> Michelle Herpe-Voslinsky (Traducteur)
> Jean Bardot (Éditeur scientifique)

ISBN : 2867464080
Éditeur : Liana Lévi (2006)


Note moyenne : 4/5 (sur 10 notes) Ajouter à mes livres
En Louisiane à la fin du XIXe siècle la vie est paisible : villas du bord de mer, soirées musicales, robes de mousseline et enfants sages. Aux yeux d'Edna, cette quiétude confine à la torpeur. Une émotion amoureuse, un parfum enivrant et la vie change de registre. C'est... > voir plus
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Critiques et avis(4)

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    • Livres 4.00/5
    Par mimipinson, le 03 décembre 2010

    mimipinson
    Une histoire de femme, écrite par une femme d'un autre siècle, qui ouvre la voie au féminisme.
    Nous sommes en Louisiane à la fin du 19 ème siècle. Les femmes trompent encore leur ennui en « recevant , chez elle le mardi après midi », de blanc vêtues portant ombrelle et crinolines, dirigeant de main de maître une maisonnée remplie de métis, quarteronnes et mulâtres à leur service……….Un temps où les dames étaient des mères avant tout et épouses assujetties à leur maris; pour ce qui était de la femme……..autre temps , autres mœurs.
    Edna Pontellier a 28 ans, deux enfants, et semble décidée à passer outre ces injonctions sociales et sociétales. Elle s'ennuie avec Léonce, son époux ; s'éprend de Robert, et succombe à Alcée Arobin. Elle s'éveille à la vie, à une autre vie.
    « Elle abandonna complètement les mardis, et ne rendit pas las visites qu'on lui faisait. Elle ne s'obligerait plus vainement à diriger sa maison en bonne ménagère. Elle allait et venait selon son humeur, et se prêtait autant qu'elle le pouvait à ses fantaisies passagères. »
    Elle aime ses enfants, mais sans plus ; ne s'en occupe pas plus que cela. Edna ne semble pas résolue à se sacrifier pour sa progéniture. Elle a le désir d'accéder à son indépendance en vivant de son art, la peinture. Mais, n'est pas artiste qui veut. Son amie la demoiselle Reisz, pianiste, le lui rappelle cruellement.
    Edna, ne veut suivre le modèle en vigueur dont sa bonne amie Adèle Rastignolle, la mère par excellence, est l'archétype. Elle ne sera pas l'artiste qu'elle souhaitait être. Robert, dont elle est éperdument amoureuse ne veut s'engager avec elle dans une relation adultère. le passage à l'acte n'est pas plus satisfaisant. Que lui reste t-il ?.....
    Ce court roman a des allures « d'autant en emporte le vent », pour tout l'atmosphère coloniale qu'il dégage. La Louisiane, en ce temps là a beau avoir aboli l'esclavage, la ségrégation raciale est omniprésente, avec, dans le roman, l'usage d'un vocabulaire bien spécifique.
    L'influence française est également bien relatée par des expressions que l'auteur a glissée telles quelles.
    Le rythme est à l'image de la région, ralenti par la chaleur, et la moiteur que l'on sent à travers l'écriture, sans pour autant que la lecture en soit affectée.

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    • Livres 5.00/5
    Par IzaBzh, le 16 mars 2011

    IzaBzh
    Après avoir lu un roman pareil dès le début de l'année, je doute d'en retrouver un aussi bon de sitôt ! Mais aussi, mon histoire personnelle me mène à trouver nombre d'affinités avec le personnage d'Edna, cette femme qui s'éveille à la vie et à sa conscience personnelle à une époque et dans un milieu où c'était loin d'être évident. Ce livre est une perle à lire absolument.
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    • Livres 4.00/5
    Par marie36, le 31 juillet 2011

    marie36
    Une histoire de femme, de destin de femme.....L'histoire d'une femme qui se réveille, s'éveille à elle-même et n'a pas envie de la vie qu'on a choisi pour elle.....qui a envie de se choisir sa vie.....à mettre en parallèle à Anna Karénine, Emma Bovary, Jane Eyre, les héroïnes du norvégien Ibsen....Mais ici l'auteur est aussi une femme.....
    Ce roman lu lors de mes études fait encore plus écho aujourd'hui....l'image d'Edna et de son ultime choix.....face à un éveil, brutal, douloureux.....
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    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Glacha, le 25 avril 2012

    Glacha
    Du Jane Austen avec une grosse touche de féminisme. C'est un roman magnifique qui m'a profondément marqué et fait réfléchir à la liberté, l'émancipation des femmes, le bonheur personnel. Très bien écrit, l'atmosphère de la Louisiane est très présent et magnifiquement transcrit.
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Critiques presse (1)


  • Lecturejeune , le 01 juin 2006
    Lecture jeune, n°118 - Liana Levi édite pour la première fois en France ce petit bijou, classique de la littérature américaine. Le scandale qui suivit sa parution en 1899 découragea la talentueuse Kate Chopin, auteur de saisissantes nouvelles (Désirée’s baby), de poursuivre la voie de l’écriture. Le prénom de l’héroïne de L’éveil, Edna, rappelle celui d’autres figures littéraires au destin tragique, Anna Karénine et Emma Bovary. Nombre de critiques ont établi à juste titre un parallèle entre Edna et Emma, deux femmes fébriles, abreuvées de romans sentimentaux et déçues de leurs expériences, qui se donneront la mort pour éviter le scandale. Kate Chopin admirait certes Flaubert. Mais le parcours original de son personnage révèle avant tout le conflit intérieur d’une femme qui découvre sa véritable nature — indépendante, créative, sensuelle —, incompatible avec les impératifs liés à son rôle social — mère, épouse d’un homme respecté. L’auteur décrit le monde dont elle est issue : celui des créoles de Louisiane, élite d’origine française. En villégiature à Grande Isle, Edna Pontellier, jolie mère de famille sans histoire, se fait courtiser par le charmeur Robert Lebrun. La langueur de l’été, la moiteur de l’air, la caresse de l’océan éveillent Edna au désir. Mais Robert précipite sans crier gare son départ au Mexique, où il espère faire fortune. Il laisse une jeune femme désemparée, incapable de revenir à son morne quotidien. A la Nouvelle Orléans, obsédée par le tendre souvenir de Robert, elle entend s’affranchir de toutes les contraintes : elle se consacre à la peinture, s’achète une maison à elle, cède aux avances d’un séducteur invétéré. Mais « L’oiseau qui veut s’élever au-dessus du simple niveau des traditions et des préjugés doit avoir les ailes solides. C’est un triste spectacle de voir la pauvre hirondelle meurtrie, épuisée, revenir à terre en battant faiblement les ailes »… Ce portrait de femme libre, servi par une construction parfaite et une langue simple, alerte, musicale, ne manquera pas de toucher les adolescentes, qui pourront trouver dans la préface de Jean Bardot des outils d’analyse précieux. _ Gaëlle Glin

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Citations et extraits

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  • Par mimipinson, le 03 décembre 2010

    « Elle abandonna complètement les mardis, et ne rendit pas las visites qu’on lui faisait. Elle ne s’obligerait plus vainement à diriger sa maison en bonne ménagère. Elle allait et venait selon son humeur, et se prêtait autant qu’elle le pouvait à ses fantaisies passagères. »
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