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ISBN : 2070369439
Éditeur : Gallimard (1977)


Note moyenne : 3.9/5 (sur 140 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Un homme qui veut changer sa vie s'engage sur un bateau. Sur ce bateau il y a une femme qui court le monde à la recherche du marin de Gibraltar qu'elle a aimé et qui a disparu.
L'amour naît entre l'homme qui veut changer sa vie et la femme qui cherche le marin de... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par aaahhh, le 04 août 2012

    aaahhh
    L'un de mes Duras préférés... Totalement Duras, absolument Duras. Bien sûr c'est lent, bien sûr c'est flou et troublant. Bien sûr c'est inachevé. C'est Duras. C'Est Tout ce qui fait la force de Duras!
    Avec son style puissant et ô combien remarquable, l'auteur nous plonge ici encore dans une étrange et ambiguë passion, entre un homme et une femme qui ne se cherchaient pas et ne se trouveront jamais vraiment.
    La mer, la chaleur, le voyage, les corps... Ce fut pour moi un plaisir de bout en bout que de suivre avec les mots de la grande Marguerite, le parcours de Sète à Léopoldville, de ces deux amoureux pétris de vie, de mort et de contradictions...
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    • Livres 3.00/5
    Par SeelanddeTahiti, le 08 février 2014

    SeelanddeTahiti
    J'ai commencé à lire Marguerite Duras il y a presque vingt ans, et j'avoue que ce livre me bluffe ! Elle a réussi à me surprendre. Evidemment, elle y est toujours Duras, Duras un peu avant l'heure, quand elle essayait encore d'écrire des romans un peu classiques (quoique le rythme du Marin de Gibraltar contredise déjà cela), mais elle m'a surpris car le livre prend parfois des tonalités inattendues (pour moi).
    La première partie du livre m'a paru un peu longue. On peut reprocher à l'auteur d'avoir pris pour narrateur un personnage un peu fantôme, dont on ne comprend pas trop pourquoi Anna, l'héroïne, tombe peu à peu amoureuse de lui. Excepté cette volonté qu'il a eu de briser les chaînes de sa vie. Bref, je trouve que le narrateur est surtout un prétexte à observer le personnage d'Anna, qui la fascine, et qui est elle-même envoûtée par Le marin de gibraltar.
    L'histoire est incongrue, inrésumable, mais… on s'en fout ! C'est une variation sur l'impossibilité de L'Amour, l'absurdité de l'existence, la soif d'absolu en réponse à la vacuité de la vie. A la fin du livre, quand les personnages abordent l'Afrique, le récit prend souvent des allures comiques. C'est surtout là que j'ai été surpris. J'avais oublié que Duras avait aussi fait quelques tentatives comiques au théâtre. Et surtout, elle est drôle ! Il faudrait faire lire le récit de la vie du marin de Gibraltar, en fin du livre, par le biographe du dernier roi du Dahomey, aux détracteurs de l'auteur. Un délice. Et les conversations au bar sur les sauriens et les glaciations du quaternaire… d'anthologie ! Un très bon Duras finalement !!!
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    • Livres 1.00/5
    Par Sly, le 26 février 2012

    Sly
    Ce fut une lecture bien ennuyante !
    Tout au long du livre j'ai attendu que quelque chose se passe, mais il ne sait jamais rien passé. J'ai abandonné la lecture à de maintes reprises. L'histoire est creuse et les rebondissements ne sont en fait que de tout petits soubresauts. Sur le fond et sur la forme je n'ai rien trouvé qui vaille la peine de s'attarder sur cette oeuvre.
    Les personnages n'ont pour la grande majorité aucune consistance. Il est difficile de comprendre un tel engouement pour ce livre.
    Du début à la fin, on patiente, attendant inexorablement que la passion amoureuse viennent se mêler à l'intrigue et rien ne se passe.
    Je vais très vite l'oublier, les mauvaises expériences sont là pour nous faire savourer les bonnes.
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    • Livres 2.00/5
    Par Silfax, le 19 juillet 2012

    Silfax
    C'est un grand admirateur de Duras qui me l'a bradé dans un vide-grenier à Paris, et comme le titre me plaisait beaucoup je le lui ai acheté. le tempo très lent de la deuxième partie du livre me laisse une mauvaise impression au moment de le refermer. J'ai pourtant aimé le thème de l'embarquement, à la fois rupture avec un quotidien absurde, et acte lui-même entièrement dénué de signification ; mais l'absurdité devient pesante dans la deuxième partie du livre, et on en vient à s'ennuyer de cette quête du marin, de ces dialogues qui stagnent dans les vapeurs de whisky. En revanche, j'ai adoré la façon dont Duras dépeint les relations entre l'américaine et les différents hommes qui gravitent autour d'elle. L'absurdité de la relation avec le narrateur, qui repose sur des dialogues bancals et quoi, l'alcool, le simple fait qu'il soit là et qu'elle accepte sa présence ? La séduction dans son rapport à Epaminondas. Sa relation aux marins qui se succèdent sur le bateau, qui la suivent sans trop la prendre au sérieux, se marrent dans son dos, mais sur lesquels elle exerce malgré tout une fascination. Et puis le personnage de cette femme riche, distante et respectée, parfois ivre, parfois rieuse, souvent pensive : Duras la dépeint de telle façon que même dans sa fragilité elle reste forte, obstinée, impassible – « C'est une chose qu'elle sait faire, s'asseoir devant la mer et fumer, ou en lisant ou en ne lisant pas, en ne faisant rien » - Classe, pour résumer. C'est pas mièvre, c'est pas sentimental et ça fait du bien de suivre un personnage de femme comme celui-là.
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    • Livres 4.00/5
    Par valdeguy, le 13 mars 2011

