ISBN : 286959304X
Éditeur : Arléa (1997)


Note moyenne : 3.71/5 (sur 7 notes) Ajouter à mes livres
Les Petites Misères sont une critique féroce des convenances et de l’hypocrisie conjugale. Balzac voulait que sa préface fût illustrée : elle l’est dans cette édition par Cabu.

Source : Arléa
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 5.00/5
    Par nastasiabuergo, le 09 mars 2012

    nastasiabuergo
    Quel étrange ouvrage. On sait que Balzac nous a habitué à toucher à tous les genres, mais là, c'est vraiment un registre où l'on ne l'attend pas, à savoir une sorte de catalogue comique à la façon des bouquins de Desproges comme le Manuel de savoir-vivre à l'usage des rustres et des malpolis ou du Dictionnaire superflu à l'usage de l'élite et des bien nantis. Et le pire, c'est que Balzac est très bon dans ce registre et sait nous fait rire.
    Cet ouvrage est organisé de façon symétrique, deux préfaces de l'auteur, 36 chapitres décrivant des mesquineries diverses, 18 misères pour l'homme, dépeint sous les traits d'un Adolphe quelconque, archétype du gros bourgeois inintéressant et sans finesse de vue, 18 vexations pour sa femme Caroline, symbolisant la bougresse machiavélique intéressée par tout ce qui brille. La première partie (concernant l'homme) est plus comique, plus caustique que la seconde, plus "analytique", même si ce terme fait assez scientifique de nos jours, ce qui n'est pas du tout le cas ici. Ainsi donc, par cette pseudo symétrie de construction, Balzac n'en fait pas moins clairement passer son petit message bien misogyne "pour vivre heureux, vivons sans femme". Néanmoins, on ne peut s'empêcher de reconnaître qu'il y a une certaine justesse dans les situations décrites et qu'on peut reprocher beaucoup de choses à Balzac, mais certainement pas de ne pas être un observateur affuté des mœurs de son époque, et même, soyons fou, un véritable éthologiste humain. le fardeau de la femme étant, selon lui, plutôt la lourdeur de son mari que d'autres travers moins glorieux. Balzac met l'accent sur les désillusions successives du protagoniste vis-à-vis de son conjoint à mesure que le temps passe dans le couple.
    Un livre donc bien plaisant, léger et drôle, fait de petits chapitres courts, relatant les mille désillusions qui attendent le marié ou la mariée.
    En revanche, je suis très, très réservée sur l'intérêt des dessins de Cabu (que j'aime pourtant par ailleurs) car ils sont très datés (façon années 80) et n'apportent, selon moi, rien, mais ceci n'est que mon avis, c'est-à-dire, pas grand chose.
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Plouf_le_loup, le 18 mars 2012

    Plouf_le_loup
    Il s'agit de chroniques publiées une à une dans la presse de 1830 à 1846, et rassemblées ici. On suit donc un peu de la vie et des scènes conjugales de Caroline et Adolphe, bourgeois parisiens. Ces chroniques sont assez inégales, mais globalement drôles, voire parfois incisives ou faisant quelques incursions du côté du cynisme, et évidemment délicieusement bien écrites, d'une plume alerte, vive, presque virevoltante. L'analyse sociale et relationnelle est amusante, et on se dit souvent que près de deux siècles plus tard, finalement, il y a des constantes qui ne changent pas vraiment, dans la vie de couple... Une certaine misogynie transparaît parfois aussi, pas tout le temps, et globalement tout le monde en prend pour son grade, pas seulement les femmes ou les parisiennes. Quelques piques politiques au passage... Bref, des petites choses écrites de manière éparse qui permettent de mieux s'imprégner de l'air du temps de l'époque et de la personnalité De Balzac bien mieux que la simple lecture de ses romans.

    Pour autant je n'ai pas terminé ce livre, simplement parce que je l'ai trouvé trop répétitif. Il m'a manqué l'impression de suivre l'évolution des personnages, et pour cause : les personnages n'évoluent pas vraiment, puisque ça n'est pas l'objectif. Donc stop pour moi page 111 sur 317. En revanche, si vous pouvez l'acheter et/ou le lire par petits peu, une chronique de temps en temps, je pense que ce livre prendra alors toute sa saveur sans les défauts qui m'ont fait en arrêter ma lecture à regret =^.^= Je pense d'ailleurs le lire en tranches directement à la bibliothèque...
    (des extraits sur mon blog)

    Lien : http://ploufetreplouf.over-blog.com/article-petites-miseres-de-la-vi..
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 1.00/5
    Par alexischiffon, le 31 mai 2010

    alexischiffon
    Je confirme : je suis contre le mariage

    Lien : http://alexischiffon.canalblog.com/archives/2009/08/22/14889081.html
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Critiques presse (2)


  • Telerama , le 23 novembre 2011
    Publiées en 1846, ces études de mœurs sont une méchante illustration de la bourgeoisie française, un constat impitoyable sur le temps qui passe.
    Lire la critique sur le site : Telerama
  • LeFigaro , le 04 novembre 2011
    Ce recueil un peu foutraque se lit avec un vrai plaisir, un peu comme un livre d'aphorismes. On n'est pas obligé de suivre ces conseils à la lettre, assez souvent misogynes, mais on peut apprécier la plume de l'écrivain.
    Lire la critique sur le site : LeFigaro

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Citations et extraits

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  • Par Aela, le 18 février 2011

    Il faut avoir fouillé toute la vie sociale pour être un vrai romancier,vu que le roman est l'histoire privée des nations.
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