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ISBN : 2070363619
Éditeur : Gallimard


Note moyenne : 3.75/5 (sur 247 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Pour expliquer le succès du Roi se meurt, on a dit que c'est un classique. Il montre l'homme ramené à sa condition fondamentale. Donc à l'angoisse devant la mort. Cet homme qui parle avec les accents du roi Lear est néanmoins notre contemporain. Il est tellement notre c... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par araucaria, le 25 mars 2013

    araucaria
    Théâtre de l'absurde cher à Eugène Ionesco, mais cependant pièce bien plus classique et moins loufoque que peuvent l'être "Rhinocéros" ou "La Cantatrice Chauve". "Le Roi se meurt" comme le titre l'indique c'est l'aboutissement logique d'une vie que le héros Bérenger n'a pas vu passer. C'est aussi la fin d'un monde, le palais tombe en ruine, le royaume est en piteux état, la population est réduite à une peau de chagrin... Bérenger quant à lui se retrouve confronté, bien que monarque, et comme tout un chacun, à la mort. Lui qui avait le pouvoir sur tout ne peut pas y échapper et comme son plus humble sujet est obligé d'accepter ce qui lui semble inacceptable. La mort est là pour lui, comme pour tous, aboutissement de toute vie!

    Lien : http://araucaria.20six.fr
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    • Livres 5.00/5
    Par LunaZione, le 13 mai 2013

    LunaZione
    J'aime beaucoup Rhinocéros de cet auteur mais j'avais eu une très mauvaise surprise en découvrant La Cantatrice chauve. Alors, j'avais un peu peur de me lancer dans Le roi se meurt.

    Cela dit, j'ai eu peur pour rien ! J'ai vraiment beaucoup aimé cette pièce de théâtre : l'humour n'est pas aussi absurde quand dans La Cantatrice chauve et j'ai donc pu l'apprécier à sa juste valeur. J'ai beaucoup aimé m'immerger dans les derniers instants de la vie de ce roi séculaire : c'est impressionnant comment la vie s'écroule d'un seul coup autour de lui et qu'il prend conscience de tout ce qu'il s'était promis de faire sans jamais en prendre le temps... C'est vraiment une pièce très "Carpe Diem" !
    J'ai beaucoup aimé les deux épouses de ce roi qui ne m'ont pas paru très paniquée sur le coup. Elles ont un caractères qu'on ne devine pas forcément vu le rôle qu'elles ont. Ce sont des personnages très intéressant à "gratter".

    J'ai beaucoup aimé l'humour de la pièce et tous ces jeux de mots et rebondissement. Il y a beaucoup de comique de répétition, mais ça m'a toujours fait autant rire, jusqu'à la fin de ma lecture !
    J'adorerais pouvoir voir Le roi se meurt jouée sur scène :)

    Lien : http://lunazione.over-blog.com/article-le-roi-se-meurt-eugene-ionesc..
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    • Livres 4.00/5
    Par loicdj, le 18 avril 2013

    loicdj
    Pour moi, le plus grand dramaturge français du 20ème siècle est sans aucun doute Ionesco. Ce Roumain d'origine qui adopta la langue française et inventa en 1950, avec La Cantatrice chauve, le théâtre de l'absurde nous a donné une oeuvre aussi abondante qu'intelligente où brillent au moins une demi-douzaine de "classiques". Ses deux pièces les plus remarquables sont sûrement Les Chaises et Rhinocéros, mais personnellement c'est celle-ci que je préfère.
    Le concept en est d'une rare simplicité, puisqu'on assiste tout bonnement à l'agonie d'un homme, lequel, tout roi qu'il est, symbolise évidemment chacun d'entre nous. Au fur et à mesure que la pièce se déroule, l'issue fatale se rapproche et l'on voit le mourant passer par toutes sortes d'émotions contradictoires, de la surprise à la peur en passant par l'indignation.
    Le plus paradoxal, dans cette oeuvre, c'est qu'elle traite le thème le plus tragique qu'on puisse concevoir sans jamais virer à la tragédie. Ce n'est pas une farce non plus, bien sûr. Non, c'est une tragi-comédie, à l'image de la vie, moitié rires, moitié larmes. Un jour, tôt ou tard, il faut mourir, nous dit Ionesco, c'est inévitable, inéluctable, et pourtant, jusqu'au dernier moment, vainement, puérilement, nous essayons de refuser l'évidence, d'échapper à la sentence. Ainsi va la nature humaine!
    Cette pièce, en définitive, comme toutes les grandes pièces, est un miroir qui nous met face à nous-mêmes, qui nous confronte à nos angoisses les plus profondes, à nos interrogations les plus intimes. Rarement le théâtre a été aussi proche de la philosophie!
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    • Livres 5.00/5
    Par purplevelvet, le 24 mars 2010

    purplevelvet
    Cette pièce est une grosse claque qui remet les pendules à l'heure, en l'occurrence la dernière, et force le roi et par la même occasion le public à regarder ce qui ne se peut regarder en face, c'est à dire la mort. Quotidienne, banale, naturelle.
    Le texte est bourré à ras-bord de références à la culture orientale (réincarnation), aux traditions roumaines (danses et cérémonies), au théâtre Shakespearien ( le roi Lear). Autant le texte est simple et même parfois drôle (catégories absurdes et humour noir), autant l'intertextualité et les références sont nombreuses et fouillées. Une pièce faussement simple donc.

