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ISBN : 2707322520
Éditeur : Editions de Minuit (2012)


Note moyenne : 3.9/5 (sur 20 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Pour quelques damnés heureux ou malheureux, la littérature décide de tout. Chaque chose sera vue à travers son prisme et rien ne sera vraiment vécu avant d'être formulé. Ce livre est-il un récit humoristique délirant, une confession autobiographique désarmante, un essai... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 2.00/5
    Par cicou45, le 26 avril 2013

    cicou45
    En ce qui me concerne, je n'ai pas du tout accroché avec cet ouvrage. J'étais bien consciente su'il fallait le lire au deuxième degré mais j'ai beau l'avoir lu au troisième, voire même au quatrième degré, ça n'a pas passé et je suis contente de l'avoir enfin terminé (j'ai horreur d'abandonner un livre que j'ai commencé, même si pour ce dernier, j'aurais très bien pu me le permettre car c'est mon mari qui me l'a emprunté à la médiathèque, croyant me distraire un peu...pas de vol, ça n'a pas marché. Cela m'a même plutôt plus ennuyé qu'autre chose).
    Il y a dans ce récit en réalité trois narrateurs : le "Moi" du livre, "l'auteur" qui se trouve représenté dans ce dernier et enfin l'auteur du livre car cet ouvrage comprend quelques éléments biographiques d'une part et puis aussi, et surtout, parce que les deux premiers n'existeraient pas sans le troisième d'autre part. Tout commence par une banale histoire de gratin de chou-fleur à la béchamel que le narrateur (Blaise) a en horreur et contre lequel il échangerait bien volontiers, contre tout l'or du monde, une bonne truite aux amandes.
    Tout commence là-dessus et, puis, ce dernier entreprend un long voyage à la suite d'une fourmi, car il n'a plus de toit, et se retrouve bien vite accompagné de Pimoé, une jeune femme rencontrée sur la route, d'un tamanoir et enfin de Charlie, un petit enfant qui, intrigué par le tamanoir, a échappé à la vigilance de sa mère. Tous suivent donc cette fourmi dans le seul but de savoir où elle se dirige et c'est au cours de cette longue pérégrination que Blaise va se confier sur ce qui fut une partie de sa vie.
    Entre temps, l'auteur (celui du livre et non pas Eric Chevillard) va sans cesse intervenir dans la narration de son personnage avec de longues notes en bas de pages (si vous préférez, il y a en quelque sorte dans cet ouvrage deux livres en un, ce qui est assez déroutant car on a vite fait de perdre le fil, il faudrait en réalité le lire en deux fois ou alors le relire, ce que je ne m'aventurerai certainement pas à faire). L'on reconnaît cependant assez facilement de quelle histoire il s'agit puisque Blaise narre son récit à la première personne tandis que pour l'auteur, il intervient toujours (ou très fréquemment à la troisième personne du singulier.
    Pour conclure, je veux bien croire, comme le dit l'auteur (le vrai, cette fois, Eric Chevillard) qu'il s'agit ici d'une satire ironique de la littérature et non pas d'un simple roman humoristique, je n'ai vraiment pas accroché avec cet ouvrage, qui se lit néanmoins très vie.
    Vous n'avez rien compris à ma critique ? Tans mieux ! C'est un peu l'impression que j'ai eue en lisant ce livre !
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    • Livres 4.00/5
    Par Christw, le 12 janvier 2013

    Christw

    Si vous cherchez un auteur capable de remplir des dizaines de pages sur la phobie à l'encontre du gratin de chou-fleur, rapportée à une extrême prédilection pour la truite aux amandes, et de brosser les évolutions d'un personnage poursuivi pour meurtre, en compagnie d'une femme, d'un petit garçon et d'un tamanoir échappé d'un cirque, tout quatre suivant le chemin d'une fourmi légionnaire, si tout cela pique votre curiosité, ce livre va vous amuser. Éric Chevillard a le talent de ne pas lasser avec ses sujets impromptus et interminables: une loquacité incroyable, un bien-dire presque déconcertant pour faire des phrases sur rien, voilà qui épate — enrage ? — ceux qui sèchent des heures pour tourner un billet acceptable sur la dernière lecture fameuse.
    Un livre sur rien ? Pas tout à fait: si on prend la peine de soulever le coin des mots, la poussière d'étoile dont nous sommes faits s'envole sous nos yeux étonnés. Oui, ce peut être de vous et moi que, sous des dehors décapants, Chevillard rapporte les vérités trompeuses.

