> Judith (Traducteur)

ISBN : 2702434819
Éditeur : Le Masque (2010)


Note moyenne : 2.75/5 (sur 8 notes) Ajouter à mes livres
Walter Wilding, riche négociant en vin, mène une vie heureuse auprès de sa mère, à qui il doit sa fortune et sa réussite sociale. A la mort de celle-ci, la découverte d'un terrible secret va bouleverser son existence : il n'est pas son vrai fils ! Rangé par la culpabili... > voir plus
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Critiques et avis(4)

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    • Livres 3.00/5
    Par Titine75, le 23 juin 2010

    Titine75
    Walter Wilding est un jeune négociant en vin. Après une enfance dans un orphelinat, la chance lui a souri. Sa mère est venue le récupérer et lui a transmis son commerce. La réussite est telle que Walter prend un associé, George Vendale, afin d'agrandir son affaire. Mais le ciel s'obscurcit sur la tête de Walter. Après la mort de sa mère, un terribLe secret lui est dévoilé : il n'est pas le véritable Walter Wilding. Notre héros décide alors de tout mettre en oeuvre pour retrouver Walter Wilding et lui rendre la vie qu'il lui a usurpée par erreur.
    Charles Dickens et Wilkie Collins étaient d'excellents amis et ils décidèrent de mettre leurs talents en commun pour nous narrer les aventures de Walter Wilding et surtout celles de George Vendale. Car les deux compères nous amènent sur une fausse piste au début de cette courte histoire et c'est surtout George Vendale qui en est le héros.
    On retrouve dans “L'abîme” les centres d'intérêt de nos deux écrivains. le premier personnage de cette histoire, Walter Wilding, grandit dans un orphelinat et il est fort probable que cette idée nous vienne de Charles Dickens. De lui, on reconnaît également les longues descriptions caractérisant dans le moindre détail paysages et personnages : “C'était un homme a l'air simple et franc, le plus naïf des hommes, que Walter Wilding, avec son teint blanc et rose et son heureuse corpulence, étonnante chez un garçon de 25 ans. Ses cheveux bruns frisaient avec grâce, ses beaux yeux bleus avaient un attrait extraordinaire. le plus communicatif des hommes aussi bien que le plus candide - jamais il ne trouvait assez de paroles pour épancher sa gratitude et sa joie quand il croyait avoir quelque motif d'être reconnaissant ou joyeux.”
    La patte de Wilkie Collins se reconnaît dans l'intrigue à rebondissements. Comme je l'ai dit, on croit que Walter Wilding est le personnage central de “L'abîme” mais il meurt rapidement pour laisser la place à George Vendale. Ce dernier devra reprendre la quête du véritable Walter, démasquer un voleur, traverser les Alpes et se marier ! Il traverse toutes ces péripéties sourire aux lèvres car notre ami George est d'un naïveté confondante. Et c'est là mon gros bémol, George Vendale est agaçant, il ne se rend compte de rien, ne comprend rien à ce qui se passe autour de lui. Il facilite beaucoup le travail de son ennemi qui peut tenter de l'assassiner sans éveiller le moindre soupçon ! Ce maléfique personnage finit par lui dire ce que je pensais pendant ma lecture : “- Vous êtes un être stupide. J'ai versé un narcotique dans ce que vous venez de boire… Stupide, vous l'êtes deux fois. Je vous avais déjà versé de ce narcotique pendant le voyage pour en faire l'essai. Trois fois stupide, car je suis le voleur, le faussaire que vous cherchez, et dans quelques instants je m'emparerai sur votre cadavre de ces preuves avec lesquels vous aviez promis de me perdre.” Trop de bons sentiments peut nuire à la santé !
    Malgré ce personnage trop confiant, “L'abîme” reste une oeuvre agréable où l'on retrouve l'ambiance caractéristique des romans de Wilkie Collins. Appréciant fortement les livres de Wilkie Collins et de Charles Dickens, je ne pouvais pas faire l'impasse sur ce petit livre mais je préfère ces deux auteurs séparément !

    Lien : http://plaisirsacultiver.unblog.fr/2010/06/11/labime-de-charles-dick..
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    • Livres 2.00/5
    Par kathel, le 23 février 2010

