ISBN : 2742793194
Éditeur : Actes Sud (2010)


Note moyenne : 3.68/5 (sur 19 notes) Ajouter à mes livres
Réclamés à parts égales par la fiction et le réel, échappés de l’univers mythique du Magicien d’Oz , quelques orphelins du siècle traversent, des tranchées de 14-18 au champignon atomique d’Hiroshima, un demi-siècle de barbarie. Mise à mal par les diverses tornades de l... > voir plus
Lire un extrait Ajouter une critique Ajouter une citation

Critiques et avis(5)

> Ajouter une critique

    • Livres 4.00/5
    Par brigetoun, le 02 septembre 2010

    brigetoun
    Je ne sais pourquoi j'essaie de mettre quelques mots sur ma lecture. Tendance à penser que « CosmoZ » charrie trop de choses, a trop d'aspects, pour me le permettre, même si plus habiles que moi s'y risquent.
    Un livre-monde. Quatre ans de recherches qui ne sont pas étalées, sauf en quelques passages renouant avec l'histoire du livre, de ses représentations (toujours en relations implicites avec leurs époques) mais qui sont sous-jacentes au texte, le nourrissent, dont on ne prend conscience qu'en se sentant pris dans un univers, familier un peu avec notre connaissance du siècle dont nous n'avons vécu que la fin, ce que nous croyons savoir de la façon dont il a été vécu, ce que nous croyons savoir de ce que nous vivons, de ce qui nous meut, régit notre entourage, les images, mais univers qui n'explique rien, qui est juste un peu à coté de notre ressenti. le grotesque, la douleur, l'inutilité, et le compagnonnage, la tendresse. Un an d'écriture (même si Claro ne s'est sans doute pas consacré uniquement à cela), et une langue merveilleuse de justesse, de souplesse, sans que, là encore, cela soit ostensible.
    Beau, simplement.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (6 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par jostein, le 05 septembre 2010

    jostein
    CosmoZ est en grande partie l'histoire du magicien d'Oz. on y retrouve les mêmes personnages, le même fil conducteur. par contre, l'auteur y même la vie de son auteur L.F. Baum ou de réalisateurs comme Léo Singer.
    Il entrecroise habilement les personnages du conte et des personnages réels pris dans la tourmente de la Première guerre mondiale. Il met en adéquation les évènements liés au livre et au film avec les évènements historiques.
    J'ai particulièrement apprécié le style littéraire, très riche en vocabulaires et en comparaisons. Claro joue finement avec les mots et les idées et le résultat est très imagé, fantastique.
    Bien sûr, il bénéficié de la magie d'Oz mais il arrive à rebondir sur l'histoire en lui donnant un intérêt nouveau. Je ne connais pas suffisamment l'oeuvre de Baum pour déceler quelle part d'originalité, Claro apporte dans son livre. Mais je pense que c'est une lecture originale de ce conte fantastique.

    Lien : http://surlaroutedejostein.over-blog.com/article-cosmoz-de-claro-565..
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par cece995, le 14 février 2011

    cece995
    Le style ne permet pas de le lire page à page, quelques chapitres d'affilés sont nécessaires pour être absorbé par le récit.
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 1.00/5
    Par JAsensio, le 18 novembre 2010

    JAsensio
    Un roman d'une prodigieuse ineptie, par un traducteur qui visiblement écrit aussi mal qu'il traduit.

    Lien : http://stalker.hautetfort.com/archive/2010/10/06/cosmoz-de-christoph..
    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par r1, le 01 octobre 2010

    r1
    Pas vraiment une critique, CosmoZ est un livre incritiquable parce qu'il est son propre référent, et parce qu'il est... pffff... monumental ?
    Cependant...

    Lien : http://egregore.erwanlarher.com/claro-miroir-malgre-lui/comment-page..
    Critique de qualité ? (0 votes positifs)

> voir toutes (15)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par brigetoun, le 02 septembre 2010

    Allons donc, nous sommes de toutes façons entrés dans le siècle des adaptations, les formes ne nous évoquent plus que des formes, nous quittons telle coquille pour nous réfugier dans telle carapace, les larves migrent, les peaux muent, mais l'armature, la grille, le squelette persistent - et ce sont encore les charniers qui connaissent les meilleures, les plus fidèles, les plus ambitieuses adaptations, ce sont les ghettos dont on favorise la reproduction avec le plus d'enthousiasme, à grand renfort de barbelés toujours plus illisibles, les immenses parcs à thème de la souffrance, avec pur objectif la concentration de tous les camps en un seul, l'ultime zoo de la douleur humaine, sans cesse mis en scène, au prix d'infinies répétitions, chaque échec consommant le succès prochain, les figurants toujours plus nombreux, toujours plus rampants, écrasés sus la fanfare des accessoires, fièvres, virus, microbes, coups coups coups, le corps adaptant la mort, l'esprit adaptant la nuit, la viande adaptant la viande, le cri adaptant le silence, le scalpel adaptant le progrès, la cruauté adaptant jusqu'au geste lui-même, n'importe quel geste, sans le moindre remords, mais avec l'aide des trains, des avions, des chars, des pelles, des grenades, des signatures apposées là où il faut, l'exact dosage du oui pour pallier la dégénérescence du non
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par NadinePestourie, le 04 décembre 2010

