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ISBN : 2290109053
Éditeur : J'ai Lu (2015)


Note moyenne : 3.69/5 (sur 1986 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Harpagon, riche vieillard, fait subir à toute sa maisonnée sa passion aveugle et tyrannique pour l’argent. Son avarice fait obstacle aux projets amoureux de ses enfants, le pousse à soupçonner ses proches et donne envie à ses serviteurs de le tromper. Quand il apprend q... > Voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par Nastasia-B, le 29 mai 2013

    Nastasia-B
    L'Avare n'est pas, des pièces de Molière, celle que je préfère et ce pour diverses raisons.
    Premièrement, je n'y retrouve pas les qualités d'écriture qui me ravissent tant parfois chez l'auteur et dont on peut faire l'éloge dans le Tartuffe, à titre d'exemple.
    Deuxièmement, ce qui donne normalement de la valeur à une comédie, c'est son potentiel comique, son pouvoir à faire rire sans retenue et sans complaisance. Ici, je n'ai que souri et à de rares endroits ce qui n'est pas la meilleure performance qu'a su réaliser Molière sur ma personne.
    Ce faisant, et c'est mon troisième point, l'essentiel des passages vraiment drôles ont été repompés quasi intégralement dans des comédies existantes et ne sont donc pas, à proprement parler, de Molière. Je pense notamment au vol de la cassette et au quiproquo entre l'argent et la fille d'Harpagon qui vient tout droit de la comédie de Plaute La Marmite (Aulularia). La scène du prêt entre le fils prodigue et son père usurier ainsi que l'épisode fameux de l'inventaire des vieilleries à acquérir sont une recopie quasi intégrale d'une pièce du Normand Boisrobert (La Belle Plaideuse). de même que la fameuse tirade d'Harpagon qui hurle à l'assassin suite au vol de son argent, qui est un emprunt très fidèle à Larivey dans Les Esprits, lui-même s'étant largement inspiré de Plaute, ce dernier calquant sa pièce sur celles de Ménandre et lequel encore n'était probablement pas le premier à tirer le portrait de l'avarice maladive.
    Quatrièmement, l'intérêt, dans la construction et pour la structure de la pièce, d'avoir surajouté des histoires d'amour alambiquées, croisées, compliquées, bancales opposant les pères et les fils parmi les frères et les soeurs ne m'apparaît pas clairement pour l'efficacité du portrait caricatural du vieil avare maniaque et pathologique qu'il se propose de brosser. Voire, et c'est mon point de vue, tout ce fouillis, ce cafouillis, ce brouhaha ne fait qu'affaiblir la puissance et la justesse de la satire.
    Cinquièmement, le coming-out final est d'une nullité affligeante, qui sent le bâclé et qui plante le spectateur au milieu d'une fin décidément trop facile et trop faiblarde. On est très loin des très bonnes comédies de caractère de Molière comme le Malade Imaginaire ou le Bourgeois Gentilhomme. Finalement, tout bien pesé, je préfère l'avare de Plaute (La Marmite) à celui de Molière, mais cela n'engage que moi.
    Bon, ceci étant dit, je me sens un peu dure car Molière reste Molière, et, même en petite forme, sa pièce reste supportable et de temps en temps très agréable, mais ce n'est pas le Molière des grands soirs, du moins c'est mon avis, c'est-à-dire, rien de bien numéraire ni très sonnant et encore moins trébuchant à mettre dans la cassette d'Harpagon… autant dire, pas grand-chose.
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    • Livres 4.00/5
    Par Dionysos89, le 15 juin 2012

    Dionysos89
    Ô classique des classiques ! Lu à l'école, vu à la télévision, savouré au fil des années, L'Avare nous accompagne tout au long notre apprentissage des livres et de leur imprégnation dans notre culture française classique.
    Peut-être un peu moins bien apprécié que Les Fourberies de Scapin, le Bourgeois Gentilhomme ou bien le Malade Imaginaire, L'Avare n'en est pas moins l'une des comédies de Molière les plus réussies. Créée en 1668, elle met en scène le bien connu Harpagon, le "rapace" en grec ancien, LE personnage omniprésent tout au long de la pièce, l'Avare par excellence. Par ses longues tirades marquantes au possible, son "sens de la famille" et son mépris sans foi ni loi des désirs d'autrui, Harpagon est le prétexte parfait pour aborder des thèmes toujours d'actualité comme l'avarice, la tyrannie domestique, l'égoïsme et le sexisme, le tout avec un angle bien entendu toujours comique qui sied au talent de Molière.
    Les habitués de Monsieur de Poquelin retrouveront avec soulagement le fameux "coup de théâtre" qui résoud les problèmes mis en place dès les premières scènes de la pièce. L'ensemble est beaucoup trop culte et matière à réinterprétation pour ne pas le savourer à chaque lecture. Un classique !
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    • Livres 5.00/5
    Par isajulia, le 30 mars 2013

