ISBN : 2253118834
Éditeur : Le Livre de Poche (2007)


Note moyenne : 3.9/5 (sur 10 notes) Ajouter à mes livres
Marseille, janvier 1903. Un cadavre sans tête et sans mains gît rue Bleue, au cœur du quartier de La Belle de Mai. Quelques jours plus tard, un second cadavre est abandonné au pied du même réverbère !
Raoul Signoret, à la recherche d'informations pour la rubrique... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 4.00/5
    Par Sharon, le 21 mars 2012

    Sharon
    Le début du roman est fracassant. C'est avec une verve proche de Marcel Pagnol que Jean Contrucci nous fait découvrir ce personnage atypique et ce quartier de Marseille, à la Belle époque.
    Le roman est facile à lire, grâce à cet humour qui sous-tend l'intrigue, jusque dans l'épilogue. La lecture des titres de chapitre annonce à elle seule la couleur du récit, et Dieu seul sait que Raoul Signoret, journaliste de son état au Petit Provençal, en verra des vertes et des très mûres au cours de son enquête. Son oncle Eugène, le chef de la sûreté, l'aide, sans exagération : il ne faut pas non plus qu'il soit accusé de favoritisme sous prétexte d'aider son neveu favori, presque un fils !
    Si Eugène est une figure tutélaire et bienveillante - reconnaissons que Raoul, dans ce roman, ne sera qu'une fois en danger, et ce danger, si grave fût-il, n'a strictement aucun rapport avec l'enquête - il n'est pas la seule dans ce roman, et c'est avec émotion que Raoul retrouve son ancien maître d'école, Félix Garbiers, un modèle de dévouement. Ne donne-t-il pas des cours à une jeune ouvrière, Gilda del Vesco, qu'il essaie tant bien que mal de remettre dans le droit chemin ? En effet, les tentations sont grandes, pour les jeunes ouvrières, et les gandins qui leur font miroiter monts et merveilles ne les conduiront pas à la mairie, ils les mettront plutôt sur le trottoir, comme Angèle, dans Un de baumugnes de Jean Giono.
    Le "double crime" du titre s'entend alors de plusieurs manières. le crime affreux, d'une part, la privation d'identité, mais aussi les agissements du milieu, qui se sent comme chez lui dans ce quartier de la Belle de mai sont autant d'explications, sans oublier l'hommage à la célèbre nouvelle d'Edgar Allan Poe. Jean Contrucci réussit le tour de force d'écrire un roman policier historique enlevé, distrayant, tout en montrant sans fards une période historique qui n'avait de "belle" que le nom. le racisme, l'antisémistime, la violence gangrenaient déjà la société française. Je ne vous parlerai pas non plus de la condition ouvrière dans le roman, Jean Contrucci le fait très bien.
    "Les nouveaux mystères de Marseille" - encore une référence à la littérature du XIXe siècle - est une série policière que je suis ravie d'avoir découvert au cours du RAT. Je lirai certainement d'autres volumes, le tout est de trouver le temps pour cela

    Lien : http://le.blog.de.sharon.over-blog.com/article-double-crime-dans-la-..
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    • Livres 3.00/5
    Par Charlye, le 11 septembre 2011

    Charlye
    On retrouve dans ce roman policier, les héros du "Vampire de la rue des Pistoles" que j'avais beaucoup aimé : Raoul Signoret, reporter, et son oncle Eugène Barouteau, chef de la police de Marseille.
    Cet opus est le quatrième de la série des "Nouveaux Mystères de Marseille" où comme pour le précédant, plane un léger parfum de Gaston Leroux.
    Nous sommes en 1903 et l'auteur nous entraîne dans un quartier d'ouvriers dont il nous dépeint très bien les conditions de vie et les habitudes. Cette fois il va nous faire découvrir plus en détail la vie des ouvrières d'une manufacture de tabac " les cigarières", vie très pénible au demeurant.
    J'ai retrouvé dans ce très bon roman, l'atmosphère de l'époque que nous restitue très bien l'auteur avec ses descriptions, les portraits toujours aussi soignés de personnages haut en couleur. Ils sont virulents, mauvais garçons, militaires irascibles, ou honnêtes ouvriers mais pour la plupart d'entre eux, ils sont attachants.
    L'intrigue est bien menée et intéressante. L'auteur nous tient en haleine et dispense les indices au bon moment.
    Malgré cela j'ai un tout petit moins aimé ce numéro, car à mon avis, le suspens était moins prenant, moins présent, et j'avais trop vite compris qui était le meurtrier.
    Ceci étant, ce roman reste une excellente lecture à savourer sans modération.
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    • Livres 4.00/5
    Par Bigmammy, le 09 août 2011

    Bigmammy
    Avec un titre directement inspiré du "Double assassinat dans la rue Morgue" d'Edgar Allan Poe, voici la quatrième aventure de Raoul Signoret, le jeune et beau journaliste enquêteur des Nouveaux mystères de Marseille.
    Nous sommes transportés dans la quartier de la Belle de Mai. Ici, comme à Séville et dans Carmen, la caserne est juste à côté de la Manufacture des Tabacs. Et nous apprenons comment vivent les cigareuses, comment les ouvriers et ouvrières sont traités par leurs supérieurs dans ce début du vingtième siècle.
    Un cadavre est trouvé sous un réverbère devant le portail de la Manufacture. Paradoxalement, il semble avoir été déposé là en guise d'avertissement, mais tout a été fait pour retarder son identification : il a été décapité, ses mains ont été sectionnées. Plus tard, on retrouvera sa tête enterrée superficiellement dans un terrain vague, les oreilles coupées, non loin du domicile d'un repris de justice...lui aussi bientôt assassiné. Il y aura aussi un troisième cadavre.
    S'agit-il d'un règlement de compte entre bandes rivales ? On ne tarde pas à savoir cependant que le mort est un lieutenant dévoyé qui avait de mauvaises fréquentations et vivait de la prostitution. Au centre du drame, une jeune femme, la belle Gilda del Vasco, à laquelle s'intéresse aussi Félix Garbiers, l'ancien instituteur de Raoul. Celui-ci enquête, en liaison avec son oncle Eugène Baruteau, Chef de la Sureté. Il nous conduit dans les cafés et les bals de ce quartier populaire, confronte ses talents pugilistiques avec les voyous....sollicite la collaboration de son épouse Cécile, qui lui permettra de résoudre, comme toujours, cette sanglante énigme.
    A lire pour le plaisir de l'intrigue, la qualité du style, l'humour et l'accent marseillais, les précisions historiques, et l'extrême sympathie qui émane des protagonistes.

    Lien : http://www.bigmammy.fr
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Citations et extraits

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  • Par dominiqueferry, le 16 août 2011

    maison marseillaise typique à trois étages et trois fenêtres par étage. Son architecture était dictée par l'utilisation de poutres récupérées des mâts de navires, dont la partie utile, sept mètres, déterminait les dimensions de l'immeuble.


    La pétanque sera inventée en 1910 à la Ciotat, par un ancien champion atteint de rhumatismes qui ne pouvait plus faire les trois pas exigés du tireur au Jeu provençal.
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