> Agnès Michaux (Traducteur)

ISBN : 2253122084
Éditeur : Le Livre de Poche

Existe en édition audio



Note moyenne : 4.16/5 (sur 499 notes) Ajouter à mes livres

Quatrième de couverture
Paris, juillet 1942 : Sarah, une fillette de dix ans qui porte l'étoile jaune, est arrêtée avec ses parents par la police française, au milieu de la nuit. Paniquée, elle met son petit frère à l'abri en lui promettant de revenir le ... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Ansault, le 05 octobre 2010

    Ansault
    Voilà un moment maintenant que j'ai lu ce livre. Je voulais en faire une critique dans la foulée et puis, habité de sentiments troubles, j'y ai renoncé. Aujourd'hui mes souvenirs en sont moins précis et, bizarrement, il me semble plus facile de vous en parler et de vous livrer mon avis.
    "Elle s'appelait Sarah" de Tatiana De Rosnay, j'ai adoré tout autant que j'ai détesté.
    D'un point de vue romanesque je me suis totalement laissé embarquer dans cette histoire. J'ai trouvé ce système de double narration, mélange d'événements anciens et contemporains, extrêmement intelligent. le suspens est insoutenable, on a une envie furieuse d'en poursuivre la lecture... On veut savoir, on est avide d'en connaître le dénouement. L'émotion monte graduellement en intensité... C'est fort, très fort... Ça a été un moment de lecture extrêmement jouissif. Un livre palpitant qui vous apporte ce qu'on aimerait toujours trouver dans un livre : être embarqué dans un autre monde, s'acheter une autre vie, s'oublier totalement...
    En cela le livre est un petit bijou...
    Et puis au regard de la thématique du livre, du fond de l'histoire et la façon dont il est traité... ce livre m'a gonflé !
    Il n'y a pas d'autres mots, j'ai été purement et simplement agacé, trouvant le positionnement de l'auteur face à ces événements un peu facile et convenu. le grand questionnement du roman est le devoir de mémoire. Certes il est important de ne pas oublier, il est important de rendre à travers ce souvenir un hommage aux victimes de ces barbaries. Mais ce qui m'agace au plus haut point c'est que ce devoir doive forcément s'accompagner, d'une part, de jugements critiques et méprisants envers ceux qui n'ont pas eu de comportements "héroïques", et, d'autre part, d'un profond sentiment de culpabilité.
    Ce qui m'a gêné c'est que le narrateur soit une journaliste américaine, sorte de double de l'auteur... qui au travers de son enquête vient donner la leçon à tout un peuple, à toute une nation. Si encore le narrateur était venu à travers cette histoire faire son mea culpa, se libérer d'un poids et d'une culpabilité héritée de ses aïeux ça ne m'aurait pas dérangé. Mais là, en tant que spectateur étranger et extérieur aux événements venir donner des leçons de morale, semer la culpabilité, émettre des jugements, et rejeter la faute sur certains pour en encenser d'autres, plus d'un demi-siècle après que les événements ont eu lieu, ça m'a paru tellement facile et tellement confortable. Mais pour qui se prend-elle ? Prétendre détenir la vérité, savoir où se situe la limite entre le bien et le mal, affirmer quelle aurait été l'attitude digne et honorable à adopter en ces périodes troubles... après coup... une fois qu'on a le recul nécessaire pour pouvoir appréhender et comprendre les événements, c'est à la portée de tous ! Mais prendre ce genre de décision sur l'instant, dans le feu de l'action, en ayant une conscience et une connaissance imparfaite de la situation, c'est une autre histoire !
    Moi, je trouve qu'il est tout aussi méprisable de venir, longtemps après les événements, condamner la lâcheté d'un peuple et des autorités qui le gouvernent. Pour pouvoir se permettre tel jugement il faudrait avoir soi-même goûter de la réalité d'un peuple sous le joug d'une occupation.
    Il est étonnant de voir aujourd'hui quand on entend parler de ces événements qu'il ne reste plus que des résistants et des héros... Et les autres ils étaient où ?
    En tout cas moi, je n'ai pas la prétention de penser que je n'aurais pas été aussi lâche que la majorité de mes compatriotes... j'aurais probablement mis des œillères, aurais probablement refuser de voir, me serais probablement trouver des excuses, préférant laisser mourir l'autre plutôt que de mettre en danger mes proches. Où est l'acte héroïque dans tout ça ? Défendre l'autre quelqu'en soit le prix ? Ou protéger sa famille et ses proches coûte que coûte et même si cela implique la mort de son prochain ? Qu'aurais-je fait ? Nul ne peut le dire et surtout pas moi ! Et je me réjouis de n'avoir jamais été confronté à tel dilemme et surtout qu'on m'en préserve à jamais !
    A entendre tous les commentaires qui s'étalent sur ces événements on en serait presque rassuré, devant tant de courage présumé, d'empathie annoncée envers les victimes et devant tant de convictions revendiquées et assumées, on ne peut que penser que finalement plus jamais ça ne se reproduira. Malheureusement, la barbarie est fourbe, et elle se joue bien de tous sentiments de compassion, elle a encore de beaux jours devant elle. Elle frappe ailleurs encore et toujours, et personne n'est suffisamment attentifs pour enrayer cet état de fait.
    Et puis je suis agacé parce qu'ici on fait de la culpabilité un sport national. Mais moi je ne me reconnais aucune responsabilité dans ces événements passés et je me refuse d'en porter la culpabilité sous prétexte que je fais partie de ce peuple, et, de surcroît, j'admets difficilement que ce soit un spectateur étranger à ces événements qui vienne m'imposer d'en porter le fardeau ! Et puis je trouve qu'il est extrêmement pernicieux de transférer une culpabilité collective en une part de responsabilité individuelle, alors que l'individu en question, le lecteur précisément, n'y peut plus rien, si ce n'est se complaire dans ce sentiment et jouir de cette souffrance morale !
    Sans arrêt il faut faire montre de sentiments honorables, d'amour pour son prochain, d'une empathie sincère et véritable pour tout être vivant.
    Mais tout ça dans le fond c'est de la mouise et ça témoigne d'une réelle hypocrisie à peine masquée. Personne n'est dupe et tout le monde sait pertinemment que l'être humain fera toujours privilégier ses intérêts personnels devant ceux d'autrui.
    Finalement elle est là cette nouvelle lâcheté. A culpabiliser sur la barbarie nazie et les infamies de l'occupation, on s'évite d'appréhender et de reconnaître les nouvelles formes de barbarie qui agissent encore et toujours et dont on a connaissance après coup.
    Évidemment ces événements particuliers mettent en lumière les souffrances infligées au peuple juif et il me semble louable de ne pas l'oublier. Mais l'antisémitisme, qui a trouvé une sorte de paroxysme dans la barbarie nazie, ne date pas d'hier et est bien antérieur à ces années. On en trouve des traces tout au long des événements historiques qui jalonnent le 19ème siècle et bien au-delà. Alors tenter d'expliquer cet état de fait sous le seul regard du nazisme me semble vraiment réducteur et on ne peut expliquer tout ceci par la folie d'un seul et unique homme, aussi barbare soit-il. Il n'aurait rien pu faire seul s'il n'avait trouvé, dans le contexte de l'époque, un terreau favorable à ses délires ! Il me semble donc que l'on ne peut parler de ces événements sans les remettre en lumière face à un contexte plus global.
    Sans ça il est vraiment difficile de faire avancer les mentalités, car, que reste-t-il de ce livre, après coup, une lâcheté culpabilisante.
    Mais est-ce sur ses bases que l'on peut construire un avenir serein pour tous ? J'en doute !
    Pour conclure je trouve que ce livre est un parfait objet marketing et qu'il a été conçu ainsi. D'ailleurs, il faut avouer qu'en ce sens il est très réussi. Il surfe avec brio sur les sentiments et les émotions, mettant en scène des enfants, c'est encore plus poignant. Il est simpliste en prétendant savoir où est le bien et le mal, qui est gentil, qui est méchant. Il juge en permanence condamnant la lâcheté et il vous pousse à vous sentir coupable et à revendiquer ce sentiment de culpabilité. En ce sens, il est très américain... Si bien que dans le fond, je doute de la sincérité des propos de l'auteur, qui, me semblent manquer d'honnêteté et surfer sur une certaine mode... La mode des gens "bien comme il faut" !
    C'est un peu agaçant quand même...
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    Critique de qualité ? (9 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Chrystaal, le 24 février 2012

