ISBN : 2879296773
Éditeur : Editions de l'Olivier (2010)


Note moyenne : 3.62/5 (sur 183 notes) Ajouter à mes livres
"La crise. On ne parlait que de ça, mais sans savoir réellement qu'en dire, ni comment en prendre la mesure. Tout donnait l'impression d'un monde en train de s'écrouler. Et pourtant, autour de nous, les choses semblaient toujours à leur place. J'ai décidé de partir dans... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

> voir toutes (61)

Critiques et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 4.00/5
    Par kathel, le 06 février 2012

    kathel
    J'entrais dans ce livre un peu à reculons, mais j'ai vite été convaincue de son utilité. Florence Aubenas s'était donné pour but de s'installer dans une ville inconnue d'elle, sous son identité, mais sans autre bagage qu'un baccalauréat, et en n'annonçant aucune compétence ni expérience particulière. Elle arrêterait l'expérience dès qu'elle obtiendrait un contrat de travail à durée indéterminée. « Agent d'entretien, c'est l'avenir. » lui annonce sa conseillère, et c'est donc vers ce domaine qui ne requiert aucune qualification (quoique…) qu'elle se dirige. La multitude de ses expériences, ses rencontres avec d'autres agents de propreté, sa formation, les situations kafkaïennes au guichet du Pôle Emploi, tout est minutieusement décrit, avec une dose d'humour qui fait parfois sourire de situations où l'on ne voudrait pas se retrouver.
    Ce témoignage très intéressant se lit avec facilité, et éclaire sur des conditions de vie que ne font parfois qu'imaginer ceux qui ont la chance d'avoir « la sécurité de l'emploi ». La démarche de Florence Aubenas est courageuse, il aurait été tellement plus facile d'aller réaliser un reportage d'une quinzaine de jours dans la région de Caen, et d'aligner des interviews ici et là. Ce changement radical de vie lui a permis d'approcher les problèmes au plus près, et d'en rendre compte d'une manière absolument pas didactique, et sans réduire les demandeurs d'emploi à des nombres ou à des pourcentages. Ils s'appellent Philippe, Mimi, Marilou, Françoise ou Marguerite, pratiquent mieux que quiconque la solidarité et l'entraide, et tentent contre vents et marées d'assurer une maigre subsistance à leur famille au prix d'un combat de tous les jours. Et je vois ce livre comme un hommage qui leur est rendu.

    Lien : http://lettres-expres.over-blog.com/article-florence-aubenas-le-quai..
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (17 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Malaura, le 28 septembre 2011

    Malaura
    Grand reporter au Nouvel Observateur, la journaliste Florence Aubenas a toujours, dans les nombreuses affaires qu'elle a couvertes, revendiqué d'un engagement citoyen, d'une volonté de faire entendre les voix de ceux que l'on n'entend jamais.
    Reportages en Afghanistan ou au Rwanda, otage en Irak en 2005, procès d'Outreau, conditions de détention dans les prisons….elle a été de tous les combats sociaux, sur tous les fronts, et est devenue l'une des figures majeures du journalisme d'investigation en France.
    Parce que ces derniers temps on a beaucoup parlé de la crise, elle a décidé de mener sa propre enquête pour témoigner de ce qu'est, aujourd'hui, le marché du travail dans la France d'en bas.
    Comme en son temps le journaliste indépendant Marc Boulet avec « Dans la peau d'un intouchable » ou l'allemand Gunther Wallraff avec « Tête de turc », c'est un travail en immersion qu'a réalisé Florence Aubenas, au plus près de la « basse humanité », à savoir la cohorte des anonymes qui se démènent sans compter pour moins de 700 € par mois.
    Elle est donc partie dans une ville française, rechercher anonymement du travail.
    C'est dans la ville de Caen qu'elle a posé ses valises et s'est inscrite au chômage avec pour mission d'arrêter son enquête le jour où elle trouverait un CDI.
    Sa quête a duré 6 mois, de février à juillet 2009. Ce récit raconte son parcours.

