ISBN : 2260018092
Éditeur : Julliard (2010)


Note moyenne : 3.92/5 (sur 64 notes) Ajouter à mes livres
De l’Occupation jusqu’à nos jours en passant par la guerre d’Algérie et Mai 68, des avenues chics de Neuilly aux cités dortoirs de Rueil, Lionel Duroy retrace l’itinéraire chaotique d’un garçon pris au piège d’une odyssée familiale désastreuse. Un roman poignant qui fou... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par syannelle, le 01 mai 2012

    syannelle

    J'ai dévoré ce livre qui est pourtant assez conséquent. Cela faisait longtemps qu'il me faisait de l'oeil et j'ai finalement craqué. C'est un réquisitoire de l'auteur contre sa mère, une manière pour lui d'exprimer ce qu'il a ressenti au cours de son enfance et de son adolescence chaotique. Voici un petit compte-rendu de cette histoire.
    Théophile Dunoyer de Pranassac, le baron Dunoyer de Pranassac, rencontre Simone Verbois pendant la seconde guerre mondiale. Ils ont une vingtaine d'année et appartiennent à des familles très différentes, mais qui partagent néanmoins des idées d'extrême-droite, ainsi qu'une foi catholique indéfectible. Les Dunoyer de Pranassac sont nobles mais désargentés, les Verbois ne sont pas nobles, mais Simone aime l'argent. Ils se marient le jour du débarquement, le 6 juin 1944, et auront 11 enfants, dogme catholique oblige. Après quelques années passées en Tunisie, les Dunoyer reviennent en France en 1957, et s'installent à Neuilly, car rien ne se refuse à la "Baronne" Simone, comme vont commencer à la surnommer ses enfants et son mari.
    "A l'origine de ma venue au monde, de notre venue au monde à tous les onze, il y a l'amour que se sont déclarés nos parents. Toutes les souffrances qu'ils se sont infligées par la suite, toutes les horreurs dont nous avons été témoins ne peuvent effacer les mots tendres qu'ils ont échangés durant l'hiver 1944."
    La famille s'installe donc boulevard Richard-Wallace à Neuilly, emploie une "femme à tout faire" qui longe les murs pour arriver au salon et qui vit dans la cuisine, de peur de croiser "la baronne". Toto (le surnom peu flatteur donné par Simone à Théophile) dépense sans compter pour faire plaisir à sa femme et satisfaire ses caprices d'enfant gâtée. La famille s'agrandit, le septième enfant arrive. L'auteur écrit: "J'ai conscience que nous courons à notre perte avec tous ces enfants." de sa mère, il rajoute: "Notre mère, que nous découvrirons bientôt si fragile dans l'épreuve, si vulnérable, et pour ainsi dire si peu de chose, porte ici très haut notre chapeau. Sa certitude d'être à sa place dans ce triangle doré de Neuilly, sa conviction d'être issue d'une race bien supérieure aux autres, lui permet de considérer toutes ses voisines comme ses égales (...)" (p.126)
    Et puis un jour, en 1959, les huissiers débarquent, et pas à l'improviste, comme pourrait le croire Simone, à qui Toto a bien soigneusement caché les mises en demeures. Cela fait des mois qu'il ne paye plus le loyer de cet appartement qu'il ne peut pas assumer, vivant au-dessus de ses moyens. Les "petits arrangements" qui lui permettaient jusque là de tenir ne suffisent plus. La famille est expulsée, et relogée à Rueil-Malmaison, au domaine de la Côte noire, où ils vont rester plusieurs années. L'électricité sera parfois coupée pour défaut de paiement, William (le prénom derrière lequel se cache Lionel Duroy) et certains de ses frères seront déscolarisés pendant plusieurs années car leur collège privé est trop cher, et cela sera caché à Simone, trop fragile, selon Toto, pour supporter la situation. Finalement, en 1962, la famille s'installera dans une banlieue plus agréable, à Vaucresson, sans que cela ne satisfasse la Baronne.
    "Peut-être est-ce la conscience de leur inconscience qui, sur le moment, m'a fermé les yeux." déclare l'auteur. Tout au long du livre, on découvre un couple qui joue à s'humilier ou à se rabaisser. On sent bien que quelque chose ne tourne pas rond, que Simone déteste ce que représente son mari, qu'elle ne supporte pas la famille de Théophile, que seuls les siens et son sacro-saint père Henry avait la grâce et l'élégance. William, lui, est un Dunoyer de Pranassac, pas un Verbois. Il n'est donc pas digne d'elle. Son mari non plus. Ne dit-elle pas de Toto qu'il est un "monstre" et que tous les malheurs qui leur arrivent sont de sa faute. Et pourtant, les enfants se suivent à un an d'intervalle, la contraception n'est pas à l'ordre du jour, les époux aiment se chamailler et se réconcilier sous la couette. Inconscience? Insouciance? Jeu?
    Quoi qu'il en soit, les enfants en souffrent, le narrateur, en tout cas, s'interroge sur son père et sa "servilité".
    "Pourquoi s'humilie t-il? Puisqu'il sait qu'elle va même passer, certains jours, sans même nous jeter un coup d'oeil, (...) comme si nous ne comptions pas plus à ses yeux que des cafards."
    Le temps passe, nous survolons les époques. Ce qui est d'autant plus intéressant dans ce livre, c'est que nous apprenons des choses sur la seconde guerre mondiale vu du camp Pétainiste (les familles paternelle et maternelle de Lionel Duroy l'étaient), la honte qu'il a ressenti autour de ses vingt ans en réalisant ce en quoi avaient cru les siens, mais nous apprenons aussi beaucoup sur la guerre d'Algérie, l'OAS, l'attentat contre De Gaulle au Petit-Clamart. Plus tard dans sa vie, Lionel Duroy- William dans le livre- deviendra journaliste à Libération, et partira enquêter sur les crimes commis par les militaires français en Algérie, dont un certain Lieutenant Jean-Marie le Pen qui a torturé pendant la guerre les résistants Algériens. Grâce à son enquête, celui-ci aura droit à un procès au milieu des années 80. On apprend aussi beaucoup sur la crise qui a eu lieu en Nouvelle-Calédonie en 1988, Jean-Marie Djibaou et la grotte d'Ouvéa. Ces évènements ne voulaient pas dire grand-chose pour moi, car je n'avais à l'époque qu'une dizaine d'années. On apprend beaucoup sur L Histoire en général, notre histoire et celle d'autres pays.
    Pour revenir sur le texte et conclure.
    Le temps passe, le narrateur évoque sa vie, son mariage, la naissance de ses enfants, son travail de journaliste. Après plusieurs années, il projette d'écrire ses souvenirs et toute l'amertume qu'il garde contre sa mère. Il raconte l'écriture de ce livre. Il évoque le moment où il doit prendre la décision de le publier ou non. Il décide de le publier, contre l'avis des siens, qui pensent que cela tuera ses parents de le faire. Certains s'opposent catégoriquement, menaçant d'exclure le narrateur de la famille. Et pourtant le livre est publié et existe. Il s'appelle " Priez pour nous". Lionel Duroy s'est mis à dos tous les siens en publiant ce texte, et son mariage a sombré. Pourtant, tous ses frères et soeurs avaient vécu la même chose. Ils n'avaient néanmoins pas besoin d'exprimer leur chagrin de cette façon.
    Que penser de la violence des sentiments du narrateur envers Simone, sa mère?
    Par moment, j'avais l'impression que pour mieux "guérir", William-Lionel aurait peut-être dû lui pardonner. A de rares occasions, on les voit se rapprocher, s'aimer comme un fils et sa mère, puis on les voit à nouveau s'éloigner. On se dit quel dommage. Il est vrai que Simone est fatigante, qu'elle se plaint sans cesse, qu'elle est vénale et égocentrique, que Toto est soumis et parfois humilié, que les décisions prises par ses parents n'étaient pas raisonnables, mais on se dit aussi que la haine, la violence du ressentiment est vraiment trop forte, presque disproportionnée. En fait, j'ai autant souffert pour le narrateur que pour ses parents.
    Ce livre parle bien de chagrin, mais aussi des choix qui se sont imposés à l'auteur pour pouvoir se construire. L'écriture des souvenirs était nécessaire, et ses frères et soeurs auraient pu le comprendre. Je trouve son parcours courageux et sa décision saine. En tout cas, je peux comprendre sa réaction et le besoin de témoigner, de s'opposer, de ne plus se taire et se rabaisser, comme son père l'avait fait, d'après lui, à tort ou à raison, toute sa vie.
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par zembla, le 17 juin 2011