    Chrystaal
    J'ai lu ce livre il y a quelques jours déjà et j'ai mis du temps avant de décider si j'avais un avis positif ou négatif , en fait j'ai les deux.
    Comme beaucoup j'ai trouvé l'histoire de Sarah, de son frère Michel, de ses parents magistralement traitée. A la fois sur le plan de l'intrigue, la psychologie de chacun des personnages, la description des évenements, l'ambiance de l'époque, l'histoire même de Sarah, son devenir, je ne trouve rien à dire, je trouve tout parfait.
    De même , j'ai trouvé interessante l'enquête des journalistes, le déplacement sur les lieux qui ont vus se dérouler ces drames, le constat que la vie avait continué, avec des témoignages discrets et surement un certain déni de la population.
    J'ai ressenti un premier couac quand Julia a interpèlé des lycéens qui vivaient leur vie de lycéens insouciants et joyeux pour leur reprocher , au delà de leur ignorance, de se conduire de manière lègère, alors que leur lycée est construit sur un ancien camp d'internement .
    Son côté moralisateur de journaliste américaine sur l'ignorance du plus grand nombre sur le drame vécu par les personnes ayant subies les déportations m'a soudain dérangé.
    Tout comme le ton accusateur vis à vis de ceux qui ne sont pas entrés en résistance ouverte face à ces crimes commis de manière légale.
    Elle même n'a pas eu un mot pour faire un quelconque parallèle avec les déportations, et l'extermination qui en a suivi des nations indiennes.
    Alors que son enquête est extremement détaillée, elle passe sous silence le fait que plus de la moitié des personnes fichées qui devaient être arrêtées ne l'a pas été, soit parceque ces personnes ont été prévenues par des résistants, soit parce qu'elles ont pu fuir, être cachées par des gens qui ont pris d'énormes risques ce jour là, ou parce que certains policiers ont fait preuve de "laxisme", de resistance passive, dans l'exécution de leur sinistre tache, ce qui ne dédouane en rien les actes monstrueux commis par d'autres et dont effectivement la police française et l'état français portent la responsabilité.
    Lorsqu'on regarde l'histoire, il y avait déjà eu en France des déplacements massifs de population, des émigrants reconduits en train dans leur pays. Saint Exupéry le décrit d'ailleurs dans "Terre des hommes". Si les hommes politiques comme Laval et ses sbires ne pouvaient pas ignorer ce qui attendaient les victimes de cette rafle, en étaient ils de même du commun de mortels ?
    Par ailleurs, j'ai trouvé qu'elle manquait de modestie, et pour reprendre la chanson de Goldman "Né en 17..." "serions nous de ceux qui resistent ou les moutons d'un troupeau s'il fallait plus que des mots".
    De la suite de l'histoire j'en ai retiré une lecture qui me gêne parce qui j'y lis un parallèle entre le génocide d'enfants et l'avortement . Sarah, la fille de Julia, n'a pu vivre que parce que sa mère a fait preuve de courage en quittant son goujat d'époux et sa belle famille pour le moins désagréable. ( même si on se demande pourquoi elle ne l'a pas fait avant, de préférence avant son mariage) Elle a refusé l'avortement que son égoïste et sans coeur d'époux voulait lui imposer. Et pour cela elle n'a pas hésiter à braver en ce jour commémorant la rafle d'enfants innnocents une équipe médicale, prête à opérer. D'ailleurs le médecin s'est empressé de prévenir son époux ( et le secret médical ?).
    Concernant sa belle famille, j'ai été assez catastrophée par l'accumulation de clichés : la belle soeur maigre et sèche, la belle mère sophistiquée, hautaine et condescendante, l'autre belle soeur replète et chaleureuse, le beau père froid qui se révèle être un homme sensible que sa femme n'a jamais compris, la grand mère placée en institution que tout le monde prend pour une idiote et qui finalement s'est révélée plus fine que tout le monde...
    Quant à la rencontre de Julia avec le fils de Sarah et la longue scène avec la confusion entre le bébé et la girafe Lucy , j'ai trouvé ça non seulement d'un niais absolu et mais en plus complétement convenu.
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    Critique de qualité ? (12 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par patachinha, le 24 octobre 2009