    kathel
    Je ne connais pas du tout, sauf par des films ou des extraits, les romans de Dickens (oui, je sais, je devrais être honteuse et je ne le suis même pas !) mais j'en ai lu plusieurs de Wilkie Collins, avec enthousiasme, il y a quelques années. Eh bien, je n'ai pas vraiment retrouvé dans ce livre ce que j'avais aimé dans la dame en blanc ou Passion et repentir… Les personnages me semblent ici un peu plus flous, un peu moins caractérisés, les lieux également et certains points ne sont pas très clairs, ou demeurent en suspens comme si les auteurs partaient dans une direction pour finalement en choisir une autre.
    Malgré ces réserves, j'ai lu le livre sans avoir du tout l'intention de le laisser choir, poussée par la curiosité de savoir où j'allais me faire emmener et j'ai d'ailleurs été surprise de quitter Londres pour un voyage vers la Suisse, au travers de chemins particulièrement dangereux. Cette partie est assez prenante, on y retient son souffle, en pressentant des évènements dramatiques. La fin est assez réussie aussi, avec son lot de retournements de situation.
    Je dois ajouter une autre restriction en ce qui concerne la traduction. Je n'ai pas noté de phrases précises, mais plus d'une fois, je me suis demandée ce que voulait dire telle ou telle expression bizarre et j'ai cherché à la remplacer par une autre plus appropriée, passant souvent plus de temps à essayer mentalement d'arranger la traduction plutôt que de savoir ce qu'il allait advenir des personnages ! Je me souviens de l'un d'entre eux rangeant des documents dans une « chambre de fer » qui m'a laissée dubitative, et aussi du mot baby apparaissant plusieurs fois non traduit… Je n'ai rien contre Madame Judith de la Comédie Française, mais j'ai eu l'impression que cette traduction datait un peu. Faire le choix d'une réédition, c'est bien, mais pourquoi pas en profiter pour commander une nouvelle traduction ?


    Lien : http://lettres-expres.over-blog.com/article-dickens-et-collins-l-abi..
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    • Livres 3.00/5
    Par BVIALLET, le 13 avril 2012

    BVIALLET
    Elevé dans l'orphelinat des « Enfants trouvés » jusqu'à l'âge de onze ans, le jeune Walter Wilding pense avoir ensuite été repris par sa mère qui, lorsqu'il atteignit l'âge adulte, l'a lancée dans la vie en lui confiant ses parts dans un négoce de vins et spiritueux. Plein d'idées philanthropiques, altruistes et paternalistes, Walter engage une gouvernante, Madame Goldstraw, ancienne employée de l'orphelinat, qui lui apprend qu'il s'est produit un échange d'enfants au moment de la récupération par les parents. Il se sent donc dans la peau d'un usurpateur qui a pris la place d'un autre et l'a même spolié de son héritage car il jouit du petit patrimoine de sa mère décédée. Il n'aura de cesse de retrouver le véritable Wilding et mourra avant que ses recherches n'aboutissent. L'affaire en serait restée là, si son associé, George Vendale, n'était tombé amoureux de la belle Marguerite, nièce sous tutelle d'un certain Obenreizer, négociant helvétique peu scrupuleux.
    Un roman assez bizarre et assez difficilement classable car il oscille entre le roman social type « David copperfield » (principalement dans la première partie où l'on reconnaît bien patte de Dickens, son style et ses thèmes habituels), le roman sentimental avec cette amourette très fleur bleue de George et Marguerite et le roman policier mal fagoté. L'ensemble semble donc à la fois fouillis, ennuyeux et disparate. L'intrigue est souvent invraisemblable et s'emboîte assez mal avec la première partie. Il faut préciser que ce roman a été écrit à quatre mains et qu'on a vraiment l'impression que chacun a tiré à hue et à dia et non travaillé en synergie. le résultat, écrit dans un style vieillot et selon des codes archaïques, ne peut en aucun cas être classé dans les chefs d'oeuvres éternels. Comme quoi, même de grands auteurs peuvent parfois produire des titres de qualité très inférieure.

    Lien : http://www.etpourquoidonc.fr/
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    • Livres 3.00/5
    Par Melisende, le 06 septembre 2010

    Melisende
    Publié précédemment en France sous le titre Voie sans issue, ce petit roman à quatre mains reste méconnu dans l'œuvre des deux amis anglais et, même s'il ne deviendra sans doute jamais un titre incontournable, il n'en reste pas moins agréable à découvrir.

    Lien : http://bazar-de-la-litterature.cowblog.fr/l-abime-de-charles-dickens..
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Citations et extraits

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  • Par BVIALLET, le 13 avril 2012

    Jadis les enfants y étaient reçus sans enquête. Un trou pratiqué dans la muraille s'ouvrait et se refermait discrètement. Il n'en est plus ainsi aujourd'hui. On prend des informations sur les pauvres petits hôtes, on les reçoit par faveur des mains de leurs mères. Ces malheureuses mères doivent renoncer à les revoir, à les réclamer même, et cela pour jamais ! Ce soir, la lune est dans son plein, la nuit est assez douce. La journée n'a pourtant pas été belle; la boue épaissie par les larmes du brouillard recouvre les rues d'une couche noirâtre, et, certes, il faut, pour éviter l'atteinte pénétrante, que la dame voilée qui se promène de long en large soit bien et solidement chaussée.
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