    Propos pertinents, observations justes et subtiles des aberrations du système, portraits plein de finesse, de sensibilité et de drôlerie de ses compagnons d'infortune, Florence Aubenas s'est très consciencieusement immergée dans son rôle de femme sans qualification en recherche d'emploi.
    Des rendez-vous à Pôle-Emploi en passant par les réunions de formation ou les salons de l'emploi, c'est le long chemin de croix du chômeur que l'auteur nous raconte, un véritable parcours du combattant, une quête chaotique et bancale pour trouver ce qui, aujourd'hui, fait de plus en plus défaut : un travail sûr et stable, un CDI.
    A la clé, c'est bien souvent un emploi des plus précaires, tout au plus quelques heures de ménage où il faudra avaler plusieurs dizaines de kilomètres de bitume, que les plus chanceux arriveront à dégoter sans se plaindre, avec cette incroyable énergie dont savent faire preuve les plus démunis.
    Qu'on ne se méprenne pas, « Le quai de Ouistreham » n'est pas un livre triste destiné à faire pleurer dans les chaumières.
    Bien au contraire, ce récit profondément sensible et humain, qui se lit avec la facilité d'un roman, est un récit de vie dans lequel Florence Aubenas, avec une grande empathie, sait montrer les petites joies, les faiblesses, les déterminations, le sens de la débrouille et du partage.
    Un témoignage social que l'amitié et la solidarité viennent alléger…en pied-de-nez.
    Un livre authentique que beaucoup devraient lire….
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (12 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Quintnico, le 30 mars 2010

    Quintnico
    Chronique magistrale de la misère sociale
    Permettez-moi tout d'abord de resituer qui est Florence Aubenas. Une journaliste brillante, engagée, qui a effectué une bonne partie de sa carrière à Libé où elle a couvert des conflits à travers nombres d'endroits chauds de la planète. Elle a ensuite acquis une certaine célébrité comme otage pendant 6 mois en Irak avant d'être finalement libérée. Il est d'ailleurs assez remarquable qu'après ce cauchemar, elle soit toujours apparu souriante et libérée au propre comme au figuré et ce, dès sa descente d'avion. Même si elle a du être marquée pour toujours dans sa tête sinon dans sa chair, elle n'en a jamais rien laissé paraître. Elle a ensuite couvert le procès d'Outreau, étant une des premières à émettre des doutes sur la culpabilité des accusés. Elle travaille désormais au Nouvel Obs, elle est également présidente de l'Observatoire International des Prisons.
    Début 2009, frappée (intellectuellement) par la crise, elle prend un congé sabbatique en cachant son vrai projet à son employeur. Celui-ci est de partir à Caen en laissant tout derrière elle pour vivre la crise "à hauteur d'hommes" (ou de femmes plutôt). Elle loue une chambre minable à Caen, part sans voiture, ne rentre à Paris que deux fois et se promet d'arrêter l'expérience quand elle aura décroché un CDI ce qui arrive (miraculeusement) au bout de 6 mois. Elle revient alors à Paris puis repart quelques mois après dans sa chambre meublée pour écrire ce roman/document/reportage. Ca n'est pas la première fois qu'un journaliste utilise cette méthode d'"immersion extrême", cela avait été fait avec des immigrants clandestins, des SDF. Néanmoins, il faut un sacré courage pour aller s'immerger, les mains dans le cambouis (ou pire dans la merde), dans ce que Tous les autres français ne rêvent que de fuir. Avec en bandoulière, ses yeux, ses oreilles et sa mémoire pour enregistrer. Sa sensibilité et sa plume pour rapporter.
    Ce qui est étonnant, c'est qu'avec son profil d'ex-otage que l'on voyait à la TV quasi Tous les soirs pendant 6 mois, on se dit qu'il lui a fallu porter faux nez et postiches en Tous genres. Eh bien, non ! Elle a fait au plus simple. Elle a vaguement teint ses cheveux, mis en permanence ses lunettes (qu'elle ne porte pas toujours sinon) et ... c'est tout. Pour le reste, elle a gardé la même identité et s'est juste inventé un passé de femme mariée et au foyer pendant 20 ans qui vient de se faire larguer par son mari et a besoin désespérément de bosser. le plus fou, c'est que presque personne ne l'a reconnue. Deux ou trois personnes ont eu un doute et une l'a formellement reconnue mais a gardé le silence à sa demande.
    Donc Florence Aubenas décrit sa quête d'un travail ou plutôt d'heures de travail car on se rend rapidement compte que non seulement le CDI relève du graal absolu, que même un CDD est déjà un poste au-dessus du lot mais qu'en plus espérer travailler 35h par semaine est totalement illusoire, voire impossible. Caen est marquée par un passé industriel (SMN, Moulinex, qui a complément disparu entre les années 70 et la fin des années 90). Résultat : ça n'est plus qu'une zone condamnée, avec un taux de chômage élevé et une population paupérisée. le statut d'ouvrier est devenu quelque chose de mythique, un rêve presque oublié.
    La quête de Florence Aubenas commence logiquement par l'ANPE, débordée, ne proposant rien sinon brasser du vent et truquer les chiffres à la demande de sa direction. Puis c'est les agences d'interim et enfin les boîtes de nettoyage qui vendent de la viande pour laver des locaux, ici de 5 à 7 deux fois par semaine, là de 18h30 à 20h30 Tous les soirs. Une vie passée à quémander un bout de travail ici, un autre là, à faire 1h de route pour 2h de travail payés au SMIC (la convention collective prévoit SMIC+10% mais les employeurs ne la respectent pas avec la complicité de l'ANPE). Et encore, souvent les 2h négociées entre la société de nettoyage et son client se transforment en 3h. Qui éponge la différence ? Les femmes de ménage pardi ... Car c'est ce qu'a trouvé Florence Aubenas. Sa seule carte de visite ? Elle est prête à tout. "Comme tout le monde", lui est-il répondu ...
    Ce livre permet de vraiment regarder la France dans les yeux de la crise, voir la misère humaine mais aussi sociale et culturelle. le mépris affiché par les patrons, les petits chefs, les sociétés d'interim donne mal au ventre. On n'a pas vraiment l'impression d'être la France "pays-des-droits-de-l'homme" mais plutôt être resté dans Zola. Et à côté de cela, on sent malgré tout une envie de vivre, une humanité, une solidarité qui sent les derniers remparts avant le désespoir.
    La grande force de Florence Aubenas c'est que son immersion permet d'être au plus près de cette réalité mais elle parvient malgré tout à trouver le recul nécessaire pour le récit. Un récit qui ne surligne jamais, ce qui aurait été l'écueil majeur. Les situations sont telles qu'il n'est pas besoin de faire de l'emphase. Juste recueillir, relater avec une sensibilité et une bienveillance qui affleure dans le récit. Sans misérabilisme, sans condescendance, sans manichéisme ni prise de parti excessive. L'exacte bonne distance. Avec du style en plus.
    Chapeau, madame Aubenas !


