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ISBN : 2226192220
Éditeur : Albin Michel (2009)


Note moyenne : 3.92/5 (sur 436 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
New York Mégapole de tous les possibles. De tous les excès. Où la verticalité des buildings s'oppose à celle des souterrains, toujours plus profonds, peuplés de SDF. Où des hommes se déguisent en vampires pour se repaître de la vie de leur partenaire. Où l'industrie por... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Sesheta, le 18 juillet 2009

    Sesheta
    Difficile de conseiller un roman aussi noir, si effrayant sur un sujet pas forcément très attractif, pour moi, parce que trop racoleur, la pornographie. Mais, avec Maxime, je plonge volontiers dans le monde interlope de la pornographie underground... et je ne quitte pas le livre avant la fin ! Un thriller captivant, bourré de déviances humaines, de noirceur, de suspens et d'horreurs... glauque à souhait. Je n'en dit pas plus sur l'histoire, à vous de la découvrir. Sachez seulement que vous y trouverez LA réponse à la disparition du mari d'Annabel (cf "In Tenebris").
    M.Chattam a encore progressé dans le maniement de l'écriture, son style s'améliore au fil de ses romans. Incontestablement, l'un des nouveaux maîtres du thriller français... à l'américaine !
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    • Livres 5.00/5
    Par isajulia, le 19 février 2013

    isajulia
    Grande fan de La trilogie du mal,quand j'ai vu La Promesse des Ténèbres en librairie je ne pouvais pas passer à côté.
    J'attendais beaucoup de cette préquelle,je me posais des questions sur le mystérieux Brady,le fantôme de sa disparition hantant Annabel O'Donnel dans In tenebris et Maléfices.
    Je dois dire que j'en ai eu pour mon argent,je m'attendais à quelque chose d'énorme venant de Maxime Chattam mais là j'ai été comblée au delà de mes espérances!
    Bizarrement,ce n'est pas sur Brady que j'ai le plus accroché,le seul côté que j'ai aimé chez lui c'est celui de l'homme tiraillé entre le bien et le mal,le besoin de savoir à tout prix au risque de tout perdre.
    L'on ne peut s'empêcher d'éprouver de la compassion pour Rubis,la victime de l'histoire.Sous sa plume fluide,l'auteur nous offre une description incroyable de ces filles de province qui veulent conquérir la grande ville au risque de tomber dans des pièges sordides.Il arrive à mettre en avant avec finesse la façon dont une vie peut se retrouver gâchée à cause de mauvais choix et du traumatisme de manquer d'argent.
    Même si certains passages sont scabreux,on ressent un souci d'esthétisme permanent dans l'écriture.Malgré le côté sombre et horrifique de certains passages,l'on peut y ressentir une certaine lumière,celle de la vérité recherchée par Brady sur les raisons du suicide de cette actrice porno underground.
    J'ai adoré le personnage de Kermit,malgré son côté craspec je trouve qu'il dédramatise ce milieu de misère et de dépravation par sa personnalité décalée et malgré tout attachante.
    L'intrigue nous tient en haleine jusqu'au bout ,pas une seconde on ne voudrait lâcher le livre,on veut en savoir toujours plus.
    Pour moi c'est du grand Chattam,je classe La Promesse des Ténèbres dans les top 3 de mes livres préférés de cet auteur.
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    • Livres 4.00/5
    Par hellza24, le 15 août 2014

    hellza24
    Ce tome m'a ébranlé. Tout d'abord, il répond à la grande question que je me suis posée en lisant In Tenebris et Maléfices : mais qu'est-il donc advenu de mari de l'inspectrice Annabel O'Donnel ?
    Ce roman permet de rencontrer Brady O'Donnel et d'assister à sa plongée dans les Ténèbres, thème cher à l'auteur.
    C'est très dérangeant, parce que ça m'a donné un regard neuf sur cet homme que j'avais un peu idéalisé, et sur Jack Thayer , le collègue et ami d'Annabel.
    Brady ne m'a pas plu. D'abord, il se plaint beaucoup : il est en pleine remise en question, pense arriver à un point de son couple où il n'y a plus grand chose à vivre, et réalise bien trop tard que , tout compte fait, il était heureux... Ensuite, c'est un menteur pathologique, il ment pour avoir la paix, puis ment parce qu'il doit couvrir ses premiers mensonges, ment encore et encore, dissimule et camoufle, et quand il dit enfin la vérité, c'est trop tard, on ne le croit plus...Dommage !
    Bien loin de l'idée du compagnon d'Annabel que je m'étais faite à la lecture d'In Tenebris. Remarquez, c'est mieux comme ça, je savais qu'il était voué à disparaître...
    Comment une âme se corrompt ? En tentant de faire le bien, justement, mais tout seul , en égoïste, parce qu'à un certain moment ce n'est plus qu'un prétexte pour aller plus loin, derrière le miroir...
    Si j'ai aimé retrouver le monde souterrain, le thème me semblait plus abouti dans In Tenebris.
    Quant à l'intrigue elle même, elle est glauque, parfois vomitive, un peu ce que j'avais ressenti dans l'excellent Prédateurs du même auteur. Sauf que là, ça touche à la pornographie ultime , siamoise de la barbarie, de la torture, et ...Pfiou, je n'ai pas de mots pour ça... Ensuite, il y a la vision du couple, de la fidélité, de l'attachement : Maxime Chattam brosse un tableau sordide de la vie amoureuse, chimères et petits arrangements entre abusés consentants, là aussi c'est très perturbant.
    Petit coup de gueule qui n'a rien à voir :
    Le souvenir que je garderai de ce roman ? Honnêtement, je ne sais pas trop quoi en penser. C'est sans doute le thriller de Maxime Chattam qui m'a le moins plu jusqu'ici, mais je l'ai tout de même bien aimé. Son atmosphère m'a seulement paru si étouffante que je suis ravie de l'avoir terminé. Donc, si je devais résumer en un mot ce que je ressens pour La Promesse des Ténèbres : perplexité .
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    • Livres 5.00/5
    Par Amnezik666, le 18 décembre 2012

