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ISBN : 2707316865
Éditeur : Editions de Minuit (1999)


Note moyenne : 3.5/5 (sur 330 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
'Je m'en vais' annonce Félix Ferrer à la femme qui partage sa vie. Et le voici lancé dans une grande aventure.Sur la foi de son collaborateur Delahaye, ce galeriste parisien part pour le Pôle Nord. Quarante ans plus tôt, un navire a fait naufrage sur la banquise et à s... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 2.00/5
    Par araucaria, le 13 novembre 2012

    araucaria
    Mon premier Echenoz. Un livre dans lequel j'ai eu du mal à entrer. Je n'ai pas apprécié l'humour de l'auteur ni trop son écriture.Etant donné que ce roman a obtenu le prix Goncourt en 1999 je m'attendais à beaucoup mieux. Pour moi un livre récompensé par un prix doit être génial. Je n'ai pas trouvé ce livre au-dessus de la moyenne. Je le regrette. Je suis déçue.

    Lien : http://araucaria.20six.fr
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    • Livres 4.00/5
    Par sylvaine, le 02 juin 2012

    sylvaine
    « je m'en vais,dit Ferrer, je te quitte,Je te laisse tout mais je pars » , c'est par ces mots que commence le roman de Jean Echenoz je m'en vais,roman qui lui a
    valu le Prix Goncourt en 1999,
    Ferrer tient une galerie d'art installée dans le IXème arrdt à Paris, dans son ancien atelier de sculpteur.Cet ancien artiste s'est reconverti dans la promotion des autres artistes ,peintres et sculpteurs d'art contemporain.Les temps sont durs, la galerie s'étiole, Ferrer aussi son coeur surtout dixit Feldmann son cardiologue : pas de températures extrèmes pour les cardiaques!
    Travaille avec lui un personnage peu reluisant Delahaye, toujours mal habillé, la cravate de travers, le cheveu pas très net, la moustache mal taillée.Ce dernier s'occupe du relationnel avec les artistes, mission souvent ingrate et surtout il sert d'informateur signalant à Ferrer les bonnes opportunités.C'est ainsi que Ferrer part pour le pôle Nord afin d'y récupérer si possible le chargement d'un navire échoué dans la banquise, La Nechilik, bateau d'antiquités lappones fort anciennes,
    Quand vous saurez qu'à son retour, tout son monde va s'écrouler, sa vie basculer,vous pourrez sans peine imaginer que ce chargement fera des envieux,,,,
    Avec tous ces ingrédients, une écriture qui lui est propre, Echenoz nous livre ici un petit bijou,Certes il y a un semblant d'histoire policière mais surtout il y a l'histoire de tous ces personnages, Ferrer, Delahaye, Baumgartner, le Fletan et celle de toutes ces femmes qui passent, restent parfois et partent toujours! Par petites touches, des phrases courtes, l'emploi du « on » et du « nous », Echenoz nous convie à visionner la vie de ces héros.
    Si vous aimez voyager, laisser vous embarquer pour le Grand Nord On se pince, on s'y croit, ah le passage du cercle polaire avec bizutage obligatoire!
    Alternant narration au présent, souvenirs, changement d'acteur, son narrateur nous amène en douceur au dénouement de cette aventure qui n'est pas vraiment une finmais sûrement un début!
    Vous l'aurez compris j'ai beaucoup aimé je m'en vais et me réjouis à l'avance de tous les titres d'Echenoz qu'il me reste à découvrir
    Ne passer pas à côté de ce petit joyau , ce serait dommage.
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    • Livres 4.00/5
    Par carre, le 26 février 2012