    isajulia
    L'Avare c'est pour moi une des meilleures pièces de Molière.Lue en classe de quatrième,notre professeur de français nous avait fait visionner le film avec Louis de Funès afin de faire une analyse comparative entre l'adaptation cinématographique et le texte.
    Le personnage d'Harpagon est juste énorme,il représente à lui tout seul les pires défauts du genre humain.En plus d'être avare,c'est un tyran,un égoiste,un sexiste et j'en passe,le tout porte à rire de sa personne tellement il est grotesque.
    En général ces gens là dans la vraie vie on les évite comme la peste,mais en lecture on en redemande.Je crois que dans le genre radin on ne fait pas mieux,et dieu sait si l'avarice a été souvent traitée en littérature mais cet Harpagon possède le petit je-ne-sais-quoi qui lui garantis la place numéro un du podium des pince-maille.
    A lire et à relire.
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    • Livres 5.00/5
    Par aouatef79, le 19 juillet 2015

    aouatef79
    Ma première rencontre avec l 'oeuvre de Molière, remonte aux années du
    collège. Durant deux années de suite, nous avons eu le même professeur de
    français. Honnêtement, c 'était un très bon prof ! IL nous a fait aimé le français.
    Avec lui j 'ai appris à bien lire les textes de français et de là est né mon goût de
    la lecture. Je serai toujours reconnaissant à ce grand Monsieur: bon professeur,
    bon pédagogue aimant son métier d 'enseignant. Nous avons avec lui abordé :
    Les Femmes Savantes, le Bourgeois Gentilhomme, Tartufe etc....
    Revenons à la pièce objet de cette critique : l''Avare.Molière l 'a dit, je fait rire les
    hommes en leur montrant leurs défauts . Nul n 'est parfait et celui qui croit le
    contraire est un nigaud ! Harpagon, le personnage central de cette pièce théâ-
    -trale, est connu pour être un homme avare, ladre, pingre.IL aime l 'argent,jus-
    qu 'à la folie.Harpagon a deux enfants .Cléante est son fils et Elise, sa fille.
    Harpagon veut épouser Mariane, fille d 'Anselme, pour obtenir la dot. Mais il
    ignore que son fils, Cléante est amoureux de Mariane. Et cette situation,
    donne une pièce pleine de quiproquos.
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    • Livres 4.00/5
    Par aaahhh, le 15 août 2012

    aaahhh
    Ah "L'avare" ! du grand grand Molière! Farce, analyse de moeurs et étude psychologique poussée : il faut en avoir du génie pour réunir tout ça en cinq actes! Dans cette pièce, nous suivons le riche et avare Harpagon et ses deux enfants, dans les conflits qui les opposent quant à leurs choix d'amours et leurs souhaits de mariage.
    Sous les effets burlesques et l'humour dévastateur qui font la renommée de Molière, c'est tout à la fois l'avarice, la tyrannie domestique, l'égocentrisme et le sexisme qui sont durement critiqués et moqués ici.
    Avec ce petit bijoux, aussi drôle qu'intelligent, Molière signe à coup sûr l'une des ses plus belles oeuvres!
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Citations et extraits

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  • Par Megadonut, le 23 juillet 2015

    Il faut manger pour vivre et non pas vivre pour manger.

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  • Par julienraynaud, le 21 juillet 2015

    Il est possible que l'obligation d'aller vite en besogne ait déterminé Molière à écrire sa pièce en prose plutôt qu'en vers.
    (notice L. Lejealle)

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  • Par aouatef79, le 19 juillet 2015

    De la louange, de l 'estime, de la bienveillance en paroles, et de l 'amitié, tant
    qu 'il vous plaira : mais de l 'argent , point d 'argent, point d 'affaires. IL n 'est rien
    de plus sec et de plus aride que ses bonnes grâces et ses caresses ; et donner
    est un mot pour qui ,il a tant d 'aversion qu 'il ne dit jamais je vous donne, mais
    je vous prête le bonjour .
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  • Par julienraynaud, le 21 juillet 2015

    (notice L. Lejealle) L'avare est la première comédie "bourgeoise" où Molière montre les ravages que peut faire dans une famille le vice du maître de maison.

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  • Par aouatef79, le 19 juillet 2015

    De la louange, de l 'estime, de la bienveillance en paroles, et de l 'amitié, tant
    qu 'il vous plaira : mais de l 'argent , point d 'argent, point d 'affaires. IL n 'est rien
    de plus sec et de plus aride que ses bonnes grâces et ses caresses ; et donner
    est un mot pour qui ,il a tant d 'aversion qu 'il ne dit jamais je vous donne, mais
    je vous prête le bonjour .
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