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ISBN : 2211207286
Éditeur : L'Ecole des loisirs (2012)


Note moyenne : 4.33/5 (sur 15 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Nous allons changer de nom, et nous devrons tous oublier, le
temps de la guerre, ceux qui nous ont été donnés par nos
parents. Rachel s'appelle désormais Catherine, Catherine
Colin. Lorsque les lois contre les Juifs se sont intensifiées, ses pare... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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  • Par docidf, le 19 octobre 2012

    docidf
    3èmes

    La guerre de Catherine / BILLET, Julia
    Ecole des Loisirs – Avril 2012 – 108 pages (Medium)
    ISBN : 978-2-211-20728-7 - Prix : 14,80 €
    Résumé : « Nous allons changer de nom, et nous devrons tous oublier, le temps de la guerre, ceux qui nous ont été donnés par nos parents.» Rachel s'appelle désormais Catherine, Catherine Colin. Lorsque les lois contre les Juifs se sont intensifiées, ses parents l'ont confiée à la Maison des enfants de Sèvres. Mais bientôt il n'y a plus de sécurité nulle part en zone occupée. Un réseau de résistance organise la fuite des enfants juifs en zone libre. Ils doivent du jour au lendemain quitter l'école, leurs camarades et partir avec des inconnus. Ils ne savent pas comment feront leurs parents pour les retrouver. Ils ne savent même pas si leurs parents sont encore en vie. Dans sa fuite, Catherine emporte avec elle un Rolleiflex et quelques rouleaux de film. La directrice de la pension qu'elle quitte lui a confié une mission : « Fais des photos, collecte des images et rapporte-nous tout cela à latin de la guerre. Nous en aurons besoin ». Elle va alors photographier les personnes qui l'hébergent et la protègent, les enfants qu'elle croise, ceux avec qui elle partage la peur et la solitude mais aussi la tendresse et les instants de joie : la petite Alice, qui n'a plus de parents et s'accroche à la pensée que son frère l'attend quelque part, Luco qui n'arrive pas à retenir son nouveau nom. Catherine a le don de saisir la vérité des enfants et des adultes qu'elle photographie. Elle écrit sa guerre en images sans savoir encore jusqu'où celles-ci la conduiront.
    Mots- cles: SECONDE GUERRE MONDIALE / JUIFS / RESISTANCE / ENFANTS/ PHOTOGRAPHIE / SOLIDARITE /PEDAGOGIE/
    Commentaires : Ce livre évoque avec finesse un sujet très douloureux, celui de la guerre à hauteur d'enfants. Toutefois le prisme de la photo permet une approche particulière.et originale d'autant que c'est dans la photo que l'héroïne puise sa force et apprend à réfléchir. La place des arts, la réflexion sur la pédagogie sont des éléments très intéressants.
    L'identification est possible à plusieurs niveaux, celle de l'héroïne adolescente, celle des enfants plus jeunes. Quant aux adultes ils ont presque tous une image très positive.
    Une belle langue, un témoignage intéressant et émouvant, un récit qui donne envie d'avancer, des sujets originaux et rarement traités dans la littérature jeunesse
    Pistes de discussion :
    • Connaissiez-vous le sort réservé aux enfants juifs pendant la guerre
    • En quoi le Rolleiflex aide-t-il Catherine à traverser la guerre ?
    • Quel peut être le rôle de l'art ?
    • Que représente pour une personne le nom donné par ses parents ? Imaginez changer d'identité
    • Analysez la chaîne de solidarités qui a permis à Catherine de traverser la guerre
    • Quels exemples de solidarité rencontrez-vous aujourd'hui ?

