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Jean-Pierre Aoustin (Traducteur)
ISBN : 2070403386
Éditeur : Gallimard (1997)

Note moyenne : 2.72/5 (sur 18 notes)
Résumé :
À seize ans, Christopher et Toni, deux inséparables copains, réalisent que c'est uniquement dans le métro qu'ils peuvent être vraiment seuls avec eux-mêmes et imaginer tout ce qui changera quand ils seront enfin dans la Vraie Vie. Il y aura le mariage - et l'amour huit fois par nuit -, de grandes quantités d'argent à la banque, les boîtes de nuit... Bref, les rêves de tous les garçons de leur âge.Mais sous la plume de Julian Barnes, qui signait là son premier roman,... >Voir plus
Critiques, Analyses & Avis (2) Ajouter une critique
summerday
summerday07 avril 2010
  • Livres 3.00/5
Ce roman raconte le parcours en trois temps de Christopher et son ami Toni, en 1963 au Royaume-Uni, puis 1968 à Paris et à nouveau le Royaume-Uni en 1977. En 1963 les deux personnages ont 16 ans et des occupations tout à fait désuètes pour les ados d'aujourd'hui comme flâner, "épater" et "écraser" des inconnus à partir de bon mots, observer les gens à la National Gallery, compter les fois où on les appelle monsieur ou entrer en communion avec des oeuvres d'art, et tout cela en prenant consciencieusement des notes sur un carnet. J'ai tout de suite été accrochée par le premier chapitre où les deux jeunes hommes observent les visiteurs du musée avec leurs jumelles car c'est tout à fait absurde. La description du quotidien des deux adolescents est extrêmement bien écrite : on suit leurs interrogations sur leur futur et sur les femmes et la sexualité. C'est d'ailleurs amusant de lire un récit où deux ados ont pour seules références de l'amour Racine, Corneille, Shakespeare ou Molière. Par ailleurs comment résister à un livre où les héros expriment qu'ils n'ont pour but dans la vie que l'art? Enfin, le fil conducteur du roman est le ''metroland'' puisqu'ils se rendent compte qu'au milieu de ce quotidien entre école et famille c'est uniquement dans le métro qu'ils peuvent se retrouver vraiment seuls. J'ai aussi apprécié la façon dont l'auteur clôt chacune de ses trois grandes parties par un court chapitre dédié aux objets : les objets qui marquent l'histoire de Christopher à chaque période de sa vie.
On retrouve ensuite Christopher à Paris, en plein milieu des événements de mai 68, qu'il observe de bien loin et sans bien en comprendre les causes et les aboutissants. Parti soit-disant faire des recherches pour la thèse qu'il prépare il découvre surtout les joies d'une vie plus libre et l'amour des femmes. J'avoue que j'ai été bien plus touché par la première partie mais l'auteur déroule son histoire de la façon égale jusqu'à la troisième partie où l'on retrouve le héros un peu changé, entré dans la vie active et prêt au mariage et à devenir père. Nous découvrons qu'il a perdu contact avec son plus vieil ami. Je ne sais pas si son séjour en France a eu une incidence quelconque sur le reste de sa vie, en tout cas l'écart est grand entre les espérances du jeune homme des débuts et sa vie en 1977.
Lien : http://summerday.hautetfort.com/archive/2009/06/..
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Ludivine
Ludivine12 juillet 2008
  • Livres 1.00/5
Très déçue par ce roman, je me suis beaucoup ennuyée en le lisant. J'ai plusieurs fois été tentée d'abandonner en cours de lecture, mais j'ai persisté. Je me suis même dépêchée à le lire pour le finir au plus vite et l'oublier tout aussi rapidement.
Seul point positif, la rencontre entre Christopher et son oncle Arthur, qui trouve toujours les travaux les plus ingrats à lui faire faire, mais c'est sans compter l'impertinence du jeune homme, qui ne les réalise jamais comme il le faudrait. Mais ce passage est beaucoup trop court.
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Citations & extraits (5) Ajouter une citation
SachenkaSachenka14 mars 2015
La vie à seize ans était un prodige de confinement et d'équilibre. D'un côté il y a avait la contrainte de l'école, détestée et aimée à la fois. De l'autre, la contrainte de la vie de famille, détestée et aimée à la fois. Au-delà de ces limites, aussi vagues et merveilleuses que l'Empyrée, commençait la Vie avec une grand V. Il y avait bien certaines choses - les vacances, par exemple - qui semblaient pouvoir vous donner un avant-goût de la vraie vie ; mais elles finissaient toujours par se révéler marques du sceau de la famille.
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HTHT20 décembre 2012
Vous aurez compris que nous nous intéressions surtout au français. Nous aimions cette langue parce qu'elle avait des sonorités explosives et précises ; nous aimions cette littérature en raison surtout de son caractère pugnace. Les écrivains français se battaient sans cesse les uns contre les autres ; ils défendaient et purifiaient la langue, bannissaient les mots d'argot, élaboraient des dictionnaires ayant force de loi, se faisaient arrêter, étaient poursuivis pour obscénité, s'affichaient agressivement en tant que Parnassiens, faisaient des pieds et des mains pour entrer à l'Académie, intriguaient pour décrocher des prix littéraires, étaient parfois exilés. La notion de "dur à cuire cultivé" nous séduisait grandement.
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HTHT20 décembre 2012
Chaque matin, au petit déjeuner, je regardais ma famille et je n'en croyais pas mes yeux. D'abord ils étaient tous encore là - c'était la première surprise. Comment se faisait-il que certains d'entre eux ne se soient pas enfuis pendant la nuit, minés par le vide intolérable dont je pressentais que leur existence était faite ?
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HTHT20 décembre 2012
"Certains disent que c'est la vie qui importe, mais je préfère lire" : nous aurions pu reprendre cette phrase à notre compte à l'époque, mais en nous sentant un peu coupables, car nous craignions que notre passion pour l'art ne fût la conséquence du vide de nos existences. Comment ces deux concepts influaient-ils l'un sur l'autre ? Où était le point d'équilibre ? Étaient-ils aussi distincts l'un de l'autre que nous le supposions ? Une vie pouvait-elle être une oeuvre d'art, ou une oeuvre d'art, une forme de vie plus haute ? L'art n'était-il qu'un divertissement chic dans lequel les incroyants avaient injecté une fausse transcendance ?
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summerdaysummerday07 avril 2010
Aucun règlement n'interdit le port de jumelles dans la National Gallery
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