ISBN : 2081246333
Éditeur : Flammarion (2010)


Note moyenne : 3.42/5 (sur 269 notes) Ajouter à mes livres
Si Jed Martin, le personnage principal de ce roman, devait vous en raconter l'histoire, il commencerait peut-être par vous parler d'une panne de chauffe-eau, un certain 15 décembre. Ou de son père, architecte connu et engagé, avec qui il passa seul de nombreux réveillon... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

> voir toutes (87)

Critiques et avis

> Ajouter une critique

    • Livres 3.00/5
    Par doyoubnf, le 19 octobre 2010

    doyoubnf
    Houellebecq.
    Le genre d'auteur dont le nom-logo et la figure médiatique risquent d'étouffer à l'avance toute tentative de lecture proche du texte et sans préjugés. Je plaide d'ailleurs coupable, moi qui avais toujours remis à plus tard l'ouverture d'un de ses livres pour ces mêmes mauvaises raisons. Et je suis heureux de voir que la plupart des contributeurs précédents se sont justement attachés à éviter l'écueil du va-et-vient systématique entre l'homme de chair (à média) et l'homme de mots. Pour un nouveau venu comme moi sur Babelio, c'est une preuve de qualité et d'exigence de la part de mes camarades lecteurs, et donc une motivation à participer.
    Alors je profiterai, lâchement, du fait que j'arrive un peu après la bataille pour vous épargner une énième répétition de l'intrigue et des thématiques principales, déjà bien résumées précédemment. Je m'étonne simplement, et c'est ce qui me pousse à écrire une nouvelle critique de "La carte et le territoire", que personne n'ait souligné ici ce qui me semble être l'objet principal de ce livre, comme d'une bonne partie de l'œuvre de Houellebecq (celle que j'ai lue, en tout cas, c'est-à-dire "Extension du domaine de la lutte", "Les particules élémentaires" et donc ce dernier roman) : à savoir la mise en mots du vieillissement individuel et de la coupure radicale entre l'être humain et le monde, qui sont les deux facettes de la même finitude.
    On peut penser que ce sont là des thèmes rebattus. Ils le sont. On peut contester à Houellebecq jusqu'à l'originalité de son intrigue principale (je pense à la critique incisive et peu développée de Peyotl du 02/10, ou à certains billets lus sur des blogs extérieurs et comparant le dernier livre de Houellebecq à celui de Coetzee, "Summertime", par exemple ; ne les ayant pas lus moi-même, je vous laisse juges). D'accord. Mais il reste, me semble-t-il, que "La carte et le territoire", en plus d'être un livre bien écrit (ce qui n'est déjà pas si mal par les temps qui courent) présente une description très précise et sensible du sentiment qui envahit, tôt ou tard, chacun d'entre nous lorsqu'il réalise, vraiment, que le temps passe. Inexorablement.
    Par peur d'être trop long, je me limiterai à commenter trois éléments essentiels du livre, qui ne sont évidemment pas exhaustifs et que je choisis en toute subjectivité (puisqu'on ne peut pas faire autrement).
    Tout d'abord, le rapport qui donne son titre à l'œuvre entre la « carte » et le « territoire ». Houellebecq parvient à renouveler en partie un topos de la littérature et de la pensée, récurrent et déjà analysé ici : la relation qui existe entre la réalité et la fiction, entre l'objet et sa représentation. Entre l'être et la pensée. Depuis Borges et sa réflexion par l'absurde sur une carte d'échelle 1 :1, si parfaite qu'elle recouvre entièrement et point par point le territoire qu'elle devrait représenter (voir « De la rigueur de la science », dans son "Histoire universelle de l'infamie", très court texte qui possède bien des points de rapprochement possible avec le livre de Houellebecq), je n'avais pas lu, pour ma part, de récit plus captivant sur la question (mais j'ai sans doute trop peu lu). En créant un personnage de littérature qui est un peintre décidant un jour de photographier la France à travers des cartes routières, Houellebecq fait même de Jed Martin une sorte de condensé littéraire de l'artifice et de mise en abyme de la représentation.
    Le rapport de Jed avec son père, par ailleurs. Une des trois relations « impossibles » du livre (avec l'amour impossible entre Olga et Jed et l'amitié impossible entre Houellebecq et Jed), et pourtant celle qui se rapproche le plus du contact effectivement établi entre deux êtres, peut-être justement parce que c'est la seule qui, contre vents et marées, « vieillit » avec eux et dure vraiment. A mon sens, un des passages du livre les mieux réussis est celui où le père de Jed consent à venir passer le réveillon chez lui. Outre la Discussion, pour la première fois longue et tendue, qu'ont le père et le fils, j'ai été particulièrement ému (oui, ému, parce que Houellebecq quoi qu'on en dise, c'est d'abord une écriture de la tendresse, inaccessible certes, mais toujours là), par le passage où son père lui demande une cigarette :
    « J'ai envie de fumer une cigarette…dit-il. Tu en as ?
    – Je ne fume pas. » Jed se leva d'un bond. « Mais je peux y aller. Je connais un tabac place d'Italie ouvert tard le soir. Et puis…il consulta sa montre avec incrédulité, il n'est que huit heures.
    – Même le soir de Noël, tu crois qu'ils sont ouverts ?
    – Je peux essayer. »
    Il enfila son manteau. En sortant, il fut giflé par une violente bourrasque ; des flocons de neige tourbillonnaient dans l'atmosphère glaciale, il devait faire dix degrés en dessous de zéro. Place d'Italie, le bar-tabac était en train de fermer. le patron revint en maugréant derrière son comptoir.
    « Qu'est-ce que ce sera ?
    – Des cigarettes.
    – Quelle marque ?
    – Je ne sais pas. Des bonnes cigarettes. »
    L'autre lui jeta un regard excédé. « Des Dunhill ! Des Dunhill et des Gitanes ! Et un briquet !... » (p. 216-217).
    La fin du livre, enfin. Végétale. On retrouve les mêmes thèmes que dans "Extension du domaine de la lutte", où le narrateur termine sa course en forêt (sans que la "fusion sublime" n'ait eu lieu), et "Les particules élémentaires", où un autre narrateur, d'une espèce plus évoluée que la nôtre, nous rend un hommage posthume pour avoir su, finalement, nous autodétruire. Les « représentations des êtres humains », c'est-à-dire les êtres humaines en tant que tels, qui ne sommes pour nous-mêmes que représentations éphémères, « se délitent sous l'effet des intempéries, puis se décomposent et partent en lambeaux [...] le triomphe de la végétation est total » (p. 428).
    Voilà ce qui nous attend et voilà ce qu'écrit Houellebecq, en bon auteur d'anticipation (au sens littéraire du mot ; de science fiction, quoi). Et voilà pourquoi ce livre est « sympathique », au sens étymologique du mot, cette fois-ci : il nous permet de souffrir ensemble.



