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Philippe Agostini (Antécédent bibliographique)
ISBN : 2020066890
Éditeur : Editions du Seuil (1984)

Note moyenne : 3.77/5 (sur 43 notes)
Résumé :
"Nous aimons à retrouver dans cette oeuvre les thèmes familiers de Bernanos, comme nous y retrouvons sa noblesse, sa brûlure, sa voix puissante et douloureuse."
Marcel Arland

"Cette oeuvre prend, à l'heure où nous sommes, comme un regain de signification et d'actualité, car l'angoisse ou la peur est devenue ou est en train de devenir notre élément."
Gabriel Marcel

"Le génies de Bernanos est de nous rendre sensible, une foi... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
gabylis
gabylis19 février 2016
  • Livres 5.00/5
Bernanos n'est pas un auteur facile à lire : ses écrits reflètent une âme tourmentée, sa plume nous entraîne des envolées les plus mystiques et les plus hautes, à la bassesse et la faiblesse de l'homme. Impossible de sortir indemne ou indifférent de la lecture d'une de ses oeuvres.
Le Dialogue des Carmélites, pièce de théâtre adaptée à partir d'une nouvelle de Gertrud von le Fort ne fait pas exception. Avec un profond réalisme, Bernanos nous décrit les profondeurs de l'âme humaine : la peur de l'homme face à la mort, les grands désirs, l'héroïsme, la foi pure et joyeuse, ou sévère et janséniste. Force et faiblesse. Grandeur et bassesse.
Le thème central de cette pièce est bien celui de la mort, vécue douloureusement, difficilement, dans la révolte ou dans l'acceptation, comme un sacrifice consenti. Dolorisme diraient certains, ou martyr diraient d'autres. Il n'en reste pas moins que Bernanos fait preuve d'une connaissance de l'âme humaine absolument époustouflante, sur un sujet quelque peu tabou : celui de notre propre confrontation à la mort. Et sous-tend à toute cette oeuvre, cette petite musique, légère et à peine distinguable, celle de la joie, chant délicat de la confiance puisée à la source de la foi en Dieu.
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mercutio
mercutio24 juin 2014
  • Livres 5.00/5
Comme souvent avec les oeuvres de qualité, chacun, dans sa lecture du "Dialogue des Carmélites" aura la possibilité d'hypertrophier le thème résonant le plus fortement en lui, parmi tous ceux proposés par l'auteur.
Indépendamment du contexte historique choisi, particulièrement dramatique et propice aux émotions extrêmes -la Terreur en France- c'est le jeu ironique de Dieu avec la volonté et les pulsions des hommes (ici des femmes, ce qui donne d'ailleurs à l'oeuvre une intensité toute particulière) qui m'a le plus séduit.
En effet, Blanche de la Force renommée "de l'Agonie du Christ", ayant fui au couvent par peur pathologique du siècle et voulant à tout prix y échapper à une mort inéluctable, finit par suppléer volontairement sur l'échafaud Marie de l'Incarnation, celle-là même dont toutes les forces étaient depuis longtemps tendues vers le martyr et qui se trouve de ce fait contrainte d'y renoncer et vivre.
Si on s'affranchit du caractère éminemment religieux de l'oeuvre et encore plus si on est athée, on parlera, non du jeu de Dieu, mais de celui du destin. Et on ne manquera pas de s'interroger sur l'éventuelle pertinence de cet état d'esprit qu'on appelle aujourd'hui le lâcher-prise.
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chartel
chartel20 décembre 2007
  • Livres 3.00/5
Dernière oeuvre écrite par Georges Bernanos. C'était au départ une commande, un scénario d'après une nouvelle en langue allemande de Gertrud von le Fort, "La dernière à l'échafaud".
L'histoire présente seize carmélites de Compiègnes qui subissent les bouleversements et la tyrannie de la Révolution française. Bernanos y développe le mystère de la peur, et plus particulièrement la peur de la mort, thème central dans l'oeuvre de cet auteur.
Pour les croyants et fervents catholiques, cette pièce pourra peut-être les attendrir devant la foi inébranlable et l'héroïsme de ces carmélites, mais pour les autres, simples impies et athés de tout bords dont je fais partie, on n'en retiendra que le ridicule et la bêtise de petites écervellées qui sont prêtes à aller vers la mort pour un principe, une idée qu'elles ne comprendront jamais.
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Albounet
Albounet18 décembre 2012
  • Livres 4.00/5
Unique pièce de théâtre et ultime oeuvre de Georges Bernanos.
L'auteur introduit des personnages "romanesques" dans un évènement historique. L'action se situe à Paris et à Compiègne en 1789.
Blanche décide d'entrer dans un couvent carmélite au lieu de bénéficier des privilèges que peuvent lui procurer son statut social.
Les émeutes éclatent et menacent de s'en prendre au carmel.
L'oeuvre homonyme de Francis Poulenc est tout aussi exquise.
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auderomantic
auderomantic25 juillet 2013
  • Livres 5.00/5
Très beau texte sur le thème de la peur.
Situation extrêmement émouvante dans un contexte historique dépeint de façon inhabituelle ; la lumière de la foi au milieu de l'obscurantisme de la révolution française.
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Citations & extraits (29) Voir plus Ajouter une citation
PiertyMPiertyM15 janvier 2015
La véritable humilité est d'abord une décence, un équilibre.

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PiertyMPiertyM15 janvier 2015
La vie était pour elle comme remplie à pleins bords d'un breuvage délicieux qui se changeait en amertume dès qu'elle y trempait les lèvres.

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chartelchartel20 décembre 2007
Les Français ne se sont jamais battus entre eux que pour le compte et au bénéfice d'autrui. Mais ils ont toujours voulu croire qu'ils se battaient pour des principes. Ainsi toute guerre civile tourne en guerre de religion.
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Helene1960Helene196007 décembre 2014
Cérémonie clandestine du Vendredi-Saint dans un local dépendant du couvent où sont réunis quelques fidèles. C'est la nuit, des hommes font le guet...les religieuses arrivent sans bruit. L'une d'elles prépare les ornements, le prêtre n'est pas encore là. Au-dehors, un ou deux cris de signal...le prêtre arrive, des enfants lui baisent les mains.
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cathcorcathcor13 avril 2013
Une fois sortis de l'enfance, il faut longtemps souffrir pour y rentrer, comme tout au long de la nuit on retrouve une autre aurore.
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Videos de Georges Bernanos (21) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Georges Bernanos
Georges Bernanos, témoin de notre temps - Henri Guillemin
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