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ISBN : 2070363619
Éditeur : Gallimard


Note moyenne : 3.79/5 (sur 337 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Pour expliquer le succès du Roi se meurt, on a dit que c'est un classique. Il montre l'homme ramené à sa condition fondamentale. Donc à l'angoisse devant la mort. Cet homme qui parle avec les accents du roi Lear est néanmoins notre contemporain. Il est tellement notre c... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par cicou45, le 05 juillet 2013

    cicou45
    Etant donné que je vais prochainement aller voir la représentation de cette pièce avec, entre autre, Michel Bouquet (pour ne citer que lui) à la citadelle de Sisteron, j'avais tout de même envie de découvrir le texte avant et, pourquoi pas, de me "réconcilier" avec Eugène Ionesco. Pari réussi. Autant j'avoue avoir été déçu par la pièce "Rhinocéros", autant là, j'avoue avoir été bluffée par "Le Roi SE Meurt"...
    Certes, l'on sait d'avance qu'en lisant de tels ouvrages, il faut se faire à l'idée que l'on ne va pas lire du théâtre classique (comme je l'aime) mais du théâtre de l'absurde mais même avec cette idée en tête, j'avais eu du mal avec ma première rencontre avec l'auteur. Ici, il en est tout à fait autrement. Pourquoi ? Je n'en sais rien...Peut-être est-ce tout simplement dû au fait que l'auteur traite ici d'une question existentielle qui nous préoccupe toute notre vie : celle de la Mort.
    Ayant longtemps été hantée par cette dernière enfant (je le suis encore mais moins...d'ailleurs, qui ne l'est pas), cette pièce m'a fait beaucoup de bien...
    Le Roi Bérenger Ier n'a, quant à lui, jamais songé qu'il allait, comme tout être humain (roi ou pas) mourir un jour. Ici, ses deux épouses, Marguerite et Marie, accompagnés du médecin, de Juliette (la domestique) et du garde tentent de le préparer et de lui faire entendre raison. Tandis que Marguerite, la première épouse du roi se montre assez franche et cruelle par moments, Marie, elle, bien qu'étant sa deuxième épouse mais préférée du roi, se montre pleine d'espoir.
    Entre espoir et résignation, il y a peut-être un juste milieu même si l'inévitable doit arriver et arrivera !
    Une pièce qui se lit en un rien de temps, que j'ai trouvé remplie de philosophie, très bien écrite et extrêmement drôle. J'ai hâte de la voir jouée sur scène !
    A lire sans plus attendre (c'est un conseil pour ceux qui ne l'auraient pas déjà lue !).
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    • Livres 3.00/5
    Par araucaria, le 25 mars 2013

    araucaria
    Théâtre de l'absurde cher à Eugène Ionesco, mais cependant pièce bien plus classique et moins loufoque que peuvent l'être "Rhinocéros" ou "La Cantatrice Chauve". "Le Roi se meurt" comme le titre l'indique c'est l'aboutissement logique d'une vie que le héros Bérenger n'a pas vu passer. C'est aussi la fin d'un monde, le palais tombe en ruine, le royaume est en piteux état, la population est réduite à une peau de chagrin... Bérenger quant à lui se retrouve confronté, bien que monarque, et comme tout un chacun, à la mort. Lui qui avait le pouvoir sur tout ne peut pas y échapper et comme son plus humble sujet est obligé d'accepter ce qui lui semble inacceptable. La mort est là pour lui, comme pour tous, aboutissement de toute vie!

    Lien : http://araucaria.20six.fr
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    • Livres 5.00/5
    Par najnaje, le 30 juin 2013

    najnaje
    Cette pièce m'a fait comprendre concrètement le processus de l' acceptation de la mort, comme je suis soignante je suis confrontée à la fin de vie des patients et cette pièce m'a permis de mieux intégré ce processus. Je vois des personnes en colère d'autre plus sereine face à la mort. Ionesco décrit admirablement ce processus qui se compose de 7 étapes qui sont : le choc, le déni, la colère, la tristesse, le marchandage, l' acceptation, la décontraction. Le fait que le personnage principal soit un roi n'est à mon sens pas anodin puisqu'il accentue le désarroi de ce dernier face à la mort, il perd tout contrôle sur tout et son royaume se délite.
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    • Livres 5.00/5
    Par purplevelvet, le 24 mars 2010