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    • Livres 4.00/5
    Par Asil, le 12 décembre 2012

    Asil
    Ce texte est tiré d'une histoire vraie, même si les noms ont été modifiés et les faits romancés.
    Rachel est une enfant juive qui grandie pendant la deuxième guerre mondiale. Lorsque les lois contre les juifs deviennent plus fortes, ses parents la confient à une école avant-gardiste dans le but de la protéger. Là bas elle découvre la photographie, qui devient sa grande passion. Les pressions contre les juifs sont de plus en plus fortes et les enfants doivent changer de nom puis fuir.
    Rachel devient Catherine et entame un long périple à travers la France, aidé par un réseau de résistance. Ce voyage sera l'occasion pour elle de faire des rencontres qui changeront sa vie. Dans sa fuite, elle emporte son appareil photo, pour garder une trace de toutes les personnes qu'elle rencontrera et faire de ses clichés les témoins de ce périple.
    Ce roman parle de la seconde guerre mondiale, mais d'un point de vue que l'on a rarement l'occasion de voir. Rachel, Catherine, n'est pas du coté des combats, ni même des sévices infligés aux juifs, mais bien de la résistance. Ce texte nous parle surtout d'une jeune fille qui grandi, cherche à survivre, se lie d'amitié, vit ses premiers émois amoureux.
    J'ai vraiment été conquise par cette histoire, par la galerie de personnages qui nous est présentée. Ici pas de stéréotypes, les familles qui hébergent Catherine, ceux qui l'aide sur sont chemin ne sont pas forcément des résistants forts, puissants, ce sont des gens comme vous et moi qui suivent ce que leur conscience leur dicte.
    Le sujet est traité avec finesse et justesse, l'auteur ne tombe jamais dans le voyeurisme, ne cherche pas à nous apitoyer. Je conseille vraiment ce roman, que l'on soit intéressé par l'histoire de la seconde guerre mondiale ou pas.


    Lien : http://calokilit.wordpress.com/2012/12/12/la-guerre-de-catherine-jul..
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    • Livres 5.00/5
    Par Sharon, le 08 août 2012

    Sharon
    Si ce livre est dans votre PAL, sortez-le immédiatement et lisez-le.
    Je manque cruellement de superlatif pour vous dire à quel point ce livre est merveilleux. Je l'ai adoré de bout en bout. Il aborde des aspects de la seconde guerre mondiale qui sont rarement traités dans la littérature jeunesse : la vie quotidienne en France sous l'occupation et le devenir des enfants juifs, séparés de leurs parents.
    Le quotidien de ses années quarante est de trouver de quoi se nourrir, entre tickets de rationnement et système D, où se loger, et même dénicher une institutrice pour l'école du village – qu'elle soit compétente est quasiment un luxe.
    La force de ce roman est de ne pas céder à la facilité, c'est-à-dire aux clichés et au manichéisme. Quoi qu'en disent certains esprits chauvins, le danger ne vient pas que des allemands. Si les membres des réseaux sont sûrs les uns des autres, la dénonciation peut venir de n'importe qui : le voisin, les parents d'un élève, et même le curé. A contrario, le salut peut venir d'un soldat allemand, qui avertira d'une rafle soudaine.
    J'ai ressenti une profonde empathie pour Catherine, sans doute parce qu'elle est un personnage extrêmement sensible, touchée par la détresse et la générosité des personnes qu'elle rencontra dans ses refuges successifs. le récit est de plus très bien écrit, ce qui ne gâte rien.
    La guerre de Catherine est un véritable coup de coeur !

    Lien : http://le.blog.de.sharon.over-blog.com/article-la-guerre-de-catherin..
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    • Livres 5.00/5
    Par summerday, le 10 juin 2013

