérieure. Ce qu'il y avait de heurté, de disparate en elle, s'était fondu, harmonisé. Portée par la mélodie, abandonnée à son danseur, elle avait enfin son vrai visage, sa bouche enfantine, et l'air, comment dire ? d'une douleur heureuse. Aurélien se répéta qu'il n'avait encore jamais vu cette femme qui venait d'apparaître. Il comprit que ce qui la lui avait cachée, c'étaient ses yeux. Quand elle les avait fermés, elle n'avait plus été protégée par rien, elle s'était montrée elle-même. Ils se rouvrirent plus noirs que jamais, plus animaux qu'Aurélien ne s'en souvenait.
    > lire la suite

    Commenter     J’apprécie          0 5         Page de la citation

  • Par Outis, le 10 décembre 2007

    Il était parti si loin d’elle, dans la nuit tombée, complètement tombée, que Mme de Perseval en eut presque envie de pleurer. Il lui paraissait bizarre. Ce langage qu’elle n’attendait pas de lui… de cet amant cynique… si "mater of fact" comme elle se le formulait, parce que les choses intolérables l’étaient moins pour elle quand elle les traduisait en anglais… « J’ai froid… », murmura-t-elle.

    Commenter     J’apprécie          0 7         Page de la citation

  • Par twinkle1, le 08 décembre 2010

    De l'absence physique ou de cette présence imaginaire, qui se confondaient, laquelle était à Aurélien plus que l'autre pénible ? Il n'aurait pu le dire mieux qu'un noyé n'a le choix de l'eau et des algues. Celui qui n'a jamais été la proie d'une obsession ne comprendra pas Aurélien, la maladie d'Aurélien. Aussi bien Aurélien ne pouvait-il la comprendre, il la subissait.

    Commenter     J’apprécie          0 6         Page de la citation

> voir toutes (78)

Videos de Louis Aragon

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Louis Aragon

F. Poulenc 2 Poèmes de Louis Aragon: C by Mi-kyung Kim 김미경








Sur Amazon
à partir de :
10,35 € (neuf)
6,00 € (occasion)

   

Faire découvrir Aurélien par :

  • Mail
  • Blog

Découvrez la collection Folio

> voir plus

Lecteurs (790)

> voir plus

Quiz