    purplevelvet
    Cette pièce est une grosse claque qui remet les pendules à l'heure, en l'occurrence la dernière, et force le roi et par la même occasion le public à regarder ce qui ne se peut regarder en face, c'est à dire la mort. Quotidienne, banale, naturelle.
    Le texte est bourré à ras-bord de références à la culture orientale (réincarnation), aux traditions roumaines (danses et cérémonies), au théâtre Shakespearien ( le roi Lear). Autant le texte est simple et même parfois drôle (catégories absurdes et humour noir), autant l'intertextualité et les références sont nombreuses et fouillées. Une pièce faussement simple donc.

    Lien : http://purplevelvet.canalblog.com/archives/2010/02/07/16831002.html
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    • Livres 3.00/5
    Par patrick75, le 09 mai 2013

    patrick75
    Il est difficile de se mettre dans la tête de l'auteur. Qu'a-t-il voulu exprimer ?
    La lente agonie d'un roi. Ce roi serait-il Dieu ? Personnellement , j'ai trouvé que c'était une pièce optimiste. Certains passages semblent nous convaincre de sortir de notre situation pour découvrir d'autres univers. Ou bien n'ai-je rien compris, ou alors tout compris de travers. Peut-être que l'auteur nous laisse y voir ce que chacun de nous veut y trouver.
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Citations et extraits

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  • Par araucaria, le 25 mars 2013

    LE ROI
    J'ai du mal aussi à bouger mes bras. Est-ce que cela commence? Non. Pourquoi suis-je né si ce n'était pas pour toujours? Maudits parents. Quelle drôle d'idée, quelle bonne blague! Je suis venu au monde il y a cinq minutes, je me suis marié il y a trois minutes.

    MARGUERITE
    Cela fait deux cent quatre vingt-trois ans.

    LE ROI
    Je suis monté sur le trône il y a deux minutes et demie.

    MARGUERITE
    Il y a deux cent soixante-dix-sept ans et trois mois.

    LE ROI
    Pas eu le temps de dire ouf! Je n'ai pas eu le temps de connaître la vie.
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  • Par Guylaine, le 06 mai 2010

    "Marguerite
    Moi, tu m'entendras, tu m'entendras mieux. (Le Roi est debout, immobile, il se tait.) Il arrive que l'on fasse un rêve. On s'y prend, on y croit, on l'aime. Le matin, en ouvrant les yeux, deux mondes s'entremêlent encore. Les visages de la nuit s'estompent dans la clarté. On voudrait se souvenir, on voudrait les retenir. Ils glissent entre vos mains, la réalité brutale du jour les rejette. De quoi ai-je rêvé se dit-on? Que se passait-il? Qui embrassais-je? Qui aimais-je? Qu'est-ce que je disais et que me disait-on? On se retrouve avec le regret imprécis de toutes ces choses qui furent ou qui semblaient avoir été. On ne sait plus ce qu'il y avait autour de soi. On se sait plus."
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  • Par cicou45, le 04 juillet 2013

    LE ROI : Je mourrai, oui, je mourrai. Dans quarante ans, dans cinquante ans, dans trois cents ans. Plus tard. Quand je voudrai, quand j'aurai le temps, quand je déciderai."

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  • Par CorinneCo, le 15 novembre 2013

