> Alain Gnaedig (Traducteur)

ISBN : 2070709590
Éditeur : Gallimard (2005)


Note moyenne : 2.9/5 (sur 10 notes) Ajouter à mes livres
Sous un autre jour
Irene Beckman est une femme comblée. Une belle carrière d'avocate, un mariage heureux, deux enfants et une villa dans les beaux quartiers de Copenhague. À cinquante-six ans la vie semble lui sourire. Mais un soir, elle tombe sur une conversati... > voir plus
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Critiques et avis(2)

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    • Livres 4.00/5
    Par Cath36, le 20 mars 2012

    Cath36
    Une femme découvre presque en même temps que son mari la quitte et qu'elle n'est pas la fille de l'homme qui croyait être son père. Vie brisée, mémoire brisée, tout vole en éclats. Ce texte est un roman sur le doute, la remise en question, la libération des femmes et le post-féminisme, un roman aussi sur les relations mère-fille, sur le couple et la fin du couple, sur l'adultère, sur la filiation et sur le temps. Bref un grand roman. Une fois de plus Grondhal se met dans la tête de son personnage et le laisse parler, exprimer les méandres de ses pensées et de sa psychologie. Malheureusement on s'y noie un peu, et ce qui nous permettait de nous attacher à ce personnage finit par être la raison pour laquelle il nous donne l'impression de tourner en rond. Peut-être le texte est-il trop long et l'auteur veut-il aborder trop de thèmes, ce qu'il fait toujours en profondeur ? Peut-être est-ce le reflet d'une société profondément narcissique où tout tourne autour de l'ego de chacun ?
    Cela dit, j'ai beaucoup aimé ce texte et cette femme dans laquelle je me suis retrouvée comme avec une soeur. Profondément humain, il sonne extrêmement vrai et la justesse des remarques de Grondahl m'ont plus d'une fois époustouflée. Oui ce bilan sur la condition féminine post XXe genre "les femmes pour les nuls", si je puis dire, intéressera à la fois les femmes et les hommes qui tentent de les comprendre. (A quand du reste une oeuvre littéraire genre "les hommes pour les nulles ?" je suis intéressée...Comme dit l'héroïne : "Les hommes jeunes sont devenus si féminins, et cela depuis que je porte des pantalons. Curieusement, les hommes de mon âge se sont montrés plus féminins à partir du moment où ils ont porté la barbe...On peut accepter que les hommes ne pensent plus à vous tenir la porte, mais voyez un peu leur attitude avachie. Ça n'arrange rien s'ils sont doué pour planter des clous.")
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    • Livres 3.00/5
    Par tromboline, le 05 septembre 2010

    tromboline
    Irène Beckman est une femme comblée. Deux enfants une belle carrière d'avocate,une villa dans les beaux quartiers.
    Mais un soir, tout bascule elle découvre par hasard que son mari la trompe et sa mère lui remet une enveloppe en lui demandant de l'ouvrir seulement après sa mort.
    mai Irène ne respecte pas cette demande, elle découvre alors une brève confession de sa mère.
    Un roman intense , l'auteur nous raconte avec brio les interrogations de cette femme.
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Citations et extraits

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  • Par Cath36, le 20 mars 2012

    Il parle du silence entre eux.... Il décrit ce sentiment récurrent au fil des ans, parfaitement clair et net dans la lumière uniforme et sans ombre. Ce sentiment d'être liés et pourtant séparés, d'être arrivés à faire corps et toutefois incapables de saisir l'intimité profonde de l'autre.
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  • Par Cath36, le 20 mars 2012

    Oui, elle était bourgeoise, mais non, elle ne se sentait pas coincée. Elle se sentait libre avec Martin et les enfants dans le foyer qu'ils avaient construit. C'était l'émancipation, la libération qui paraissaient intimidantes... Son époux attentif et aimant n'avait pas grand-chose d'un phallocrate. C'était l'époque qui était embrouillée et ensorcelée. Oui, c'était le mot.
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  • Par Cath36, le 20 mars 2012

    Tandis que les gens de leur âge se révoltaient contre la bourgeoisie, lui, il trimait pour sa famille, son foyer et leur avenir. Quand d'autres lâchaient la bride, lui se serrait la ceinture. Tandis que les autres baisaient à droite et à gauche, il lui rappelait par mille petites remarques attentionnées et galantes qu'elle, et elle seule, était sa femme. Là où d'autres se raccrochaient à leur jeunesse et faisaient une vertu de leur irresponsabilité, lui se montrait travailleur, adulte et responsable sans en attendre de félicitations, ni même la reconnaissance d'Irène... Elle avait cédé à son amour, mais aussi à sa persévérance humble, à son assurance qu'il n'y avait qu'elle. Et pour finir, elle était tombé&e amoureuse de lui.
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  • Par line70, le 21 mars 2011

    On ne connaît pas l'autre. On croit le connaître, mais en fait, non. On s'est seulement habitué à l'autre, mais le premier étonnement reste toujours là. Des yeux bleus insondables. La volonté de l'autre, ce qu'il croit, ses doutes. Le premier étonnement n'en est plus un avec les ans qui passent, en même temps que demain se mue en hier. Une forme d'impuissance que l'on dissimule sous l'assurance des habitudes. Ces habitudes qui nous lient l'un à l'autre et qui, en même temps, barrent la route à l'étonnement initial.
    Qui es-tu ? Qui peux-tu donc bien être ? Que caches-tu ? Que vas-tu faire ? Que veux-tu faire ? Où vas-tu ? Te sens-tu à l'étroit ou as-tu trop de place, que recèlent tes envies, tes convictions et tes doutes ?
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  • Par Cath36, le 20 mars 2012

    Elle a appris à accommoder ses aspirations et ses envies en fonction de la réalité, de même qu'elle a apprit à composer avec sa compassion universelle à l'égard des pauvres et des opprimés. Elle leur trouva une place dans sa perspective d'adulte, où l'immédiat masque naturellement le lointain, et où chacun voit le monde de son propre poste d'observation, aveuglé par les oeillères familières de son entourage proche.... Oui, elle trouva son existence, comme tout un chacun, plus ou moins favorisée, avec son partage plus ou moins normal de joies et de peines...Ne mène-t-elle pas la vie à laquelle des générations d'êtres humains ont aspiré ? Libérée de la tyrannie des besoins élémentaires, si bien qu'elle peut se consacrer à ses sentiments raffinés, à ses tourments subtils ?
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