    carre
    Félix Ferrer, propriétaire d'une galerie d'art vit des moments difficlies tant sur le plan professionnel, sentimental que intime. Spécialisé dans l'art moderne les affaires ne vont pas forts, il quitte sa femme qui lui porte sur le système et des problèmes cardiaques lui rapellent sa condition d'humain de cinquante ans. Sur l'avis de son conseiller, il décide de se joindre à une expédition pour le grand Nord à la recherche d'objets d'art inuit. Mais son coeur lui joue à nouveau des tours.
    C'est tout en légèreté et en énigmes que Echenoz nous ballade dans les pas de Ferrer, un homme qui avance dans la vie sans se retourner comme si sa vie était perpétuellement en mouvement. Et c'est de cette légèreté que vient tout le plaisir des livres d'Echenoz. On se croit dans un polar, on bascule dans la comédie, on passe de l'ironie à la sincérité. Jean Echenoz obsculte nos quotidiens et nos solitudes avec un talent rare. Prix Goncourt mérité, ce qui n'est pas toujours le cas.
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    • Livres 4.00/5
    Par yokai, le 08 février 2012

    yokai
    "je m'en vais", c'est par ces mots que commence et se termine le livre de Jean Echenoz. Ferrer, le personnage principal, travaille dans le domaine de l'art — il se prénomme Félix mais le narrateur utilise le plus souvent son nom de famille seul. Ancien artiste lui-même il s'est petit à petit transformé en marchant d'art exerçant dans sa propre galerie parisienne. Cette galerie, il s'en sert également de dortoir lorsque les affres de la vie sentimentale le poussent à trouver un refuge. Cette vie et ses calcifications que deviennent avec le temps les habitudes le lassent. C'est pour cette raison, mais aussi pour l'appât du gain, qu'il ne va pas hésiter à embarquer direction le grand nord sur les traces d'un trésor d'art inuit (paléobaleinier plus précisément).
    Ce roman est construit de manière très structurée. Pendant la première moitié du livre, lorsqu'un chapitre est dédié au temps du récit, le suivant explore le passé, nous raconte ce qui a mené à ces évènements. Puis le passé rattrape le présent mais l'alternance du récit est conservée, pour ne porter désormais plus sur le temps mais sur les personnages. Les transitions ne sont pas abruptes ni des prétextes à la création de suspenses artificiels qui sont trop souvent sources de frustration pour le lecteur. L'écriture est épurée, sobre tout en étant élégante et précise, concise. Il s'en dégage une clarté et une fluidité rarement égalée. Jean Echenoz dit juste ce qu'il faut, emploie exactement les bons mots et distille à son lecteur l'essentiel, la quintessence, sans le noyer sous un flot de paroles et de digressions. C'est un exemple à suivre. le narrateur présente les évènements de façon originale et dynamique. Il semble orienter le récit en fonction de ce qu'il se passe comme si, à la manière d'un réalisateur d'émission télé, les yeux rivés sur des écrans de contrôle, il voyait les évènements se dérouler devant ses yeux et orientait le direct vers la bonne caméra. Il va plus loin et n'hésite pas à outrepasser son rôle pour donner son avis ou conseiller Ferrer toujours avec une pointe d'humour.
    Quelques objets du quotidien trahissent l'âge du roman et nous rappellent qu'il a obtenu le Goncourt il y a déjà quelques années. C'est d'abord un radiocassette qui nous met la puce à l'oreille et puis, l'évidence, celle que l'on ne peut nier, l'exception française, l'icône des années 80 en personne fait son apparition: le Minitel. C'était effectivement un autre temps où le jury Goncourt récompensait un roman d'une grande classe: intéressant, court, sobre et accessible. de ce côté là, il y a de quoi à regretter l'époque du Minitel.

    Lien : http://www.aubonroman.com/2011/12/je-men-vais-par-jean-echenoz.html
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    • Livres 4.00/5
    Par Seraphita, le 05 janvier 2013