    MARGUERITE
    Il perçoit encore les couleurs. Des souvenirs colorés. Ce n'est pas une nature auditive. Son imagination est purement visuelle... c'est un peintre... trop partisan de la monochronie.(Au roi) Renonce aussi à cet empire. Renonce aussi aux couleurs. Cela t'égare encore, cela te retarde. Tu ne peux plus t'attarder, tu ne peux plus t'arrêter, tu ne dois pas. (Elle s'écarte du Roi) Marche tout seul, n'aie pas peur. Vas-y. (Marguerite, dans un coin du plateau, dirige le Roi de loin.) Ce n'est plus le jour, ce n'est plus la nuit, il n'y a plus de jour, il n'y a plus de nuit. Laisse-toi diriger par cette roue qui tourne devant toi. Ne la perds pas de vue, suis-la, pas de trop près, elle est embrasée, tu pourrais te bršler. Avance, j'écarte les broussailles, attention, ne heurte pas cette ombre qui est à ta droite... Mains gluantes, mains implorantes, bras et mains pitoyables, ne revenez pas, retirez-vous. Ne le touchez pas, ou je vous frappe! (Au roi) Ne tourne pas la tête. Evite le précipice à ta gauche, ne crains pas ce vieux loup qui hurle... ses crocs sont en carton, il n'existe pas. (Au loup) Loup, n'existe plus! (Au roi) Ne crains pas non plus les rats. Ils ne peuvent pas mordre tes orteils! (Aux rats) Rats et vipères, n'existez plus! (Au roi) Ne te laisse pas apitoyer par le mendiant qui te tend la main... Attention à la vieille femme qui vient vers toi... Ne prends pas le verre d'eau qu'elle te tend. Tu n'as pas soif. (À la vieille femme imaginaire) Il n'a pas besoin d'être désaltéré, bonne femme, il n'a pas soif. N'encombrez pas son chemin. Èvanouissez-vous. (Au roi) Escalade la barrière... Le gros camion ne t'écrasera pas, c'est un mirage... Tu peux passer, passe... Mais non, les pâquerettes ne chantent pas, même si elles sont folles. J'absorbe leurs voix; elles, je les efface!... Ne prête pas l'oreille au murmure du ruisseau. Objectivement, on ne l'entend pas. C'est aussi un faux ruissseau, c'est une fausse voix... Fausses voix, taisez-vous. (Au roi) Plus personne ne t'appelle. Sens, une dernière fois, cette fleur et jette-la. Oublie son odeur. Tu n'as plus la parole. À qui pourrais-tu parler? Oui, c'est cela, lève le pas, l'autre. Voici la passerelle, ne crains pas le vertige. (Le Roi avance en direction des marches du trône) Tiens-toi tout droit, tu n'as pas besoin de ton gourdin, d'ailleurs tu n'en as pas. Ne te baisse pas, surtout, ne tombe pas. Monte, monte. (Le Roi commence à monter les trois ou quatre marches du trône) Plus haut, encore plus haut. (Le Roi est tout près du trône) Tourne-toi vers moi. Regarde-moi. Regarde à travers moi. Regarde ce miroir sans image, reste droit... Donne-moi tes jambes, la droite, la gauche. (À mesure qu'elle lui donne ces ordres, le Roi raidit ses membres.) Donne-moi un doigt, donne-moi deux doigts... trois... quatre... cinq... les dix doigts. Abandonne-moi le bras droit, le bras gauche, la poitrine, les deux épaules et le ventre. (Le Roi est immobile, figé comme une statue.) Et voilà, tu vois, tu n'as plus la parole, ton coeur n'a plus besoin de battre, plus la peine de respirer. C'était une agitation bien inutile, n'est-ce pas? Tu peux prendre place.
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  • Par NotaBene, le 30 avril 2012

    Le Roi : O soleil, aide-moi, soleil, chasse l'ombre, empêche la nuit. Soleil, soleil, éclaire toutes les tombes, entre dans tous les coins sombres et les trous et les recoins, pénètre en moi. Ah! Mes pieds commencent à refroidir, viens me réchauffer, que tu entres dans mon corps, sous ma peau, dans mes yeux. Rallume leur lumière défaillante, que je voie, que je voie, que je voie. Soleil, soleil, me regretteras-tu? Petit soleil, bon soleil, défends-moi. Dessèche et tue le monde entier s'il faut un petit sacrifice. Que tous meurent pourvu que je vive éternellement, même tout seul dans le désert sans frontières. Je m'arrangerai avec la solitude. Je garderai le souvenir des autres, je les regretterai sincèrement. Je peux vivre dans l'immensité transparente du vide. Il vaut mieux regretter que d'être regretté. D'ailleurs on ne l'est pas. Lumière des jours, au secours!
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Vidéo de Eugène Ionesco

Entretien avec Ionesco. Il parle de son enfance, de ses études, de son besoin de solitude











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