    Avertissement: ne pas attendre d'histoire. Dès que naît l'ébauche d'un projet narratif traditionnel, il se voit postposé ad vitam æternam, fuyant comme la truite de rivière telle une flèche d'argent impossible à saisir. La digression règne en maître, il suffit alors de se laisser porter et de sourire en se posant quelque questions sur le bien-fondé de tout cela.

    On trouvera peut-être réponse en lisant Pierre Jourde dire du bien du livre.
    Ou en activant l'inévitable Wikipédia: "Dès son premier roman, la critique a salué son humour décapant et son jeu avec les conventions narratives, qui le placent dans la lignée du nonsense britannique et du grand maître de l'antiroman, Laurence Sterne. D'un ton souvent incongru, faussement désinvolte, le style de Chevillard se plaît à détourner les conventions linguistiques et à faire jaillir, de situations apparemment anodines ou anecdotiques, les événements les plus absurdes afin de mettre en question les fausses évidences sur lesquelles repose notre rapport au monde et aux choses."
    On ne saurait mieux dire. Les curieux ne manqueront pas de se captiver pour ce drôle d'oiseau anglais, Sterne Laurence (1713-1768), ancêtre précurseur du Chevillard contemporain.
    Toutes les conventions narratives sont explorées et chamboulées. S'appuyant sur des anecdotes et embêtements survenus à cause de certains de ses livres, Démolir Nisard (2006) notamment, qui s'en prend à Désiré Nisard par narrateur interposé et qui lui a valu les réprimandes menaçantes d'une descendante du critique littéraire, Chevillard se propose de prendre des précautions vis-à-vis de son personnage: "Plutôt parasiter consciemment ce récit que d'en être d'un bout à l'autre la dupe ou le nigaud." Il projette donc d'apparaître dans les notes de bas de page, pour rectifier le tir et désavouer le narrateur si celui-ci venait à lui échapper. C'est amusant et inventif, car il joue habilement de l'autonomie de son acteur, mais là où Chevillard dépasse tout, c'est quand l'auteur reprend la main pour soudain développer une autre aventure dans les notes de bas de page. On assiste ainsi durant 106 pages à une fiction dans le roman, qui cesse brutalement faute de combattants (les fourmis légionnaires...) pour laisser à nouveau place au corps de texte avec ce malheureux quidam écœuré par le gratin de chou-fleur. On ne sera pas étonné que ses confidences désespérées et désopilantes s'achèvent dans un final très déconcertant. Tout cela régulièrement suspendu par la voix désinhibée de l'auteur, qu'on peut considérer comme étant Éric Chevillard en personne. Encore qu'un doute subsistera toujours sur ce que ce dernier souhaite qu'on sache de lui: à force de brouiller les conventions...
    Et le gratin de chou-fleur ? Je trouve là un dégoût prononcé pour le grossier, le sent mauvais, le flasque bourbeux que vous associerez à tout ce que vous trouverez d'assimilable. La truite aux amandes quoi de plus fin et léger, il y a de l'esprit, de la vivacité dans la truite ainsi accommodée.
    Sur le plan du fond, les formulations claires ou implicites témoignent de constats amers sur la société. Certains artistes excellent et fondent leur carrière sur cette dénonciation acrimonieuse: Chevillard fait partie de ceux-là. On peut reprocher à certains de ne voir que le noir, oubliant le lumineux, mais ils sont là pour montrer — à chaque homme suffit sa peine — et vous diront qu'on ne leur demande pas de changer le monde.

    L'Autofictif est le blog que Chevillard tient au jour le jour, en guise de journal extime, où il écrit "la chronique nerveuse ou énervée d'une vie dans la tension particulière de chaque jour."
    Le 9 janvier il y rapporte un mot d'une de ses petites filles: "Je mets les mains devant mes yeux pour pas avoir peur de la nuit." le 8 il proposait: "Prisonnière encore des glaces du pôle, la paupière du globe sera la vague immense qui finalement le plongera dans la nuit."
    Les Éditions de Minuit sont un vivier d'écrivains particulièrement doués (Toussaint, Echenoz, Mauvignier,...), pour la plupart des auteurs qui ont une griffe très personnelle, contribuant à l'apport d'une sève fringante dans la fiction française moderne et celui-ci ne déroge pas à la règle. Entamer l'année avec une révélation aussi marquante, un coup de cœur déjà, voilà qui augure bien de 2013.