    Amnezik666
    Aaaah qu'il est bon de retrouver un vrai thriller, pur et dur ! Et pour être dur il est dur, si vous pensiez avoir vu les pires facettes de l'humain avec La trilogie du mal accrochez vous parce que c'est du petit lait face aux « monstres » qui hantent ce roman. On sent que l'auteur est toujours aussi bien documenté sur son sujet qu'il maîtrise à la perfection, par contre je l'ai trouvé moins « technique » que La trilogie du mal, sans doute parce que l'enquête de Brady O'Donnell ne suit pas le même cheminement qu'une enquête officielle.
    L'intrigue est tout de suite addictive, elle se partage justement entre l'enquête policière d'Annabel O'Donnell et son partenaire et celle que Brady mène de son côté. Comme de bien entendu les surprises et rebondissements sont au rendez-vous, même si l'on sait d'ores et déjà qu'il n'y aura pas de happy end la fin reste aussi intense que surprenante. On découvre un New-York bien loin de l'image des guides touristiques, on découvre avec étonnement la vie souterraine de la grosse pomme et le monde décadent du porno underground (je vais pas me la jouer à la vierge effarouchée mais qu'il puisse y avoir un public pour ce genre de saloperie me sidère). Les lecteurs de La trilogie du mal découvriront d'autres facettes (pas toujours positives) des personnages déjà connus, et bien entendu le roman nous fera découvrir d'autres personnages tout en nuances (sauf l'inquiétante Tribu qui est définitivement passée du côté obscur).

    Lien : http://amnezik666.wordpress.com/2012/12/17/bouquins-maxime-chattam-l..
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    • Livres 4.00/5
    Par Yunali, le 02 avril 2013

    Yunali
    J'ai enchaîné cette lecture à la suite de La trilogie du mal. J'avais vraiment envie de savoir ce qui se cachait derrière la disparition de Brady O'Donnel, le mari d'Annabel qui était journaliste.
    Vu le résumé et le fait qu'on sache déjà que Brady avait disparu mystérieusement (cf. In tenebris), je m'attendais à une histoire pas vraiment rose, et même inquiétante.
    Mais franchement j'ai été surprise de me retrouver dans une ambiance aussi glauque, gore et malsaine.
    Brady O'Donnell est journaliste. Après avoir fini un de ses papiers, il ne sait pas trop quoi traiter comme sujet ensuite. Dans sa vie privée ça ne va pas fort non plus, il se pose beaucoup de questions même s'il aime toujours sa femme Annabel.
    Sur les conseils de son ami Pierre, un français épicurien malheureusement atteint d'un cancer, il va sur le site d'une star du porno plus que séduisante, Rubis, et y découvre une vidéo de viol plus que réaliste…
    Ceci va le hanter et il va vite vouloir en savoir plus sur ce qu'il s'est passé et sur Rubis. Il va aller jusqu'à la rencontrer ; sauf que ça va mal tourner, elle va se suicider par arme à feu sous ses yeux !
    Brady va se retrouver plongé dans l'univers de l'industrie pornographique avec les pratiques déviantes qui en découle, et il va se retrouver face à la Tribu, groupe de six ‘hommes' (qui se voient et agissent comme des vampires) très dangereux.
    Il va aussi croiser sur sa route d'autres personnages singuliers, tels Kermit, un ancien acteur porno qui connaît bien ce milieu, mais qui est assez dérangé et qui a fait des séjours eh hôpital psychiatrique (savoir qu'il aimait lécher la cuvette des toilettes m'a écœurée…) ; et aussi le « peuple-taupe » composé d'exclus de la société et qui vit dans Oz, le « monde fantastique » qui se trouve sous la ville de New York.
    Si le milieu des SDF, des pornos et ses dérives n'est pas ce qui m'intéresse le plus, j'ai, en un sens, été assez fascinée par tout ce qui peut s'y passer… Mais ça fait peur ! Et c'est pour cela que ça m'a dérangé aussi.
    Pourtant j'ai eu du mal à m'arrêter de lire. J'avais tellement envie de savoir comment ça allait se finir !
    Bien que ne l'ayant peu vue, je me posais beaucoup de questions sur Rubis, et comment elle en était arrivée là.
    Quant à Brady… j'ai été surprise de la fin, mais au fil des pages et des évènements qui se passaient, j'imaginais bien qu'il allait se passer quelque chose dans ce genre…
    J'ai aimé ce livre qui est un peu différent de La trilogie du mal, car cette fois on ne suit pas que des policiers/détectives, mais Brady qui est journaliste agit assez différemment.
    J'ai aimé le chassé/croisé entre lui et les policiers. C'était très bien construit et ça tenait bien en haleine du début à la fin.
    A recommander à ceux et celles qui ont aimé La trilogie du mal !
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Citations et extraits