    summerday
    Je n'avais pas été aussi émue lors d'une lecture depuis longtemps. J'en ai lu beaucoup des récits sur la seconde guerre mondiale donc j'avais pas mal d'appréhensions. En fait j'ai été emportée dès les premières pages. Catherine parvient à créer des liens avec les gens qu'elle rencontre grâce à son appareil photo et à son regard, c'est très beau. Elle tisse aussi un réseau intime et singulier composé d'amateurs de photographie. Que ce soient Pingouin, Étienne, le jeune allemand ou la femme du photographe, elle reçoit immédiatement leur confiance par le biais de la pellicule. L'humanité de ceux qui vont jalonner son parcours pendant la guerre seront immortalisés, l'objectif permettant parfois même de briser totalement la glace.
    J'ai trouvé le roman très bien écrit, vif, touchant. Chacun des personnages est parfaitement défini en quelques lignes. Il y a des personnalités si différentes et pourtant on les aime tous. La guerre de Catherine est un magnifique roman qui rend un hommage vibrant à tous ces courageux êtres, tous bien différents et venus d'horizons parfois étonnants, qui auront participé à la guerre à leur façon. le talent de Catherine, et sa réflexion sur son art, sont aussi un bel appel à la trace, à la mémoire, pour ne pas oublier.
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    • Livres 5.00/5
    Par psambou, le 18 mai 2014

    psambou
    Rachel Cohen, en 1942, est élève à la Maison de Sèvres, établissement scolaire à la pédagogie active, auquel ses parents l'ont confiée pour la protéger. Mais bientôt Rachel, comme d'autres enfants juifs devra rejoindre la zone libre pour échapper à la déportation. Passionnée de photographie, l'adolescente qui a dû changer d'identité pour devenir Catherine, saisira des instants de sa guerre tout au long d'un périple qui la mènera de Riom à Limoges, puis dans les Pyrénées. La jeune fille liera des amitiés sincères, connaîtra la peur de la dénonciation, et la douleur des séparations.
    Le lecteur s’attache rapidement à Rachel-Catherine et aux personnes qu'elle côtoie. On peut en particulier apprécier les réflexions et le ressenti de la jeune photographe, l'approche de ce qu'est la prise de la vue, l'image qui attend avant d'être fixée sur pellicule.
    (Ci-joint le lien vers la page du site Internet de la maison de Sèvres qui présente les photos de France-Tamo, la mère de l'auteur, dont l'expérience a inspiré le roman).

    Lien : http://lamaisondesevres.org/foto/d/index.htm
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Critiques presse (2)


  • Ricochet , le 24 juillet 2012
    Très beau récit signé Julia Billet, qui nous convie à un voyage émouvant vers le passé.
    Lire la critique sur le site : Ricochet
  • Lexpress , le 19 juillet 2012
    L'écrivain Julia Billet […] a composé ce livre poignant en s'inspirant de l'histoire de sa mère Tamo Cohen et de la Maison d'enfants de Sèvres, école avant-gardiste.
    Lire la critique sur le site : Lexpress

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Citations et extraits

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  • Par barbelia, le 30 mai 2013

    La mère supérieure n'est pas tranquille. C'est la première fois qu'un tel contrôle a lieu dans son institution. Sœur Marie et elle se demandent si elles n'ont pas été dénoncées. Elles ne veulent pas prendre de risque. Je vais devoir partir, avec Alice, dès cette nuit. Le père Lucas nous conduira quelque part, pour notre sécurité et celle de l'école.

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  • Par psambou, le 18 mai 2014

    Je vais dans mon élan jusqu'à lui exprimer ma théorie sur les images qui préexistent dans un monde invisible, ces images qui attendent que l'on capte leur lumière. Notre rôle de photographe comme passeur d'images, venant révéler un monde que personne ne voit, mais que l'appareil photo permet de déceler puis de saisir si on est prêt. (p.121)

    Donner le temps à chaque cliché, attendre le bon moment, ne pas hésiter quand je sens que quelque chose s'inscrit dans mon viseur et laisser mon doigt en suspens quand je ne suis pas sûre de la construction de l'image ou de la luminosité... Les images ont une architecture intérieure, et tant que le photographe n'a pas reconnu cette organisation précise, il ne peut être dans la justesse. C'est sans doute pour cela que je n'arrive pas, à certains moments, à déclencher. (p.171)

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A propos de son roman "Salle des pas perdus"








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