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ISBN : 2021065006
Éditeur : Editions du Seuil (2012)


Note moyenne : 3.36/5 (sur 155 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
En cette fin d’été 1913, le jeune comédien anglais Lysander Rief est à Vienne pour tenter de résoudre, grâce à cette nouvelle science des âmes qu’est la psychanalyse, un problème d’ordre intime. Dans le cabinet de son médecin, il croise une jeune femme hystérique d’une ... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par cicou45, le 19 juin 2013

    cicou45
    Reçu dans le cadre de la dernière opération de Masse Critique, je tiens tout d'abord à remercier Babelio et les éditions Points de m'avoir permis de découvrir cet ouvrage. La littérature britannique, anglaise mais plus particulièrement américaine m'a toujours attirée (je suis persuadée que vous vous demandez pourquoi, il ne vous reste plus qu'à lire mon profil...) et je suis ravie d'avoir découvert ici, dans cet époustouflant roman d'espionnage, un auteur que j'avais envie de lire depuis longtemps, William Boyd.
    Ce roman se découpe en quatre grande parties ; la première se déroulant à Viennes avant le début de la Première Guerre mondiale, la seconde à Londres, la troisième à Genève et enfin la dernière de nouveau à Londres ! Si je dois avouer que la première partie m'a quelque peu ennuyée puisque l'on y retrouve notre protagoniste, Lysander Rief - un jeune londonien descendant de la richissime famille Faulkner et fiancé à une demoiselle tout aussi charmante, Blanche Blondel - est venu chercher en Autriche la solution à ses problèmes d'ordre sexuels et c'est auprès du Docteur Bensimon, qui a des méthodes parallèles à celles de Freud - qu'il pense pouvoir les résoudre.
    C'est au cours de ce long séjour qu'il fera la connaissance d'Hettie Bull qui prendra dorénavant une large part dans sa vie...
    Mais bon, passons directement aux parties suivantes, si vous le voulez bien, puisque ce sont celles qui m'ont le plus fait accrocher véritablement à l'ouvrage. Ça y est, cette fois-ci, nous sommes en 1914 et L'Angleterre s'est, à son tour, engagé, dans la guerre.
    Pourquoi cela me fascine-il à ce point ? Tout simplement parce qu'à de nombreuses occasions, j'ai consulté des registres matricules de soldats qui ont fait cette guerre, dont on va fêter le centenaire l'année prochaine (vu le nombre de morts qu'elle a faite, cela me paraît néanmoins déplacé d'employé le mot "fêter" ou "anniversaire" pour célébrer cette période mais bon, passons...) et que je m'imagine très bien le soldat Lysander Rief, plus tard promu au grade de lieutenant, dans les différentes scènes scènes qu'il décrit.
    Cependant, il y a un autre élément qui fait que le lecteur ne peut pas arrêter sa lecture en cours de route et il s'agit de celui-ci : il y a un traître dans l'armée britannique qui transmet des informations clandestinement aux allemands.
    De quelle manière s'y prend-t-il ? Etant donné qu'il a une très grosse dette à payer à la couronne britannique (je ne vous dirais cependant pas pourquoi...à vous de le découvrir !), les agents haut placés Munro et Massinger, vont le charger de résoudre ce mystère !
    Un fabuleux roman d'espionnage à vous couper le souffle et dont le suspense reste entier jusqu'à la fin ! Un roman très bien écrit, malgré quelques longueurs dans certaines descriptions (voilà pourquoi je n'y ai pas accordé la note maximale). A découvrir ! En ce qui me concerne, je ne manquerais certainement pas d'aller fouiner un peu plus dans l'oeuvre de cet auteur !
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    • Livres 4.00/5
    Par carre, le 25 septembre 2012

    carre
    Lysander Rief, jeune acteur en devenir à tout pour être heureux, enfin presque. En effet, un petit problème d'ordre mécanique l'empêche de s'affirmer sexuellement. Il se rend à Vienne au cabinet du Dr Bensimon, ce rendez-vous anodin va plonger notre jeune héros dans des aventures insoupçonnées, alors que l'Europe s'apprête à basculer dans le chaos de la première guerre mondiale.
    Le dernier William Boyd est une nouvelle fois une réussite. En tout premier lieu parce que l'anglais est un conteur né, qu'il n'a pas son pareil pour nous balader vers des horizons et des rebondissements surprenants. C'est fort bien mené, constamment plaisant, Lysander est un type attachant, l'intrigue constamment cohérente. Même si « L'attente de l'aube » n'est pas son meilleur roman, Il n'en demeure pas moins une nouvelle fois un livre ou prime le plaisir, et c'est pas si anodin de nos jours.
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    • Livres 4.00/5
    Par MachaLoubrun, le 12 juillet 2013