    zembla
    J'ai découvert cet auteur lors d'une émission (La Grande Librairie) alors qu'il venait présenter son nouveau roman "Colères". Tout de suite, j'ai ressenti de la sympathie pour cet homme qui a chaque roman fortement inspiré de sa vie familiale et sentimentale se fâche avec ses proches. Après son premier roman "Priez pour nous" ils se fâchent avec toute sa famille et après "Le chagrin" c'est son fils qui lui en veut . Beaucoup de gens après cela aurait sombré dans la dépression alors que lui se jette dans la littérature et il écrit "Colères".
    Dans "Le chagrin", le livre qui nous intéresse, l'auteur nous raconte la vie de sa famille de la libération, période où ses parents se marient, jusqu'à nos jours. le portrait qu'il fait de sa mère n'est pas un portrait complaisant. A u contraire il la décrit comme une mégère incapable de s'occuper de sa nombreuse progéniture. C'est une femme d'une famille très catholique et d'extrême droite. Elle a eu onze enfants avec son mari Théophile Dunoyer de Pranassac et elle va leur mener un vie d'enfer. Leur vie de couple est une bataille permanente entre cette femme qui vit sur un grand pied et qui va mener rapidement sa famille a la faillite et son mari faible mais beau parleur et qui par la force des choses deviendra un petit escroc. L'auteur se sentira rejeté par sa mère et il lui vouera une haine totale jusqu'à sa mort. Son livre raconte comment sa famille va sombrer dans la misère et on assiste a sa déliquescence . le portrait de son père est beaucoup plus complaisant, il en fait une sorte de héros entraîné par sa lâcheté dans une course contre la montre contre les huissiers et les saisies. On comprend ce que ressent l'auteur vis a vis de cette enfance où l'amour maternelle lui a manqué, où il a vu sa scolarisation arrêtée faute de moyen financier.
    Une enfance chaotique et improbable qui va le marqué durablement. Tellement marqué, qu'il deviendra un homme de gauche, lui qui fut élevé dans une famille d'extrême droite et qu'il écrira deux livres sur cette enfance.
    Dans "Le chagrin", on sent que l'écriture de ce livre était pour lui une obligation pour qu'il puisse ne pas sombrer dans la folie. On ressent la souffrance qu'il a du endurer pour pouvoir écrire ce roman fleuve (+ de 700 pages) où il décrit avec ses tripes ce qu'il a vécu comme un enfer. C'est un livre fort et prenant ,plein d'émotion où tous les sentiments se mêlent : l'amour pour ses femmes, la haine pour sa mère, la dévotion pour son frère aîné , etc.
    Livre prenant, traversé par une émotion. On n'en ressort pas intact de cette lecture, mais consumé par cet auteur qui n'hésite pas a livrer ses sentiments les plus intimes. Un livre qui reste gravé et qu'on n'oublie pas de sitôt d'un auteur entier.
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    • Livres 3.00/5
    Par Petitebijou, le 15 juin 2011

