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ISBN : 2757833820
Éditeur : Points (2013)


Note moyenne : 3.38/5 (sur 60 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
En cette fin d’été 1913, le jeune comédien anglais Lysander Rief est à Vienne pour tenter de résoudre, grâce à cette nouvelle science des âmes qu’est la psychanalyse, un problème d’ordre intime. Dans le cabinet de son médecin, il croise une jeune femme hystérique d’une ... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par carre, le 25 septembre 2012

    carre
    Lysander Rief, jeune acteur en devenir à tout pour être heureux, enfin presque. En effet, un petit problème d'ordre mécanique l'empêche de s'affirmer sexuellement. Il se rend à Vienne au cabinet du Dr Bensimon, ce rendez-vous anodin va plonger notre jeune héros dans des aventures insoupçonnées, alors que l'Europe s'apprête à basculer dans le chaos de la première guerre mondiale.
    Le dernier William Boyd est une nouvelle fois une réussite. En tout premier lieu parce que l'anglais est un conteur né, qu'il n'a pas son pareil pour nous balader vers des horizons et des rebondissements surprenants. C'est fort bien mené, constamment plaisant, Lysander est un type attachant, l'intrigue constamment cohérente. Même si « L'attente de l'aube » n'est pas son meilleur roman, Il n'en demeure pas moins une nouvelle fois un livre ou prime le plaisir, et c'est pas si anodin de nos jours.
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    • Livres 3.00/5
    Par caro64, le 20 août 2012

    caro64
    Avant de convoler en justes noces avec la ravissante Blanche Blondel, le jeune acteur londonien Lysander Rief a la ferme intention de régler son problème d'anorgasmie (il ne peut avoir d'orgasme). Et en 1913, Vienne est indiscutablement la destination idéale pour soigner ce type de complications, car Freud et ses nombreux émules ont compris que leur cause était souvent profondément enfouie dans les méandres de l'inconscient. C'est d'ailleurs dans la salle d'attente de son psychanalyste que Lysander rencontrera une jeune femme avec qui il oubliera bien vite les effusions froides de sa fiancée anglaise. Cette relation le propulsera cependant dans les bras des services secrets britanniques, à l'aube du premier conflit mondial qui ravagera l'Europe et la planète tout entière. Lysander aura à jouer bien malgré lui le plus grand rôle de sa vie : celui d'un agent secret et devra mettre tous ses talents de comédien à profit pour démasquer un traître au sein de la hiérarchie militaire anglaise.
    William Boyd revient sur un terrain qu'il connaît bien, la guerre de 14-18 ( Les nouvelles confessions ) avec une histoire d'espionnage, ma foi, bien tournée. Nous voyageons avec plaisir de Vienne à Londres, en passant par Genève , avec un Lysander fantasque et très british, doucement marginal, qui ne nous cache rien de ses pensées secrètes scrupuleusement notées dans son journal intime, avec une certaine élégance. Par la description des lieux et la précision de chaque scène, Boyd écrit un livre très visuel, digne d'un scénario, impression encore accentuée par le rythme de l'écriture et la célérité avec laquelle les événements se succèdent. C'est agréable à lire, on ne s'ennuie pas et, s'il y a fort à parier que l'histoire ne laissera pas un souvenir impérissable, pourquoi bouder son plaisir ?
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    • Livres 3.00/5
    Par petch, le 04 mars 2013

    petch
    Quel plaisir de retrouver la légèreté de William Boyd dans ce dernier roman ! C'est un texte très plaisant, et bien sûr « so british ». L'histoire tourne autour des péripéties d'un acteur de théâtre anglais, Lysander Rief, venu à Vienne en 1913 tester les nouvelles méthodes de psychanalyse freudiennes. A la suite de rencontres improbables, il va rapidement se trouver au centre d'une histoire d'espionnage sur fond de première guerre mondiale, histoire au cours de laquelle il aura sans arrêt l'impression d'être manipulé… Et nous avec.
    On retrouve tout ce qui fait le charme des romans de l'auteur, en particulier une histoire qui prend son temps sur une bonne première moitié, puis qui s'emballe dans son second volet. Ses thèmes de prédilection sont bien présents : espionnage, première guerre mondiale, et forte dose de romanesque. de plus, on est en présence d'un des artifices d'écriture favoris de Boyd, une des facettes qui me séduit le plus dans ses romans (« Les nouvelles confessions » et « A livre ouvert »): le journal intime, qui prend ici la forme originale d'un exercice thérapeutique inspiré de la psychanalyse. Dernier thème favori de l'auteur : le cinéma. Même si l'histoire concerne le monde du théâtre, on appréciera les premier et dernier chapitres, véritables travelling littéraires sur ce héros, Lysander, terriblement attachant.
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    • Livres 4.00/5
    Par Cath36, le 15 juillet 2012

