ISBN : 2070735346
Éditeur : Gallimard (2003)


Note moyenne : 3.36/5 (sur 11 notes) Ajouter à mes livres
Si le voile est à la mode, c'est que la réalité est voilée, clame avec force cette jeune anthropologue iranienne à qui l'intégrisme imposa le foulard pendant dix ans. Le voile n'est respectable à aucun prix, rappelle-t-elle, car il promeut la culpabilité d'être femme : ... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par Malaura, le 10 septembre 2011

    Malaura
    Née en iran, la romancière Chahdortt Djavann vit depuis plusieurs années à Paris.
    De 13 à 23 ans, elle dut porter le voile, elle sait le poids que ce symbole religieux impose aux femmes.
    Dans ce bref essai, elle s'insurge contre le débat qui se généralise en France, autour du voile à l'école, dénonçant au passage la mollesse des intellectuels, rappelant la responsabilité des politiques sur l'intégration des minorités, ainsi que le devoir de protection de la laïcité qui incombe aux pays démocratiques.
    Au-delà du voile à l'école, c'est contre le voile tout court que s'élève Chahdortt Djavann.
    Signe religieux barbare imposé par les dogmes islamiques, le voile est le symbole de la honte, de l'humiliation d'être femme.
    Synonyme d'enfermement, d'aliénation, de culpabilité, il est l'étoile jaune de la condition féminine, réduite à sa simple expression d'objet sexuel.
    Ce petit essai, s'il manque un peu de consistance, a néanmoins le mérite d'aborder le problème avec conviction et sincérité.
    La lecture en est aussi bien agréable qu'intéressante.
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    Critique de qualité ? (10 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par le_Bison, le 19 février 2012

    le_Bison
    Chahdortt Djavann est iranienne, vivant en France depuis 1993. Elle a écrit ce pamphlet « Bas les voile ! » directement en français, ainsi que d'autres romans (pour lesquels j'aurais certainement la curiosité de lire un jour). Subissant à l'âge de 12 ans la révolution de Khomeyni, elle dut porter le voile : voile ou mort, voilà le choix qu'à l'époque les autorités lui proposaient... Les Droits de l'Homme en Iran, et ceux de la femme ? et ceux des enfants ?
    Que représente finalement ce voile ? Une discrimination sexuelle, certainement ; une atteinte à la liberté, sûrement. Mais que cette « prison ambulante » soit portée par des femmes consentantes n'a à priori rien de dérangeant pour l'auteur. C'est juste une question de choix et de liberté. Par contre, le problème intervient quand ce voile est imposé aux enfants, sources de joies, de bonheur et d'insouciance qui devraient être absents de toutes ces idéologies politiques ou culturelles. Quel avenir une jeune fille entièrement voilée peut entrevoir ? A quel âge, peut-on ou doit-on considérer la jeune fille suffisamment mature pour comprendre la signification de ce voile et pour prendre la décision de le porter ou pas ? Imposer aux enfants une certaine vision du monde à travers constamment un voile ne serait-ce pas tenter de formater la vision et la pensée de ces enfants en limitant leurs territoires ?
    Juste pour lire son histoire, pour découvrir sa pensée, parce qu'elle est une femme musulmane qui vient d'Iran...
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par ChezLo, le 31 mars 2011

    ChezLo
    La question du voile n'en finit pas de déchaîner les passions, en parler peut même devenir délicat. Mais l'auteur, Chahdortt Djavann est musulmane et a porté le voile pendant dix ans avant de se libérer radicalement de cette contrainte imposée. Elle veut parler pour celles que l'on entend rarement, principalement les fillettes dont on enferme le corps par autorité sur elles. Un appel à tous les habitants de ce pays.
    Le voile cache ce dont on pourrait avoir honte : le désir de l'homme sur les femmes, même très jeunes mais aussi l'enfant né sans être mâle. Et voiler ces jeunes filles fait d'elles des objets sexuels, cacher leur corps déclare justement que c'est une femme objet du désir qui se dissimule sous le long tissu.
    Le voile, pour l'écrivain née en Iran, c'est le reflet d'un modèle social et de relation homme / femme qu'il faut bannir.
    Cependant, l'auteure parle très peu de son vécu et de son ressenti passéde l'époque où elle était voilée. C'est beaucoup plus un pamphlet qu'une autobiographie. Et d'ailleurs j'ai été surprise de trouver ça dans cette collection Folio, c'est le genre d'analyse qui, à mon avis, trouve plus sa place dans un article de presse. Bas les voiles !, c'est un texte qui recèle de nombreuses vérités qu'il faut dire et entendre, mais avec parfois un ton un peu catégorique (certes oui, il faut l'être sur certains points !) qui risque parfois de conduire à l'amalgame entre les différents musulmans, pratiquants ou non, partisans du voile ou non chez les jeunes filles.