    Lien : http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/22490
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (9 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par chartel, le 26 octobre 2011

    chartel
    Comment peut-on reprocher à Florence Aubenas, dans "Le quai de Ouistreham", que son jeu n'en vaut pas la chandelle, puisqu'elle ne pourra jamais être totalement à la place des précaires et ainsi ressentir exactement comme eux leurs émotions quotidiennes ? Je crois que c'est faire peu de cas de la finesse d'analyse et de l'intelligence d'esprit de Florence Aubenas. Elle était consciente des limites de l'exercice quand elle s'est lancée dans ce projet. Elle n'a pas cherché à devenir du jour au lendemain une fan de Johnny Halliday, une accro des hypermarchés et des promenades dans les jardineries le dimanche ou encore une adepte des apéros aux alcools frelatés bon marché. Justement, on sent dans son reportage qu'elle n'oublie jamais son rôle, comme une actrice cherchant à paraître vraisemblable tout en conservant sa conscience de soi. Et c'est pour cette raison que j'ai aimé son récit. Il y a de l'empathie, bien sûr, on connaît les combats politiques de l'auteur ; mais elle tente, en grande professionnelle du journalisme, de rester objective jusqu'au bout. Décrire du mieux possible ce qu'elle vit pour que le plus grand nombre puisse se faire une idée de la précarité du travail aujourd'hui. Et le plus intéressant n'est pas d'apprendre que les petits boulots sont mal payés et sous évalués, mais de comprendre les mécanismes de cette situation : l'égoïsme, l'individualisme à outrance. Cet individualisme joue à tous les niveaux. C'est parce qu'un patron ne pense qu'à récupérer le marché d'un concurrent qu'il oblige ses salariés à travailler plus pour gagner moins, c'est parce qu'un délégué syndical pense à sa propre carrière qu'il bafoue les missions premières du syndicalisme, c'est parce qu'un conseiller de Pôle Emploi pense à sa prime qu'il y a moins de chômeurs inscrits qu'il n'y en a en réalité.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (12 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Bunee, le 16 mai 2010