    Petitebijou
    Ce livre m'a laissée perplexe. Je l'ai lu partagée entre intérêt et déplaisir, mais à aucun moment je n'ai eu envie de le lacher, signe qu'il recèle des qualités indiscutables.
    J'ai été gênée par cette propension de l'auteur à se répandre avec ce qui m'est apparu au fil des pages une certaine complaisance, sur son chagrin et ses haines. Mais, cette gêne s'atténue à l'idée que si le livre ne manque pas de redondance, à l'image de citations de ses anciens écrits, l'auteur a pour lui de n'être jamais complaisant avec lui-même, ne s"épargnant pas, apparaissant comme un être totalement immature et encombré de tous les combats qu'il n'a pas réglés. Tour à tour, il est touchant par sa sensibilité à fleur de peau, puis exaspérant dans son narcissisme enfantin. Mais, et c'est ce qui en fait toute son ambiguité, et donc son intérêt, ce narcissisme est celui d'un auteur pour qui compte plus que tout au monde l'écriture, même s'il est conscient que celle-ci met en péril son environnement familial. Ce besoin impérieux de l'écriture est ce à quoi j'ai été le plus sensible. Je regrette cependant que le style ne m'ait pas emportée. le livre est agréablement écrit, sans plus. Mais il est parfaitement honnête.
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    • Livres 4.00/5
    Par lilyetseslivres, le 04 mai 2010

    lilyetseslivres
    Le chagrin, roman autobiographique, autofiction ou biographie romancée… Et en fait peu importe, l'auteur, Lionel Duroy, se penche avec sensibilité, douleur et ferveur mêlées, sur l'histoire de sa famille, de ses parents, de toute sa jeune enfance jusqu'à ses années d'adulte où il découvre l'écriture, le pouvoir magique et presque miraculeux des mots qui blessent et secouent autant qu'ils guérissent, apaisent, malgré la tornade familiale qu'ils ne manquent pas d'entrainer.
    Les blessures d'enfance ne cicatrisent jamais, à peine la plaie béante finit-elle tout de même par se refermer, sans jamais guérir pour autant, laissant tout au long de la vie, une douleur tenace, un pincement au cœur qui se rappelle à la mémoire, régulièrement à l'occasion de tel ou tel évènement.
    Au célèbre « Deviens ce que tu es », pourrait s'adjoindre les éternelles réminiscences proustiennes, un pied qui trébuche sur un pavé... le passé est gravé dans notre corps et dans notre âme, il faudra faire avec, devenir avec cet héritage pas toujours désiré mais qui fait de nous ce que nous sommes…
    Le chagrin pourrait bien être Le livre impossible évoqué par Marc Vilrouge dans son roman éponyme, ce livre impossible à écrire tant les obstacles et interdictions familiales sont nombreuses voire insurmontables, s'il n'avait été précédé par « Priez pour nous » écrit par Lionel Duroy plusieurs années auparavant, salué par la critique, vilipendé par ses proches, au point de le bannir, lui et ses enfants du cercle familial.
    (...) La suite sur Lily et ses livres
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    • Livres 2.00/5
    Par tigrou4145, le 28 novembre 2011

