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Lorenzo Mattotti (Illustrateur)Jean-Claude Mourlevat (Traducteur)
ISBN : 2070625621
Éditeur : Gallimard Jeunesse (2009)

Note moyenne : 3.7/5 (sur 229 notes)
Résumé :
Adapté du conte de Grimm. Cartonné, couleur. Hansel, Gretel et leurs parents habitent une chaumière à l'orée d'un grand bois. Cette année, une disette s'est abattue sur le pays. Les parents décident alors d’aller perdre leurs enfants dans la forêt... Mais Hansel et Gretel retrouvent leur chemin grâce à des cailloux semés derrière eux. La deuxième tentative sera la bonne : les enfants ont semé des miettes… que les animaux s’empressent de manger ! Hansel et Gretel son... >Voir plus
Critiques, Analyses & Avis (22) Voir plus Ajouter une critique
Nastasia-B
Nastasia-B04 décembre 2012
  • Livres 4.00/5
Chacun sait que l'Hansel & Gretel des frères Grimm est une réécriture du Petit Poucet de Perrault (on trouve aussi des traductions plus francisées sous forme de Jeannot et Margot). Comme toujours, ce qui est intéressant, c'est de placer les deux textes côte à côte comme une synopse pour en mieux mesurer les ressemblances et les dissemblances.
Aussi grandes et fréquentes que puissent être les ressemblances, ce sont toujours les dissemblances qui sont porteuses de sens et qui nous aident à réfléchir au projet de l'auteur de ces aménagements.
Même si j'ai déjà avoué que j'aimais mieux l'original que la copie, il faut malgré tout reconnaître que ce remake est un bon remake et que les modifications sont très intéressantes voire intrigantes.
Petit rappel de l'architecture du conte chez Perrault : 7 frères, l'un d'eux a un statut très différent des autres qui sont trois paires de jumeaux ; grande pauvreté, le père décide de perdre les enfants, la mère est contre, longues discussions entendues par le Petit Poucet ; finalement premier raid en forêt pour perdre les enfants, astuce du petit, retour à la case départ ; seconde tentative plus aboutie, le Petit Poucet mène l'expédition en forêt pour trouver un abri, repérage de la maison de l'ogre ; l'ogresse est bienveillante mais l'ogre impitoyable ; nouvelle astuce du Petit Poucet pour duper l'ogre vis-à-vis de ses propres filles ; fuite, épisode des bottes de sept lieues, captage du magot de l'ogre ; retour dans le foyer familial, tout va pour le mieux.
Passage au test de la synopse, voici ce que cela donne chez les frères Grimm : première modification, non plus sept enfants mais seulement deux et respect de la parité garçon/fille ce qui crée une structure plus équilibrée et plus proche du modèle familial rural allemand de l'époque ; première moitié du conte sinon très similaire à la différence toutefois qu'ici c'est la mère qui veut se débarrasser de ses enfants, le père est contre et accepte du bout des dents. La seconde modification, l'importante et grande trouvaille des frères Grimm, c'est le coup de la maison mangeable, ça, faut bien l'admettre, c'est un coup de maître et cela renouvelle vraiment le conte car ici, il y a un appât à enfants, et des plus insolites alors que chez Perrault, c'était le hasard et la mauvaise fortune qui avait conduit les enfants chez l'ogre. Autre modification, ce n'est plus un ogre ignoble, mais une ogresse sorcière.
Nouvelle modification de taille, la sortie du bourbier se fait conjointement sous l'impulsion tant de Hansel que de Gretel (mais surtout de Gretel) et s'opère sur une longue période à la différence de la fugitive visite du Poucet chez l'ogre.
Enfin, dernière et notable modification, au retour des enfants chargés de trésors chez leurs parents, la mère est trépassée.
Pour conclure, l'élément négatif chez Perrault (le père, l'ogre) s'est entièrement féminisé chez les Grimm (la mère, la sorcière) par contre l'héroïsme est partagé entre la soeur et le frère, aucun des deux n'a le monopole de la duperie du monstre.
Ceci dit, ces deux contes très semblables et apparentés ont pourtant des morales bien différentes, chez Perrault, c'était qu'il ne fallait négliger personne, à peu de choses près c'était la fable de la Fontaine « On a toujours besoin d'un plus petit que soi. » tandis que chez Jacob et Wilhelm Grimm, ce serait plutôt « au sein de la famille, il faut se serrer les coudes, coûte que coûte, même si les conditions sont rudes, car le salut viendra de la famille. »
Donc, contrairement à d'autres remakes de Perrault opérés par les frangins Grimm, je trouve cette adaptation plutôt originale et réussie, quoique ma préférence aille malgré tout au Petit Poucet dont il est issu, mais, comme toujours, tout ceci est éminemment subjectif, n'engage que moi et n'est donc que mon avis, c'est-à-dire, bien peu de chose.
N. B. : Il existe pléthore de versions et d'illustrations différentes de ce conte et toutes ne se valent pas mais le regroupement bibliographique a un peu tassé tout ça.
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Under_The_Moon
Under_The_Moon24 mai 2015
  • Livres 4.00/5
Un petit retour en enfance pour les besoins du boulot. Un petit rafraîchissement pour la mémoire qui fait du bien.
Hansel et Gretel contient des éléments du conte classique, donc pas d'élément surnaturel à proprement parler ; c'est l'ambiance qui l'est (avec la forêt la nuit, la lumière de la lune, les animaux sauvages). Et l'histoire de ses deux enfants montre comment se sortir de situations difficiles et rassure sur l'idée que les personnes malfaisantes sont rattrapées par l'impitoyable roue du destin.
Avec des yeux d'adulte, je me rend compte à quel point les contes comme celui-ci sont fondateur de toute une civilisation "morale". Quand on prend la peine de le regarder de plus près, ce conte à quelque chose de terrifiant. D'abord, Hansel et Gretel sont abandonnés dans la forêt par leur père et leur belle-mère car cette dernière préfère que le peu d'argent dont ils disposent leur serve à les nourrir elle et sont mari. Quand on n'a pas d'argent pour se nourrir, pourquoi s'encombrer d'enfants ? Quoi qu'aujourd'hui certaines mères peu scrupuleuses préfèrent s'y prendre plus tôt en mettant leurs bébés au congélateur ou à la poubelle. Il faut croire qu'en temps de crise économique, tous les moyens sont bons dans nos belles sociétés civilisées.. Bref !
Puis au moment où ils se croient sauver par une vision quasi-paradisiaque pour des enfants affamés (la maison en pain d'épice) : ils sont capturés pour être mangés et réduits aux travaux domestiques.

