ISBN : 2742769021
Éditeur : Actes Sud (2007)


Note moyenne : 3.57/5 (sur 14 notes) Ajouter à mes livres
" - C'est comme à la pension Marguerite, reprit Aldo. Personne n'appartient vraiment à personne. On est là, chacun avec sa honte. M. Zoltan sourit aux touristes dans un cabaret. Annette fait la poule avec une baronne belge. Hélène nourrit sa rancœur à fouiller dans les ... > voir plus
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Critiques et avis(2)

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    • Livres 3.00/5
    Par moustafette, le 11 mars 2011

    moustafette
    Lorsque nous faisons connaissance avec le narrateur, Aldo est devenu un célèbre violoniste. Il partage la vie de Rose depuis vingt-cinq ans, femme plus âgée et luthière de son état.
    Au matin d'un grand concert, il entre en possession d'un récit écrit par Anna, sa mère, quelques temps avant son suicide. Récit d'enfance puis de la vie qu'elle a menée, seule d'abord, puis sous la protection de Marguerite qui dirigeait la pension de famille du même nom où elle vécut et travailla.
    C'est aussi là qu'elle rencontre il grande Cagliostro, ventriloque et artiste de cabaret, régulièrement de passage à Paris et dont elle aura un enfant, Aldo.
    Avant de disparaître définitivement, cet homme transmet son art à Anna, et celle-ci aura l'idée géniale de faire appel à cette voix venue du ventre afin de continuer à faire exister ce père absent, cet homme follement aimé. le temps passant, Aldo grandit entouré de l'affection et de l'attention de tous les pensionnaires. L'un d'eux, Monsieur Zoltan, vieil Hongrois en exil, initiera Aldo au violon.
    Au fil de la lecture des feuillets maternels, on suit les tourments du violoniste tout au long de cette journée qui se clôture par le concert. Entre reviviscence des souvenirs, répétition, lecture des critiques, interview, confession, appels au secours lancés à sa femme et pour finir, levée d'inhibition libérant enfin l'artiste du carcan technique dans lequel sa musique s'est enfermée, au détriment de l'émotion et de la sensibilité, eh bien on n'est pas fâché que la journée se termine !
    Histoire de voix et de confusions identitaires, livre de la honte et de la culpabilité, il s'agit avant tout d'un récit bourré de clins d'oeil symboliques qui ravira les passionnés de psychanalyse.
    Peut-être un peu trop réducteur et caricatural, il reste cependant une analyse juste du plus vieux fantasme du monde.
    J'ai aimé ce livre sans plus. Point de dégoût, mais pas d'émotion non plus, ni de compassion.
    Serais-je devenue insensible aux affres de la création et aux états d'âme narcissiques des artistes ?
    A moins qu'il ne s'agisse tout simplement d'une petite indigestion passagère suite à un abus de substances dangeureuses pour le moral, la misère et la souffrance humaines...


    Lien : http://moustafette.canalblog.com/archives/2008/01/29/7725616.html
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    • Livres 3.00/5
    Par Bunee, le 09 novembre 2008

    Bunee
    Excellent roman de cet auteur que je viens à l'instant de découvrir.
    Aldo Neri est un violoniste virtuose, "avant tout un technicien", que l'on "admire sans aimer".
    Il doit donner un concert au théatre des champs élysées.
    Cette journée s'annonce habituelle. Dans son hôtel, encore dans son lit, il la planifie jusque 20heures, heure du concert.
    Mais le garçon d'étage vient lui apporter une épaisse enveloppe, et la journée bascule en un immense flash back.
    Un "ancien chef du service psychiatrique" d'un hôpital lui communique des liasses de manuscrits.
    La plume de sa mère, jusqu'à son suicide.
    Le non dit ressurgit du néant, et la culpabilité refait surface.
    La cupabilité est le fil rouge de cette oeuvre. La culpabilité, la capacité de l'homme à oublier et à digérer son passé. Culpabilité d'une mère qui a oublié son enfant, culpabilité d'un enfant qui rend sa mère jalouse, culpabilité d'une femme qui essaie d'aimer.
    Et de multiples analogies habilement travaillées: les cordes du violon et les cordes vocales tranchées, le ventriloque qui dit les choses derrière un silence apparent, la fêlure qui apparaît au fur et à mesure du souvenir.
    Aldo comprend, au fur et à mesure de cette lecture qui fait office de thérapie.
    Et le génie qui est en lui se révèle...


    Lien : http://lelabo.blogspot.com/2008/11/metin-arditi-la-pension-marguerit..
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Citations et extraits

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  • Par Morgouille, le 14 juin 2009

    On ne refait pas le passé. On le digère comme on peut.
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  • Par Morgouille, le 14 juin 2009

    Au fond, peut-être que le bonheur, c'est d'avoir envie de courir derrière le bonheur.
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La série L'Objet de... réalisée par David Unger est produite par Actes Sud et a été diffusée sur Paris Première.








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