    Seraphita
    Félix Ferrer s'en va : il quitte le domicile conjugal après quelques années de bons et loyaux services, de rituels répétés à l'infini qui ont fini par tracer en toile de fond l'ennui le plus abyssal. le voilà en partance vers d'autres horizons : le froid et la solitude glacée des pôles, en quête d'un trésor caché. La canicule et le désert estival parisien ensuite, à la recherche désespérée du trésor douloureusement conquis puis… dérobé par des mains peu scrupuleuses. Ferrer est décidément incorrigible : son cardiologue lui avait bien dit de ne pas s'exposer à des températures extrêmes…
    Dans « Je m'en vais » (Goncourt 1999), Jean Echenoz brosse le portrait d'un drôle d'homme d'une plume tout aussi drôle : un humour à la fois tendre et corrosif. Cet homme, c'est Félix Ferrer, un marchand d'art sur le départ, parvenu à un point de non-retour. Sauf qu'à l'arrivée, une boucle habile s'opère en guise de clin d'œil au début, sous forme d'une nouvelle fin. Une fin-départ, une nouvelle fin, le terme se réitère… à l'infini. L'espace et le temps tissent la toile de fond de ce roman, s'appelant mutuellement, se conjuguant çà et là, à l'occasion de descriptions du temps qu'il fait.
    « le reste du temps c'est dimanche, un perpétuel dimanche dont le silence de feutre ménage une distance entre les sons, les choses, les instants mêmes : la blancheur contracte l'espace et le froid ralentit le temps. » (p. 36.)
    C'est l'occasion pour l'auteur de rappeler que le temps passe et use mais n'émousse pas la quête de l'autre, humain ou objet. le départ porte aussi l'empreinte de son auteur, le désir d'un ailleurs, d'un autre, la lente émergence d'un soi, malgré les ambiguïtés qu'il recèle. « Je m'en vais » : point de départ, point de clôture. Point, simplement.
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Citations et extraits

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  • Par mandarine43, le 30 juillet 2011

    [ Incipit ]

    1

    Je m’en vais, dit Ferrer, je te quitte. Je te laisse tout mais je pars. Et comme les yeux de Suzanne, s’égarant vers le sol, s’arrêtaient sans raison sur une prise électrique, Félix Ferrer abandonna ses clefs sur la console de l’entrée. Puis il boutonna son manteau avant de sortir en refermant doucement la porte du pavillon.
    Dehors, sans un regard pour la voiture de Suzanne dont les vitres embuées se taisaient sous les réverbères, Ferrer se mit en marche vers la station Corentin-Celton située à six cents mètres. Vers neuf heures, un premier dimanche soir de janvier, la rame de métro se trouvait à peu près déserte. Ne l’occupaient qu’une dizaine d’hommes solitaires comme Ferrer semblait l’être devenu depuis vingt-cinq minutes. En temps normal il se fût réjoui d’y trouver une cellule vide de banquettes face à face, comme un petit compartiment pour lui seul, ce qui était dans le métro sa figure préférée. Ce soir il n’y pensait même pas, distrait mais moins préoccupé que prévu par la scène qui venait de se jouer avec Suzanne, femme d’un caractère difficile. Ayant envisagé une réaction plus vive, cris entremêlés de menaces et d’insultes graves, il était soulagé mais comme contrarié par ce soulagement même.
    Il avait posé près de lui sa mallette contenant surtout des objets de toilette et du linge de rechange et, d’abord, il avait regardé fixement devant lui, déchiffrant machinalement des panonceaux publicitaires de revêtements de sol, de messageries de couples et de revues d’immobilier. Plus tard, entre Vaugirard et Volontaires, Ferrer ouvrit sa mallette pour en extraire un catalogue de vente aux enchères d’œuvres d’art traditionnel persan qu’il feuilleta jusqu’à la station Madeleine, où il descendit.
    Aux environs de l’église de la Madeleine, des guirlandes électriques supportaient des étoiles éteintes au-dessus des rues plus vides encore que le métro. Les vitrines décorées des boutiques de luxe rappelaient aux passants absents qu’on survivrait aux réjouissances de fin d’année. Seul dans son manteau, Ferrer contourna l’église vers un numéro pair de la rue de l’Arcade.
    Pour retrouver le code d’accès à l’immeuble, ses mains se frayèrent un chemin sous ses vêtements : la gauche vers l’agenda glissé dans une poche intérieure, la droite vers ses lunettes enfouies dans une poche pectorale. Puis, le portail franchi, négligeant l’ascenseur, il attaqua fermement un escalier de service. Il parvint au sixième étage moins essoufflé que j’aurais cru, devant une porte mal repeinte en rouge brique et dont les montants témoignaient d’au moins deux tentatives d’effraction. Pas de nom sur cette porte, juste une photo punaisée, gondolée aux angles et représentant le corps sans vie de Manuel Monteliu, ex-matador recyclé péon, après qu’un animal nommé Cubatisto lui eut ouvert le cœur comme un livre le 1er mai 1922 : Ferrer frappa deux coups légers sur cette photo.
    Le temps qu’il attendait, les ongles de sa main droite s’enfoncèrent légèrement dans la face interne de son avant-bras gauche, juste au-dessus du poignet, là où se croisent nombre de tendons et de veines bleues sous la peau plus blanche. Puis, très brune aux cheveux très longs, pas plus de trente ans ni moins d’un mètre soixante-quinze, la jeune femme prénommée Laurence qui venait d’ouvrir la porte lui sourit sans prononcer un mot avant de la refermer sur eux. Et le lendemain matin vers dix heures, Ferrer repartit vers son atelier.
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  • Par carre, le 05 janvier 2013

