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ISBN : 2290075639
Éditeur : Editions 84 (2013)


Note moyenne : 3.68/5 (sur 1433 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Harpagon, riche vieillard, fait subir à toute sa maisonnée sa passion aveugle et tyrannique pour l’argent. Son avarice fait obstacle aux projets amoureux de ses enfants, le pousse à soupçonner ses proches et donne envie à ses serviteurs de le tromper. Quand il apprend q... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par Nastasia-B, le 29 mai 2013

    Nastasia-B
    L’Avare n’est pas, des pièces de Molière, celle que je préfère et ce pour diverses raisons.
    Premièrement, je n’y retrouve pas les qualités d’écriture qui me ravissent tant parfois chez l’auteur et dont on peut faire l’éloge dans Le Tartuffe, à titre d'exemple.
    Deuxièmement, ce qui donne normalement de la valeur à une comédie, c’est son potentiel comique, son pouvoir à faire rire sans retenue et sans complaisance. Ici, je n’ai que souri et à de rares endroits ce qui n’est pas la meilleure performance qu’a su réaliser Molière sur ma personne.
    Ce faisant, et c’est mon troisième point, l’essentiel des passages vraiment drôles ont été repompés quasi intégralement dans des comédies existantes et ne sont donc pas, à proprement parler, de Molière. Je pense notamment au vol de la cassette et au quiproquo entre l’argent et la fille d’Harpagon qui vient tout droit de la comédie de Plaute La Marmite (Aulularia). La scène du prêt entre le fils prodigue et son père usurier ainsi que l’épisode fameux de l’inventaire des vieilleries à acquérir sont une recopie quasi intégrale d’une pièce du Normand Boisrobert (La Belle Plaideuse). De même que la fameuse tirade d’Harpagon qui hurle à l’assassin suite au vol de son argent, qui est un emprunt très fidèle à Larivey dans Les Esprits, lui-même s’étant largement inspiré de Plaute, ce dernier calquant sa pièce sur celles de Ménandre et lequel encore n’était probablement pas le premier à tirer le portrait de l’avarice maladive.
    Quatrièmement, l’intérêt, dans la construction et pour la structure de la pièce, d’avoir surajouté des histoires d’amour alambiquées, croisées, compliquées, bancales opposant les pères et les fils parmi les frères et les sœurs ne m’apparaît pas clairement pour l’efficacité du portrait caricatural du vieil avare maniaque et pathologique qu’il se propose de brosser. Voire, et c’est mon point de vue, tout ce fouillis, ce cafouillis, ce brouhaha ne fait qu’affaiblir la puissance et la justesse de la satire.
    Cinquièmement, le coming-out final est d’une nullité affligeante, qui sent le bâclé et qui plante le spectateur au milieu d’une fin décidément trop facile et trop faiblarde. On est très loin des très bonnes comédies de caractère de Molière comme Le Malade Imaginaire ou Le Bourgeois Gentilhomme. Finalement, tout bien pesé, je préfère l’avare de Plaute (La Marmite) à celui de Molière, mais cela n’engage que moi.
    Bon, ceci étant dit, je me sens un peu dure car Molière reste Molière, et, même en petite forme, sa pièce reste supportable et de temps en temps très agréable, mais ce n’est pas le Molière des grands soirs, du moins c’est mon avis, c’est-à-dire, rien de bien numéraire ni très sonnant et encore moins trébuchant à mettre dans la cassette d’Harpagon… autant dire, pas grand-chose.
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    • Livres 4.00/5
    Par Dionysos89, le 15 juin 2012

    Dionysos89
    Ô classique des classiques ! Lu à l'école, vu à la télévision, savouré au fil des années, L'avare nous accompagne tout au long notre apprentissage des livres et de leur imprégnation dans notre culture française classique.
    Peut-être un peu moins bien apprécié que Les fourberies de Scapin, Le Bourgeois Gentilhomme ou bien LE MALADE IMAGINAIRE, L'avare n'en est pas moins l'une des comédies de Molière les plus réussies. Créée en 1668, elle met en scène le bien connu Harpagon, le "rapace" en grec ancien, LE personnage omniprésent tout au long de la pièce, L'avare par excellence. Par ses longues tirades marquantes au possible, son "sens de la famille" et son mépris sans foi ni loi des désirs d'autrui, Harpagon est le prétexte parfait pour aborder des thèmes toujours d'actualité comme l'avarice, la tyrannie domestique, l'égoïsme et le sexisme, le tout avec un angle bien entendu toujours comique qui sied au talent de Molière.
    Les habitués de Monsieur de Poquelin retrouveront avec soulagement le fameux "coup de théâtre" qui résoud les problèmes mis en place dès les premières scènes de la pièce. L'ensemble est beaucoup trop culte et matière à réinterprétation pour ne pas le savourer à chaque lecture. Un classique !
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    • Livres 5.00/5
    Par isajulia, le 30 mars 2013

