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Critiques sur Fin de partie (9)


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    • Livres 5.00/5
    Par Philippe67 le 17/03/2012


    Je suis fan de Beckett et j'ai adoré cette pièce. A chaque fois je découvre d'autres richesses dans ce texte de l'absurde qui commence par la fin eh eh!
    Ham qui ne peut Pas marcher, Clov qui ne peut Pas s'asseoir, les vieux dans les poubelles. Comme pour toutes les pièces de théâtre on peut lire le texte mais surtout il faut voir cette pièce jouée. C'est vivant le théâtre quoi!

    critique de qualité ? (8 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par ianf le 22/12/2010


    On ne peut Pas résumer Fin de partie, simplement parce qu'il n'y a Pas d'intrigue, Pas d'histoire au sens propre. Ce sont quatre personnages - Clov et Hamm, Nagg et Nell ; c'est un lieu clos - car au dehors, c'est "Mortibus" ; c'est une boucle sans fin ; c'est un temps inexistant ; c'est surtout des répliques, des dialogues, des relations entre les personnages magnifiquement mis en scène par le génie de Beckett.
    Fin de partie, c'est aussi la mise en évidence de la misère de la condition humaine dans tout ce qu'elle a de plus ignoble, de plus inutile. Oui, l'homme est inutile, la vie est un fardeau (Hamm dira à son père : "Salopard ! Pourquoi m'as-tu fait ?"), et l'attente d'une mort qui semble refuser de se montrer : Hamm prie pour que ça ne "rebondisse Pas", et si "quelque chose suit son cours", si "ça avance", les personnages continuent d'attendre, mais en vain : la fin de la pièce est un écho au début, et si quelques éléments peuvent faire penser qu'en effet, ça va finir, l'impression de boucle et d'éternel recommencement nous fait réaliser que ce n'est Pas fini. Clov l'annonce lui-même, dès la première (et somptueuse) réplique de Fin de partie : "Fini, c'est fini, ça va finir, ça va peut-être finir." Fin de partie nous raconte une fin qui n'en finit Pas de finir, et qui au fond, semble ne jamais vouloir s'achever.
    Mais, plus que tout encore, Fin de partie est l'éloge du théâtre le plus fascinant qui existe. Cette pièce, si elle s'éloigne du théâtre traditionnel comme le théâtre shakespearien (d'ailleurs, Beckett y fait de multiples allusions : "Mon royaume pour un boueux", dira Hamm), est en fait au plus proche du théâtre, car c'est dans cet art qu'elle puise toute sa force. Les personnages sont des acteurs en train de jouer (Clov sert "à donner la réplique" à Hamm, qui se demande : "Pourquoi cette comédie, tous les jours ?"), comme le suggère la première pantomime de Clov ; ils dialoguent dans cet espace exigu qu'est la scène de théâtre. Les objets, le décor, les mouvements comptent davantage que les paroles et que l'intrigue, preuve évidente que c'est au coeur de l'essence théâtrale que Beckett puise toute la force de son oeuvre.
    Fin de partie, pièce en un acte emplie de métathéâtralité (théâtre dans le théâtre), combine tous les thèmes chers à Beckett : la condition humaine faible et misérable (on n'est Pas sans penser à Pascal en lisant la pièce), les relations entre individus, le langage qui perd sa splendeur et se déconstruit ("tout est a - (bâillements) - bsolu"...), et surtout le théâtre. Car Fin de partie, en tant que pièce qui va à l'encontre du modèle théâtral ordinaire (personnages vides, absence de scène d'exposition et de fin, langage déconstruit, aucune intrigue, références classiques détournées tel le couple maître-valet qui devient le couple parodique Hamm-Clov, etc.), est en fait le théâtre en lui-même. C'est ça qui en fait un chef-d'oeuvre, et même très certainement supérieur à En attendant Godot.

    critique de qualité ? (5 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par spicyfrog le 18/11/2011