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  • Par ladesiderienne, le 19 décembre 2013

    Brady s'était souvent interrogé sur ces deux aspects de l'érotisme masculin. La séparation du corps et de l'esprit. Lequel avait le pouvoir sur l'autre ?
    Pour Brady, deux notions s'affrontaient. Le désir et la pulsion.
    Une excitation aux deux visages.
    Le désir, le plus régulier, le plus tiède aussi, pouvait naitre d'une simple envie, d'un affect, il pouvait même être invoqué ; il procurait une jouissance libératrice. Brady le considérait cérébral, sous contrôle.
    La pulsion, plus rare, surgissait tel un tsunami des profondeurs du cortex, dévastatrice. L'héritage d'un comportement animal,. Imprévisible, obsédante. Elle progressait inlassablement comme la marée, noyant toutes réticences. Jusqu'à l'extase aussi éblouissante qu'épuisante.
    Brady appelait cette dernière : le sexe primal. Du domaine de l'instinct. Parfois agressif. Elle pouvait causer des dérapages, des agressions, mais avait permis à l'espèce humaine de se propager.
    Le désir appartenait à la civilisation, il nichait avec la séduction.
    La pulsion relevait du bestial, de la survie. Une boussole ancestrale incrustée en chaque mâle.
    Et si celle-ci était inhérente à l'espèce humaine, Brady s'était souvent demandé si le désir n'était pas né avec l'homme moderne, celui qui avait bâti les sociétés, dans le but de s'opposer à la pulsion, pour parvenir à la contrôler.
    Codifier la sexualité pour avoir moins peur de l'homme. De ce qu'il abrite, tout au fond. De ce qui le guide. Reprendre le contrôle.
    Pour imprimer à l'humanité une nouvelle trajectoire. Séparer la bête de l'individu.
    Y parvenait-on vraiment ?
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  • Par ladesiderienne, le 19 décembre 2013

    - Tu nous emmènes où comme ça ?
    - Avant de partir j'ai fait mes devoirs et je nous ai débusqué un nouvel itinéraire. Tu connais le Mont Overlook ?
    - Le nom me dit quelque chose.
    - Le coin est très sympa, apparemment, avec les ruines d'un ancien hôtel à explorer.
    - Ne me dis pas qu'il s'appelait l'Overlook Hôtel ? C'est le même nom que dans "Shining" de Stephen King !
    - Notre mission consistera donc à savoir s'il est hanté ou non.
    Ils arrivèrent à flanc de colline en milieu d'après-midi et tombèrent sur la façade de l'hôtel, totalement ouverte à tous les vents. Plus aucune fenêtre, aucune porte et encore moins de charpente. Il y faisait jour dedans autant qu'à l'extérieur. La chasse aux fantômes fut rapidement expédiée dans ce vestige sans mystère.
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  • Par Skritt, le 22 août 2011

    C’est par la violence que nous nous sommes hissés au sommet, c’est par elle que nous nous sommes structurés, elle est la pièce maîtresse de notre évolution, de notre suprématie, et maintenant on veut croire qu’on la contrôle, qu’on la maîtrise. Connerie. La haine, l’agressivité sont le cancer que nous portons en nous, et le paradoxe est cruel : sans lui nous aurions disparu quelque part dans la préhistoire, et pourtant il nous ronge, il a besoin de toujours plus d’espace, c’est la raison d’être de la violence : bouillonner, croître, exploser. On propage ce cancer de génération en génération, on le transmet à nos enfants.
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  • Par ladesiderienne, le 18 décembre 2013

    Au loin, à travers ce rideau dansant, Brady aperçut les tours de Manhattan, immuables, intouchables. Les World Trade Center illuminées malgré l'heure, dominant la baie ; deux titans veillant sur l'âme des dormeurs, symbole des valeurs que ce pays s'était bâties au XXe siècle. Les États-Unis s'étaient trouvé une place dans le monde, et il était bon de pouvoir s'en souvenir chaque fois qu'on levait les yeux dans le ciel de New York.
    Tant que ces deux garants de l'unité américaine se dresseraient sur l'horizon, il n'y aurait rien à craindre.
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  • Par Clyde, le 21 janvier 2012

    La vie de couple lui avait appris ceci : l'amour ne peut durer qu'à condition d'avoir son jardin secret avec un petit cimetière tout au fond, pour y enterrer les griefs du quotidien, ceux qui risquent de pourrir les sentiments. Il fallait ensuite veiller à ce que le cimetière n'empiète pas sur le reste.

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