ISBN : 2020977761
Éditeur : Editions du Seuil (2009)


Note moyenne : 4.42/5 (sur 26 notes) Ajouter à mes livres
Isaac Mendelson est un horloger d’Odessa. Marié à Batsheva, ils ont deux enfants, David (né en 1895) et Lena (née en 1899). La vie est paisible pour eux jusqu’à ce qu’en 1905, la mutinerie du Potemkine puis le pogrom contre les Juifs les contraignent à s’enfuir en Autri... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par paikanne, le 04 octobre 2010

    paikanne
    Présentation de l'éditeur : le destin d'une lignée juive tout au long du XXe siècle.
    Une chronique familiale échevelée avec son cortège de passions, de secrets, de déchirures et de rencontres...
    1895-1929. D'Odessa à Hollywood en passant par Vienne et New York, les premiers troubles du XXe siècle contraignent la famille Mendelson à l'exil.
    Isaac Mendelson est horloger. Avec sa femme Batsheva et ses deux enfants David et Leah, il mène une existence paisible à Odessa. Mais en 1905 éclate la mutinerie du Potemkine, bientôt suivie d'un terrible pogrom. Isaac et les siens n'échappent que de justesse à la mort. Dès lors, ils n'ont d'autres recours que de prendre la route pour rejoindre Vienne...
    À travers les témoignages, les journaux intimes et les photos retrouvés dans les archives des Mendelson, Fabrice Colin raconte le destin d'une famille exceptionnelle.
    Mon avis : hé bien, voici encore un récit de Fabrice Colin dont je devrai "irrésistiblement" lire la suite. Une histoire aux antipodes des Étranges sœurs Wilcox (dont j'attends avec impatience la suite et que je vais relire puisque proposé à mes élèves comme lecture d'octobre) ; une histoire dans l'Histoire, à moins que ce ne soit l'inverse ?
    Nous y découvrons le destin de la famille Mendelson, d'abord en suivant principalement le "patriarche", Isaac, celui qui œuvre dans le respect de sa religion pour que sa famille soit heureuse. Mais l'Histoire est d'ores et déjà en route et les lendemains finissent bien vite par ne plus chanter. Alors que Batsheva, vive et pétillante, s'étiole petit à petit au fil des épreuves, Isaac puise sa force dans la Torah.
    L'exil commence car les Juifs sont d'abord insidieusement, ensuite ouvertement persécutés et la famille est contrainte de quitter Odessa. Direction Vienne au terme d'une route longue, pénible, glaciale au cours de laquelle Batsheva laisse un peu de sa raison et les enfants, ce qu'il leur restait d'insouciance.
    « J'ignore quelle altitude nous avons atteinte. Mon frère et moi étions enroulés dans des couvertures de laine, par-dessus nos manteaux. le pire, c'était la nuit. Parfois, nous trouvions une vieille ferme, un refuge. Parfois, il n'y avait rien et nous dormions à la belle étoile, serrés les uns contre les autres. Mon père creusait des fossés dans la neige et y jetait des branches et des feuilles mortes pour que les chevaux puissent s'y installer. C'était dérisoire.
    Je me rappelle les crépuscules venteux. Les craquements suspects. J'étais blottie contre mon frère, et mes rêves s'emplissaient de souvenirs joyeux et colorés, des souvenirs d'Odessa, de mes amis du jardin municipal ou de la plage. Quand je me réveillais, c'était le froid, toujours plus vif, et des cris d'animaux dans la nuit, des loups sans doute. Mon père dormait avec sa carabine entre les jambes. »
    La famille devra recommencer à zéro ; les enfants grandissent mais les jours sombres se profilent de nouveau à l'horizon et il est dit que les Mendelson n'en ont pas fini avec les pérégrinations…
    La narration est pour le moins originale puisque le récit est raconté à partir de documents les plus divers (interviews, lettres, dessins, extraits de journal intime…) censés avoir été recueillis auprès de la famille par "Fabrice" qui a décidé de raconter leur histoire ; c'est quelque peu déconcertant au début mais on s'y fait bien vite.
    Parmi les personnages, celui de David m'a le plus touchée, peut-être en raison du fait qu'il se cherche tout en essayant de se faire une place aux côtés d'un père imposant ; peut-être aussi, par la suite, à cause de ses déboires (le mot est faible) conjugaux…
    Ce titre s'inscrira donc sur la liste des propositions éventuelles de lecture pour mes élèves.
    Il ne me reste plus qu'à me procurer le tome 2 : Les Insoumis.
    NB : Fabrice Colin me paraît avoir la grande qualité d'être capable d'écrire des récits de genres tout à fait différents sans que l'on y retrouve "la patte de… ", tout comme un autre auteur "jeunesse" que j'aime beaucoup : Jean Molla. le prochain roman de F. Colin qui dort sur ma PAL : La malédiction d'Old Haven (merci Lalou)... sauf si je me procure très vite Les Insoumis...