    Bunee
    Florence Aubenas est journaliste à Paris, présidente de l'observatoire international des prisons depuis juillet 2009.
    En février 2009, elle décide de partir à Caen (critère: une ville de province ni trop grosse ni trop petite, pas trop loin de Paris) infiltrer la planète France d'en bas - chomage - précarité. Version blonde, le nez chaussé de lunettes, CV et biographie bidonnés, elle entre dans la peau d'une femme ayant vécu vingt ans entretenue par son époux, avant d'être délaissée, obligée désormais de travailler sans aucune expérience pro et avec comme seul bagage un bac littéraire.
    Deux impératifs: ne pas travailler chez des particuliers (ce qui aurait pourtant partie à notre apprentie galérienne de décrocher un poste dès le début du livre et ne lui aurait pas permis d'écrire le dit livre mais passons) et arrêter l'expérience dès que quelqu'un lui propose un CDI (car elle ne veut pas occuper un "vrai" emploi).
    Elle pensait que ce serait facile. Qu'en arrivant aux agences d'intérim en déclarant tout accepter, y compris n'importe quoi, elle trouverait quelque chose. Mais ici, tout le monde accepte n'importe quoi et, de toute façon il n'y a rien.
    Tout ce qu'on va lui proposer va être de s'orienter vers des places d'agents d'entretien. Ce secteur difficile où on ne cherche pas un travail mais "des heures", tôt le matin, tard le soir, sur des sites éloignés les uns des autres. L'être s'épuise, gagne un peu d'argent sans gagner sa vie, rejoint le monde des gens invisibles, de ceux que l'on croise sans voir.
    Elle rencontre Françoise, Victoria, Marilou, Fanfan et tant d'autres, d'autres galériennes, des vraies, attachantes dans leur histoire et leur sincérité presque naïve, qui ont des baskets fendues, froid et faim, qui étudient les prix à la loupe, qui s'agitent dans une sphère à part, mais qui ont elles aussi leurs rêves... Passer un diplôme, avoir une maison, une voiture à soi, des enfants, un travail moins ingrat (sauf pour quelques unes qui aiment réellement leur travail). Bref, avoir une vie "normale".
    Elles deviennent des amies, un peu de chaleur dans ce monde si brutal et si froid. Sourires entre deux misères. Parmi elles, les pro du chariot et de la raclette, Florence se débat, maladroite, un peu boulet (elle peine à entrer dans le rythme et renverse ses seaux) et tient son rôle. La fatigue perpétuelle, les attentes interminables, les réunions et convocations inutiles, auxquelles personne ne croit, la démotivation générale. Débâcle de pôle emploi. Et le temps, qui se tord et se détend, interminable, l'attente entre deux missions.
    Ici, le travail comme l'attente brisent les êtres.
    En débutant la lecture de l'ouvrage, j'étais perplexe devant la démarche, que je trouvais presque incongrue. Je veux dire: le milieu pauvre est-il si exotique pour certain que l'on aille s'y infiltrer?
    Personnellement j'ai beaucoup travaillé et j'ai la chance d'avoir pu faire des études, mais j'ai connu et je connais toujours des personnes pauvres qui comptent au centime prêt, des "cas", des gens qui galèrent. Si vous ouvrez les yeux, que vous parlez aux personnes qui peuvent vous cotoyer, vous vous rendez bien compte que la vie peut-être dure et que vous pouvez vite passer du côté "obscur". du coup, le fait d'infiltrer "les précaires" évoquerait plutôt un caprice de riche, pour personnes vivant dans leur bulle, afin de vivre le grand frisson de la précarité.
    Bon, ça, donc, c'est ce que je pensais en ouvrant le livre, et c'est ce qui me faisait peur - tomber dans un discours bobo-misérabiliste d'une personne examinant un microcosme à la loupe.
    Mais ce récit s'avère être une chronique sans fard ni complaisance des galères d'une France d'en bas, qui se lève tôt, travaille toujours plus mais sans parvenir à "gagner" sa vie. Pas de monologue, juste le ressenti, les dialogues, les situations. C'est un témoignage sensible et touchant, parfois révoltant, que je pourrais vous conseiller comme piqûre de rappel.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (4 votes positifs)

Critiques presse (2)


  • LeFigaro , le 05 septembre 2011
    C'est un témoignage à la fois simple et extraordinaire. [...] Un magnifique «roman-reportage», qui a d'ailleurs obtenu le Prix Joseph-Kessel.
    Lire la critique sur le site : LeFigaro
  • LeFigaro , le 02 septembre 2011
    Un magnifique «roman-reportage», qui a d'ailleurs obtenu le Prix Joseph-Kessel.
    Lire la critique sur le site : LeFigaro

> voir toutes (31)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par Sycorax, le 10 octobre 2010

