ISBN : 2070377504
Éditeur : Gallimard


Note moyenne : 4.24/5 (sur 89 notes) Ajouter à mes livres
Dans cette chronique parisienne de l'entre-deux guerres, Aragon décrit la toute nouvelle société surréaliste. Aurélien, jeune homme sensible et oisif, fréquente les salons parisiens d'avant-garde, y côtoie les poètes, les actrices... > voir plus
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Critiques et avis(4)

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    • Livres 4.00/5
    Par LiliGalipette, le 03 juillet 2009

    LiliGalipette
    Roman de Louis Aragon.
    Aurélien est un jeune rentier oisif qui enchaîne les aventures amoureuses dans le Paris mondain des années 1920. Revenu de la guerre, il déborde d'une énergie dont il ne sait que faire, et il traîne son ennui sur les quais de la seine, entre réceptions, affaires et ateliers d'artistes. Chez son ami Barbentane, il rencontre un jour Bérénice Morel, épouse d'un pharmacien de province, venue prendre du repos et du bon temps dans la capitale. D'abord insensible à la jeune femme, Aurélien va en tomber fou amoureux. Les deux jeunes gens vont partager un amour passionnée qui ne sera jamais consommé: les malentendus, les disputes, le goût d'absolu et les distances vont les éloigner. Après un projet de fuite amoureuse avortée, Bérénice revient à son mari et Aurélien retourne à son ennui. Les deux amants se retrouvent des années plus tard, quand les Allemands envahissent le pays. Entre eux, l'amour refleurit, mais le destin s'acharne.
    D'Aragon, j'aime surtout la poésie surréaliste. Néanmoins, le livre est beau, l'écriture soignée, parfois exubérante. Certaines descriptions feraient pâlir d'envie Balzac et consorts, par leur longueur et leur précision. J'avais beaucoup aimé le téléfilm où Romane Bohringer incarne Bérénice. Après lecture de l'oeuvre, il me semble que le rôle lui convient parfaitement.
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  • Par sbrodj, le 18 juin 2011

    sbrodj
    On connaît le grand poète Aragon. "Aurélien" nous prouve qu'il est aussi un des meilleurs romanciers français: une magnifique histoire d'amour improbable traversée par la grande Histoire, de très beaux personnages. Un des plus beaux romans français du 20ème siècle.
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    • Livres 5.00/5
    Par carolinemolino, le 19 janvier 2011

    carolinemolino
    Une magnifique histoire d'amour, inoubliable. le masque de l'inconnue de la Seine continue à me hanter 35 ans après...
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    • Livres 5.00/5
    Par Lilla, le 31 juillet 2010

    Lilla
    Celui-là, c'est un monument qui fera partie des livres à emporter sur une île !! L'écriture d'Aragon est envoûtante !!
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Citations et extraits

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  • Par Matriochka, le 11 novembre 2009

    La première fois qu'Aurélien vit Bérénice, il la trouva franchement laide. Elle lui déplut, enfin. Il n'aima pas comment elle était habillée. Une étoffe qu'il n'aurait pas choisie. Il avait des idées sur les étoffes. Une étoffe qu'il avait vue sur plusieurs femmes. Cela lui fit mal augurer de celle-ci qui portait un nom de princesse d'Orient sans avoir l'air de se considérer dans l'obligation d'avoir du goût. Ses cheveux étaient ternes ce jour-là, mal tenus. Les cheveux coupés, ça demande des soins constants. Aurélien n'aurait pas pu dire si elle était blonde ou brune. Il l'avait mal regardée. Il lui en demeurait une impression vague, générale, d'ennui et d'irritation. Il se demanda même pourquoi. C'était disproportionné. Plutôt petite, pâle, je crois… Qu'elle se fût appelée Jeanne ou Marie, il n'y aurait pas repensé, après coup. Mais Bérénice. Drôle de superstition. Voilà bien ce qui l'irritait.
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  • Par Outis, le 10 décembre 2007

    Il était parti si loin d’elle, dans la nuit tombée, complètement tombée, que Mme de Perseval en eut presque envie de pleurer. Il lui paraissait bizarre. Ce langage qu’elle n’attendait pas de lui… de cet amant cynique… si "mater of fact" comme elle se le formulait, parce que les choses intolérables l’étaient moins pour elle quand elle les traduisait en anglais… « J’ai froid… », murmura-t-elle.
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  • Par twinkle1, le 08 décembre 2010

    De l'absence physique ou de cette présence imaginaire, qui se confondaient, laquelle était à Aurélien plus que l'autre pénible ? Il n'aurait pu le dire mieux qu'un noyé n'a le choix de l'eau et des algues. Celui qui n'a jamais été la proie d'une obsession ne comprendra pas Aurélien, la maladie d'Aurélien. Aussi bien Aurélien ne pouvait-il la comprendre, il la subissait.
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  • Par Outis, le 10 décembre 2007

    D’ailleurs ce qu’une femme dit compte si peu. Sur un sujet pareil. Les paroles servent à masquer les sentiments, non à les exprimer.
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  • Par twinkle1, le 08 décembre 2010

    Elle tenait à cet amour. Elle y croyait. Elle y croyait d'une façon désespérée. Elle s'effrayait aussi qu'il pût mourir, cet amour d'Aurélien. Par exemple faute d'aliment.
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