ISBN : 2070363619
Éditeur : Gallimard


Note moyenne : 3.83/5 (sur 115 notes) Ajouter à mes livres
Pour expliquer le succès du Roi se meurt, on a dit que c'est un classique. Il montre l'homme ramené à sa condition fondamentale. Donc à l'angoisse devant la mort. Cet homme qui parle avec les accents du roi Lear est néanmoins notre contemporain. Il est tellement notre c... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par annie, le 24 mars 2009

    annie
    Le thème central de la pièce est annoncé dans le titre : Le roi se meurt, et le roi c'est chacun d'entre nous. Ionesco nous donne à voir le comportement et les manières habituelles du comportement de l'individu confronté à sa propre fin. On distingue schématiquement trois attitudes successives face à une vérité choquante : - la dénégation, la révolte et la résignation. Dans un premier temps, Bérenger Ier refuse d'admettre qu'il est à l'agonie. - Puis il se révolte, non seulement contre le caractère inéluctable de sa fin, mais aussi contre lui-même qui n'a pas su réfléchir à sa propre condition. - Dernier stade, la résignation qui ne peut intervenir qu'après un cheminement intellectuel. Inclusivement, c'est aussi une réflexion sur l'écoulement du temps et la décrépitude, ainsi que sur la perception du réel.
    On peut aussi voir trois sentiments successifs qui sont la surprise (ou étonnement marqué par la colère, l'énervement du souverain, son entêtement), l'impuissance qui amène logiquement le troisième : la peur (crainte du personnage désemparé).
    En conclusion, la mort est scandaleuse parce qu'on n'a pas pris le temps d'y penser. le déroulement de la mort du roi dans un laps de temps aussi court fait à la fois ressortir l'absurde et donne toute sa force face à cette vérité ignorée et pourtant toujours présente, celle de la fin, jamais préparée, toujours repoussée alors qu'inéluctable. Elle est aussi représentée comme un spectacle, d'où le deuxième titre que Ionesco avait initialement choisi : La Cérémonie.


    Lien : http://mazel-livres.blogspot.com/
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    • Livres 2.00/5
    Par vincentf, le 27 juin 2010

    vincentf
    Pas le même impact qu'à la première lecture. J'avais tremblé, je réfléchis. Je me demande si ce roi qui meurt, ce n'est pas Dieu, si ce texte n'est pas une parabole. La reine s'appelle Marie... La terreur de la mort, juste elle, il y a quelques années, un peu de comique aujourd'hui, dans les répliques du garde, dans la naïveté de Juliette, dans les délires du roi. Marguerite est-elle la mort, la faucheuse, une allégorie ? Sans doute est-ce parce que la mort de Dieu, ou sa vie, son existence, toutes ces questions qui me torturaient, se sont éloignées. Sans doute relirai-je ce livre et retrouverai-je son impact quand je saurai que c'est vraiment la fin.
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    • Livres 5.00/5
    Par purplevelvet, le 24 mars 2010

    purplevelvet
    Cette pièce est une grosse claque qui remet les pendules à l'heure, en l'occurrence la dernière, et force le roi et par la même occasion le public à regarder ce qui ne se peut regarder en face, c'est à dire la mort. Quotidienne, banale, naturelle.
    Le texte est bourré à ras-bord de références à la culture orientale (réincarnation), aux traditions roumaines (danses et cérémonies), au théâtre Shakespearien ( le roi Lear). Autant le texte est simple et même parfois drôle (catégories absurdes et humour noir), autant l'intertextualité et les références sont nombreuses et fouillées. Une pièce faussement simple donc.