    Marilou a mal aux dents, elle a toujours eu mal aux dents. Dans ces cas-là, le dentiste lui semble la plus périlleuse des solutions. Trop compliqué, trop douloureux, trop cher, une idée d'un autre monde en somme. Elle se tient la joue et la contrariété rend son visage rond encore plus enfantin : "De toute façon, si un dentiste m'approche, je le frappe."
    L'autre soir, en rentrant du ferry, elle a appelé SOS Médecins, on lui a donné des calmants, pour patienter. Elle attend que toutes ses dents soient pourries pour les faire arracher à l'hôpital, d'un coup, sous anesthésie générale. "Tout le monde fait ça, maintenant." Elle me regarde comme si je débarquais de la Lune. Son homme y est déjà passé. On se réveille après l'opération, tout est parti sans qu'on se rende compte de rien, on rentre chez soi très vite, on mange de la purée pendant un mois, puis on commande un appareil intégral, que la Sécurité sociale rembourse. On est tranquille pour la vie.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (8 votes positifs)
  • Par Mia, le 27 juillet 2010

    "Est-ce que vous voulez commencer une nouvelle vie? Agent d'entretien, qu'est-ce que vous en pensez? Les métiers de la propreté, c'est l'avenir, mais il faut se décider maintenant. Le marché est en pleine structuration, il va se refermer d'ici peu. Un cycle de formation des métiers de la propreté se met en place, avec un bac spécialisé, peut-être même un troisième cycle. Dans un an ou deux, les entreprises ne prendront plus que des femmes de ménage diplômées. Ce sera trop tard pour les gens comme vous, sans qualification."
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (7 votes positifs)
  • Par Madimado, le 05 décembre 2011

    Voilà des jours que je n’ai pas vu passer une proposition d’emploi à plein temps, pour un contrat à durée indéterminée ou un salaire au dessus du Smic. Un agent de Pôle Emploi m’a expliqué que c’était normal. “Ce type d’emploi n’existe tout simplement plus dans votre circuit à vous. Bientôt, il n’existera peut-être plus nulle part.”
    Citation de qualité ? (5 votes positifs)
  • Par Bunee, le 16 mai 2010

    Mon mari a demandé à la boucheri: il parait que c'est normal. Toutes les familles qui touchent les "allocations des cartables" à la rentrée scolaire ont eu droit à celle-là aussi. (...)
    "mais 150 euros, ça fait un paquet de pognon qui tombe du ciel".
    "Oui, c'est notre parachute doré. Nous aussi on y a droit."
    Citation de qualité ? (5 votes positifs)
  • Par chartel, le 26 octobre 2011

    Le conseiller, qui s’était mis à parler à regret, avait tout déballé, les petites combines pour masquer les chiffres, les contrats pour les collectivités avec des abattements de charges, les formules bidons pour les jeunes, ou les aides au temps partiel qui poussent l’employeur à embaucher deux mi-temps plutôt qu’un plein temps. Il disait qu’il regrettait, que ce n’était pas leur faute. Ce n’était pas lui qui truandait, c’était tout le système qui voulait ça.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (3 votes positifs)

> voir toutes (20)

Videos de Florence Aubenas

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Florence Aubenas


Filigranes.tv, Florence Aubenas présente de L'affaire Maurizius Jakob Wassermann, Gallimard
Mot de l'éditeur : Léonard Maurizius, homme de lettres élégant et frivole, est accusé d'avoir assassiné son épouse. Au terme d'un procès tumultueux, le meurtrier présumé est condamné à la prison à vie par le procureur Andergast. Il croupit en prison depuis plus de dix-huit ans lorsque Etzel Andergast, enfant unique du redoutable procureur, féru de justice et d'absolu, et convaincu de l'innocence de Maurizius, demande à son père de reprendre le dossier «Maurizius». Face à son refus, Etzel part en campagne pour obtenir la révision du procès. Tournant le dos à sa famille et à ses valeurs traditionnalistes, Etzel traque l'homme qui pourrait connaître la vérité et se cache sous une fausse identité à Berlin. Fondé sur une célèbre erreur judiciaire, ce chef-d'œuvre, à la fois lucide et romantique, a la grandeur d'une tragédie grecque. Porté par les implications morales et philosophiques de la crise européenne et allemande du début du siècle dernier, L'Affaire Maurizius témoigne des questions qui hantent l'œuvre de Jakob Wassermann : la quête d'ouverture, souvent refusée, et l'affirmation d'une double identité presque toujours suspecte.








Acheter sur Amazon

Faire découvrir Le quai de Ouistreham par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (281)

> voir plus

Quiz