    patachinha
    Bouleversant, c' est le terme approprié. Ce roman m' a bouleversée, passionnée, m' a subjuguée du début à la fin. J' ai l' impression de m' être totalement imprégnée des personnages, des scènes. Il est d' une beauté admirable, j' aurai voulu qu' il soit bien plus rallongé, qu' il s' étire en descriptions diverses, il y aurait vraiment matière à en écrire davantage et je ne m' en serai jamais lassée. Comment un livre qui traite d' un sujet encore si sensible dans l' opinion et la société française actuelles a-t-il bien pu être traité de la sorte? L' auteur nous met en garde au début que les personnages sont fictifs, même si certains évènements relatés ont bien eu lieu, et bien je peux vous dire que la réalité et la fiction s' entrecroisent magnifiquement, au point de nous émouvoir sans arrêt et de nous faire douter quand à l' invention des personnages. Tout paraît tellement vrai, la souffrance inimaginable de cette petite fille qui perdra les siens, son périple pour sauver sa peau; et tenter tant bien que mal de se reconstruire ailleurs, une souffrance insupportable et insoutenable que l' auteur a su bien rendre à travers les mots.
    La tenacité, la poigne de la journaliste pour la retrouver est magnifique, contre tout et contre tous elle tentera de faire revivre la mémoire oubliée de ces enfants victimes du Veld' Hiv, et de délier le terrible secret qui assombrit sa belle-famille. Ce n' est pas seulement son travail de journaliste, de bonne professionnelle consciencieuse qui la pousse à fouiller le passé, à refaire surgir de vieux démons enfouis dans les mémoires, mais c' est avant tout son coeur qui la mène dans cette quête, la volonté de voir jaillir la vérité sur la vie si triste de cette petite fille qui transformera la sienne à jamais. C' est aussi une nécessité physique et morale de retrouver la trace de cette fille ou de quelqu' un qui a pu l' approcher et d' exprimer combien elle est émue et désolée par son histoire... La quête de Sarah deviendra bien plus une affaire personnelle, qu' une obligation professionnelle, au point que cette petite fille qu' elle ne connaissait de nulle part deviendra son leit motiv, son carburant, sa raison de vivre à un moment sombre de son histoire familiale. Un dénouement tragique, réconfortant,et doux en même temps,la vie continue et Sarah sera remémorée à sa juste valeur...
    Elle s' appelait Sarah restera sûrement un gros coup de coeur indétrônable , il gardera une grande place dans ma mémoire.
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    • Livres 5.00/5
    Par pyrouette, le 22 mai 2012