    Lien : http://purplevelvet.canalblog.com/archives/2010/02/07/16831002.html
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    • Livres 2.00/5
    Par AmandineMM, le 12 août 2011

    AmandineMM
    21e-siècles, théâtre-et-opéra
    [edit]

    J'ai préféré cette pièce-ci à La Cantatrice chauve où il semble avant tout détruire le théâtre bourgeois et idéologique de son époque, tandis que dans celle-ci, il continue à se positionner contre ces théâtres, mais en construisant le sien. J'ai apprécié la façon dont il a traité le thème de la mort, sans véritablement prendre parti à la fin: cela ne nous dit pas ce qu'est la mort, ni son issue, mais propose plusieurs pistes connues et surtout, cherche à aider à accepter son inéluctabilité .
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  • Par luthien, le 24 janvier 2012

    luthien
    Cette pièce de théâtre est constituée d'un seul acte pendant lequel Le Roi se meurt comme l'indique le titre. Cinq personnages gravitent autour du roi Bérenger Ier. Sa première épouse, Marguerite, symbolise la raison. Sa seconde, Marie, est la reine favorite du roi et exprime l'amour. Elle se lancera dans des tentatives désespérées pour sauver le roi. Trois autres personnages de moindre importance sont aussi présents. le Médecin, qui est aussi chirurgien, bourreau, bactériologue et astrologue, est du côté de Marguerite, approuvant toutes ses remarques. Juliette est à la fois femme de ménage et infirmière, représentant le peuple et le travail. Et pour terminer, le Garde, qui n'est là que pour faire des déclamations au public, symbolise ainsi le royaume.

    Lien : http://andimagine.wordpress.com/2012/01/24/le-roi-se-meurt-de-eugene..
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Citations et extraits

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  • Par Guylaine, le 06 mai 2010

    "Marguerite
    Moi, tu m'entendras, tu m'entendras mieux. (Le Roi est debout, immobile, il se tait.) Il arrive que l'on fasse un rêve. On s'y prend, on y croit, on l'aime. Le matin, en ouvrant les yeux, deux mondes s'entremêlent encore. Les visages de la nuit s'estompent dans la clarté. On voudrait se souvenir, on voudrait les retenir. Ils glissent entre vos mains, la réalité brutale du jour les rejette. De quoi ai-je rêvé se dit-on? Que se passait-il? Qui embrassais-je? Qui aimais-je? Qu'est-ce que je disais et que me disait-on? On se retrouve avec le regret imprécis de toutes ces choses qui furent ou qui semblaient avoir été. On ne sait plus ce qu'il y avait autour de soi. On se sait plus."
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  • Par NotaBene, le 30 avril 2012

    Le Roi : O soleil, aide-moi, soleil, chasse l'ombre, empêche la nuit. Soleil, soleil, éclaire toutes les tombes, entre dans tous les coins sombres et les trous et les recoins, pénètre en moi. Ah! Mes pieds commencent à refroidir, viens me réchauffer, que tu entres dans mon corps, sous ma peau, dans mes yeux. Rallume leur lumière défaillante, que je voie, que je voie, que je voie. Soleil, soleil, me regretteras-tu? Petit soleil, bon soleil, défends-moi. Dessèche et tue le monde entier s'il faut un petit sacrifice. Que tous meurent pourvu que je vive éternellement, même tout seul dans le désert sans frontières. Je m'arrangerai avec la solitude. Je garderai le souvenir des autres, je les regretterai sincèrement. Je peux vivre dans l'immensité transparente du vide. Il vaut mieux regretter que d'être regretté. D'ailleurs on ne l'est pas. Lumière des jours, au secours!
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  • Par ccha, le 17 mars 2011

    Des égoïstes, tous, tous. Ils ne pensent qu'à leur vie, qu'à leur peau. Pas à la mienne.
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  • Par valetudinaire, le 26 février 2011

    Je meurs, vous entendez, je veux dire que je meurs, je n'arrive pas à le dire, je ne fais que de la littérature.
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  • Par ccha, le 17 mars 2011

    MARGUERITE : Il s'imagine qu'il est le premier à mourir.
    MARIE : Tout le monde est le premier à mourir.
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Video de Eugène Ionesco

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Vidéo de Eugène Ionesco

Entretien avec Ionesco. Il parle de son enfance, de ses études, de son besoin de solitude











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