    Lien : http://paikanne.skynetblogs.be/archive/2010/09/29/la-saga-mendelson-..
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    • Livres 5.00/5
    Par dibou, le 22 mai 2010

    dibou
    La saga Mendelson démarre à Odessa avec Batsheva et Isaac Mendelson. Au printemps 1895, Batsheva donne naissance à David, puis en Février 1899 c'est au tour de la petite Léah de voir le jour. Les Mendelson de confession religieuse juive vivent des jours paisibles, le père Isaac est un horloger réputé et ses activités assurent des revenus confortables pour faire vivre sa petite famille.Mais les pogroms du début du Xxe siècle les obligent à s'enfuir précipitemment pour échapper à la violence exercée sur les juifs. Après un voyage difficile ils se réfugient à Vienne et se reconstruisent de nouveau une vie confortable. Mais la première guerre mondiale éclate, David ne pouvant se résoudre à combattre déserte son poste et s'exil à New York. Isaac décède peu de temps après, Leah et Batsheva vont donc rejoindre David aux Etats Unis. Et c'est reparti pour de nouvelles aventures, David « prend la place de son père » et veille sur sa soeur et sa mère. Rêvant d'écrire des scénarios pour le cinéma, il trouve un emploi et déménage en Californie. La famille Mendelson participe ainsi à la naissance du cinéma sur les collines d'Hollywood. le deuxième volume retrace les années 1930-1965. Dans ce deuxième tome on découvre que David devient journaliste et retourne à New York, Leah et Betsheva restent à Hollywood. Mariés, devenus parents, la vie continuent avec son lots de bonnes ou mauvaises surprises.
    La saga Mendelson est une histoire vraie, cette saga d'une famille au destin hors du commun est passionnante et c'est avec plaisir que l'on suit leurs aventures. Fabrice Colin a travaillé comme un journaliste, ami proche d'un membre de la famille, il a interrogé chacun des personnages toujours en vie et a écrit cette trilogie à partir des témoignages ainsi recueillis.
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  • Par InColdBlog, le 09 septembre 2010

    InColdBlog
    Un de mes plus grands plaisirs quand il m'arrive de chiner est de tomber sur de vieux albums photos du début du siècle dernier.
    Je trouve toujours émouvant de croiser ces fantômes du passé, figés dans des poses affectées, immortalisant pour l'éternité des événements familiaux ou des voyages au bout du monde.
    En parcourant ces albums qu'il m'arrive d'acheter, j'essaie de deviner les liens qui unissent les personnes, je me fais mon film, je leur invente des histoires…
    Pour retracer l'histoire de la famille Mendelson de 1895 à nos jours, Fabrice, le narrateur de La saga Mendelson, avait à sa disposition des photographies, journaux intimes et croquis retrouvés dans une vieille malle.
    Comme il est un intime de cette famille peu ordinaire, il va remplir les blancs laissés, sciemment ou non, dans tous ces documents, en recueillant les témoignages des derniers témoins toujours en vie.
    Aucun besoin pour lui d'inventer des péripéties pour pimenter son récit tant le destin de cette famille est exceptionnel. L'histoire des Mendelson se confond avec celle du XXe siècle.

    Ce premier tome, Les exilés, couvre la période 1895-1930 et se concentre sur les membres “fondateurs” de la lignée.
    De l'exil forcé des aïeux, Isaac et Batsheva, obligés de fuir Odessa et ses pogroms avec leurs deux enfants, David et Leah, jusqu'à leur arrivée à Hollywood, les Mendelson vont entraîner le lecteur à Vienne, à New York,lui faire vivre “en direct” la mutinerie du Potemkine, l'exode sur les routes d'Europe, l'arrivée à Ellis Island, mais aussi croiser le chemin du jeune Adolf Hitler, de Felix Salten, journaliste et créateur de Bambi, d'Egon Schiele ou encore de Louis B. Mayer…
    Bref, on ne s'ennuie pas avec les Mendelson. D'autant qu'aux aléas de l'histoire se mêlent les destins particuliers des membres de la famille, avec leur lot de peines et de joies, de revers de fortune et d'opportunités inattendues, de mariages et de décès, d'amour déçues et d'espoirs insatisfaits. Les aller-retour entre passé (documents de la malle) et présent (entretiens, voyages sur certains lieux) apportent un dynamisme opportun au récit.
    Pour ancrer encore plus l'histoire dans la réalité, celle-ci est illustrée ça et là de reproductions de certains des documents trouvés dans la fameuse malle (voir le document PDF en annexe).
    C'est d'ailleurs à ce sujet que j'exprimerai mon seul bémol. A trop vouloir insister sur l'aspect “réel” et “vécu” de son roman, j'ai trouvé que Fabrice Colin alourdissait inutilement le récit avec des détails qui m'ont semblé parfois superflus et pédagogiques (même si je suis bien conscient que ce livre est avant tout destiné à un public de lecteurs ados).

