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ISBN : 2070369439
Éditeur : Gallimard (1977)


Note moyenne : 3.84/5 (sur 75 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Un homme qui veut changer sa vie s'engage sur un bateau. Sur ce bateau il y a une femme qui court le monde à la recherche du marin de Gibraltar qu'elle a aimé et qui a disparu.
L'amour naît entre l'homme qui veut changer sa vie et la femme qui cherche le marin de... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par sentinelle, le 17 février 2013

    sentinelle
    Un homme décide de se dépouiller de sa vie : il quitte la femme avec laquelle il vivait sans amour depuis deux années et renonce définitivement à son travail monotone au ministère des colonies. C'est dans un petit village italien à l'embouchure d'un fleuve dont lui a parlé un chauffeur lorsqu'il se rendait à Florence qu'il trouvera le courage de se défaire du poids devenu trop pesant de ce qu'était devenu sa vie inodore et incolore. C'est là qu'il rencontre la belle Anna, surnommée l'Américaine, jeune veuve richissime qui parcourt le monde à bord d'un yacht avec quelques matelots à la recherche du marin de Gibraltar, un homme qu'elle a aimé et qui a disparu depuis des années.
    Libre mais sans le sou, le narrateur se fait engager sur le bateau pour partir à son tour en compagnie de la belle à la recherche de ce marin évanoui dans la nature, passant de Sète à Tanger, de Tanger à Abidjan, et d'Abidjan à Léopoldville. Il sait que le jour où ils retrouveront la trace du marin de Gibraltar sonnera la fin du couple qu'il forme à présent avec cette femme qu'il aime.
    Quatrième roman de Marguerite Duras, dont le précédent « Un barrage contre le pacifique » lui avait valu une première reconnaissance de la critique et du public, « Le marin de gibraltar » fut publié en 1952 aux Editions Gallimard. Si son précédent roman était largement autobiographique, elle s'en écarte ici délibérément dans ce qui peut apparaître comme une rupture dans son écriture, annonçant par ce roman son œuvre future.
    Proposant une narration lancinante et volontairement évanescente, on finit par se demander si ce marin de Gibraltar n'est pas juste une figure chimérique offrant de par son inaccessibilité un but à l'existence trop monotone s'il n'existait pas dans l'imaginaire de tous les personnages du roman. Chacun finit par avoir sa propre vision du marin de Gibraltar et la poursuite de ces nombreux avatars fournit le prétexte idéal aux diverses escales qui jalonnent ce récit.
    La quête de l'inaccessible où l'essentiel se situe du côté de la recherche dans laquelle on finit par s'oublier que de l'opportunité de retrouver l'objet en question. La place du désir dans la passion. Car la meilleure façon de préserver un amour n'est-il pas de le menacer toujours ? Et quelle meilleure menace que celle du retour d'un hypothétique marin de Gibraltar ?
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    • Livres 5.00/5
    Par aaahhh, le 04 août 2012

    aaahhh
    L'un de mes Duras préférés... Totalement Duras, absolument Duras. Bien sûr c'est lent, bien sûr c'est flou et troublant. Bien sûr c'est inachevé. C'est Duras. C'Est Tout ce qui fait la force de Duras!
    Avec son style puissant et ô combien remarquable, l'auteur nous plonge ici encore dans une étrange et ambiguë passion, entre un homme et une femme qui ne se cherchaient pas et ne se trouveront jamais vraiment.
    La mer, la chaleur, le voyage, les corps... Ce fut pour moi un plaisir de bout en bout que de suivre avec les mots de la grande Marguerite, le parcours de Sète à Léopoldville, de ces deux amoureux pétris de vie, de mort et de contradictions...
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    • Livres 2.00/5
    Par Silfax, le 19 juillet 2012

    Silfax
    C'est un grand admirateur de Duras qui me l'a bradé dans un vide-grenier à Paris, et comme le titre me plaisait beaucoup je le lui ai acheté. le tempo très lent de la deuxième partie du livre me laisse une mauvaise impression au moment de le refermer. J'ai pourtant aimé le thème de l'embarquement, à la fois rupture avec un quotidien absurde, et acte lui-même entièrement dénué de signification ; mais l'absurdité devient pesante dans la deuxième partie du livre, et on en vient à s'ennuyer de cette quête du marin, de ces dialogues qui stagnent dans les vapeurs de whisky. En revanche, j'ai adoré la façon dont Duras dépeint les relations entre l'américaine et les différents hommes qui gravitent autour d'elle. L'absurdité de la relation avec le narrateur, qui repose sur des dialogues bancals et quoi, l'alcool, le simple fait qu'il soit là et qu'elle accepte sa présence ? La séduction dans son rapport à Epaminondas. Sa relation aux marins qui se succèdent sur le bateau, qui la suivent sans trop la prendre au sérieux, se marrent dans son dos, mais sur lesquels elle exerce malgré tout une fascination. Et puis le personnage de cette femme riche, distante et respectée, parfois ivre, parfois rieuse, souvent pensive : Duras la dépeint de telle façon que même dans sa fragilité elle reste forte, obstinée, impassible – « C'est une chose qu'elle sait faire, s'asseoir devant la mer et fumer, ou en lisant ou en ne lisant pas, en ne faisant rien » - Classe, pour résumer. C'est pas mièvre, c'est pas sentimental et ça fait du bien de suivre un personnage de femme comme celui-là.
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    • Livres 4.00/5
    Par valdeguy, le 13 mars 2011

