> Janine Lévy (Traducteur)

ISBN : 2702430112
Éditeur : Le Masque (2000)


Note moyenne : 3.67/5 (sur 52 notes) Ajouter à mes livres
Ramolli, Hercule Poirot ? Allons donc ! Il a beau être cloué par l'arthrite dans une chaise roulante, son brillantissime cerveau n'en reste pas moins en pleine forme. D'ailleurs, n'est-ce pas dans un fauteuil qu'il a l'habitude de mener l'enquête ? Et puis, les lieux lu... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par belette2911, le 13 mai 2012

    belette2911
    Agatha Christie a écrit cette histoire avant sa mort pour qu'il ne soit publié qu'après pour que personne ne s'approprie ce petit personnage belge. En mourant, son héros de toute une vie meurt avec elle.
    Rien que pour cela, j'avais la gorge nouée. J'ai beau préférer Holmes, de savoir que le petit détective Belge en est à la fin, cela me fend le coeur. Et ce n'est pas de l'ironie !
    Poirot était arrivé de Belgique après la Première Guerre Mondiale et sa première enquête concernait la maison des Styles ("la mystérieuse affaire des styles") où il avait retrouvé le capitaine Hastings et, tous deux avaient enquêté, pour notre plus grand plaisir, sur leur premier meurtre.
    La boucle se devait d'être bouclée ! Lors de la Seconde Guerre Mondiale, Poirot se retire dans cette même maison et y invite Hastings à le rejoindre.
    Ce fut dur de découvrir le petit détective affaibli, dans un fauteuil roulant. Sa fin est proche mais il a encore toute sa tête et ses petites cellules grises ! Ouf !
    Il annonce même au capitaine Hastings qu'un meurtre va être commis et que c'est à lui d'être les yeux et les oreilles de Poirot. Pas évident pour le capitaine qui a toujours un défaut : son impulsion, il ne voit que ce qu'il voit sans réfléchir.
    Dans cette pension au moment des faits, se trouvent Judith, la fille du Capitaine, le docteur Franklin et sa femme ainsi que son infirmière, Allerton un séducteur, Norton, Sir Boyd Carrington, le colonel Luttrel et sa femme.
    Les événements commencent et deux suicides vont avoir lieu...
    Hastings est perdu, il ne sait plus quoi penser et cherche des solutions auprès de Poirot qui, malheureusement vint à mourir.
    Là, sur ce baisser de rideau, j'ai eu les larmes aux yeux et je me fiche pas mal de savoir que ce n'est qu'un personnage de littérature, qu'il n'est pas vraiment mort, puisque c'est un héros de papier. M'en fou, Poirot est mort et j'en veux à Agatha.
    Par contre, je ne lui en voudrai pas pour son coup de génie, son coup de maître, ses romans policiers et le fait qu'elle m'ait torturé les méninges lorsque j'essayais de découvrir l'identité de l'assassin.
    Je ne vous mentirai pas, je n'y suis jamais arrivée !
    Dans celui-ci aussi, j'ai crié "waw", parce que le dénouement est totallement inattendu.
    Une fois encore, amis lecteurs, vous ne verrez pas l'évidence ! Parce que voyez-vous, chers lecteurs, nous sommes en présence du crime parfait !
    Holmes l'aurait sans aucun doute résolu, mais je ne suis pas Holmes et j'ai ouvert grand mes yeux au final.
    Pour moi, il fait partie des meilleurs romans d'Agatha Christie.
    A lire !!
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    • Livres 5.00/5
    Par estrella_oscura, le 27 mars 2012

    estrella_oscura
    C'est à Styles St Mary que Poirot enquêta pour la première fois sous la plume d'Agatha Christie et c'est tout naturellement en ce lieu qu'on l'y retrouve au moment de sa dernière affaire. Vieux, affaibli par la maladie, Poirot n'a plus le panache de sa grande époque. Seules ses petites cellules grises sont épargnées par l'inéluctable déclin de l'âge. Pensionnaire du Manoir où jadis il a enquêté, Hercule Poirot guette un meurtrier d'un genre bien particulier parmi les autres résidents - de celui qu'on se soupçonne pas tant son crime est parfait. Epaulé par Astings qui sera ses yeux et ses oreilles, il va tenter de démasquer ce mystérieux criminel avant qu'un nouveau meurtre ne soit perpétré.
    Poirot quitte la scène ne devait être publié qu'après la mort d'Agatha Christie. Ecrit pendant la seconde guerre mondiale, loin donc d'être le dernier ouvrage de l'auteur, il était destiné à assurer une sécurité financière à sa fille grâce aux revenus de la publication au cas où la romancière viendrait à mourir brutalement. Elle finira pourtant par céder à son éditeur en le publiant dans les dernières années de sa vie, en 1975.
    Que vous dire si ce n'est que ce roman est parfaitement étonnant. Poirot sait qui est le meurtrier mais le cache à tous. Bien plus que les yeux et les oreilles de Poirot, Astings sera ceux du lecteur qui tatonne autant que lui pour comprendre ce qu'à déjà compris Poirot - en somme, nous menons l'enquête. Et je dois dire que je n'ai vraiment pas été brillante. J'ai bien eu quelques idées mais je ne me suis pas révélée plus inspirée qu'Astings et systématiquement, je ratais. Quant à la fin, rahhh. Je ne préfère rien vous en dire tant elle est surprenante à plusieurs niveaux. On croit que la boucle est bouclée avec ce retour au lieu des débuts de Poirot, pourtant l'auteur nous joue une pirouette finale magistrale. C'est vraiment un excellent Poirot que voilà !

