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ISBN : 2070344479
Éditeur : Gallimard (2007)


Note moyenne : 3.25/5 (sur 40 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Trois étés où se joue le destin d'une famille. Trois étés à dix ans d'intervalle. Et la même plage, au bord de la Manche. Dans ce "doux foyer", Susan, la mère, veut mettre fin à ses jours. À son chevet : un mari abîmé par plusieurs années de désamour et son frère cadet,... > voir plus
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Critiques, analyses et avis (5)

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    • Livres 4.00/5
    Par carre, le 04 avril 2012

    carre
    Trois enfants Lily, Martin et Vincent se retrouvent dans la maison familiiale pendant trois étés sur une dizaine d'années. Entre une mère suicidaire puis défunte, un père enfermé dans ces silences par l'incompréhension face au comportement de son épouse et puis
    l'oncle personnage effacé. Les blessures familiales sont béantes mais Lily, Martin et Vincent chacun à leur manière apprendront à s'émanciper à grandir et à vivre au delà des douleurs. le portrait des personnages est d'une justesse remarquable. Cathrine continue de traquer les failles de nos vies avec une justesse, une pudeur, une sensibilité à fleur de peau. Son écriture dessine les contours de nos blessures avec une rare finesse et nous parle de choses intimes avec un talent certain. "Sweet home" vous prend souvent à la gorge et Cathrine confirme un talent qui ne cesse de grandir, livre à livre. Poignant.
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    • Livres 4.00/5
    Par monito, le 18 septembre 2009

    monito
    Tout n'est pas dû à l'écriture d'Arnaud Cathrine, rapide, ciselée, puissante, simple et juste.
    Tout n'est pas dû à la forme employée dans ce roman, suite de réflexions de deux hommes et une femmes, une fratrie, à dix ans d'intervalle, su sujet d'une autre femme : la mère.
    Tout n'est pas dû à la nature même du propos : le souvenir d'une mère, les souvenirs d'une famille, le temps qui passe et les destins qui se forgent, les vies qui se figent, les occasions qui se perdent, les regrets, les silences et les renoncements qui pèsent, les non-dits qui s'installent…
    Non, tout n'est pas dû à chacun de ces éléments, c'est le propre d'un roman de les associer et Arnaud Cathrine produit alors un effet percutant, bouleversant, dans moins de 200 pages qui se lisent d'une traite et vous isolent du monde pendant un instant.
    Finir un livre les joues empourprées et brûlantes, rafraîchies seulement par les larmes qui, naturellement, coulent et provoquent le sanglot.
    Voilà comment j'ai lu ce livre ; chacun le lira selon son humeur, le verra au travers du prisme de son état d'esprit, le placera peut-être dans son histoire personnelle et le résultat sera différent.
    Ce livre a la force de la simplicité, de l'évidence, celle du retour sur soi somme seul foyer, de nature et de doute.
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    • Livres 3.00/5
    Par Chinchilla, le 25 février 2011

    Chinchilla
    Enfin un livre "de grand". Effectivement, ça passe tout de suite mieux. Les personnages sont plus développés, même si niveau prénom, on a toujours un Martin. C'est sympa de donner le nom de gens qu'on aime bien à ses personnages mais un peu de variété ne fait pas de mal.
    Trois étés à dix ans d'intervalle, Lily, son jumeau Vincent et leur petit frère Martin racontent chacun leur tour l'histoire de leur famille avec en filigrane, leur difficulté à grandir avec ces non-dits à démêler le vrai du faux. En effet, comment vivre et se construire après le suicide de leur mère ? le thème n'est pas forcément très facile à traiter mais l'auteur s'en sort très bien et ne vire pas grand lavage de linge sale en famille. Au contraire, le récit se fait tout en pudeur et le style est très fluide. L'ambiance est assez sombre et mélancolique, la façon de présenter les rapports familiaux m'ont rappelé certaines pièce de Jean-Luc Lagarce.
    J'ai trouvé ce livre très bien écrit et très abouti, la preuve, je l'ai lu d'une traite.
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    • Livres 3.00/5
    Par jal, le 27 octobre 2012

    jal
    J'avais découvert cet auteur par le biais de la littérature jeunesse; son livre m'avait beaucoup plu.
    Je n'ai pas été déçue par celui-ci: l'écriture est juste, rigoureuse. Il n'y a aucun mot superflu. L'histoire fonctionne, vous avez envie de savoir comment vont se sortir d'une histoire familiale difficile ces 3 écorchés vifs, puisque le livre donne la parole aux 3 enfants de cette famille. 3 points de vue, 3 destins.
    Le seul regret que l'on peut avoir, c'est finalement que le livre soit si court, on aurait aimé les accompagner un peu plus longtemps...
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    • Livres 4.00/5
    Par lnbsi, le 12 août 2010

    lnbsi
    Un été au bord la mer dans la maison familiale Lily écrit son journal. Cette maison est à l'image de sa famille, construite au bord d'une falaise qui se décrépite chaque jour un peu plus. Cet été là c'est aussi celui du suicide de sa mère. Puis c'est autour de Vincent de reprendre le récit 10 ans plus tard. Et enfin au petit Martin devenu grand, le dernier de la tribut, d'apporter sa contribution à l'histoire. Tous tentent de vivre malgré cette mort et de faire le deuil de la disparue. Mais est-ce vraiment possible?
    (Cliquez sur le lien suivant pour lire la suite)

