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> Dominique Rotermund (Traducteur)

ISBN : 2843044340
Éditeur : Zulma (2008)


Note moyenne : 3.65/5 (sur 26 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Yotam enregistre tout sur son petit magnétophone Sony.
La vie qui passe, à commencer par celle de ses parents, plutôt déglinguée, les récits des uns et des autres, pittoresques en diable, toutes les histoires que l'on raconte en famille et ailleurs sur l'amour, l... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Bunee, le 04 janvier 2011

    Bunee
    Un grand moment de lecture que ce roman dont la traduction française a été si longtemps attendue, et lauréat du prix grand public du salon du livre 2008!
    Un petit garçon grassouillet et ayant un léger problème de coordination, vivant en Israël, Yotam, traîne partout avec lui le magnétophone que son père lui a offert, "My First Sony". Je ne sais pas si vous vous souvenez de ces magnétophones pour enfant, en plastique rouge, jaune et bleu, et avec de grosses touches pour les petites mains maladroites? He bien, c'est celà.
    Donc Yotam assiste, avec son frère Shaoul et sa petite sœur Naama, aux maintes péripéties familiales et déchirures qui émaillent leur vie quotidienne: un père dramaturge en panne d'inspiration qui ne cesse de quitter sa femme pour une autre, puis de revenir. le père est un grand enfant foncièrement malheureux, flambeur et sans le sou, torturé et bourreau de ses proches. Sa maîtresse qui tente de séduire tant bien que mal les enfants. Son épouse, à bout de force, tente tant bien que mal de vivre malgré (ou avec) cela, avec le support de ses amies. Les grands parents, qui vivent et puis meurent, et qui représentent un peu la mémoire d'Israel, des premiers colons, des camps à l'arrivée des immigrés, des crises identitaires de l'état hébreu, le poids silencieux de la Shoah. Au sein d'une même famille, des personnes différentes, des opinions politiques différentes, des Seder (grandes réunions familiales) qui se terminent en sucette, des juifs orthodoxes, des secrets et des non dits ...
    Tout cela raconté du point de vue à la fois naïf, lucide et brutal (de la "brutalité" propre à l'enfant) de Yotam, dans un style assez unique - longues phrases ponctuées de virgules, qui s'enchainent de façon assez étourdissante, comme les idées dans la tête du narrateur. On alterne les épisodes rocambolesques et les passages tendres et touchants, tristes, qui donnent presque envie de pleurer.
    My First Sony est un magnifique moment, bouleversant et drôle, sans concession, qui offre un reflet fidèle de ce que peut être la société israélienne et ses doutes, et la famille. La fin tragique lui donne un relief vraiment particulier.
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  • Par keisha, le 29 août 2008

    keisha
    Dans la famille Lazare, on trouve Papa et Maman, leurs noms c'est Assaf et Alma, et leurs trois enfants Shaoul, Yotam et Naama, celui qui raconte c'est Yotam, et Grand-père et Grand-mère, ce sont les parents de Papa, et puis le papa de Maman et la maman de Maman, et encore les frères de Papa, et les soeurs de Maman, leurs enfants ce sont des cousins, et Mikhal la maitresse de Papa, et toute une galerie de personnages qui vont , viennent, se croisent, se disputent, se réconcilient ; et Papa a offert un Sony à Yotam pour qu'il enregistre dessus tout ce qu'il veut, alors Yotam enregistre les conversations de la famille, parfois en cachette, les disputes chez les voisins et même les conversations d'inconnus comme l'autre jour à la piscine et Papa lui a dit d'arrêter, Yotam a refusé, Papa a cassé le Sony mais après il lui en a offert un autre.
    Chronique familiale tour à tour réaliste, tendre, loufoque, triste, qui part dans tous les sens .
    Evocation d'Israël actuel et de l'histoire avant et après 1948. [Un lexique , Histoire et politique, et Vie quotidienne et religion, se trouve à la fin du livre] .
    Des passages drôles, comme lorsque deux gaillards de la société de saisie des biens et un policier arrivent dans l'appartement pour enlever le piano, mais je ne peux pas citer dix pages ...
    Emouvants, quand le Grand-père revient dans l'est de l'Europe à la fin de la seconde guerre mondiale et retrouve la maison de sa famille occupée par des inconnus.
    Aors si vous avez l'occasion de faire connaissance de cette famille, ne refusez pas.
    http://en-lisant-en-voyageant.over-blog.com/article-21760301.html
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    • Livres 4.00/5
    Par oops, le 17 octobre 2009

    oops
    Le narrateur est un petit garçon, à la fois naïf et intelligent. Il raconte la vie de sa famille, plutôt mouvementée. Il ne se sépare jamais de son magnétophone Sony, acheté par son père grâce auquel il restitue tout ce qu'il entend. Et ce qu'il entend, ce sont des témoignages historiques concernant ses aïeux, les disputes entre ses parents, la vie que mène son père, metteur en scène raté, avec sa maîtresse, les difficultés qu'a sa mère, architecte, à joindre les deux bouts...L'écriture est précise. le rythme haletant. Les situations se succèdent avec frénésie. le lecteur progresse de digression en digression, presque en apnée. Si le ton est celui d'un enfant, se dissimule en filigrane le regard attentif et critique de l'écrivain.
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    • Livres 2.00/5
    Par Ponna, le 01 août 2011