    Cath36
    "Et bien, nous sommes tous des acteurs, non ? dit-il. En tous cas, la plus grande partie de notre vie éveillée. Vous, moi, votre mère, Munro et les autres. Certains sont bons, d'autres quelconques. Mais personne ne sait vraiment ce qui est réel, ce qui est vrai. Impossible de le dire avec certitude."
    J'ai commencé ce livre en me disant : encore une banale histoire d' espionnage, comme si William Boyd (dont j'avais adoré "Orages ordinaires") pouvait être banal ! Mea culpa, mea culpa. Entremêlant- et avec quelle habileté !- le rôle de l'acteur et celui de l'espion, Boyd nous entraîne dans une aventure où plus nous croyons savoir, plus nous nous apercevons que nous nous trompons. Dixit Socrate: je sais que je ne sais rien.
    A travers l'histoire d'un homme, qui, venu consulter un psychanalyste à Vienne pour des problèmes d'anorgasmie se trouve embarqué malgré lui comme espion (et ce pendant la guerre de 14-18), Boyd pose la question des apparences et des faux-semblants, de la vérité et du mensonge, de ce que chacun est -ou pas.
    "A mesure que nous avançons dans l'avenir, le paradoxe deviendra plus clair -clair et obscur, obscurément clair. Plus nous savons, moins nous savons. C'est drôle, mais je peux vivre très heureux avec cette idée. Si ceci est notre monde moderne, alors je me sens un homme très moderne."
    Remarquablement écrit et admirablement traduit, ce livre révèle une fois de plus l'immense écrivain qu'est Boyd. Un grand roman, vraiment, peut-être pas son meilleur, mais un grand roman.
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    • Livres 3.00/5
    Par sandrine57, le 05 septembre 2012

    sandrine57
    Vienne, 1913. Lysander Rief, jeune acteur londonien, séjourne dans la capitale autrichienne afin d'y soigner un problème d'anorgasmie auprès du docteur Bensimon, psychanalyste anglais, disciple de Freud. Dans la salle d'attente du praticien, il croise Hettie Bull, une sculptrice séduisante et fantasque, déjà en ménage avec un peintre irascible. Cette rencontre, outre qu'elle le guérit de son problème sexuel, va aussi le conduire à une situation des plus gênantes qui l'oblige à fuir le pays. Heureusement, son ambassade l'aide à se sortir de cette mauvaise passe mais Lysander ne sait pas encore qu'il est désormais redevable à sa patrie. La guerre qui éclate l'année suivante décide la Couronne à se faire rembourser son aide. Ainsi, Lysander se retrouve imbriqué dans une histoire d'espionnage qui souvent le dépasse.

    Psychanalyse, amour, trahison, théâtre, espionnage et première guerre mondiale, tel est le cocktail que William BOYD a réservé à son héros -malgré lui- Lysander Rief. de Londres à Genève, de la campagne anglaise au front de la Somme, le jeune acteur va se frotter au monde clair-obscur des diplomates, des espions, des agents doubles. Fort de ses talents de comédien, Lysander tentera de démêler le vrai du faux, d'accorder sa confiance à bon escient, de démasquer un traître et accessoirement de sauver sa peau.
    Jolie promenade dans l'Europe du début du XXè siècle, mâtinée d'une dose d'action, L'attente de l'aube est un bon moment de lecture mais n'est pas le meilleur roman de l'auteur.
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Critiques presse (9)