    Lien : http://www.incoldblog.fr/?index/oeuvres/La%20saga%20Mendelson%20-%20..
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    • Livres 5.00/5
    Par Stemilou, le 20 juillet 2011

    Stemilou
    Destin d'une famille juive de quatre personnes partie d'Odessa pour Vienne et bien d'autres cieux. Un premier tome intitulé « les exilés » raconte la fuite d'Odessa de la famille Mendelson guidée par le patriarche, Isaac, horloger reconnu et très religieux, suite aux persécutions subies par des juifs, et après mûre réflexion c'est à Vienne que le ciel, l'espère t-il, sera plus bleu.
    Mais le périple va être long car Isaac refuse d'emprunter cette machine diabolique qu'est le train, le voyage se fera donc en carriole, à cheval, à pieds et durera presque deux mois. Partie d'Odessa fin octobre, la famille Mendelson aura parcouru une route longue et pénible de mille sept cent km sous un ciel de glace, pour s'achever à Vienne un peu avant Noël.
    Une nouvelle vie commence, tout est à construire…

    De nombreuses références historiques parsèment le récit (pogrom, Potemkine, la guerre..) mais aussi des « archives » (journal intime, dessins,…), ce qui permet aisément de comprendre les troubles de la famille et de comprendre également leur soif d'une vie meilleure.
    Que dire de mes impressions ? Que dire de cette histoire romanesque ? Et pourquoi Fabrice Colin raconte-il l'histoire d'une autre famille que la sienne ? Je ne vous le révèlerais pas. Car il vous faut découvrir ce récit passionnant qui vous emporte en Europe de l'Est, d'Odessa à Vienne, au cœur des troubles qui secouent cette partie du monde, au sein d'une famille unie qui vivra des moments difficiles, rencontrera des personnages haut en couleurs et parfois même des plus sombres qui ont fait l'Histoire à leur façon.
    La tragédie n'est jamais loin, en tout cas c'est elle qui portera le reste de la famille Mendelson à New York où les attendent d'autres épreuves à suivre dans le tome 2.

    Une précision peut être, c'est un livre jeunesse que nombre de bloggeurs ont lu et dévoré et surtout apprécié, pour la qualité de conteur de Fabrice Colin certainement mais probablement aussi parce que le style est très différent de ce qu'on a l'habitude de rencontrer. Alternant récit à différentes voix, interviews, rappels historiques, out est fait pour ne pas se relâcher.
    Là c'est un coup de cœur véritable, et je m'empresse de vous dire d'ouvrir ce livre.

    Lien : http://www.stemilou-books.com/article-la-saga-mendelson-tome-1-les-e..
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  • Par keisha, le 12 décembre 2009

    keisha
    "Insensibles à la tristesse sont les Mendelson, toujours tournés vers l'avenir et prêts à se lancer tête baissée dans le tourbillon de l'histoire" (Leah Mendelson)
    "Le passé, c'est ... c'est comme un coffre dont le contenu aurait été rangé à votre insu : vous ne savez jamais ce que vous allez retrouver en premier." (un voisin des Mendelson à Vienne)
    L'histoire d'une famille juive qui court de la fin du 19ème siècles à nos jours. Tout débute à Odessa (en Ukraine actuellement) où des pogroms forcent la famille Mendelson à s'installer à Vienne. Ensuite départ pour les Etats Unis et particulièrement Los Angeles et Hollywood, où les personnages sauront se faire une place tout en restant fidèles à certaines valeurs...
    Ce qui pour moi a fait l'intérêt de cette histoire, c'est qu'elle pourrait passer pour vraie et qu'elle n'est pas "romancée". Une sorte de docu-fiction extrêmement vivant et agréable à lire. Fabrice Colin prétend s'appuyer sur les témoignages de personnes qu'il aurait rencontrées (Leah, née en 1899, est morte centenaire!) et prévient qu'il ne peut garantir l'absolue véracité de certains faits. Ces deux livres se présentent donc comme des narrations classiques mêlées à des interviews et des reproductions de documents (lettres, journaux intimes, photos ) retrouvés dans la vieille malle de Leah.
    Fabrice Colin se révèle excellent conteur et "détective" parfois, rappelant sans insister certains événements historiques avec lesquels son lecteur pourrait ne pas ou plus être familier. Il a su aussi relever le défi de rendre attachants et vivants ses personnages.
    J'ai donc dévoré cette histoire d'une famille qui parfois rencontre la grande Histoire ; le voyage d'Odessa à Vienne, le tournage au Mexique, plein de moments sont vraiment épiques.
    Lire la suite: http://en-lisant-en-voyageant.over-blog.com/article-la-saga-mendelson-39608299.html#ixzz0ZUnV19bx