    Lien : http://aufildeslivres.over-blog.com/article-23599540.html
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Critiques presse (1)


  • Lecturejeune , le 01 mars 2006
    Lecture jeune, n°117 - Sweet Home, c’est le titre du huitième roman d’Arnaud Cathrine mais aussi le surnom évocateur d’une maison de vacances, la Viguière, en Normandie : chaque été s’y réunit une famille (un couple avec ses trois enfants et un oncle célibataire). Mais au cours de l’été 1983, la mère, Susan, s’est suicidée. Ses trois enfants tiennent la chronique de la vie familiale dans cette tourmente. Chacun livre son point de vue, au fil de trois étés situés à une dizaine d’années d’intervalle : Lily en 1983, Vincent, le futur écrivain, en 1990 et Martin, le petit dernier, en 2003. Arnaud Cathrine écrit toujours (en jeunesse aussi) sur la famille et ses secrets, la maladie, la perte, «comment ça va la vie depuis la mort» : il saisit au vol les faits et gestes du quotidien, ne s’attarde pas en descriptions inutiles. De très nombreux dialogues révèlent les blessures de chacun, comme les non-dits, les silences complices. Après la disparition de Susan, la vie a repris mais elle est chaotique, marquée par l’instabilité affective. Lily, si proche de son frère puis de Nathan, son ami d’enfance «adopté» par la famille, met au monde trois enfants sans réussir à garder les pères près d’elle. Vincent quitte la femme aimée au moment où elle attend un enfant de lui et écrit un livre. Martin, alcoolique comme son père, dérive ; le secret autour de sa naissance, qui reste intouchable, plombe la vie familiale. Ces trois récits sur vingt ans approchent la vérité intime de chacun : tous, s’ils sont centrés sur l’insondable absence de la mère et la quête des traces de sa présence, relatent le combat toujours recommencé pour survivre, pouvoir aimer malgré tout et se libérer de la violence des rapports familiaux, des jalousies, des mensonges surtout. Après les Exercices de deuil, parus en 2004, en voici un nouveau, porté par une écriture toujours pudique, fluide et bouleversante, à rapprocher du tout aussi émouvant roman d’Olivier Adam, Falaises, qui aborde également le thème du suicide de la mère (voir notice 37). Marie-Françoise Brihaye

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Citations et extraits

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  • Par Neigeline, le 16 mai 2009

    Sur les conseils de mon oncle, j'avais recopié une citation de Marcelle Sauvageot : "Vous savez bien qu'il n'était pas possible que vous me donniez du bonheur, parce que même aux moments où nous avons été le plus proches, vous avez toujours gardé un coin de vous... qui ne vibrait pas... qui me jugeait".

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  • Par Neigeline, le 16 mai 2009

    Je repense à la joie qui m'envahissait il y a encore quelques années à l'idée d'investir La Viguière pour l'été. Il ne m'en reste aujourd'hui qu'un souvenir entêtant, comme une part d'enfance disparue, impossible à rejoindre. Quelque chose s'est perdu, mais quoi ? Une vigueur naïve peut-être. Un élan inconséquent. Après s'être ébrouée avec bonheur, notre famille se traîne, comme une troupe de danseurs fatigués, incapables d'inventer de nouveaux gestes et contraints de singer l'âme d'un ballet dont il ne demeure plus que des figures lourdes et lasses.
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  • Par carre, le 04 avril 2012

    Il est pourtant clair qu'elle n'a jamais aimé son mari. Maman a tout juste consenti à une morne cohabitation. Elle s'est sans doute mariée avec le premier garçon qu'on lui a présenté. Elle avait dix-huit ans.

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  • Par Neigeline, le 16 mai 2009

    J'aime me taire avec Sacha. Le silence ne nous a jamais empêchés d'être ensemble, à la manière de deux vieux clebs qui montent la garde sans broncher et veillent l'un sur l'autre, quoiqu'il ne risque pas de leur arriver grand-chose. Il faut croire que la bienveillance aime à s'exercer hors de tout danger. (...) Sacha lui est mon abandon. Nous nous aimons pour ça.

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  • Par carre, le 14 janvier 2012

    La falaise s’effondre, lentement mais sûrement. C’est une sorte d’argile grise et meuble. De grosses pierres ont été disposées sur son flanc pour retarder les assauts inéluctables de la marée. On dit que les maisons comme la nôtre sont condamnées. Un jour, il faudra l’abandonner. Comme en toutes choses, nous sommes voués à la perte.

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Vidéo de Arnaud Cathrine

Je ne retrouve personne de Arnaud Cathrine .
Voir l'émission : http://www.web-tv-culture.com/je-ne-retrouve-personne-de-arnaud-cathrine-566.html le nouveau roman d'Arnaud Cathrine « Je ne retrouve personne ». C'est l'automne. Aurélien a une trentaine d'années. Il est chargé par ses parents de vendre la maison de famille, blottie dans un village normand, face à la mer. Dans ces grandes pièces humides et froides, les souvenirs affluent. Après « Sweet home » et « La disparition de Richard Taylor », le nouveau roman d'Arnaud Cathrine « Je ne retrouve personne ». aux éditions Verticales Arnaud Cathrine est sur WTC.








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