    Nos maisons sont toutes semblables - des bulbes bigarrés d'aspect chitineux... - mais il ne naît de cette uniformité aucun écoeurement car c'est le regard, ce sont les mains, les démarches qui changent la peau et le goût des choses, et c'est à nous qu'il revient de combattre la lente et pénible édulcoration des apparences, d'empêcher le lustre de se patiner, le grain de se lisser. Nos maisons sont toutes semblables, mais n'avons-nous pas tous un coeur, deux poumons, deux reins et deux pieds, et deux cent six os avec autant de raisons de se briser chacun quand les choses tournent de travers ? N'avons-nous pas, rissolant au fond de nous, les mêmes petits souhaits bien gras, dont la masse diminue en cours de cuisson ? Oui, nous naissons à chaque aube, avec l'espoir secret et inavouable qu'une catastrophe viendra couronner le jour de son cuisant diadème. Mais le monde est rond, c'est une piste, un carrousel, une guirlande, il n'invente rien et nous oblige à tout renommer, tout oublier - être munchkin est un réflexe.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par ecumeuse, le 31 août 2011

    Difficile de commenter cette lecture. Néanmoins l'écriture et le style suffisent à tenir en haleine. L'auteur utilise des expressions incroyables très souvent à la lisière de l'ironie. Il effectue un va et vient (dialogue) entre le surréalisme (le fantastique du conte le magicien d'Oz) et le réel (le tragique des deux guerres notamment) de l'époque dont il a été nourrit c'est à dire à laquelle il a été écrit puis mis en image.
    Il y a quelque chose de John Irving dans cette manière de relier surréalisme et réalité mais je dirais ici enrichi d'une écriture vraiment différente et dense. Parfois les phrases accordéons s'étirent tant qu'on en oublie le début, mais les images sont si fines que cela vaut la peine de le lire jusqu'au bout.
    Ne cherchons-nous pas tous à atteindre un Oz ? L'existence y est cruelle pour les rêveurs, les optimistes et les êtres imparfaits.
    C'est un livre intelligent, tout sauf ennuyeux grâce au style mais un peu long à mon goût.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par js, le 07 octobre 2011

    Mais je suis Oz, à tout le moins sa répercussion dans la grotte de la colère, sa virulence faite farce. On ne m’aura pas à la flatterie. Les mythes sont créés pour être disséqués et réduits en une pulpe suffisamment fluide pour servir d’encre au plus balourd des poulpes. La MGM a cru bon et profitable d’adapter à l’écran le roman de Baum ? Soit. Let’s shoot The Wizard of Oz ! Vais-je encore me soucier outre mesure d’une adaptation ? d’une énième adaptation ? Allons donc, nous sommes de tout façon entrés dans le siècle des adaptations, les formes ne nous évoquent plus que des formes, nous quittons telle coquille pour nous réfugier dans telle carapace, les larves migrent, les peaux muent, mais l’armature, la grille, le squelette persistent – et ce sont encore les charniers qui connaissent les meilleures, les plus fidèles, les plus ambitieuses adaptations, ce sont les ghettos dont on favorise la reproduction avec le plus d’enthousiasme, à grand renfort de barbelés toujours plus illisibles, les immenses parcs à thème de la souffrance, avec pour objectif la concentration de tous les camps en un seul, l’ultime zoo de la douleur humaine, sans cesse mis en scène, au prix d’infinie répétitions, chaque échec consommant le succès prochain, les figurants toujours plus nombreux, toujours plus rampants, écrasés sous la fanfare des accessoires, fièvres, virus, microbes, coups coups coups, le corps adaptant la mort, l’esprit adaptant la nuit, la viande adaptant la viande, le cri adaptant le silence, le scalpel adaptant le progrès, la cruauté adaptant jusqu’au geste lui-même, n’importe quel geste, sans le moindre remords, mais avec l’aide des trains, des avions, des chars, des pelles, des grenades, des signatures apposées là où il faut, l’exact dosage de oui pour pallier la dégénérescence du non, l’air saturé par le gaz et le plein par le rien, jusqu’à ce que le vide enfin s’amuse à adapter le vide, pour la plus grande édification des miroirs et des abymes et des regards privés de regard et ce dans les siècles des siècles qui tous sont et seront brassés dans la même et sempiternelle tranchée mentale, creusée selon des règles strictes, toute la cavalerie des horreurs engendrées par cet immense boyau métamorphique qu’aucune boue ne saurait obstruer, qu’aucun cadavre ne saurait dénigrer, ce filon creux pouilleux vicieux qui ne fait même plus enrager la panse terraquée quand sonne le clairon ou jaillit la fusée éclairante, ce couloir, ce tunnel, ce conduit à enfiler aveugle sous couvert d’adaptation du dernier souffle, et qui donne, les dents passées, les dents cassées, sur le cauchemar qu’est la voix, la dernière voix, qui dira non je ne savais pas, non je n’étais pas là, puis sera prise dans l’étau de la conscience et, repue, crèvera.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (0 votes positifs)
  • Par brigetoun, le 31 août 2010

    Voyez-vous, Nick – je peux vous appeler Nick ? -, la prothèse n'est pas là pour remplacer un membre perdu ou gravement endommagé, mais pour suppléer ou remplacer une fonction perdue ou gravement endommagée. Car avant d'être une machine vous êtes un mécanisme , et avant d'être un mécanisme vous êtes une fonction. Vous ne devez pas seulement pouvoir remarcher, mais savoir où aller, pas seulement lever le bras ou serrer les doigts mais déterminer quel levier abaisser ou quel manche saisir. Oubliez ce corps que l'oisiveté et la rêverie réduisent à un ensemble de parties composant un tout, et envisagez plutôt l'angle , que dis-je, les angles sous lesquels vous estimez judicieux d'aborder la question physique, la seule question qui vaille la peine, la seule à laquelle votre esprit puisse appliquer sa détermination : le travail.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)






Acheter sur Amazon

Faire découvrir CosmoZ par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (44)

> voir plus

Quiz