    tigrou4145
    Le résumé était très alléchant mais la lecture de ce roman fût une déception telle que je n'ai pu le terminer (arrêt page 250). On y découvre la vie du narrateur et de sa famille, son enfance et ses déménagements incessants. Certes, le narrateur est un personnage assez touchant, né dans une famille qui ne cesse de s'agrandir au fil des années, il cherche sa place parmi ses frères et sœurs et dans le cœur de sa mère. La vie n'a apparemment pas été facile pour lui puisqu'il ne cesse de déménager au gré des expulsions dont sa famille est victime. Sa mère est dépeinte comme une personne froide, ayant le goût du luxe et du paraître, son père comme un homme faible qui ne refuse rien à sa femme ce qui provoque à chaque fois sa ruine et les ennuis financiers. Seulement, si au début, ces mésaventures peuvent toucher le lecteur, elles finissent par agacer et la lecture devient, au fil des pages, un peu plus ennuyeuse tant l'histoire se répète inlassablement. Bref, un roman bien décevant qui ne m'aura pas intéressée plus que çà..
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Critiques presse (1)


  • Lexpress , le 02 juillet 2011
    Lionel Duroy de Suduiraut, né en 1949, n'a pas son pareil pour remuer le couteau dans la plaie de ses origines.
    Lire la critique sur le site : Lexpress

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Citations et extraits

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  • Par carre, le 02 décembre 2011

    À l'origine de ma venue au monde, de notre venue au monde à tous les onze, il y a l'amour que se sont déclaré nos parents. Toutes les souffrances qu'ils se sont infligées par la suite, toutes les horreurs dont nous avons été les témoins, ne peuvent effacer les mots tendres qu'ils ont échangés durant l'hiver 1944. Ils se sont voulus, attendus, désirés, au point de s'aimer passionnément au milieu de l'après-midi, dans les semaines qui ont suivi leur mariage.
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  • Par pyrouette, le 26 janvier 2011

    Je n'imagine pas une seconde sortir de ma condition. Je crois que s'est ancrée en moi la conviction que je suis incapable de comprendre ce que disent les professeurs et que, bien qu'obligatoire l'école ne sera jamais pour moi qu'un apprentissage de l'échec et de l'humiliation.
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  • Par pyrouette, le 26 janvier 2011

    Quand notre mère mourra, bien des années plus tard et que je m'étonnerai de ne pas en éprouver de chagrin (ou si peu), j'en viendrai à me donner pour explication qu'elle était déjà morte en moi, et que sa disparition remontait sans doute à cette fausse crise de nerfs, l'année de mes dix ans où je l'avais pleuré comme si je ne devais jamais la revoir.
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  • Par luocine, le 12 septembre 2011

    Tant d’années après, je me dis que c’est ce soir-là qu’elle nous a fait le plus de mal, et par notre faute, parce qu’aucun d’entre nous trois, les garçons, n’a trouvé la force de la rappeler pour lui balancer en plaine figure ces mots que je me répète silencieusement, certaines nuits, aujourd’hui encore, et alors que notre mère est morte depuis longtemps : « maman, tu pourrais au moins nous remercier. On n’est pas des chiens. »
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  • Par pyrouette, le 26 janvier 2011

    Je n'en pouvais plus de souffrir, mais j'aurais été incapable de dire précisément de quoi je souffrais. ça n'avait pas de nom, pas d'histoire, pas de visage, c'était un obscur chagrin qui me broyait le coeur.
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Lionel Duroy / Colères
A l'écart de tout lieu commun, loin des bégaiements de la morale ordinaire, dire ce qui est vrai. Pour la première fois, Lionel Duroy a écrit dans l'urgence. À travers les personnages de son roman, il a tenté de saisir, au moment même où ils les éprouvaient, les sentiments violents qui nous traversent quand nous sommes confrontés à des conflits douloureux avec les personnes qui nous sont le plus proches. Ici, et dans le même mouvement, un enfant et la femme aimée.








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