Heureusement, cette histoire terrifiante montre que toute personne forte de sa cruauté a une faiblesse et que s'il on a la chance de la trouver et d'avoir suffisamment de force pour surmonter ses peurs, on peut en venir à bout. C'est vrai qu'il y a beaucoup de "si" , et que cette histoire-là se finit bien, dans la réalité tous n'ont pas cette chance...
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MllePeregrine
MllePeregrine24 juin 2012
  • Livres 3.00/5
Voilà une version du conte Hansël et Gretel pour le moins surprenante!
Le texte, traduit par J.C. Mourlevat est admirable et c'est avec délice que l'on se replonge dans cette histoire. Je ne me souvenais pas de tant de ressemblances entre le début de ce conte et celui du Petit Poucet!
En revanche, les illustrations en noir et blanc de Lorenzo Mattotti m'ont moins séduite. J'y reconnais un véritable talent, certes. Leur côté très sombre et mouvementé fait ressortir le côté terrifiant de l'histoire (il s'agit tout de même d'enfants abandonnés dans une forêt et qui manquent de se faire brûler vifs dans un four avant d'être dévorés...!).
Toutefois, allez savoir pourquoi, j'aurais autant aimé de belles illustrations en couleurs. Peut-être est-ce mon âme d'enfant qui refuse le second degré de ce conte?
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kanarmor
kanarmor29 janvier 2014
  • Livres 5.00/5
Sybille Schenker nous propose une magnifique version du texte original de ce célèbre conte des frères Grimm. Tous les moyens techniques qu'elle utilise magnifie le texte, qui d'ailleurs en deviendrait presque inutile tant l'illustratrice sait mettre dans son oeuvre un grand pouvoir suggestif et d'évocation.
Elle travaille ainsi sur les ombres et la lumière, la transparence avec des calques pouvant être superposés, parfois de couleurs pour des illustrations ou le texte, les ombres chinoises. Elle joue aussi sur des contrastes de couleurs, des textures différentes avec de grands a plats ou des motifs fleuris. de magnifiques crayonnés montrent aussi l'étendue de sa palette avec la précision du trait.
Bref, vous l'aurez compris, cet album est pour moi un petit trésor éditorial !
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Biname
Biname02 novembre 2013
  • Livres 4.00/5
C'est toujours bizarre de relire un conte quand on est adulte. Pourtant celui-ci a très largement bercé mon enfance. Je me demande comment je faisais pour ne pas être horrifiée par cette histoire. Des parents qui abandonnent deux fois leurs enfants, une forêt sombre, une sorcière malfaisante qui veut les manger...Et j'arrivais à dormir après ça. Comme quoi, je devais sûrement adorer la fin, l'espoir que malgré les horreurs, le bonheur n'est pas loin. En attendant ce conte est vraiment dure. J'ai craqué pour les illustrations assez sombre qui justement font ressortir toutes les angoisses de conte. Un superbe petit livre, un conte génial que j'ai eu le plaisir de relire pendant Halloween.
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Citations & extraits (5) Ajouter une citation
Nastasia-BNastasia-B04 décembre 2012
- Je ne sais pas comment m'y prendre pour entrer là-dedans. Que faut-il faire ?