    valdeguy
    Ce roman, publié en 1952, n'est pas le plus connu de Marguerite Duras. Il n'en est pas moins intéressant.
    Il est construit en deux parties : une première partie, très courte (127 pages sur 430), est le cheminement de la séparation, de la rupture et une seconde partie, l'essentiel du roman, une quête de L'Amour.
    Un homme est en vacances avec sa femme à Florence. C'est un été caniculaire. Il étouffe dans tous les sens du terme. Il s'ennuie avec cette femme qu'il n'aime pas. Il s'ennuie dans son travail de fonctionnaire au Ministère des colonies où il passe ses journées à recopier des actes d'état civil.
    Il veut tout quitter, vivre autre chose, vivre autrement. Il rencontre un chauffeur avec lequel il sympathise. Il promet de le retrouver dans son village à Roca. C'est dans cette petite ville portuaire qu'il aperçoit un bateau et sa propriétaire. Une belle femme riche dont il tombe amoureux.
    Il quitte sa femme. Elle part sans comprendre.
    Cette riche voyageuse, elle, parcourt les mers du monde pour retrouver L'Amour de sa vie. Un homme accusé d'avoir assassiné un riche industriel, un joueur invétéré et recherché par la police, Le marin de gibraltar.
    Ils se rencontrent, s'aiment sans se l'avouer. Il décide de la suivre dans sa quête du marin disparu.
    Un voyage qui les amène à Cotonou au Dahomey (Bénin actuel) ou encore sur les cotes de l'ancien Congo Belge. A chacune de ces étapes, elle retrouve un ancien amant qui a des informations sur le Marin qu'elle recherche.
    Au fil du des pages, j'ai fini par douter de l'existence de ce Marin. N'est-il pas juste le symbole de L'Amour après lequel nous courrons tous ? Et puis quel étrange contradiction, s'ils retrouvent ce marin c'est la fin de leur histoire.
    Beaucoup de non-dit, beaucoup de passion, beaucoup de chaleur, beaucoup d'alcool. L'atmosphère et le style durassien sont bien là. On n'aime ou on n'aime pas. Moi j'adhère complètement !
    La mer, paysage récurrent dans les romans de Duras, nous transporte de port en port, de révélation en révélation, de sentiment en sentiment. Les personnages se révèlent au fil des pages.
    Certains diront que cette histoire finit mal puisqu'elle ne retrouve pas son marin. D'autres diront que cette histoire n'est pas finie, puisque qu'ils poursuivent leur quête. Moi, je dirais qu'elle finit bien puisqu' ils peuvent continuer de s'aimer.


    Lien : http://noslectures.over-blog.com/
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Citations et extraits

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  • Par Malahide75, le 26 mai 2013

    Le koudou ne mourut pas tout de suite. Il pleura longtemps. Voir pleurer un koudou est une chose que personne ne devrait voir. Allongé sur le bord de la route, la gueule en sang, le koudou pleura de tristesse d'avoir à mourir. Il pleura les pentes herbeuses du Kilimandjaro, les traversées à gué de l'Ouellé, les aurores silencieuses dans les clairières des savanes. Le chasseur l'acheva. Il le chargea sur son porte-bagages et s'en retourna vers sa tente. Il ne raconta son aventure à personne. Il ne s'agissait que d'un seul koudou, et le monde en fourmille, mais l'innocence d'un seul koudou, qui pourra jamais la racheter ? Le lendemain, le chasseur trouve que le matin était amer. Il n'eut pas le courage de se lever et resta enfermé dans sa tente jusqu'à midi.
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  • Par Sly, le 07 janvier 2012

    J'étais enceinte jusqu'aux dents de tous les mots de l'amour et je ne pouvais plus accoucher d'un seul.

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  • Par Xavier1, le 29 novembre 2014

    Marguerite Duras arrive à capter l'attention dès les premières lignes de ce beau roman, presque à la manière d'un thriller et pourtant il ne s'agit que des réflexions ou plutôt même sensations d'un homme en quête de lui-même. En quête de sa vie qui lui a trop échappé. Un livre qui aurait tout à fait sa olace dans les nouveautés, tant son style est intemporel et son sujet plus que jamais d'actualité.
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  • Par Xavier1, le 29 novembre 2014

    Marguerite Duras arrive à capter l'attention dès les premières lignes de ce beau roman, presque à la manière d'un thriller et pourtant il ne s'agit que des réflexions ou plutôt même sensations d'un homme en quête de lui-même. En quête de sa vie qui lui a trop échappé. Un livre qui aurait tout à fait sa place dans les nouveautés, tant son style est intemporel et son sujet plus que jamais d'actualité.
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  • Par mutatis-liber, le 05 août 2008

    Je perdis toute liberté. Elle occupa toutes mes pensées, hypothéqua mes jours, mes nuits. Un clou noir dans mon coeur.

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