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ISBN : 2070369439
Éditeur : Gallimard (1977)

Note moyenne : 3.9/5 (sur 162 notes)
Résumé :
Un homme qui veut changer sa vie s'engage sur un bateau. Sur ce bateau il y a une femme qui court le monde à la recherche du marin de Gibraltar qu'elle a aimé et qui a disparu.
L'amour naît entre l'homme qui veut changer sa vie et la femme qui cherche le marin de Gibraltar. Ensemble, ils vont rechercher avec scrupule ce marin disparu. S'ils le trouvent ce sera la fin de leur amour. Étrange contradiction.
De Sète à Tanger, de Tanger à Abidjan, et d'Abid... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (17) Voir plus Ajouter une critique
aaahhh
aaahhh04 août 2012
  • Livres 5.00/5
L'un de mes Duras préférés... Totalement Duras, absolument Duras. Bien sûr c'est lent, bien sûr c'est flou et troublant. Bien sûr c'est inachevé. C'est Duras. C'est tout ce qui fait la force de Duras!
Avec son style puissant et ô combien remarquable, l'auteur nous plonge ici encore dans une étrange et ambiguë passion, entre un homme et une femme qui ne se cherchaient pas et ne se trouveront jamais vraiment.
La mer, la chaleur, le voyage, les corps... Ce fut pour moi un plaisir de bout en bout que de suivre avec les mots de la grande Marguerite, le parcours de Sète à Léopoldville, de ces deux amoureux pétris de vie, de mort et de contradictions...
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djathi
djathi12 juillet 2016
  • Livres 3.00/5
Quatrième roman de Miss Duras publié en 1952 .
Si le précédent Un barrage contre le pacifique comportait une épaisse densité autobiographique , il n'en est rien avec ce nouvel opus . Bien que naturellement on retrouvera quelques éléments empruntés à son parcours et qui deviendront des jalons inhérents à l'ensemble de son oeuvre .Si on ne nait pas pas de la lune , Duras encore moins et elle ne s'éloigne d'elle que pour mieux se retrouver peut-être .
Alors oui , il fait chaud bien sûr et un vague ennui s'installe dès les premières pages ....Le narrateur semble trainer comme un "spleen" Baudelairien .... Il s'en faudrait de peu pour qu'il soit aussi voluptueux.
Florence sous la chaleur estivale , un couple comme tant d'autres , de ceux qui forcent le trait pour faire oublier l'absence . Elle , c'est Jacqueline , pleine de"vi" (de) , lui c'est un fonctionnaire au ministère des colonies au service "état civil" . Ne pas vouloir visiter Florence sous la canicule et passer ses journées dans un bar comme un autre peut être un déclic pour avoir le courage de dire "tchao , je plaque tout et je commence une nouvelle vie" .
Citation :
"Le propre des optimistes c'est de vous exténuer"
,
et Jacqueline elle fait partie de cette race , la pire ou la meilleure selon sa propre adhérence au monde .
Citation :
"Je découvris que ce n'était pas vrai , qu'il était impossible qu'un humain pût aimer cette chaleur-là, que c'était le mensonge qu'elle avait toujours fait , le mensonge optimiste , que rien ne l'intéressait que parce qu'elle l'avait décidé et que parce qu'elle avait banni de sa vie ces libertés qui font l'humeur dangereusement changeante " .
Il fait toujours aussi chaud même si Jacqueline est partie et que c'est à Rocca , petite station balnéaire , où l'homme décide de faire peau neuve .
Et comme de bien entendu , puisque c'est l'été , le soleil la mer , une nouvelle romance s'installe . Et pas de ces petites histoires de peu qui finissent par ne pas laisser qu'un doux parfum de sale chaud et d'huile solaire mais une vraie ou fausse aventure amoureuse avec une belle américaine riche comme crésus , qui parcourt le globe sur son yacht à la recherche de son amour perdu , "Le marin de Gilbratar", accompagnée d'une dizaine de mâles pour la servir et la divertir peut-être .... .