    pyrouette
    Est-ce le fait que Julia ne veut pas voir la vérité sur son couple, sur l'adultère de son mari amoureux d'une amie d'enfance qui fait qu'elle s'acharne sur cette enquête ? Julia est toujours surprise par les réactions des français et en particulier des parisiens, pourtant Julia vit en France depuis longtemps, sa vision est surprenante mais tellement véridique. Les chapitres alternent ce passé douloureux et honteux avec le présent de Julia. Je dirais presque heureusement tellement le récit de la rafle du Vel d'Hiv et l'histoire de Sarah font mal, carrément de l'insupportable. Les problèmes de couple de Julia et Bertrand en paraissent insignifiants. On prend une bouffée d'air du présent et on retourne dans l'enfer du passé de Sarah et on assiste atterré à ces scènes d'horreur et pourtant incapable de refermer le livre. J'ai pleuré en lisant l'épilogue… et pourtant petite fille de résistants je n'ai pas manqué de récits pénibles pendant mon enfance : pour que personne n'oublie me disaient mes parents. Alors je terminerai moi aussi par ces paroles : Zakhor, al tichkah.

    Lien : http://pyrouette.canalblog.com/archives/2012/05/22/24316825.html#com..
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    • Livres 4.00/5
    Par Vienlivre, le 15 mai 2012

    Vienlivre
    Ce livre m'a bouleversé. J'avoue que c'était dur de le lire, surtout après avoir vu le film La Rafle, car les mots n'étaient pas juste des mots, je n'avais pas besoin de faire travailler mon imagination pour me rendre compte de l'horreur des camps. Avec le film (durant lequel j'ai pleuré du début à la fin), les images me venaient toutes seules.
    Le principe à deux voix est très agréable même si au début j'ai eu un peu de mal à passé de Sarah à Julia, car l'une était à la troisième personne et l'autre à la première. Mais l'histoire est magnifiquement bien raconté, l'horreur des camps, de tous ce que ces gens ont subis. Et j'ai aimé l'histoire qu'il y a autour, ce n'est pas seulement un roman historique, il y a un peu de fiction et j'ai particulièrement aimé.
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Citations et extraits

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  • Par pyrouette, le 22 mai 2012

    Se réveillait-il la nuit en pensant à sa mère, à son passé, en se demandant si ce que je lui avais révélé était vrai, en méditant sur ce qui était resté secret, non dit, dans l’ombre ?
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  • Par pyrouette, le 21 mai 2012

    Elle se sentait tomber dans un puits sans fond. L'espoir de s'échapper était la seule chose qui lui permettait de s'accrocher à la vie, à cette vie nouvelle qui lui restait incompréhensible.
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  • Par pyrouette, le 22 mai 2012

    Elle sentait l’espoir grandir à chaque pas, comme une plante folle impossible à maîtriser.
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  • Par pyrouette, le 22 mai 2012

    Alors, c’était peut-être ainsi que tout était arrivé. A force de détester des gens au point de vouloir leur mort.
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  • Par pyrouette, le 22 mai 2012

    Un sentiment de honte m’envahit brutalement. Etais-je, à ce point, incapable de faire face à la vérité.
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