    Voir le site de l'auteur avec bio/bibliographie complètes ainsi que Ventscontraires.net où il rédige des chroniques. Pour compléter le dossier, cette interview indispensable sur "Article11" avec ce que dit E.C. à propos "Du hérisson", un livre sur rien.


    Lien : http://www.christianwery.be/article-l-auteur-et-moi-eric-chevillard-..
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    • Livres 5.00/5
    Par Charybde7, le 09 juillet 2013

    Charybde7
    Pour le prix de seulement six choux-fleurs, il est possible d'acheter ce roman d'Éric Chevillard, et ainsi non seulement éviter de s'engluer dans le gratin de ce légume douteux, tout en s'offrant un morceau de grande littérature et de totale jubilation.
    Un lecteur averti en vaut deux et Eric Chevillard annonce la couleur, d'emblée, dans son avertissement. Il faut à l'auteur «un prétexte pour commencer ; n'importe lequel ; la qualité première d'un prétexte est d'être indifférent.» le prétexte donc, la détestation du gratin de chou-fleur, est ici poussé dans les ultimes retranchements de la logique et de l'imagination - pendant près de trois cent pages, pour un livre dont l'unique sujet n'est que la langue elle-même.
    Un homme, dénommé Blaise, s'était vu promettre son plat préféré pour le déjeuner. Impatient, alléché, il attendait une truite aux amandes et a eu la mauvaise surprise de voir arriver sur la table un gratin de chou-fleur. Ecœuré, révolté, il aborde une jeune femme à une terrasse de café pour lui conter cette histoire. À partir d'un prétexte, Éric Chevillard développe un univers : Dans un exercice de style qui confine au génie, le gratin de chou-fleur devient progressivement la racine du mal et des guerres dans le monde, une métaphore du marasme dans lequel s'engluent nos existences médiocres, à moins que ce ne soit juste une supercherie.
    «Afin de bien comprendre ce qui se jouait, quand elle est arrivée avec son plat fumant – et la fumée semblait bourgeonner encore, le monstre était redoublé par son fantôme -, pour mieux me comprendre, il vous faut mesurer l'écart qui existe entre une truite aux amandes et un gratin de chou-fleur, sonder ce gouffre : si l'on veut bien ignorer leurs communes propriétés nutritives, rien ne permet seulement de les comparer.
    D'un côté, nous avons le plus beau poisson des rivières ; de l'autre, le plus triste légume du jardin.
    D'un côté, un mets raffiné digne des meilleures tables ; de l'autre, un plat de cantine, le mortier qu'une grosse patte dépote à la louche entre le catéchisme et les mathématiques
    D'un côté, les soins délicats d'une maîtresse de maison qui sait recevoir ; de l'autre, l'improvisation bâclée d'une cuisinière sans imagination.
    D'un côté, l'allègre foulée dans les prés verts, les pieds mouillés de rosée ; de l'autre, la reptation pénible dans la tourbière et le bourbier.
    D'un côté, l'espace ouvert, la lune amie, le ciel encore derrière le ciel ; de l'autre, un horizon de poix, de plomb, le grenier effondré, la cave inondée.»
    Afin de contenir les débordements éventuels de son imagination et (tenter de) rester maître de la situation, l'auteur est présent en bas de page. Mais l'écriture s'emballe et les notes de l'auteur envahissent peu à peu tout l'espace ; alors se développe un deuxième récit, l'histoire d'un fuyard recherché pour meurtre et qui, pour échapper à sa condition humaine et à ses poursuivants, suit la trace d'une fourmi. Il est bientôt rejoint dans cette folle aventure par une femme, un tamanoir et un petit garçon.
    Avec des digressions hilarantes sur la littérature et le monde moderne (au gré des passants qui cheminent devant la terrasse du café), les parois des récits sont de plus en plus poreuses ; Blaise et son auteur se superposent : «L'auteur s'étant reconnu ici sous les traits de son personnage envisage sérieusement de se traîner devant les tribunaux». Auteur et personnages peuvent nourrir des doutes sur leur identité, mais la plume, elle, maîtrise totalement ses volutes et le chemin qu'elle trace.
    Foisonnant comme les efflorescences de l'abhorré légume, « L'Auteur et moi » est un livre virtuose, et juste merveilleux. J'ai ri à toutes les pages, de cette inventivité permanente, de cette exigence absolue, de ces rêves d'enfant et de ces mots d'adulte.
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    • Livres 5.00/5
    Par valetudinaire, le 23 juin 2012