    Lien : http://lapetitemarchandedeprose.hautetfort.com/archive/2011/12/16/po..
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    • Livres 4.00/5
    Par Hindy, le 04 janvier 2011

    Hindy
    Adieu Hercule... le titre Anglais était "Rideau", Mon cher détective quitte la scène...
    écrit pendant la seconde guerre mondiale Agahta avait peur d'y perdre la vie, ce roman fut publié avec son accord en 1975 peu avant sa mort.
    Une manière de dire adieu au plus fameux des détective Belge qui reverra pour cette dernière enquête son cher ami Hastings de retour d'Argentine.
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    • Livres 3.00/5
    Par Nadael, le 12 janvier 2011

    Nadael
    On assiste dans ce roman à l'ultime enquête du très célèbre personnage de l'auteure, Hercule Poirot. Bien qu'il soit " perclus d'arthrite " et vieillissant,  ses " petites cellules grises " semblent fonctionner à merveille. Agatha Christie réunit symboliquement Poirot et son fidèle ami Hastings (qui sera les yeux et les oreilles du détective et le narrateur de l'histoire) sur le lieu de leur première investigation, le manoir de Styles.
    Le meurtrier de cinq affaires criminelles serait un locataire de cette pension de famille... Plusieurs incidents se produisent, suivi d'un suicide, et ce n'est qu'au 2/3 du livre qu'un meurtre est commis.
    Le meurtrier de ce crime est-il celui que cherchait Poirot ? Va-t-il réussir à le confondre ? En aura-t-il le temps ? Pour sa dernière apparition, le petit détective belge fait preuve de beaucoup d'habileté et d'une grande maîtrise. Rideau. A vous de lever le voile en lisant ce roman.
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    • Livres 5.00/5
    Par val-m-les-livres, le 19 octobre 2010

    val-m-les-livres
    J'ai retrouvé dans ce roman le plaisir que j'ai eu à lire Agatha Christie ado mais pour des raisons bien différentes. Agatha Christie, à travers Hastings et Hercule Poirot, s'interroge sur la nostalgie du passé.

    Lien : http://vallit.canalblog.com/archives/2010/10/18/19318863.html#comments
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Citations et extraits

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  • Par belette2911, le 13 mai 2012

    - Hum ! Je peux bien vous avouer, répondit le docteur Franklin d'un air enjoué, qu'il y a des tas de gens que j'aimerais tuer, moi ! Et ne croyez pas qu'après cela, mes nuits seraient troublées par des remords de conscience. Voyez-vous, je pense que quatre-vingt-dix pour cent de la race humaine devraient disparaître. Et nous vivrions ensuite en meilleure intelligence.
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  • Par estrella_oscura, le 27 mars 2012

    Soudain son ton redevint amer :

    - C'est le côté déprimant de ces endroits, de ces pensions de famille dirigées par des gens bien nés, ruinés : elles sont pleines de ratés, de gens qui n'ont jamais rien réussi et ne réussiront jamais rien, qui ont été vaincus et brisés par la vie, de gens vieux, fatigués, finis.

    Sa voix s'éteignit. Une profonde tristesse m'envahit. C'était tellement juste ! Nous étions tous là des gens au crépuscule de la vie : têtes grises, coeur gris, rêves gris. Moi-même, j'étais triste et solitaire, et la femme qui me côtoyait, amère et désillusionnée. Le Dr Franklin, plein d'ardeur et d'ambition, était contrecarré, avait les ailes coupées. Sa femme était la proie de la maladie. Le paisible petit Norton boitillait à la recherche d'oiseaux. Même Poirot, le brillant Poirot de jadis, était maintenant brisé, infirme.
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  • Par akasha580, le 22 janvier 2011

    Elle me fit regarder quelques plaques à travers un microscope, examiner des photos d'indigènes d'Afrique occidentale - c'était vraiment fort divertissant !- et rencontrer le regard torve d'un rat drogué enfermé dans une cage. Après quoi, j'éprouvai le besoin d'aller respirer un peu d'air frais.
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  • Par rkhettaoui, le 22 mars 2012

    Peut-être le danger. Tout le monde aime à rencontrer dans la vie un soupçon de danger. Certains l’obtiennent par procuration – si je puis dire –, dans des courses de taureaux ou, plus simplement encore au cinéma. Une trop grande sécurité répugne à la nature humaine. C’est pourquoi les hommes recherchent le danger de diverses manières ; les femmes, elles, en sont réduites à le chercher dans les aventures sexuelles, laissant parfois passer sans le voir le brave garçon qui ferait un excellent mari.
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  • Par rkhettaoui, le 22 mars 2012

    Sa colère était si comique et si outrée que nous nous mîmes à rire. Il me fut tout de suite sympathique. C’était encore un très bel homme, bien qu’il eût largement dépassé la cinquantaine. Son visage tanné laissait deviner qu’il avait beaucoup vécu au grand air. D’autre part, il appartenait apparemment à ce type de plus en plus rare : l’Anglais de la vieille école, franc et sans détours, sachant commander.
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