Et comme de bien entendu , il s'embarque avec sa belle , l'ancien fonctionnaire au ministère des colonies préposé à l'état civil . Alors oublié "Le marin de Gilbratar" ? Evidemment non , Duras n'a pas la plume du mauvais goût . Plus présent que jamais , "Le marin de Gilbratar" , l'union fait la force et la conscience collective crée ...le mythe non ?
De marin s'il en fut , il n'existera que pour mieux nourrir la relation amoureuse entre Anna et le narrateur .La quête du désir , le jeu des corps et de âmes qui s'unissent en l'instant trouvent une prolongation dans ce mouvement incessant pour trouver le marin , celui de Gibraltar ! Anna et son amour perdu , le fonctionnaire et son besoin d'exister en dehors de sa fonction : voilà que les motivations s'entremêlent dans une relation quasi triangulaire autour de ce marin .
On embarque et on débarque , on croit trouver l'homme sous les traits de Gégé ,Pierrot ( si si elle ose Duras ) , on fait semblant d'espérer même si le marin de Gilbratar , ça ne peut décidément pas se cacher sous de tels pseudos .
Mais quelle importance , on voyage en attendant , on s'euphorise et on y va gaillardement dans" la picolette "( sinon ce ne serait pas Duras ) , Et on se laisse entrainer dans la loufoquerie la plus débridée jusqu'à l'absurde , sous une plume de plus en plus facétieuse, car il faut varier les plaisirs semble nous dire Miss Duras .
Au final : point de Marin ?
Bien sûr que si , il faut bien continuer l'aventure . Celle d'écrire pour cette croqueuse de mots , et puis aussi ou peut-être , celle d'éterniser le désir pour le besoin de l'imaginaire .
J'aime , j'aime , j'aime et je continuerai à la lire cette "sale gosse" !
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SeelanddeTahiti
SeelanddeTahiti08 février 2014
  • Livres 3.00/5
J'ai commencé à lire Marguerite Duras il y a presque vingt ans, et j'avoue que ce livre me bluffe ! Elle a réussi à me surprendre. Evidemment, elle y est toujours Duras, Duras un peu avant l'heure, quand elle essayait encore d'écrire des romans un peu classiques (quoique le rythme du Marin de Gibraltar contredise déjà cela), mais elle m'a surpris car le livre prend parfois des tonalités inattendues (pour moi).
La première partie du livre m'a paru un peu longue. On peut reprocher à l'auteur d'avoir pris pour narrateur un personnage un peu fantôme, dont on ne comprend pas trop pourquoi Anna, l'héroïne, tombe peu à peu amoureuse de lui. Excepté cette volonté qu'il a eu de briser les chaînes de sa vie. Bref, je trouve que le narrateur est surtout un prétexte à observer le personnage d'Anna, qui la fascine, et qui est elle-même envoûtée par le marin de Gibraltar.
L'histoire est incongrue, inrésumable, mais… on s'en fout ! C'est une variation sur l'impossibilité de l'amour, l'absurdité de l'existence, la soif d'absolu en réponse à la vacuité de la vie. A la fin du livre, quand les personnages abordent l'Afrique, le récit prend souvent des allures comiques. C'est surtout là que j'ai été surpris. J'avais oublié que Duras avait aussi fait quelques tentatives comiques au théâtre. Et surtout, elle est drôle ! Il faudrait faire lire le récit de la vie du marin de Gibraltar, en fin du livre, par le biographe du dernier roi du Dahomey, aux détracteurs de l'auteur. Un délice. Et les conversations au bar sur les sauriens et les glaciations du quaternaire… d'anthologie ! Un très bon Duras finalement !!!