- Stupide dinde ! s'exclama la vieille, l'ouverture est bien assez grande ! Regarde : je pourrais moi-même y passer !

Et en même temps, elle s'accroupissait devant le four et s'y poussait à petits coups pour y engager la tête. Alors Gretel la poussa un grand coup pour la faire basculer dedans, ferma la porte de fer et bloqua le gros verrou.
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kanarmorkanarmor29 janvier 2014
La vieille avait pris cet air aimable mais en réalité, c'était une méchante sorcière qui guettait les enfants, et sa maison de pain d'épice n'était qu'un piège pour les attirer. Lorsque l'un d'eux tombait en son pouvoir, elle le tuait, le faisait cuire puis le mangeait, et c'était pour elle jour de fête.
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PATACIDEPATACIDE27 avril 2015
Et ils continuèrent à manger sans se laisser détourner de leur tâche. Hansel, qui trouvait le toit fort bon, en fit tomber un gros morceau par terre et Gretel découpa une vitre entière, s'assit sur le sol et se mit à manger.

La porte, tout à coup, s'ouvrit et une femme, vieille comme les pierres, s'appuyant sur une canne, sortit de la maison. Hansel et Gretel eurent si peur qu'ils laissèrent tomber tout ce qu'ils tenaient dans leurs mains.
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ElanaElana06 avril 2014
En approchant, les enfants virent que les murs étaient en pain d'épice, le toit en biscuit et les fenêtres en sucre.

- Ah! dit Hansel, nous allons nous régaler!

Il se haussa sur la pointe des pieds pour atteindre le toit, et en arracha un petit morceau pour y goûter. Gretel se mit à lécher le sucre d'une vitre.
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letilleulletilleul03 août 2010
Grignoti, grignotons, qui grignote ma maison ?

C'est le vent, le vent, le céleste enfant !
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