Pour faire rapide et instruit,
Giovanni Arpino est un célèbre écrivain italien, mort depuis une bonne vingtaine d'années et auteur du génialissime
Parfum de femme.
On se souvient du film éponyme et de son acteur principal, le fringant et flamboyant Vittorio Gassmann – j'avoue avoir croisé un jour chez Lipp, ce bel acteur déjà vieillissant et être resté stupéfait, le regardant évoluer, théâtraliser sa vie, et tirer avantage de sa comédie.
Fin d'été à Turin, le professeur Giovanni Bertola est au crépuscule de sa vie et ne veut pas se voir mourir. Aussi a-t-il chargé son ancien élève, Carlo Meroni, un jeune homme qui hésite dans sa vie, qui ne sait comment la prendre, ni comment la mener, de l'aider à passer le pas.
Mais dimanche après dimanche, Meroni n'arrive pas à s'affranchir et il reste à jouer aux échecs avec Bertola, sous les yeux des deux sœurs, vieilles filles « mélomanes », Mimi et Violetta qui hébergent le vieux professeur.
Tout va basculer lorsque la nièce de ces deux sœurs, Ginetta débarque dans l'appartement. Non seulement, elle va guider Meroni mais aidera tendrement Bertola à franchir ce pas de l'adieu.
De prime abord surannée, la narration scintille, elle farfouille dans les recoins des émotions, des sensations, des sentiments, etc.
Ce court roman est une brillante réflexion sur la mort et sur la place qu'elle occupe dans notre monde. C'est aussi le roman d'un amitié trahie, de la vieillesse insupportable, redoutée et rejetée.
Le pas de l’adieu est la découverte italienne de cette rentrée littéraire, que vous ne pouvez pas rater.
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