    valetudinaire
    La réalité a tellement empiété sur la fiction qu'il est aujourd'hui épuisant de voir n'importe quel récit affublé du sobriquet d'"autofiction", terme qui, depuis quelques années, est devenu le nouvel adjectif passe-partout pour qualifier la littérature. Je & Moi, publiait la NRF l'année dernière, éloge du "moi" (exercice dans lequel Christine Angot, poseuse généalogique devant l'éternel, brille avec une grande ardeur).
    Eric Chevillard fait s'entremêler les doutes contemporains du lecteur pour le faire sombrer dans un récit d'une banalité abyssale (« Ma répulsion pour le gratin de chou-fleur constitue le seul point fixe et stable de ma personnalité »), soulevant par moments quelques questionnements autobiographiques inconséquents. C'est à qui sera le plus insipide. Car l'interprétation des choses, de toute évidence, ne tient pas à cela.
    « Pourquoi, en effet, serait-il interdit d'écrire un roman en bas de page ? »
    Puis la fiction intervient dans l'espace réservé aux remarques autobiographiques, en la figure d'une fourmi, une simple fourmi, venant bouleverser les certitudes correctement placées et figurées par un numéro, perdant le lecteur dans le récit ou le réel, est-ce que cette fourmi a vraiment existé, ou non.
    Ce roman est un gigantesque doigt d'honneur lancé en direction de l'autofiction, puisqu'il y aura de la fiction, de la réalité, en tout, pour tout, puisant ses ressources pour fondre dans le récit. Que la fourmi soit bien vraie, que l'auteur soit bien Eric Chevillard ou que le personnage de fiction aime réellement le chou-fleur, qu'importe, « [c]ar l'Auteur, malgré ce qu'il en dit, trouve parfois le réconfort dans les livres. »
    On a commencé à lire quelque chose, qui nous a changé, et puis on l'a fini, point.
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  • Par keisha, le 21 février 2013

    keisha
    Le narrateur n'aime pas le gratin de chou-fleur. Il le hait, il l'exècre, et devient méchant (jusqu'au meurtre?) quand on lui en propose. En revanche il adore la truite aux amandes. Quel drame alors quand au lieu de truite on lui sert du chou-fleur -en gratin? Voilà ce que dans un monologue fou il tente d'expliquer à une jeune femme en terrasse d'un café, alors qu'autour d'eux les passants vaquent à leurs occupations.
    Dès le début, le lecteur est prévenu que l'auteur veut se démarquer du narrateur et qu'il interviendra! D'où de longs bas de page s'étalant sans ambages sous le texte principal. Et patatras, alors que le lecteur (moi en l'occurrence) commençait un peu à fatiguer du gratin de chou-fleur (sa vie, ses œuvres), arrive carrément un bas de page prenant le pouvoir sur une bonne centaine de pages, ("Pourquoi, en effet, serait-il interdit d'écrire un roman en bas de page?") narrant l'aventure de l'auteur à la poursuite (non échevelée) d'une fourmi, bientôt suivi par une jeune femme, un tamanoir, un enfant, etc...
    Puis la fourmi disparaît, laissant le lecteur abasourdi par la fin, et revient le chou-fleur, avec force et rage.
    Mon avis
    Une expérience de lecture, ça c'est sûr! Qui peut bien sûr paraître totalement artificielle, sans queue ni tête, et laisser sur sa faim côté histoire (quoique, la fourmi, c'est pas mal du tout). Mais quelle maestria! le délire chou-fleuresque atteint encore des sommets vers la fin, emportant tout sur son passage.
    "Les livres de l'auteur (...) suivent un cours digressif et déconcertant. le lecteur n'en peut sauter un mot sans en perdre le fil mais il ne lui est pas recommandé non plus de s'attarder trop, car alors il s'y emberlificote. (...) Toute lecture bien comprise est d'ailleurs affaire de vitesse.Il s'agit de trouver la bonne. Il en est une adaptée pour chaque écrivain qui sera fatale au lecteur s'il n'en change pas en s'engageant dans le livre d'un autre. Aussi est-il malavisé, selon l'auteur, de prétendre traverser toute la littérature dans une voiturette de golfeur."
    Les interventions de l'auteur déconcertent. C'est un jeu? C'est à prendre à quel degré de folie? L'auteur est-il en fait un type imbuvable? Allez savoir... Mais il a une écriture incroyable, c'est évident.
    "Or il n'est pire douleur que celle que l'on vous dénie. Elle augmente de ce désaveu. Puis il est encore ceux que réjouissent les conditions de votre malheur, qui y trouvent quant à eux celles de leur bonheur et de leur volupté, tant il est vrai que le ver de terre et le renard ne se font pas la même idée de la poule."
    "L'instinct infaillible tout à fait remarquable des bêtes précipite ainsi les escargots par équipes de douze dans les alvéoles de l'assiette conçue pour les recevoir."
    Après quelques lectures plus traditionnelles, je reprendrais bien une part de gratin de chou-fleur Chevillard, un jour ou l'autre.