    MachaLoubrun
    Lysander Rief se rend nue-tête chez le docteur Bensimon, il a oublié son chapeau sur un banc. Pourtant se promener ainsi dans les rues de Vienne ne se fait en 1913. Un acte manqué ? Il faut dire que c'est un peu embarrassant d'aller parler à un psychanalyste de son problème d'anorgasmie. Et dire qu'il pourrait être heureux auprès de Blanche, sa fiancée, ils forment un si joli couple d'acteurs à Londres. Il est aussi troublé par une affiche de spectacle montrant une femme dénudée. Mais qu'elle est le titre de l'opéra ? Dans la salle d'attente du Dr Bensimon, il fait la connaissance d‘Hettie. Il va en tomber amoureux et sa vie va changer complètement de trajectoire. Il commence un nouveau rôle, espion pour l'armée britannique. Au départ, il n'a pas le choix mais il va jouer le jeu.
    Chacune de ses missions lui permet étonnamment d'en savoir plus sur sa propre histoire, il va de surprise en surprise. L'action se déroule entre l'Angleterre et l'Autriche, le pays natal de sa mère. La guerre fait rage, Munro et Massinger lui donnent des ordres mais les femmes qu'il rencontre sont fortes et mènent l'action comme dans les films de Truffaut et Lysander, ce comédien charmant à la vie ordinaire voit sa vie s'accélérer à la suite d'un rendez-vous comme dans la mort aux trousses d'Hitchcock.
    Ce roman d'espionnage tient le lecteur en haleine jusqu'au bout, tant par le suspens savamment entretenu que par la quête personnelle de Lysander pour connaître sa vérité…
    Une plongée agréable dans les sombres années de la guerre, William Boyd est un conteur de talent.
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    • Livres 3.00/5
    Par caro64, le 20 août 2012

    caro64
    Avant de convoler en justes noces avec la ravissante Blanche Blondel, le jeune acteur londonien Lysander Rief a la ferme intention de régler son problème d'anorgasmie (il ne peut avoir d'orgasme). Et en 1913, Vienne est indiscutablement la destination idéale pour soigner ce type de complications, car Freud et ses nombreux émules ont compris que leur cause était souvent profondément enfouie dans les méandres de l'inconscient. C'est d'ailleurs dans la salle d'attente de son psychanalyste que Lysander rencontrera une jeune femme avec qui il oubliera bien vite les effusions froides de sa fiancée anglaise. Cette relation le propulsera cependant dans les bras des services secrets britanniques, à l'aube du premier conflit mondial qui ravagera l'Europe et la planète tout entière. Lysander aura à jouer bien malgré lui le plus grand rôle de sa vie : celui d'un agent secret et devra mettre tous ses talents de comédien à profit pour démasquer un traître au sein de la hiérarchie militaire anglaise.
    William Boyd revient sur un terrain qu'il connaît bien, la guerre de 14-18 ( Les nouvelles confessions ) avec une histoire d'espionnage, ma foi, bien tournée. Nous voyageons avec plaisir de Vienne à Londres, en passant par Genève , avec un Lysander fantasque et très british, doucement marginal, qui ne nous cache rien de ses pensées secrètes scrupuleusement notées dans son journal intime, avec une certaine élégance. Par la description des lieux et la précision de chaque scène, Boyd écrit un livre très visuel, digne d'un scénario, impression encore accentuée par le rythme de l'écriture et la célérité avec laquelle les événements se succèdent. C'est agréable à lire, on ne s'ennuie pas et, s'il y a fort à parier que l'histoire ne laissera pas un souvenir impérissable, pourquoi bouder son plaisir ?
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    • Livres 4.00/5
    Par Cath36, le 15 juillet 2012

    Cath36
    "Et bien, nous sommes tous des acteurs, non ? dit-il. En tous cas, la plus grande partie de notre vie éveillée. Vous, moi, votre mère, Munro et les autres. Certains sont bons, d'autres quelconques. Mais personne ne sait vraiment ce qui est réel, ce qui est vrai. Impossible de le dire avec certitude."
    J'ai commencé ce livre en me disant : encore une banale histoire d' espionnage, comme si William Boyd (dont j'avais adoré "Orages ordinaires") pouvait être banal ! Mea culpa, mea culpa. Entremêlant- et avec quelle habileté !- le rôle de l'acteur et celui de l'espion, Boyd nous entraîne dans une aventure où plus nous croyons savoir, plus nous nous apercevons que nous nous trompons. Dixit Socrate: je sais que je ne sais rien.
    A travers l'histoire d'un homme, qui, venu consulter un psychanalyste à Vienne pour des problèmes d'anorgasmie se trouve embarqué malgré lui comme espion (et ce pendant la guerre de 14-18), Boyd pose la question des apparences et des faux-semblants, de la vérité et du mensonge, de ce que chacun est -ou pas.
    "A mesure que nous avançons dans l'avenir, le paradoxe deviendra plus clair -clair et obscur, obscurément clair. Plus nous savons, moins nous savons. C'est drôle, mais je peux vivre très heureux avec cette idée. Si ceci est notre monde moderne, alors je me sens un homme très moderne."
    Remarquablement écrit et admirablement traduit, ce livre révèle une fois de plus l'immense écrivain qu'est Boyd. Un grand roman, vraiment, peut-être pas son meilleur, mais un grand roman.
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Critiques presse (10)


