ISBN : 2020837897
Éditeur : Editions du Seuil (2005)


Note moyenne : 3.83/5 (sur 30 notes) Ajouter à mes livres

" Quelques jours à peine avant que tu nous quittes, nous avons été toutes deux prises d'un fou rire à propos d'un détail tellement prosaïque concernant ta mort. /.../ Ce jour-là, donc, comme chaque fois que nous avons ri ens... > voir plus
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Critiques et avis

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  • Par sylvie, le 21 décembre 2007

    sylvie
    Noëlle Chatelet écrit à sa mère, Mireille Jospin.
    A 92 ans, celle-ci décide de mourir, de choisir la date, de préparer sa mort et ses enfants à cette idée, à cette absence prochaine.
    Elle propose un travail de deuil à ses enfants avant de disparaître, elle semble vouloir les accompagner dans ce travail là aussi... Elle veut les préparer... Elle est organisée et totalement déterminée.
    Sa fille va accepter, et accompagner, ou se laisser guider une dernière fois, par celle qui lui a tout appris.
    "N'aie pas peur", "N'aie pas peur de la vie" lui a-t-elle appris, "N'aie pas peur d'être toi-même" lui a-t-elle transmis, et là, "n'aie pas peur de la mort", en commençant par accepter la mienne. "Inouï"!
    Ce chemin, elle pense qu'il faut le raconter, qu'elle voudrait l'écrire... Et le projet de ce livre prend corps à ce moment là, et aboutira après la mort de sa mère.
    Situation à mon sens au paroxysme de la douleur, impensable avant de la lire ! Je trouve que c'est un travail moral et psychique à la limite du soutenable.
    Si je peux comprendre le choix du suicide de la mère, j'ai du mal à accepter l'idée de vouloir ainsi le faire partager à ses enfants, de les rendre tellement présents et acteurs de cette décision.
    La douleur est intense, le trouble et l'angoisse sont permanents.
    Les mots de Noëlle Chatelet sont là pour l'exprimer. Elle semble ne rien laisser sous silence... Révolte, colère, acceptation, peurs, sont décrites avec minutie et vérité. Tout aussi sincères semblent être les moments de bonheur et d'apaisement qu'elle a vécu dans ces derniers jours avec sa mère. Il serait donc possible de passer la barre :
    J'ai été bouleversée par ce livre. Les larmes m'ont accompagnée presque à chaque mots. Quand je l'ai refermé, je ne savais pas quoi en penser, encore troublée par l'émotion profonde qu'il véhicule.
    Maintenant, je dirais que je suis toujours entre deux positions : l'admiration devant tant de courage, de détermination, de volonté,(tant de la part de la fille que de la mère) et l'exaspération, voire la colère, devant ce "jusqu'au-boutisme", cette manière d'imposer à son enfant une démarche , comme une leçon obligatoire et douloureuse. Je ne peux pas m'empêcher de penser que cette mère a été par trop abusive dans sa volonté forcenée à éduquer sa fille jusqu'au dernier moment.
    D'un autre côté, force est de constater que cette fille (philosophe et écrivain), engagée volontaire dans cette expérience, lui en est très reconnaissante, et en a fait un livre fort, inoubliable," inouï."
    http://sylvie-lectures.blogspot.com/2007/05/la-dernire-leon-nolle-chtelet.html
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    • Livres 3.00/5
    Par kathy, le 26 novembre 2011

    kathy
    Noëlle Châtelet a publié La dernière leçon en 2004.
    L'auteur y raconte les derniers mois de la vie de sa mère et sa mort. Mais il s'agit d'une mort tout à fait inouïe : au cours de l'automne 2002, la mère avait prévenu ses enfants qu'elle se suiciderait peu après.
    Dans La dernière leçon, l'auteur retrace ce que furent les semaines d'attente et explique, en les acceptant, les motivations de sa mère. Mireille Jospin avait toujours été une femme très active et ne pouvait admettre de voir ses forces diminuées par les fatigues de l'âge. C'était aussi une militante pour le droit à une mort digne.
    Par ailleurs, cette femme, qui avait toujours été proche de ses enfants et de Noëlle Châtelet en particulier, tenait à faire avec eux, de son vivant, le chemin du deuil de sa propre mort. Car Noëlle Châtelet explique comment les semaines d'attente ont été des semaines de deuil par anticipation mais de deuil accompagné par celle qui allait mourir.
    Ce fut "La dernière leçon" administrée par la mère à sa fille. le suicide eu lieu le 5 décembre 2002; le texte a été achevé en 2003. Il s'agit à la fois d'un livre de deuil et d'un livre-mémorial.
    Un livre bouleversant.
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  • Par levoyageuraudessusdelamerdesnuages, le 27 décembre 2011

