ISBN : 9782842636586
Éditeur : Le Dilettante (2011)


Note moyenne : 3.71/5 (sur 7 notes) Ajouter à mes livres
Il ne fait pas bon perdre sa baguette magique lorsqu’on est une fée… Un conte de fées noir, goguenard et féroce.
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Critiques et avis(5)

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    • Livres 4.00/5
    Par saphoo, le 02 avril 2011

    saphoo
    Voici un conte teinté d'humour et de dérision, avec une façon très subtile mais franche de dénoncer, le regard porté sur les handicapés. L'histoire commence comme un conte de fées et se finit par une mise au point, très nette et définitive ! Un point final brutal et sanglant !
    Je ne peux hélas que vous souffler les grandes lignes de ce conte afin de vous laisser tout le plaisir de pénétrer dans la bulle enchanteresse de Franz Bartelt, sa plume tantôt douce tantôt acérée mais toujours vive et chatouilleuse, est un pur régal pour tout lecteur qui aime lire et s'amuser tout en abordant des thèmes sérieux.
    Il était une fois, une fée qui avait perdu sa baguette : fâcheux ! Quand soudain, une envie pressante (sans baguette pas moyen de se soulager là sur le champ), elle frappa à la porte d'un monsieur handicapé, seul, nommé Clinty !
    Imaginez-vous, ouvrir à une charmante personne qui se dit être une fée ! Cette charmante fée, promet évidemment de réaliser le vœu de Clinty mais seulement, il lui faut commander une nouvelle baguette, et en attendant, elle demande l'hospitalité car elle est sans défense contre les grands nains noirs dont elle semble voir partout, même en la personne du très charmant facteur alcoolique qui viendra apporter le paquet.
    Devant dissimuler, son identité et sa présence, elle demande donc à Clinty de commander à son nom et contre remboursement cette fameuse baguette.
    En attendant la réception du colis magique, il faut bien occuper cet espace libre. Clinty tout heureux être en si bonne compagnie, commence à se confier et lui raconter sa vie du moins des tranches de vie et notamment les derniers évènements avec une caissière de supermarché qui l'a bien roulé dans la farine ! La gentille caissière commence par lier une amitié puis s'immiscer dans la vie de Clinty en lui vendant un peu de plaisir visuel contre des kilos de sucre ! Sucre pour arriver au salon en cuir ! Etrange et loufoque, mais l'étrange cache toujours une bien triste réalité dont je me dois de vous cacher aussi.
    La fameuse baguette étant arrivée à bon port, la chute de l'histoire se révèle inattendue. Sans pouvoir vous en dire plus, je vous avoue que j'ai passé un super moment de lecture, avec des portraits qui m'ont fait rire notamment sur le responsable du rayon auto, bravo monsieur Bartelt !
    Au-delà de l'humour parfois acide, l'auteur nous dépeint la place de l'handicap dans notre société, leur solitude et leur souffrance, le regard des autres, et ces mêmes autres qui profitent de leur faiblesse pour les escroquer, les abuser et les rabaisser plus bas que terre.
    Un beau portrait en la personne de Clinty, qui nous laisse en interrogation, et ne peut que soulever un vent de révolte face à la société qui met peu de moyen pour faciliter le quotidien des handicapés.
    En résumé, beaucoup d'humour certes mais une belle approche sur le handicap, pour un vrai coup de maître à la sauce Bartelt ! Une lecture délicieuse et fracassante au parfum de nos belles Ardennes !
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par bede08, le 11 novembre 2011

    bede08
    Clinty Dabot, célèbre (on se demande pourquoi ?) handicapé à la patte folle et au dos qui se tord a la surprise d'entendre frapper à sa porte une fée charmante, mais triste : elle a perdu sa baguette magique et de grands lutins noirs la poursuivent. Elle est en danger, en détresse même.
    De lui offrir l'hospitalité vaut, bien sûr, à son bienfaiteur qu'elle exauce son vœu le plus cher.
    Celui-ci, en homme aimable et sympathisant, ouvre son cœur à la fée attentive et compatissante. le pauvre a tout donné, ou presque, pour Marylène, la femme de ses rêves.
    Il raconte sa rencontre avec cette hôtesse de caisse avec laquelle il a entretenu une relation privilégiée (le croit-il) durant deux ans.
    Marylène, subtile intrigante, lui a en fait extorqué argent et vaisselle, babioles et meubles et toute une liste de choses aussi infinie que le sortilège sous lequel il a succombé. le pouvoir du charme, des charmes de Marylène a entraîné Clinty à la banqueroute… Et tout cela n'était pas innocent.
    En véritable Conscience, La fée Benninkova tente de lui ouvrir les yeux… Mais qui donc est-elle ? Existe-t-elle vraiment ? Transformera-t-elle le pauvre Clinty en prince charmant ?
    La réalité est sans pitié pour le rêveur, surtout sous la plume de Franz Bartelt qui nous surprend en nous servant cette histoire qui débute comme un conte.
    D'une écriture Simple et fluide, mais attentive et précise, l'auteur dissèque la vie tourmentée d'un homme entamé dès la naissance, frustré par l'isolement et la solitude, faible et naïf, aveuglé par la femme et ses contours, même quand elle se révèle bien plus opportuniste et vénale qu'il n'aurait pu le croire.
    La lecture est divertissante, le ton est plaisant, le détail toujours présent sous la plume de Bartelt, qui jongle avec l'anatomie –surtout féminine- et la pensée comme un artiste le ferait avec ses quilles, mais qui ne manque jamais de ramener le lecteur à des réalités bien moins agréables.