    Fin de partie est une pièce de théâtre qui nous laisse perplexe du début à la fin. Beckett à pour habitude que la pièce suit un cours inattendu et surtout, on se demande qu'elle est le but de cette pièce. L'extinction de l'espèce humaine où il ne resterait que deux personnes qui se détestent en même temps qu'ils doivent s'apprécier vis-à-vis du fait qu'ils ne restent plus qu'eux? Les personnages sont à la fois comique, touchant, fascinant et celui de Hamm nous montre ce que peut être la cruauté humaine. Chapeau à Beckett qui manie le théâtre de l'absurde avec un talent incroyable.

    critique de qualité ? (3 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par chartel le 27/12/2007


    Samuel Beckett, un inconnu, un mystère, une énigme. Tellement encensé par certains, tellement honni par d'autres (beaucoup moins nombreux peut-être.) Je ne pouvais rester plus longtemps dans l'ignorance et avant de connaître l'homme, j'ai découvert l'une de ses nombreuses pièces, « Fin de partie ». Ce choix s'est fait logiquement, parce que j'avais pu voir une mise en scène de cette œuvre (par Jean-Claude Fall au CDN Languedoc-Roussillon, à l'automne 2006). Si je n'ai Pas gardé un très grand souvenir de la pièce jouée, j'ai tout de même senti le besoin de lire le texte, et ce fut un vrai bonheur. Si Samuel Beckett a marqué son époque, c'est sûrement parce qu'il a renouvelé le théâtre. Tout d'abord, on est saisi par la surabondance et le pointillisme des didascalies. Elles sont, en effet, omniprésentes, précisant le moindre geste, la moindre attitude ou pause de chaque personnage. Je ne saurais expliquer les raisons de cette méticulosité formelle, mais elle réduit considérablement la liberté du metteur en scène et des acteurs. Mais ce dirigisme apparent s'accompagne d'une grande liberté d'interprétation du sens de la pièce.
    Elle montre le temps qui Passe inexorablement, pour Hamm, son serviteur Clov ainsi qu'un duo probable de vieux parents, Nagg et Nell. La parcimonie des informations sur les raisons de la présence de tous ces personnages, ainsi que sur leurs liens réciproques aide à mettre au premier plan de la pièce l'absurdité de leurs faits et gestes. Samuel Beckett expose des êtres vivant dans leur routine et leur morne quotidien, attendant Passivement la fin prochaine de leur petit manège. Cette impuissance de l'Homme face à l'existence est symbolisée par la paralysie des personnages. Hamm ne peut quitter son fauteuil roulant, Nagg et Nell vivent cloîtrés dans leurs poubelles, et Clov, le seul être pourtant mobile, reste soumis aux ordres et volontés de Hamm.
    Les personnages de cette pièce sont donc des êtres insignifiants, englués dans leurs petits Passe-temps quotidiens, spectateurs du vide existentiel à L'Image de Clov qui répète inlassablement : « quelque chose suit son cours ». Samuel Beckett ne nous raconte Pas une histoire pour occuper un peu de notre temps, mais il ouvre grand nos yeux sur ce temps qui Passe.

    critique de qualité ? (3 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par Ulrikya le 21/05/2011


    Les conditions des personnages semblent être déroutantes mais les touches d'humour noir par ci et là de la part de Beckett nuancent cette atmosphère apocalyptique.
    Entre la vie et la mort, les personnages sont à court d'idée, seul l'isolement et la mort semblent être leur réconfort.
    Très beau livre.

    critique de qualité ? (1 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par Megh le 19/11/2010


    Que dire de ce livre ? Je l'ai littéralement adoré. J'adore ce genre de théâtre, un théâtre de l'absurde où les dialogues s'enchaînent et n'ont ni queue ni tête. le style est simple, épuré et les répliques sont loufoques. Quand bien même ce livre présente un aspect cruel, tout dépend du point de vue, pour ma part je l'ai trouvé poétique. Il y a certaines citations comme ça que j'aimerais garder en tête tout le temps, tellement je les trouve belle. La lecture est rapide, agréable.
    A lire, tout simplement.