    isajulia
    L'Avare c'est pour moi une des meilleures pièces de Molière.Lue en classe de quatrième,notre professeur de français nous avait fait visionner le film avec Louis de Funès afin de faire une analyse comparative entre l'adaptation cinématographique et le texte.
    Le personnage d'Harpagon est juste énorme,il représente à lui tout seul les pires défauts du genre humain.En plus d'être avare,c'est un tyran,un égoiste,un sexiste et j'en passe,le tout porte à rire de sa personne tellement il est grotesque.
    En général ces gens là dans la vraie vie on les évite comme la peste,mais en lecture on en redemande.Je crois que dans le genre radin on ne fait pas mieux,et dieu sait si l'avarice a été souvent traitée en littérature mais cet Harpagon possède le petit je-ne-sais-quoi qui lui garantis la place numéro un du podium des pince-maille.
    A lire et à relire.
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    • Livres 4.00/5
    Par aaahhh, le 15 août 2012

    aaahhh
    Ah "L'avare" ! du grand grand Molière! Farce, analyse de mœurs et étude psychologique poussée : il faut en avoir du génie pour réunir tout ça en cinq actes! Dans cette pièce, nous suivons le riche et avare Harpagon et ses deux enfants, dans les conflits qui les opposent quant à leurs choix d'amours et leurs souhaits de mariage.
    Sous les effets burlesques et l'humour dévastateur qui font la renommée de Molière, c'est tout à la fois l'avarice, la tyrannie domestique, l'égocentrisme et le sexisme qui sont durement critiqués et moqués ici.
    Avec ce petit bijoux, aussi drôle qu'intelligent, Molière signe à coup sûr l'une des ses plus belles œuvres!
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    • Livres 4.00/5
    Par picaflor, le 13 mai 2012

    picaflor
    On l'a vu, on l'a revu, joué par les meilleurs... et par d'autres, au théâtre, à la télévision. Est-ce parce que L'Avare est la première vraie pièce de théâtre qu'il m'ait été donné de voir, enfant, toujours est-il que je garde un petit faible pour ce tableau de l'avarice poussée à un point extrême, tel qu'il arrive pourtant parfois d'en rencontrer des exemplaires presque comparables en intensité ? Bref, on passe encore de bons moments à sa lecture, grâce notamment à cette langue merveilleuse de l'homme de Pézenas.
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Citations et extraits

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  • Par Nastasia-B, le 16 juin 2013

    MAÎTRE JACQUES : Monsieur, si vous voulez que je vous dise les choses, je crois que c’est monsieur votre cher intendant qui a fait le coup.
    HARPAGON : Valère !
    MAÎTRE JACQUES : Oui.
    HARPAGON : Lui ! qui me paraît si fidèle ?
    MAÎTRE JACQUES : Lui-même. Je crois que c’est lui qui vous a dérobé.
    HARPAGON : Et sur quoi le crois-tu ?
    MAÎTRE JACQUES : Sur quoi ?
    HARPAGON : Oui.
    MAÎTRE JACQUES : Je le crois… sur ce que je le crois.
    LE COMMISSAIRE : Mais il est nécessaire de dire les indices que vous avez.
    HARPAGON : L’as-tu vu rôder autour du lieu où j’avais mis mon argent ?
    MAÎTRE JACQUES : Oui, vraiment. Où était-il votre argent ?
    HARPAGON : Dans le jardin.
    MAÎTRE JACQUES : Justement ; je l’ai vu rôder dans le jardin. Et dans quoi est-ce que cet argent était ?
    HARPAGON : Dans une cassette.
    MAÎTRE JACQUES : Voilà l’affaire. Je lui ai vu une cassette.
    HARPAGON : Et cette cassette, comme est-elle faite ? Je verrai bien si c’est la mienne.
    MAÎTRE JACQUES : Comment elle est faite ?
    HARPAGON : Oui.
    MAÎTRE JACQUES : Elle est faite… elle est faite comme une cassette.
    LE COMMISSAIRE : Cela s’entend. Mais dépeignez-la un peu, pour voir.
    MAÎTRE JACQUES : C’est une grande cassette.
    HARPAGON : Celle qu’on m’a volée est petite.
    MAÎTRE JACQUES : Hé ! oui, elle est petite, si on le veut prendre par là ; mais je l’appelle grande pour ce qu’elle contient.
    LE COMMISSAIRE : Et de quelle couleur est-elle ?
    MAÎTRE JACQUES : De quelle couleur ?
    LE COMMISSAIRE : Oui.
    MAÎTRE JACQUES : Elle est de couleur… là, d’une certaine couleur… Ne sauriez-vous m’aider à dire ?
    HARPAGON : Euh !
    MAÎTRE JACQUES : N’est-elle pas rouge ?
    HARPAGON : Non, grise.
    MAÎTRE JACQUES : Hé ! oui, gris-rouge ; c’est ce que je voulais dire.
    HARPAGON : Il n’y a point de doute ; c’est elle assurément.

