> Serge Quadruppani (Traducteur)

ISBN : 2266166654
Éditeur : Pocket (2007)


Note moyenne : 3.87/5 (sur 23 notes) Ajouter à mes livres
La Sicile doit sa notoriété à la splendeur d'un volcan, à la majesté de ses temples et au caractère impitoyable de certains de ses habitants. A ces attraits, il faut ajouter aujourd'hui un personnage hors du commun : le commissaire Montalbano.
Pour la nonchalanc... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 3.00/5
    Par annie, le 07 août 2008

    annie
    Commissaire Montalbano
    *
    Montalbano règne en despote sur son commissariat.
    Ses hommes le révèrent et ne prendraient pas une initiative sans lui en demander la permission --- ce qui irrite son adjoint, Mimì Augello.
    Du coup, le commissaire arrive à mener des enquêtes sans être bloqué par la corruption, dans une mesure raisonnable bien sûr !
    *
    Car la société de Sicile est bien compartimentée.
    D'un côté, la leggi, la loi : policiers de quarante douze spécialités, juges anti-mafia, procureurs, politiciens.
    De l'autre, les gens normaux --- bon, d'accord, avec quelques délinquants quand même !
    *
    Les plus vicieux : les corrompus, souvent politicards de la Démocratie Chrétienne, ou les patrons occultes qui se partagent les marchés publics.
    *
    Si les Siciliens sont si méfiants vis-à-vis du pouvoir, c'est aussi parce qu'ils n'en attendent plus rien, après des siècles d'invasions et d'exploitation sauvage.
    Le local l'emportera donc toujours sur l'officiel, au grand dam de l'amie génoise de Montalbano : la femme qui tient la maison du commissaire a vu ses deux fils mis en prison, dont le cadet par lui, mais puisque ce fut fait "à la régulière", aucun problème !
    *
    Montalbano lui-même compose avec la leggi : divulgant quelques secrets bien choisis à son ami Nicolò Zitto, de la télévision régionale de gauche Retelibera; ou autorisant un de ses subordonnés à inviter son beau-frère, journaliste à Televigàta (télé locale pro-gouvernement), sur les lieux d'un crime.
    Du coup, étonnez-vous que quand un représentant milanais se trouve pris par erreur dans une fusillade entre clans mafieux, il s'inscrive à son retour au parti prônant la séparation nord/sud de l'Italie !
    *
    Copains et collègues
    Gegè : petit mafieux, drogues légères et pépées à volonté, ami d'enfance et informateur.
    Le questeur : supérieur et ami de Montalbano. le soutient dans ses enquêtes, et le reçoit chez lui pour discuter "officieusement". Tout cela en buvant de l'Amparo pour le questeur, et du Chivas pour Montalbano.
    Jacomuzzi : chef extrêmement compétent de la police scientifique, mais affligé d'une diarrhée verbale compulsive qui lui fait divulguer tous les secrets d'une enquête à tous ceux à il peut parler : journalistes, politiciens corrompus, flics véreux...
    Docteur Pasquano : légiste râleur, mais intrigué par les bizarreries que ne manque pas de lui fournir Montalbano
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Bigmammy, le 09 septembre 2011

    Bigmammy
    Contrairement à ce qu'annonce le titre, il ne s'agit pas de la première aventure de Salvo Montalbano, héros récurrent de l'auteur sicilien qui fait fureur au-delà des Alpes et que m'a vivement recommandé un lecteur assidu, époux d'une belle italienne de surcroît.
    Je me suis laissée piéger mais je ne regrette pas, car c'est sans doute une bonne manière d'aborder l'oeuvre complète. En fait, dans ce même petit livre, on a trois histoires différentes, trois courtes enquêtes dont la première – Sept lundis - est totalement surréaliste, la deuxième raconte l'arrivée du commissaire nouvellement nommé à Vigata, son installation dans la villa du bord de mer à Marinella, la troisième, intitulée « Retour aux origines » une histoire de kidnapping. Seul point commun à ces trois récits : pas de sang. Un choix de l'auteur assumé.
    Ce que je retiens surtout, c'est le style extraordinairement imagé de l'écrivain et le parti-pris du traducteur, Serge Quadruppani, dans son interprétation du dialecte sicilien comme des tournures italiennes. On remarque tout de suite le basculement du verbe à la fin de la phrase, comme une réminiscence du latin de notre jeunesse « Montalbano, je suis », la prolifération de verbes devenus subitement pronominaux « il se faisait un rêve »…sans compter les transpositions de déformations orales, qui doivent avoir encore plus de sel dans le texte original mais qui émaillent un discours d'hommes et de femmes du peuple sicilien. Et les délicieux plats servis au commissaire dans sa trattoria préférée, ainsi que ses relations étranges avec l'amie de son cœur.
    Naturellement, il est inutile de rechercher la petite ville de Vigatà sur une carte, elle est aussi réelle que le Plassans des Rougon-Macquart. Mais je ne connais pas assez la vie politique italienne pour perdre mon temps à chercher des clefs. Et me voilà embarquée à nouveau dans une série innombrable d'histoires où les comparses du commissaire Montalbano font partie intégrante du décor : Fazio, Mimi Augello, le journaliste Nicolo Zito, le questeur qui, à la grande différence de celui de Venise dans les romans de Donna Léon, est un type intelligent et un ami de Montalbano, et l'inénarrable Catarella, standardiste du commissariat incapable de transmettre une identité exacte …Un monde selon Camilleri qui fut, avant d'écrire, metteur en scène pour le théâtre, la radio et la télévision, auteur de poèmes et de nouvelles.

    Lien : http://www.bigmammy.fr
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par annie, le 07 août 2008

    annie
    La Sicile doit sa notoriété à la splendeur d'un volcan, à la majesté de ses temples et au caractère impitoyable de certains de ses habitants.
    *
    A ces attraits, il faut ajouter aujourd'hui un personnage hors du commun : le commissaire Montalbano.
    Pour la nonchalance, la gourmandise, l'érudition et le flegme, le " dottore " Montalbano n'a pas d'égal.
    *
    Lui qui déteste les crimes de sang trop faciles à résoudre, le voici, pour sa première enquête, devant l'énigme la plus saugrenue, un condensé d'humour noir et de surréalisme : un lundi, on trouve un poisson abattu à coups de 7.65. le lundi suivant, pareillement assassiné, un poulet. Ensuite un chien. A quand l'âne ou le bœuf, et quelques villageois ?
    L'affaire est sérieuse et Montalbano à pied d'œuvre.
    *
    La Méditerranée, haut lieu du crime - http://www.arte.tv/fr/art-musique/Les-polars-de-l-ete/1279622.html
    * http://pagesperso-orange.fr/geopolar/europe/italie/sicile/camilleri/camilleri.html
    *
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Andrea_Camilleri
    *
    Note :
    C'est toujours un plaisir de lire cet auteur… et il me reste pas mal de titre encore a savourer…
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Vidéo de Andréa Camilleri

Extrait du documentaire de Mosco Lévy Boucault : "Le sourire de?? Andrea Camilleri, écrivain. .
Mosco Lévy Boucault a recueilli les histoires drôles d'écrivains (comme Tonino Benacquista, Thierry Jonquet ou Tonino Guerra), de comédiens (comme Rufus ou François Morel), de réalisateurs (comme Peter Kassovitz), de politiques (comme Laurent Fabius) pour une série intitulée « le sourire de?».











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