    critique de qualité ? (1 votes positifs)



    • Livres 2.00/5
    Par wictoria le 11/11/2009


    Scène à 4 personnages. Un temps où les dragées existent, et aussi les poubelles. Hamm est aveugle et infirme, il dépend de Clov, qui est peut-être son fils adoptif et qui pousse sa chaise à roulettes en fonction de ses aspirations. Surgissent de temps à autre, Nagg et Nell, les parents de Hamm, infirmes également, qui sont reclus dans des poubelles et qui réclamment à manger.

    lire la suite


    Lien : http://monbiblioblog.blogspot.com/2009/11/fin-de-partie.html

    critique de qualité ? (1 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par AgathaMM le 25/05/2012


    J'ai lu cette pièce de théâtre dans un cadre scolaire et heureusement parce que seule je ne pense Pas que j'aurais pu lire une oeuvre aussi extraordinaire!
    J'ai vraiment apprécié lire cette pièce, du pur Beckett!

    critique de qualité ? (0 votes positifs)



    • Livres 3.00/5
    Par Fae-Malices le 14/04/2012


    Ce livre là je l'ai eu entre les mains par le plus grand des hasard. Après avoir Passé une après-midi avec un de mes amis j'ai fini par lui dire que je m'étais fait prêter un tas de livres pour mes trois semaines de vacances et qu'avec ça je ne comptais Pas m'ennuyer. Voilà que je repars avec trois livres en plus à lire. Dont cette pièce de théâtre. Avec comme commentaire : ton côté tordu appréciera.

    Et ce n'est Pas faux, j'ai assez aimé ma lecture. le fait que ce soit du théâtre y aidant beaucoup, j'étais bien contente de me replonger dans ce genre que j'ai délaissé depuis bien longtemps ! Ce n'est certes Pas le type d'écriture qui me plait tant au théâtre, ni même la narration, parce que là Pas d'action, ni grandes envolées. de la simplicité, et beaucoup, beaucoup de bizarrerie. Durant tout le long de la pièce, on a l'impression que quelque chose va finalement arriver, parce que les personnages ne cessent de le répéter à tout va. Cependant, l'immobilisme est bien présent dans la pièce. D'une certaine manière, heureusement qu'elle est très courte, dans le cas contraire je ne sais Pas si j'aurais achévé la lecture. Avec la curiosité et le goût du théâtre probablement que si.

    Au niveau des personnages il y a quelques surprises. Déjà il ne sont que quatre, ce qui n'est Pas commun, enfin moi je n'ai Pas croisé beaucoup de pièces avec si peu d'intervenants. Ils ont tous leurs lots d'étrangeté. Entre celui qui est aveugle dans un fauteuil roulant, celui qui est infirme et le couple de parents vivant dans leur poubelle respectives mais l'une à côte de l'autre je vous prie, il y a de quoi se poser des questions. Bien souvent dans la pièce, d'ailleurs on se demande quel est le but, pourquoi telle phrase, autant dire que la réponse n'est Pas présente, j'en cherche encore certaine.

    Pour ce qui est des relations entre les personnages, j'aime assez celle entre les personnages principaux qui sont Hamm et Clov. Relation de dépendance l'un envers l'autre, de soumis et maître, de l'amour-haine en quelque sorte. Leurs remarques acerbes m'ont bien fait sourire par moments.

    Je n'ai finalement Pas grand chose à dire sur cette lecture qui me semble bien sortir tout droit de l'absurde. Néanmoins, je puis affirmer qu'elle ne m'a Pas déplu pour autant. Rapide. Sympathique. SImple.

    critique de qualité ? (0 votes positifs)






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