    Personne ne se repose jamais vraiment, on imagine qu’on se repose ou qu’on va se reposer mais c’est juste une petite espérance qu’on a, on sait bien que ça n’existe pas, ce n’est qu’une chose qu’on dit quand on est fatigué

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  • Par Lybertaire, le 05 avril 2012

    Car le maquillage masque en même temps qu’il décore les organes sensoriels, du moins, notez, ceux qui ont plusieurs usages. La bouche, par exemple, qui respire et qui parle et mange, boit, sourit, chuchote, embrasse, suce, lèche, mord, souffle, soupire, crie, fume, grimace, rit, chante, siffle, hoquette, crache, rote, vomit, expire, on la peint, c’est bien le moins, pour l’honorer de remplir ainsi nombre de fonctions nobles. On peint aussi les alentours de l’œil qui regarde, exprime, pleure et se ferme pour dormir, ce qui est également noble. On peint encore les ongles qui se tiennent aux premières loges de l’immense et noble variété des opérations manuelles.
    Mais on ne farde pas ce qui ne rend qu’un ou deux services. Ni l’oreille – qui ne sert qu’à entendre – à laquelle on fixe juste un pendentif. Ni le nez – qui ne fait que respirer, sentir, et qui parfois se bouche – auquel comme à l’oreille on peut assujettir une boucle, une pierre précieuse, une perle ou même sous certains climats un os véritable, alors que sous les nôtres on se contente de le poudrer.
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  • Par araucaria, le 27 juillet 2013

    Je m'en vais, dit Ferrer, je te quitte. Je te laisse tout mais je pars. Et comme les yeux de Suzanne, s'égarant vers le sol, s'arrêtaient sans raison sur une prise électrique, Félix Ferrer abandonna ses clefs sur la console de l'entrée. Puis il boutonna son manteau avant de sortir en refermant doucement la porte du pavillon.

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  • Par thursdaynext, le 02 septembre 2012

    Vous allez sur Toulouse ? lui demande Baumgartner.
    La jeune femme ne répond pas tout de suite, son visage n'est pas bien distinct dans la pénombre. Puis elle article d'une voix monocorde et récitative, un peu mécanique et vaguement inquiétante, qu'elle ne va pas sur Toulouse mais à Toulouse, qu'il est regrettable et curieux que l'on confonde ces prépositions de plus en plus souvent, que rien ne justifie cela qui s'inscrit en tout cas dans un mouvement général de maltraitance de la langue contre lequel on ne peut que s'insurger, qu'elle en tout cas s'insurge vivement contre, puis elle tourne ses cheveux trempés sur le repose-tête du siège et s'endort aussitôt. Elle a l'air complètement cinglée.
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Jean-Echenoz est invité dans la Matinale de France Musique pour le spectacle "Ravel", qui se joue actuellement au Théâtre Artistic Athévains à Paris, à partir de son roman éponyme.








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