    Ponna
    My First Sony se situe en Israel, au coeur d'une famille dont on suit l'histoire à travers la naration d'un de ses enfants: c'est à la fois la force et la faiblesse du livre.
    Cet enfant receuille les témoignages des membres de sa famille grâce à son magnétophone/dictaphone. Il retraduit la vie de son grand-père et ainsi j'ai pu mieux comprendre (sans pour autant partager) l'attitude de certains juifs contemporains, proches de la droite. Personnage très attachant, de même que l'un de ses fils ( le père du narrateur), perdu entre sa famille et le devenir de son pays, incapable de choisir.
    A mon sens, et malgré quelques moments forts drôles, la narration logorrhéenne du fils finit par épuiser.
    J'ai eu du mal à finir, tant les phrases de trois pages, ajoutées aux références culturelles et historiques que je n'ai pas (même si l'index des personnages et des habitudes culturelles est bien fait), rendent le livre fastidieux.
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  • Par christianebrody, le 27 octobre 2011

    christianebrody
    Yotam, enfant discret et curieux, se promène partout avec son magnétophone Sony et enregistre toute la vie de sa famille. Celle de ses parents : un père en manque d'inspiration qui se fait écrivain public; une mère, architecte de mérite, qui jongle entre les infidélités de son mari, les huissiers, sa famille et ses pittoresques amies. Celle de ses grand-parents qui ont connu les horreurs de la guerre, des pogroms et qui grâce à leur envie de transmettre leur savoir, lui raconte l'histoire de la diaspora, de la naissance de l'état d'Israël, des inimitiés entre les différentes factions politiques et armées. Celle de ses oncles qui nous fait entrevoir les difficultés à vivre pleinement sa religion. Tout y passe. L'amour, le sexe, la guerre, la Shoah, la politique…… Et les dissentions que cela crée au sein d'une même famille dont chaque membre, au caractère bien trempé, tente tant bien que mal de vivre dans l'Israël d'aujourd'hui. du XIX siècle jusqu'à nos jours, il y retrace son histoire avec verve et humour. Un cours d'histoire amusant et instructif sur une région dont on entend seulement parler quand il y a des affrontements politiques avec les pays arabes. J'ai apprécié sa truculence, son analyse sur cette société qui se débat pour avoir une vie plus paisible, son optimisme. Une belle histoire savamment racontée. A lire.

    Lien : http://www.immobiletrips.com
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Citations et extraits

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  • Par Bunee, le 03 janvier 2011

    Amalia ne se contentait pas de grossir puis de maigrir, trois ou quatre fois par an. Elle se mariait et divorçait également beaucoup et sa couleur de cheveux changeait en fonction des saisons, passant du noir corbeau aux mèches, puis au blond et au roux, et tantôt ses cheveux étaient tressés à l'africaine, pour être permanentés l'instant d'après, puis bouclés, puis crépus, et soudain, ils raccourcissaient, puisque va savoir quelle coiffure son âme soeur allait préférer, laquelle existait certainement quelque part, elle ne l'avait simplement pas encore rencontrée, et on n'avait pas le droit de désespérer et il fallait continuer à chercher sans relâche, parceque sur les deux milliards d'hommes, ou Dieu sait combien il y en a, qui peuplent la surface de la terre, et qui partent en guerre et gagnent de l'argent et sont artistes et font des découvertes, il y en a bien un qui lui correspond. Elle n'avait qu'à être au bon moment au bon endroit, et avoir l'apparence qu'il faut. Attendre à l'un des carrefours animés, dans lesquels, comme dit papa, elle tend ses pièges et ses embuscades, et un jour, son promis finira bien par croiser son chemin (...)
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  • Par sweetie9, le 07 juillet 2014

    Le silence tomba brusquement au milieu de la dispute avec Grand-père et tout le monde en profita pour boire et reprendre sa respiration afin d'avoir la force de continuer à crier et c'est à ce moment-là que Grand-mère,qui s'était tue jusqu'alors,dit à grand-père qu'elle en avait assez de cette dispute et que s'il avait vraiment l'intention de reprendre la voiture aux enfants_c'est à dire Papa et Maman_ elle collerait des autocollants de Yesh Gvul sur leur Subaru toute neuve et Grand-père lui dit,je voudrais t'y voir et Grand-mère demanda à Maman de lui donner deux autocollants parce que nous revenions justement d'une manifestation et que Maman en avait tout un paquet dans son sac,Maman les sortit et les tendit à Grand-mère demanda,ah non? Et Grand -père dit,non,mais on sentait à sa voix qu'il n'enétait pas tout à fait certain et Grand-mère se leva alors de sa chaise et demanda,qui est ce qui vient m'aider?
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Video de Benni Barbash

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Benny Barbash : My First Sony
[source : doc d'accompagnement du 21/03/2008]Benny BarbashMy First Sony - Editions ZulmaYotam, petit garçon d'une dizaine d'années, enregistre tout sur son magnétophone Sony. À travers lui, les autres personnages du roman prennent vie, membres de la famille vivants ou morts, amis, proches ou rencontres de fortune. Yotam conserve, inventorie, classe les destins de ceux qui l'entourent et...








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