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Silfax
Silfax19 juillet 2012
  • Livres 2.00/5
C'est un grand admirateur de Duras qui me l'a bradé dans un vide-grenier à Paris, et comme le titre me plaisait beaucoup je le lui ai acheté. le tempo très lent de la deuxième partie du livre me laisse une mauvaise impression au moment de le refermer. J'ai pourtant aimé le thème de l'embarquement, à la fois rupture avec un quotidien absurde, et acte lui-même entièrement dénué de signification ; mais l'absurdité devient pesante dans la deuxième partie du livre, et on en vient à s'ennuyer de cette quête du marin, de ces dialogues qui stagnent dans les vapeurs de whisky. En revanche, j'ai adoré la façon dont Duras dépeint les relations entre l'américaine et les différents hommes qui gravitent autour d'elle. L'absurdité de la relation avec le narrateur, qui repose sur des dialogues bancals et quoi, l'alcool, le simple fait qu'il soit là et qu'elle accepte sa présence ? La séduction dans son rapport à Epaminondas. Sa relation aux marins qui se succèdent sur le bateau, qui la suivent sans trop la prendre au sérieux, se marrent dans son dos, mais sur lesquels elle exerce malgré tout une fascination. Et puis le personnage de cette femme riche, distante et respectée, parfois ivre, parfois rieuse, souvent pensive : Duras la dépeint de telle façon que même dans sa fragilité elle reste forte, obstinée, impassible – « C'est une chose qu'elle sait faire, s'asseoir devant la mer et fumer, ou en lisant ou en ne lisant pas, en ne faisant rien » - Classe, pour résumer. C'est pas mièvre, c'est pas sentimental et ça fait du bien de suivre un personnage de femme comme celui-là.
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Sly
Sly26 février 2012
  • Livres 1.00/5
Ce fut une lecture bien ennuyante !
Tout au long du livre j'ai attendu que quelque chose se passe, mais il ne sait jamais rien passé. J'ai abandonné la lecture à de maintes reprises. L'histoire est creuse et les rebondissements ne sont en fait que de tout petits soubresauts. Sur le fond et sur la forme je n'ai rien trouvé qui vaille la peine de s'attarder sur cette oeuvre.
Les personnages n'ont pour la grande majorité aucune consistance. Il est difficile de comprendre un tel engouement pour ce livre.
Du début à la fin, on patiente, attendant inexorablement que la passion amoureuse viennent se mêler à l'intrigue et rien ne se passe.
Je vais très vite l'oublier, les mauvaises expériences sont là pour nous faire savourer les bonnes.
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Citations & extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
Malahide75Malahide7526 mai 2013
Le koudou ne mourut pas tout de suite. Il pleura longtemps. Voir pleurer un koudou est une chose que personne ne devrait voir. Allongé sur le bord de la route, la gueule en sang, le koudou pleura de tristesse d'avoir à mourir. Il pleura les pentes herbeuses du Kilimandjaro, les traversées à gué de l'Ouellé, les aurores silencieuses dans les clairières des savanes. Le chasseur l'acheva. Il le chargea sur son porte-bagages et s'en retourna vers sa tente. Il ne raconta son aventure à personne. Il ne s'agissait que d'un seul koudou, et le monde en fourmille, mais l'innocence d'un seul koudou, qui pourra jamais la racheter ? Le lendemain, le chasseur trouve que le matin était amer. Il n'eut pas le courage de se lever et resta enfermé dans sa tente jusqu'à midi.
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SlySly07 janvier 2012
J'étais enceinte jusqu'aux dents de tous les mots de l'amour et je ne pouvais plus accoucher d'un seul.
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aurelie_leroyaurelie_leroy10 juillet 2013
Les oiseaux, c'est comme l'amour, ça a toujours existé. Toutes les espèces disparaissent, mais pas les oiseaux. Comme l'amour.

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mutatis-libermutatis-liber05 août 2008
Je perdis toute liberté. Elle occupa toutes mes pensées, hypothéqua mes jours, mes nuits. Un clou noir dans mon coeur.
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Xavier1Xavier129 novembre 2014
Marguerite Duras arrive à capter l'attention dès les premières lignes de ce beau roman, presque à la manière d'un thriller et pourtant il ne s'agit que des réflexions ou plutôt même sensations d'un homme en quête de lui-même. En quête de sa vie qui lui a trop échappé. Un livre qui aurait tout à fait sa olace dans les nouveautés, tant son style est intemporel et son sujet plus que jamais d'actualité.
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Videos de Marguerite Duras (182) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Marguerite Duras
La parole des libraires - Spécial beaux livres .Karine, libraire à la librairie Comme un roman à Paris, nous présente ses trois coups de coeur en matière de beaux livre : Marguerite Duras de Laure Adler, L'incroyable bestiaire de Monsieur Anderson, Pina de Walter Vogel.
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