    valdeguy
    Ce roman, publié en 1952, n'est pas le plus connu de Marguerite Duras. Il n'en est pas moins intéressant.
    Il est construit en deux parties : une première partie, très courte (127 pages sur 430), est le cheminement de la séparation, de la rupture et une seconde partie, l'essentiel du roman, une quête de L'Amour.
    Un homme est en vacances avec sa femme à Florence. C'est un été caniculaire. Il étouffe dans tous les sens du terme. Il s'ennuie avec cette femme qu'il n'aime pas. Il s'ennuie dans son travail de fonctionnaire au Ministère des colonies où il passe ses journées à recopier des actes d'état civil.
    Il veut tout quitter, vivre autre chose, vivre autrement. Il rencontre un chauffeur avec lequel il sympathise. Il promet de le retrouver dans son village à Roca. C'est dans cette petite ville portuaire qu'il aperçoit un bateau et sa propriétaire. Une belle femme riche dont il tombe amoureux.
    Il quitte sa femme. Elle part sans comprendre.
    Cette riche voyageuse, elle, parcourt les mers du monde pour retrouver L'Amour de sa vie. Un homme accusé d'avoir assassiné un riche industriel, un joueur invétéré et recherché par la police, Le marin de gibraltar.
    Ils se rencontrent, s'aiment sans se l'avouer. Il décide de la suivre dans sa quête du marin disparu.
    Un voyage qui les amène à Cotonou au Dahomey (Bénin actuel) ou encore sur les cotes de l'ancien Congo Belge. A chacune de ces étapes, elle retrouve un ancien amant qui a des informations sur le Marin qu'elle recherche.
    Au fil du des pages, j'ai fini par douter de l'existence de ce Marin. N'est-il pas juste le symbole de L'Amour après lequel nous courrons tous ? Et puis quel étrange contradiction, s'ils retrouvent ce marin c'est la fin de leur histoire.
    Beaucoup de non-dit, beaucoup de passion, beaucoup de chaleur, beaucoup d'alcool. L'atmosphère et le style durassien sont bien là. On n'aime ou on n'aime pas. Moi j'adhère complètement !
    La mer, paysage récurrent dans les romans de Duras, nous transporte de port en port, de révélation en révélation, de sentiment en sentiment. Les personnages se révèlent au fil des pages.
    Certains diront que cette histoire finit mal puisqu'elle ne retrouve pas son marin. D'autres diront que cette histoire n'est pas finie, puisque qu'ils poursuivent leur quête. Moi, je dirais qu'elle finit bien puisqu' ils peuvent continuer de s'aimer.


    Lien : http://noslectures.over-blog.com/
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    • Livres 1.00/5
    Par Sly, le 26 février 2012

    Sly
    Ce fut une lecture bien ennuyante !
    Tout au long du livre j'ai attendu que quelque chose se passe, mais il ne sait jamais rien passé. J'ai abandonné la lecture à de maintes reprises. L'histoire est creuse et les rebondissements ne sont en fait que de tout petits soubresauts. Sur le fond et sur la forme je n'ai rien trouvé qui vaille la peine de s'attarder sur cette oeuvre.
    Les personnages n'ont pour la grande majorité aucune consistance. Il est difficile de comprendre un tel engouement pour ce livre.
    Du début à la fin, on patiente, attendant inexorablement que la passion amoureuse viennent se mêler à l'intrigue et rien ne se passe.
    Je vais très vite l'oublier, les mauvaises expériences sont là pour nous faire savourer les bonnes.
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Citations et extraits

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  • Par Sly, le 07 janvier 2012

    J'étais enceinte jusqu'aux dents de tous les mots de l'amour et je ne pouvais plus accoucher d'un seul.

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  • Par mutatis-liber, le 05 août 2008

    Je perdis toute liberté. Elle occupa toutes mes pensées, hypothéqua mes jours, mes nuits. Un clou noir dans mon coeur.

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  • Par Silfax, le 19 juillet 2012

    Immobile, sur la berge du fleuve, je regardais le bal. Mes calculs m'étaient sortis de la tête et je ne pensais à rien d'autre, qu'au bal. Ca brillait comme un feu. Quand les gens sont seuls au milieu des musiques et des lumières, ils ont envie de rencontrer quelqu'un d'aussi seuls qu'eux. C'est très difficile à supporter.

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  • Par sentinelle, le 17 février 2013

    On attend toujours quelque chose, dis-je, quelque chose. Quand l'attente est trop longue, alors on change, on attend autre chose qui vient plus vite.

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  • Par Sly, le 11 février 2012

    C'est pas une cervelle, gueula Henri, qu'il a dans le crâne, c'est une bouillie pour les chats.

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Leopoldina Pallotta Della Torre - Marguerite Duras, La passion suspendue .
Leopoldina Pallotta Della Torre vous présente "Marguerite Duras, La passion suspendue", traduit de l'italien et annoté par René de Ceccatty aux éditions du Seuil.http://www.mollat.com/livres/marguerite-duras-passion-suspendue-entretiens-avec-leopoldina-pallotta-della-torre-9782021096392.htmlNotes de Musique : Carlos d'Alessio - Marguerite Duras - 2 India Song (Piano)








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