    Lien : http://chezlorraine.blogspot.com/2008/09/bas-les-voiles.html
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  • Par juju2nice, le 30 avril 2011

    juju2nice
    A mon avis c'est en occident que la femme n'est qu'une marchandise sexuelle.En effet avec l'industrie de la pornographie,la prostitution et l'agression de la nudité à tout moment.C'est malheureusement l'héritage qu'a laissé l'occident dans les pays colonisés.La femme qui porte son voile par conviction religieuse est aussi une épouse et une mère heureuse dans son couple à l'inverse des chrétiennes voilées dont la vie de couple est prohibée.De plus vous seriez étonnés de voir combien de ces femmes dans les terres d'islam sont diplomées et occupent de nobles proffession(médecin,institutrice,traductrice...).La désinformation sert une fois de plus l'islamophobie.
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    • Livres 5.00/5
    Par BVIALLET, le 30 mars 2012

    BVIALLET
    C.Djavann , romancière et anthropologue iranienne qui a porté pendant dix ans le voile islamique sous le règne des mollahs et qui vit maintenant à Paris ,nous apporte son point de vue sur la question . Voilà une personne que nos dirigeants devraient écouter car elle sait de quoi il s'agit , elle a pratiqué , elle a subi (" le voile de la mort") et elle sait de quoi elle parle . Elle est contre , résolument contre !
    Un court essai ( 47 pages) très dense qui ne se contente pas de démontrer , avec arguments à l'appui , que le voile n'est pas qu'un simple signe religieux , mais qu'il est en fait un véritable outil d'oppression et d'aliénation de la femme et en aucun cas un objet favorisant son émancipation . La force de son propos vient du fait qu'elle ne se contente pas de rejeter , elle propose également de véritables solutions pour une harmonieuse intégration des populations immigrées . Elle souhaite que des cours gratuits d'alphabétisation soient systématiquement proposés aux adultes (surtout aux femmes ) pour leur donner une vraie chance de s'intégrer . " Peut-on vivre dignement dans un pays sans parvenir à s'y exprimer correctement ?"demande-t-elle .
    De même un apprentissage civique des institutions républicaines et des valeurs de la démocratie est essentiel car les replis identitaires et la crispation religieuse sont des violences tout autant que la petite délinquance .
    En dépit de quelques outrances ( le parallèle entre viol et voile ) , le ton reste posé , modéré , l'argument intéressant . En tout cas , un discours original qui mérite d'être entendu .

    Lien : http://www.etpourquoidonc.fr/
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Citations et extraits

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  • Par le_Bison, le 19 février 2012

    Le voile n’est nullement un simple signe religieux, comme la croix, que filles ou garçons peuvent porter au cou. Le voile, hijabe, n’est pas un simple foulard sur la tête ; il doit dissimuler entièrement le corps. Le voile, avant tout, abolit la mixité de l’espace et matérialise la séparation radicale et draconienne de l’espace féminin et de l’espace masculin, ou, plus exactement, il définit et limite l’espace féminin. Le voile, hijabe, c’est le dogme islamique le plus barbare qui s’inscrit sur le corps féminin et s’en empare.
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  • Par ChezLo, le 31 mars 2011

    Cela signifie [...] que ce symbole est à double sens (ce que l'on cache, on le montre, l'interdit est l'envers du désir), mais parce que le port du voile met l'enfant ou la jeune adolescente sur le marché du sexe et du mariage, la définit essentiellement par et pour le regard des hommes, par et pour le sexe et le mariage.
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  • Par ChezLo, le 31 mars 2011

    Autrement dit, la construction de l'identité masculine chez les musulmans est tributaire de la pudeur et de la honte de la femme. L'honneur et le zèle de l'homme musulman, sans lesquels il n'est rien, sont à la merci du voile de la femme.
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  • Par Nanne, le 28 septembre 2010

    Une fille n'est rien. Le garçon est tout. Une fille n'a aucun droit, le garçon a tous les droits. Une fille doit rester à l'intérieur, à sa place, elle ne peut circuler à l'air libre. Nul ne peut ignorer que, dans les pays musulmans, les hommes, seulement les hommes, sont agglutinés sur les places publiques.
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  • Par Nanne, le 28 septembre 2010

    J'aurais mérité, comme tout être humain, d'être née dans un pays démocratique, je n'ai pas eu cette chance, alors je suis née révoltée.
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La chronique de Gérard Collard - Je ne suis pas celle que je suis
"Je ne suis pas celle que je suis" de Chahdortt Djavann aux éditions Flammarion La présentation du livre "Je ne suis pas celle que je suis" par l'éditeur : Des vies différentes dans des villes différentes, et une même femme. Deux histoires entrelacées. L'une, picaresque, nous fait voyager en compagnie de l'héroïne, qui traverse mille et une épreuves, de Téhéran au golfe Persique, de Dubaï aux rives du Bosphore. Et l'autre, intime, à Paris, se construit dans le cabinet d'un psy. Pour la première fois une psychanalyse nous est dépeinte, séance par séance, comme un tableau impressionniste. le rapport au père, à la mère, aux hommes, la prison, la torture, le viol, la prostitution, la solitude, l'exil et la langue française dont il faut s'emparer pour faire le récit d'une vie, pour se réconcilier avec la vie sont les thèmes de ce livre. Vous pouvez commander "Je ne suis pas celle que je suis" sur le site de la librairie en ligne www.lagriffenoire.com











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