    levoyageuraudessusdelamerdesnuages
    offert par un patient, étant souvent confronté dans mon métier à la fin de vie, je vais découvrir ce roman d'un oeil neuf pour compléter ainsi mon expérience des sciences humaines.de la vie tout simplement dont fait partie la mort
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    • Livres 3.00/5
    Par carre, le 19 mars 2012

    carre
    Mireille la mère de Noelle Chatelet annonce à ces enfants qu'a 92 ans, elle a décidé de mourir dignement avec tout son esprit plutôt que de continuer cette vie qu'elle à profondément aimé et attendre la maladie ou la diminution des ces facultés. Ce suicide programmé avec l'assentiment des proches, nous interpelle forcément au plus profond de nos croyances qu'elles soient religieuses ou philosophiques. Après le choc, le refus, la colère Noelle Chatelet raconte le cheminement et l'acceptation de cette mort voulue, avec la volonté de faire le chemin du deuil avec sa mère avec sérénité et tolérance.
    "La dernière leçon" est une leçon d'amour et de vie bouleversante.
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    • Livres 3.00/5
    Par mcchipie, le 27 novembre 2009

    mcchipie
    Quatrième de couverture :
    " Quelques jours à peine avant que tu nous quittes, nous avons été toutes deux prises d'un fou rire à propos d'un détail tellement prosaïque concernant ta mort. /.../ Ce jour-là, donc, comme chaque fois que nous avons ri ensemble de quelque chose qui aurait dû nous faire pleurer, je t'ai dit, redevenant sérieuse - C'est inouï ce qui est en train de se passer, maman. Incroyable ce que tu me fais faire. le chemin... le chemin que tu me fais parcourir... - Oui, c'est vrai, as-tu répondu, toute pensive. - Il faut... Il faudrait le raconter ! Que d'autres que moi... je crois que... je voudrais l'écrire... " Noëlle Châtelet aborde ici le douloureux sujet de la fin de vie: la mort volontaire de sa propre mère qui lui inspire ce récit initiatique d'une beauté puissante et lumineuse. Prix Renaudot des Lycéens, 2004
    Mon avis : Un récit poignant. Noëlle chatelet raconte avec des mots justes le travail de deuil avec une mort annoncée. On ne sait pas quand elle aura lieu, mais on sait que c'est bientôt. Que c'est bientôt que ce proche va mettre un terme à sa vie. Comment se prépare t on? Y est on jamais vraiment préparés?
    L'auteur décrit son cheminement personnel jusqu'à la mort de sa mère. Beaucoup d'émotion dans ce récit.
    Je ne veux pas juger du geste de la mère de l'auteur qui est aussi celle de l'ancien premier ministre français Lionel Jospin, car ce n'est pas la le sujet. Reste que je ne sais pas si j'aurais pu y faire face comme l'auteur.


    Lien : http://mcchipie.over-blog.com/article-la-derniere-le-on-noelle-chate..
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Citations et extraits

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  • Par sylvie, le 21 décembre 2007

    Quelques jours à peine avant que tu nous quittes, nous avons été toutes deux prises d'un fou rire à propos d'un détail tellement prosaïque concernant ta mort. Ce doit être "le jour de ta chemise de nuit". Rappelle toi la chemise de nuit...

    ...Ce jour là, donc, comme chaque fois que nous avons ri ensemble de quelque chose qui aurait du nous faire pleurer,..."

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  • Par migo, le 21 janvier 2008

    "Partir sans déranger tes enfants te paraissait le minimum. De quel droit une mère importunerait-elle ses enfants avec sa mort, à quatre-vingt-douze ans, je vous le demande?
    Elle part parce que c'est l'heure de parir, voilà tout ! C'est ainsi, ma chérie. c'est dans l'ordre des choses !"
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  • Par sylvie, le 21 décembre 2007

    "C'est inouï ce qui est en train de se passer, maman. Incroyable ce que tu me fait faire. Le chemin... Le chemin que tu me fais parcourir..."

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  • Par picaudelles, le 16 novembre 2011

    Si seulement je pouvais avoir cette force quand l'heure sera venue
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Vidéo de Noëlle Châtelet

Le 21 mars 2011 au Salon du Livre de Paris - la Scène des auteurs.
Un débat animé par Antoine Perraud, journaliste avec la participation de Noëlle Chatelet, écrivain et universitaire, Jérôme Prieur, écrivain et réalisateur et Bruno Patino, directeur de France 5.
Tout commença en 1953, avec Lectures pour tous, qui proposa, jusqu'en 1968, une forme de syncrétisme entre le petit écran et l'imprimé. Puis vint Bernard Pivot, qui incarna, avec Apostrophes, la brisure dynamique d’une telle fusion : la graphosphère et la vidéosphère devenaient partenaires, chacune dans son camp. Aujourd'hui, la place de la littérature à la télévision semble singer ce passé anéanti, pour simplement «donner une plus-value à la marque». Notre rencontre, au cœur de cette panne de transmission, tentera d'envisager un recollement de la rétine en faveur de la télévision...








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