    Lien : http://en-lisant-en-voyageant.over-blog.com/article-la-saga-mendelso..
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Critiques presse (1)


  • Lecturejeune , le 17 février 2012
    Lecture Jeune, n°131 - septembre 2009 - Isaac Mendelson est horloger. Avec sa femme Batsheva et ses deux enfants David et Leah, ils mènent une existence paisible à Odessa. Mais en 1905 éclate la mutinerie du Potemkine, bientôt suivie d'un terrible pogrom. Isaac et les siens n'échappent que de justesse à la mort. Dès lors, ils n'ont d'autre recours que de prendre la route pour rejoindre Vienne... Fabrice Colin, « ami » de la famille Mendelson, nous raconte l'histoire incroyable de celleci, d'Odessa à Los Angeles. Il présente son récit sous la forme d'un docufiction et puise dans les archives des Mendelson (journal intime, coupures de journaux, photographies, etc.) pour immerger le lecteur dans le récit. Il insère également des entretiens avec les membres de la famille pour apporter encore plus de crédibilité à son propos.
    Cette biographie est une page d'Histoire car cette famille traverse le XXe siècle et participe à tous les grands événements de cette époque, comme le pogrom d'Odessa, la Première Guerre mondiale, les débuts du cinéma à Hollywood... Elle rencontre des grands personnages comme un certain Adolf Hitler, ami du fils David, des artistes, tel Egon Schiele ou les fondateurs des grands studios de cinéma comme Louis B. Mayer. La seule limite est l'aspect parfois didactique de l'ouvrage, l'auteur voulant donner une multitude de détails et être au plus près du contexte historique. À lire pour le plaisir de lecture et en étant sûr d'applaudir inévitablement au talent de l'auteur, que l'on n'attendait pas dans le genre du roman historique... Sébastien Féranec

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Citations et extraits

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  • Par chardonette, le 10 décembre 2010

    Ai rejoint Adolf à la terrasse du Café Prückel pour lui annoncer la nouvelle avec tous les ménagements possibles, connaissant ses opinions sur l'Académie. Il a simplement cligné les yeux. "Ton père a ses entrées?" Je n'en croyais pas mes oreilles.
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  • Par chardonette, le 10 décembre 2010

    Seulement, plus de films, vous m'entendez? Vous n'êtes pas fait pour inventer des histoires. Vous êtes fait pour l'Histoire avec un grand H. Alors remuez-vous, nom d'un chien. Et quittez mon bureau avant que je ne change d'avis.
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  • Par chardonette, le 10 décembre 2010

    Mon mari était alcoolique, la femme de mon frère avait le feu au corps, aucun de nos choix professionnels ne nous satisfaisait. Mais nous ne sommes pas venus au mon pour être heureux. Nous sommes venus au monde pour vivre et c'est ce que nous avons fait, et c'est ce que je m'acharne à faire encore aujourd'hui, farshtaist? (compris).
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Videos de Fabrice Colin

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Vidéo de Fabrice Colin

La grande librairie 17/05/2012 sur France 5, François Busnel reçoit Fabrice Colin pour « Blue Jay Way » (Sonatines)
Quatre fois lauréat du Grand Prix de l’imaginaire, Fabrice Colin s’est illustré dans de nombreux domaines des littératures de genre, écrivant pour la jeunesse (Projet oXatan, La Malédiction d’Old Haven, Bal de givre à New York...) aussi bien que pour les adultes (Dreamericana, Or Not To Be, Big Fan...). Il est également scénariste de BD et auteur de pièces radiophoniques.








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