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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Onclepaul, le 27 janvier 2011

    Onclepaul
    Franz BARTELT : La fée Benninkova. Editions le Dilettante.
    « Vous êtes bien Clinty Dabot, le célèbre handicapé ? » A cette question, posée par une charmante jeune fille, le narrateur ne peut répondre que oui. Célèbre dans son quartier, il s'appelle effectivement Clinty et est handicapé. Il n'est pas encore minuit, et Clinty se demande bien qui vient l'importuner à cette heure indue alors qu'il regarde un dessin animé à la télévision. La jeune fille, en pleurs, se présente : Je suis La fée Benninkova, j'ai envie de faire pipi, j'ai perdu ma baguette magique et je suis poursuivie par les Lutins noirs. le premier petit problème réglé, Clinty et La fée Benninkova, qui n'a plus rien d'une fée sans baguette, commencent à discuter, surtout Clinty qui s'épanche. Il a tant de choses à dire, à raconter, et La fée Benninkova est si attentive. Elle peut se le permettre, d'ailleurs ce n'est qu'un geste de courtoisie, car Clinty a accepté de lui commander une baguette de remplacement. Par téléphone, avec envoi contre-remboursement, à son nom et à son adresse. Alors en attendant la réception de l'objet indispensable à tout statut de fée qui se respecte, ils papotent. Clinty était un assoiffé de documentation sur la femme, sur son anatomie, sur le mystère du charme du sexe dit faible et il a trouvé son bonheur, les réponses à toutes ses interrogations et plus avec Marylène, hôtesse de caisse. Marylène qui va se marier avec Raoul, un gars qui ne lui arrive pas à la cheville, chef de rayon aux accessoires automobiles dans le même supermarché que Marylène. Clinty est invité à la messe de mariage mais pas au repas qui doit s'ensuivre. Et ça, Clinty ne le digère pas. La Fée Benninlova écoute religieusement, avec une patience de fée, Clinty raconter comment il a fait la connaissance de Marylène, l'opulente, la pulpeuse Marylène en effectuant ses emplettes malgré sa patte folle et son dos qui se tord. Marylène après bien des difficultés consent à venir le retrouver dans sa tanière. Subjugué, Clinty lui a demandé après plusieurs visites qu'elle lui montre un sein. Evidemment Marylène n'est pas une femme facile, vénale, elle se récrie et devant le désarroi de son hôte, elle accepte finalement mais contre une petite rétribution : l'équivalent de vingt kilos de sucre. Proposition tout de suite acceptée par Clinty et avec enthousiasme qui plus est. Ah cette jouissance des yeux ! La visite d'après il lui demande de lui montrer l'autre sein, Marylène veut bien, toujours contre l'équivalent de vingt kilos de sucre. Enfin, la bouche sucrée il requiert de pouvoir comparer les deux, en échange de trente kilos de sucre. Et c'est l'engrenage, avec les réticences habituelles. le nombril lui coûte six paires de draps.

    Lien : http://mysterejazz.over-blog.com/
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    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Aurelilele, le 18 avril 2011

    Aurelilele
    Au début, on n'est pas bien sûrs... Est-ce un roman teinté de fantastique? Qu'est-ce que c'est que cette histoire de fée? Est-on dans un conte moderne? Puis, au fur et à mesure que le récit tourne à la confession, l'attention est détournée. La fée devient alors une oreille et un regard extérieur, et endosse les réflexions que se fait le lecteur. Clinty est honteusement abusé par Marylène. Elle se déshabille - un petit bout de sein, une fesse au grand jour...- pour des sommes astronomiques et ruine le pauvre homme qui devient dépendant. La fée lui insuffle alors un instinct de vengeance que Clinty n'a pas forcément, lui qui n'est que gentillesse...
    Le décalage est savamment joué. Clinty croit à son histoire, Clinty croit en la fée, et la fée est acceptée par le lecteur qui ne se pose plus vraiment la question de sa réalité. Après tout, ne faisant qu'écouter et réagir, elle est intégrée comme un personnage non magique. Mais elle promet un retournement étonnant. Et Clinty devra bien faire croire en son existence pour se défendre des éventuelles accusations qu'on pourrait porter contre lui.
    Le style de l'auteur déploie des merveilles de cynisme pour décrire l'abominable situation de Clinty. Ce dernier est un peu pitoyable et très naïf, ce qui le rend assez attachant, finalement. Il faut bien que le lecteur soit de son côté... L'auteur use également d'un art des phrases chocs qui s'accorde parfaitement avec son ironie et son humour noir sous entendu.
    Un très bon moment de lecture, plein de suspens, de surprises et (ce que j'aime par-dessus tout) une chute très bien travaillée. À découvrir!

    Lien : http://suspends-ton-vol.over-blog.com/article-la-fee-benninkova-fran..
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    • Livres 4.00/5
    Par nath56, le 26 mai 2011

    nath56
    J'ai eu beaucoup de plaisir à lire ce livre (l'écriture est très fluide, très agréable) et j'ai trouvé la fin surprenante, même si...
    Vous y croyez, vous, aux fées ?
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Citations et extraits

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  • Par Onclepaul, le 01 février 2011

    La femme nue est rare dans la vie d’un handicapé. Ce qui est rare est cher. Mais ce qui fait du bien n’a pas de prix
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  • Par saphoo, le 02 avril 2011

    Une signature ici, s’il vous plait. Je ne me montrerais pas trop récalcitrant si, derechef et sans me demander mon avis, vous me prescriviez un rafraîchissement à base d’eau de source et de houblon fermenté. il y a dix minutes que je n’ai rien bu.”
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  • Par saphoo, le 02 avril 2011

    Au rayon automobiles, l’intelligence reste très accessoire. Cette tête de gondole sonnait le creux.”
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  • Par Aurelilele, le 18 avril 2011

    Le handicapé est à même d'apprécier aussi bien qu'un valide les courbes glorieuses d'une paire de fesses.
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