  • Actualitte , le 14 septembre 2012
    Une lecture agréable et plaisante, […] sans ennui ni complexité. D'ailleurs, les nombreux rebondissements, intrigues et passion, les scènes d'actions parfois époustouflantes augurent avec bonheur ce que sera sans doute le prochain James Bond.
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  • Bibliobs , le 18 juin 2012
    Quel plaisir de retrouver, dans cette valse endiablée que son roman superbement orchestre, le regard sarcastique de William Boyd !
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  • Lexpress , le 05 juin 2012
    Mêlant comédie glamoureuse, chronique de guerre et roman d'espionnage, Boyd multiplie les pistes sous l'oeil du très caméléonesque Lysander, un Candide british embringué dans des aventures qui le dépassent.
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  • LePoint , le 23 mai 2012
    Construit sur une allégorie qui représente l'espion comme l'éternel enfant à la recherche du code secret de son origine, L'attente de l'aube offre une belle métaphore du combat de l'écrivain, engagé dans la vaine guerre des mots et cherchant un sens à l'énigme d'être au monde.
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  • LeSoir , le 21 mai 2012
    Ample et riche, le dernier roman de William Boyd est aussi un régal.
    Lire la critique sur le site : LeSoir
  • Lexpress , le 11 mai 2012
    Avec L'Attente de l'aube, l'écrivain britannique au meilleur de sa forme, ressuscite la Vienne austro-hongroise dans une histoire qui brasse psychanalyse et espionnage.
    Lire la critique sur le site : Lexpress
  • LeFigaro , le 09 mai 2012
    Dans «L'Attente de l'aube», William Boyd multiplie les surprises en faisant preuve d'une imagination sans bornes. Tout est imprévu. Et tout sonne juste.
    Lire la critique sur le site : LeFigaro
  • Lexpress , le 04 mai 2012
    Dans ce onzième roman, William Boyd tente un pari ambitieux qu'il ne gagne pas tout à fait, cherchant à explorer de trop nombreuses pistes au risque de s'égarer -qui plus est avec une abondance de dialogues.
    Lire la critique sur le site : Lexpress
  • LesEchos , le 24 avril 2012
    Joyeusement mené, avec ce qu'il faut de chausse-trappes et de coups de billard à trois bandes, « L'Attente de l'aube » écourtera vos nuits.
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Citations et extraits

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  • Par Cath36, le 15 juillet 2012

    C'est une nuit sombre, une nuit de brouillard et de crachin, à Londres, fin 1915. Le brouillard nacré et fumeux s'enroule et reste suspendu -comme à un million de chandelles mouchées-autour et au-dessus des pâtés de maisons à la manière d'une chose grimpante, molle, insinuante, en quête des entrées et des escaliers,des ruelles et des allées, des toits devenus presque invisibles. Les réverbères projettent un cône de luminescence jaune mouillé qui semble disparaître dès que la lumière frappe son petit cercle brumeux sur le trottoir luisant, comme si l'effort de percer l'envahissante obscurité et de tomber là était tout ce dont il fût capable.
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  • Par Cath36, le 14 juillet 2012

    Etre un grand acteur, c'est être capable de dire "Passe-moi le sel, s'il te plaît", sans avoir l'air pompeux. Etre un grand acteur, c'est être capable de dire "Horreur ! horreur ! horreur !" sans avoir l'air bizarre, étrange, stupide ou pompeux.

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  • Par jovidalens, le 14 juillet 2012

    Il éprouva presque un vertige, assis là, à tenter de prendre la mesure de toute cette bureaucratie industrielle installée dans le monde civilisé, dont l'objectif était de pourvoir aux besoins de ses armées au combat. Quel effort gigantesque, que de millions d'heures dépensées, jour après jour, semaine après semaine, mois après mois. En essayant d'en venir à bout, de visualiser d'une manière ou d'une autre cette prodigieuse bataille quotidienne, il se réjoui bizarrement d'être allé au front. Peut être était-ce pour cette raison que l'on employait ici des soldats blessés plutôt que des fonctionnaires ou d'autres professionnels de l'administration. A l a Direction des transports , tous ces capitaines et majors par intérim savaient au moins les conséquences physiques, intimes, des "transports de munitions" qu'ils ordonnaient.
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  • Par caro64, le 20 août 2012

    A mesure que nous avançons dans l’avenir, le paradoxe deviendra plus clair – clair et obscur, obscurément clair. Plus nous savons, moins nous savons. C’est drôle, mais je peux vivre très heureux avec cette idée. Si ceci est notre monde moderne, alors je me sens un homme très moderne.

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  • Par petch, le 01 mars 2013

    "Vous ne courrez aucun risque - ou en tout cas très peu. Nous allons dans un secteur calme, seulement trois victimes le mois dernier".
    Lysander ne fut pas particulièrement rassuré : une victime est une victime. Il pourrait n'y en avoir qu'une seule ce mois-ci, et ce pourrait être lui. Et pourtant, on se réjouirait tout autant que ce secteur fût encore plus calme.

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