    Lien : http://enlisantenvoyageant.blogspot.fr/2013/02/lauteur-et-moi.html
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Critiques du Magazine Littéraire



  • Critique de Jean-Baptiste Harang pour le Magazine Littéraire

    On n'osera d'autant moins que l'auteur n'apprécie guère la facilité à laquelle, avec d'autres, nous avons parfois cédé : farcir notre prose appliquée de citations lumineuses glanées dans le livre afin de bri... > lire la suite

    Critique de qualité ? (3 l'ont appréciée)

Critiques presse (3)


  • Lexpress , le 30 octobre 2012
    Loin d'une littérature à message explicite, Chevillard s'amuse avec virtuosité, style et poésie à nous perdre dans cette nébuleuse fictionnelle et nous interpelle malicieusement sur les rapports complexes entre l'écrivain, le monde qu'il décrit et son lecteur.
    Lire la critique sur le site : Lexpress
  • Liberation , le 10 septembre 2012
    Le tout est ludique et épique, anecdotique et intime, c’est un chagrin joyeux. Si on secoue le prétexte, il en sort des larmes d’encre.
    Lire la critique sur le site : Liberation
  • Lexpress , le 07 septembre 2012
    Que [l'auteur] raille l'inanité de l'accordéoniste parisien ou célèbre la trompe du tamanoir, il promène toujours son style époustouflant, classique et ludique à la fois. Cette virtuosité de la phrase, foisonnante comme le chou-fleur, ductile comme la fourmi, a pu être son meilleur ennemi. Ici, elle fait tout bonnement merveille.
    Lire la critique sur le site : Lexpress

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Citations et extraits

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  • Par cicou45, le 24 avril 2013

    "Toute lecture bien comprise est d'ailleurs affaire de vitesse. Il suffit de trouver la bonne. Il en est une adaptée pour chaque écrivain qui sera fatale au lecteur s'il n'en change pas et s'engageant dans le livre d'un autre."

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  • Par brigetoun, le 07 octobre 2012

    Mais alors, dans la ville occidentale moderne, pour un garçonnet qui ne connaît du monde animal que le pigeon et le caniche, le tamanoir constitue réellement un tel objet de stupéfaction qu'il justifie que l'on oublie sa mère, laquelle on a vue tous les jours depuis cinq ans, certes diversement costumée -, voilà une première bonne raison de s'éloigner d'elle, de prendre un peu de distance – un tamanoir ! quelle maman pourrait lutter, si jolie soit-elle ? C'est le premier départ, la première fugue ; il y a tout de même autre chose à faire dans la vie que ranger sa chambre et colorier des formes blanches. Il y a aussi le tamanoir.
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  • Par cicou45, le 26 avril 2013

    "L'auteur admet volontiers, cependant, qu'il ne soigne pas la fin de ses récits comme il en soigne les débuts, considérant que toute fin - et la fin de la vie donc- est une débâcle à laquelle on ne peut qu'assister impuissant, désespéré, sans réaction."

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  • Par valetudinaire, le 21 juin 2012

    Ma répulsion pour le gratin de chou-fleur constitue le seul point fixe et stable de ma personnalité

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  • Par veronique-m, le 14 novembre 2012

    Mon imagination est une source de colle, confiait Léon Bloy, et l'auteur des pages qui suivent pourrait bien faire sien cet aveu. Pour conduire et endiablées ses récits, il compte sur les accélérations délirantes que favorise son goût du discours logique poussé jusqu'à ses ultimes conséquences et conclusions, bien au-delà de celles auxquelles, avec sagesse, avec prudence, avec sa sagesse ennuyeuse et sa mesquinerie prudence, s'arrête là raison. Mais il lui faut un prétexte pour commencer ; n'importe lequel ; la qualité première d'un prétexte est d'être indifférent.
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