    Acte V, Scène 2.
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  • Par Nastasia-B, le 13 juin 2013

    LE COMMISSAIRE : Laissez-moi faire, je sais mon métier, Dieu merci. Ce n’est pas d’aujourd’hui que je me mêle de découvrir des vols, et je voudrais avoir autant de sacs de mille francs que j’ai fait pendre de personnes.
    HARPAGON : Tous les magistrats sont intéressés à prendre cette affaire en main ; et, si l’on ne me fait retrouver mon argent, je demanderai justice de la justice.
    LE COMMISSAIRE : Il faut faire toutes les poursuites requises. Vous dites qu’il y avait dans cette cassette ?
    HARPAGON : Dix mille écus bien comptés.
    LE COMMISSAIRE : Dix mille écus !
    HARPAGON : Dix mille écus.
    LE COMMISSAIRE : Le vol est considérable.
    HARPAGON : Il n’y a point de supplice assez grand pour l’énormité de ce crime ; et, s’il demeure impuni, les choses les plus sacrées ne sont plus en sûreté.

    Acte V, Scène 1.
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  • Par Nastasia-B, le 09 juin 2013

    VALÈRE (à maître Jacques) : Est-ce que vous avez envie de faire crever tout le monde ? et Monsieur a-t-il invité des gens pour les assassiner à force de mangeaille ? Allez-vous-en lire un peu les préceptes de la santé, et demander aux médecins s’il y a rien de plus préjudiciable à l’homme que de manger avec excès.
    HARPAGON : Il a raison.
    VALÈRE : Apprenez, maître Jacques, vous et vos pareils, que c’est un coupe-gorge qu’une table remplie de trop de viandes ; que pour se bien montrer ami de ceux que l’on invite, il faut que la frugalité règne dans les repas qu’on donne ; et que, suivant le dire d’un ancien, « il faut manger pour vivre, et non pas vivre pour manger ».
    HARPAGON : Ah ! que cela est bien dit ! Approche, que je t’embrasse pour ce mot. Voilà la plus belle sentence que j’aie entendue de ma vie : « Il faut vivre pour manger, et non pas manger pour vi… » Non, ce n’est pas cela. Comment est-ce que tu dis ?

    Acte III, Scène 1.
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  • Par Nastasia-B, le 06 juin 2013

    LA FLÈCHE : Ah ! qu'un homme comme cela mériterait bien ce qu'il craint, et que j'aurais de joie à le voler !
    HARPAGON : Euh ?
    LA FLÈCHE : Quoi ?
    HARPAGON : Qu'est-ce que tu parles de voler ?
    LA FLÈCHE : Je dis que vous fouillez bien partout pour voir si je vous ai volé.
    HARPAGON : C'est ce que je veux faire.
    (Il fouille dans les poches de La Flèche.)
    LA FLÈCHE : La peste soit de l'avarice et des avaricieux !

    Acte I, Scène 3.
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  • Par Nastasia-B, le 08 juin 2013

    FROSINE : Ah ! que vous la connaissez mal ! C'est encore une particularité que j'avais à vous dire. Elle a une aversion épouvantable pour tous les jeunes gens, et n’a de l’amour que pour les vieillards.
    HARPAGON : Elle ?
    FROSINE : Oui, elle. Je voudrais que vous l’eussiez entendue parler là-dessus. Elle ne peut souffrir du tout la vue d’un jeune homme ; mais elle n’est point plus ravie, dit-elle, que lorsqu’elle peut voir un beau vieillard avec une barbe majestueuse. Les plus vieux sont pour elle les plus charmants ; et je vous avertis de n’aller pas vous faire plus jeune que vous êtes. Elle veut tout au moins qu’on soit sexagénaire ; et il n’y a pas quatre mois encore qu’étant prête d’être mariée, elle rompit tout net le mariage, sur ce que son amant fit voir qu’il n’avait que cinquante-six ans, et qu’il ne prit point de lunettes pour signer le contrat.

    Acte II, Scène 5.
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