    Lien : http://purplevelvet.canalblog.com/archives/2010/02/07/16831002.html
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    • Livres 3.00/5
    Par patrick75, le 09 mai 2013

    patrick75
    Il est difficile de se mettre dans la tête de l'auteur. Qu'a-t-il voulu exprimer ?
    La lente agonie d'un roi. Ce roi serait-il Dieu ? Personnellement , j'ai trouvé que c'était une pièce optimiste. Certains passages semblent nous convaincre de sortir de notre situation pour découvrir d'autres univers. Ou bien n'ai-je rien compris, ou alors tout compris de travers. Peut-être que l'auteur nous laisse y voir ce que chacun de nous veut y trouver.
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Citations et extraits

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  • Par araucaria, le 25 mars 2013

    LE ROI
    J'ai du mal aussi à bouger mes bras. Est-ce que cela commence? Non. Pourquoi suis-je né si ce n'était pas pour toujours? Maudits parents. Quelle drôle d'idée, quelle bonne blague! Je suis venu au monde il y a cinq minutes, je me suis marié il y a trois minutes.

    MARGUERITE
    Cela fait deux cent quatre vingt-trois ans.

    LE ROI
    Je suis monté sur le trône il y a deux minutes et demie.

    MARGUERITE
    Il y a deux cent soixante-dix-sept ans et trois mois.

    LE ROI
    Pas eu le temps de dire ouf! Je n'ai pas eu le temps de connaître la vie.
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  • Par Guylaine, le 06 mai 2010

    "Marguerite
    Moi, tu m'entendras, tu m'entendras mieux. (Le Roi est debout, immobile, il se tait.) Il arrive que l'on fasse un rêve. On s'y prend, on y croit, on l'aime. Le matin, en ouvrant les yeux, deux mondes s'entremêlent encore. Les visages de la nuit s'estompent dans la clarté. On voudrait se souvenir, on voudrait les retenir. Ils glissent entre vos mains, la réalité brutale du jour les rejette. De quoi ai-je rêvé se dit-on? Que se passait-il? Qui embrassais-je? Qui aimais-je? Qu'est-ce que je disais et que me disait-on? On se retrouve avec le regret imprécis de toutes ces choses qui furent ou qui semblaient avoir été. On ne sait plus ce qu'il y avait autour de soi. On se sait plus."
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  • Par NotaBene, le 30 avril 2012

    Le Roi : O soleil, aide-moi, soleil, chasse l'ombre, empêche la nuit. Soleil, soleil, éclaire toutes les tombes, entre dans tous les coins sombres et les trous et les recoins, pénètre en moi. Ah! Mes pieds commencent à refroidir, viens me réchauffer, que tu entres dans mon corps, sous ma peau, dans mes yeux. Rallume leur lumière défaillante, que je voie, que je voie, que je voie. Soleil, soleil, me regretteras-tu? Petit soleil, bon soleil, défends-moi. Dessèche et tue le monde entier s'il faut un petit sacrifice. Que tous meurent pourvu que je vive éternellement, même tout seul dans le désert sans frontières. Je m'arrangerai avec la solitude. Je garderai le souvenir des autres, je les regretterai sincèrement. Je peux vivre dans l'immensité transparente du vide. Il vaut mieux regretter que d'être regretté. D'ailleurs on ne l'est pas. Lumière des jours, au secours!
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  • Par patrick75, le 09 mai 2013

    L'amour est fou. Si tu as l'amour fou, si tu aimes insensément, si tu aimes absolument, la mort s'éloigne. Si tu m'aimes moi, si tu aimes tout, la peur se résorbe. L'amour te porte, tu t'abandonnes et la peur t'abandonne. L'univers est entier, tout ressuscite, le vide se fait plein.

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  • Par patrick75, le 09 mai 2013

    Il sera une page dans un livre de dix mille pages que l'on mettra dans une bibliothèque qui aura un million de livres, une bibliothèque parmi un million de bibliothèques.

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Vidéo de Eugène Ionesco

Entretien avec Ionesco. Il parle de son enfance, de ses études, de son besoin de solitude











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