  • Lexpress , le 05 juillet 2013
    Déguisement, glissement d'identité... Le voilà exfiltré à Londres, tandis que la fiction se transforme en roman d'espionnage, un genre des plus britannique très prisé par l'auteur de La Vie aux aguets et par ses nombreux lecteurs.
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  • Actualitte , le 14 septembre 2012
    Une lecture agréable et plaisante, […] sans ennui ni complexité. D'ailleurs, les nombreux rebondissements, intrigues et passion, les scènes d'actions parfois époustouflantes augurent avec bonheur ce que sera sans doute le prochain James Bond.
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  • Bibliobs , le 18 juin 2012
    Quel plaisir de retrouver, dans cette valse endiablée que son roman superbement orchestre, le regard sarcastique de William Boyd !
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  • Lexpress , le 05 juin 2012
    Mêlant comédie glamoureuse, chronique de guerre et roman d'espionnage, Boyd multiplie les pistes sous l'oeil du très caméléonesque Lysander, un Candide british embringué dans des aventures qui le dépassent.
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  • LePoint , le 23 mai 2012
    Construit sur une allégorie qui représente l'espion comme l'éternel enfant à la recherche du code secret de son origine, L'attente de l'aube offre une belle métaphore du combat de l'écrivain, engagé dans la vaine guerre des mots et cherchant un sens à l'énigme d'être au monde.
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  • LeSoir , le 21 mai 2012
    Ample et riche, le dernier roman de William Boyd est aussi un régal.
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  • Lexpress , le 11 mai 2012
    Avec L'Attente de l'aube, l'écrivain britannique au meilleur de sa forme, ressuscite la Vienne austro-hongroise dans une histoire qui brasse psychanalyse et espionnage.
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  • LeFigaro , le 09 mai 2012
    Dans «L'Attente de l'aube», William Boyd multiplie les surprises en faisant preuve d'une imagination sans bornes. Tout est imprévu. Et tout sonne juste.
    Lire la critique sur le site : LeFigaro
  • Lexpress , le 04 mai 2012
    Dans ce onzième roman, William Boyd tente un pari ambitieux qu'il ne gagne pas tout à fait, cherchant à explorer de trop nombreuses pistes au risque de s'égarer -qui plus est avec une abondance de dialogues.
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  • LesEchos , le 24 avril 2012
    Joyeusement mené, avec ce qu'il faut de chausse-trappes et de coups de billard à trois bandes, « L'Attente de l'aube » écourtera vos nuits.
    Lire la critique sur le site : LesEchos

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Citations et extraits

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  • Par Littlena, le 20 août 2014

    Ma vie semble suivre une voie qui ne me correspond pas - je suis le passager d'un train, mais je n'ai aucune idée du chemin qu'il prend ni de sa destination finale.

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  • Par Cath36, le 15 juillet 2012

    C'est une nuit sombre, une nuit de brouillard et de crachin, à Londres, fin 1915. Le brouillard nacré et fumeux s'enroule et reste suspendu -comme à un million de chandelles mouchées-autour et au-dessus des pâtés de maisons à la manière d'une chose grimpante, molle, insinuante, en quête des entrées et des escaliers,des ruelles et des allées, des toits devenus presque invisibles. Les réverbères projettent un cône de luminescence jaune mouillé qui semble disparaître dès que la lumière frappe son petit cercle brumeux sur le trottoir luisant, comme si l'effort de percer l'envahissante obscurité et de tomber là était tout ce dont il fût capable.
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  • Par Cath36, le 14 juillet 2012

    Etre un grand acteur, c'est être capable de dire "Passe-moi le sel, s'il te plaît", sans avoir l'air pompeux. Etre un grand acteur, c'est être capable de dire "Horreur ! horreur ! horreur !" sans avoir l'air bizarre, étrange, stupide ou pompeux.

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  • Par caro64, le 20 août 2012

    A mesure que nous avançons dans l’avenir, le paradoxe deviendra plus clair – clair et obscur, obscurément clair. Plus nous savons, moins nous savons. C’est drôle, mais je peux vivre très heureux avec cette idée. Si ceci est notre monde moderne, alors je me sens un homme très moderne.

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  • Par keisha, le 01 juillet 2013

    Tout était résolu, expliqué. Mais, au fil de la journée, d'autres questions vinrent me tracasser, me troubler, m'obligeant à revoir mon jugement jusqu'à ce que, au crépuscule, tout retourne à la confusion.Peut-être la vie est-elle ainsi - on essaie d'y voir clair, mais ce que l'on voit n'est jamais plus clair et ne le sera jamais.Plus nous ferons d'efforts, plus le trouble s'aggrave. Tout ce qui nous est laissé, ce sont des approximations, des nuances, des multitudes d'explications plausibles. Faites votre choix.
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Vidéo de William Boyd

Solo by Les Editions du Seuil .
Les nouvelles sont mauvaises : l'arracheur de livres frappe dans les librairies. James Bond le poursuit dans les couloirs des éditions du Seuil. Sa mission : sauver les livres et plus précisément le précieux manuscrit de "Solo" de William Boyd... "Solo, une aventure de James Bond" de William Boyd, paru le 6 mars 2014. Plus d'infos ici http://www.seuil.com/livre-9782021113211.htm








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