    Lien : http://doyoubnf.over-blog.com/
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (14 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Hebephrenie, le 29 août 2010

    Hebephrenie
    Recette à scandale : un écrivain sulfureux, une vision de l'art trop réaliste, un name-dropping sans délicatesse?
    Et vous obtiendrez : un prétendu prétendant à la présumée plus haute récompense littéraire française, le Goncourt.
    Alors, au-delà des vitupérations des bien-pensant, je dirai que je suis déçue. J'avais tant aimé le Houellebecq d'Extension du domaine de la lutte. Ici, je suis choquée par la fadeur. le style est travaillé, la construction orchestrale (avec une troisième partie empruntant au polar), mais la mise en scène d'un alter-ego à peine masqué (MH lui-même) est de trop.
    On connait sa misanthropie. On sourit devant ses attaques du monde de la presse, sa défense contre la jalousie (ex)acerb(é)e qu'il génère.
    Sa vision de la société, que tous les critiques portent aujourd'hui aux nues alors qu'ils la décriaient il y a quelques années, a toujours cette acuité.
    Mais c'est comme s'il manquait quelque chose. Ce petit rien qui faisait de quelques lignes une claque en pleine gueule. Peut-être parce que j'ai grandi? Parce qu'il s'est assagi?
    Je ne pourrai pas trancher : mais quand même, pas le Goncourt...
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (19 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par LiliGalipette, le 06 octobre 2010

    LiliGalipette
    Roman de Michel Houellebecq. Lecture commune avec George et Hérisson08.
    Une fois n'est pas coutûme, je ne produis pas de résumé personnel, je cite la quatrième de couverture.
    Si Jed Martin, le personnage principal de ce roman, devait vous en raconter l'histoire, il commencerait peut-être par vous parler d'une panne de chauffe-eau, un certain 15 décembre. Ou de son père, architecte connu et engagé, avec qui il passa seul de nombreux réveillons de Noël. Il évoquerait certainement Olga, une très jolie Russe rencontrée au début de sa carrière, lors d'une première exposition de son travail photographique à partir des cartes routières Michelin. C'était avant que le succès mondial n'arrive avec la série des "métiers", ces portraits de personnalités de tous milieux (dont l'écrivain Michel Houellebecq), saisis dans l'exercice de leur profession. Il devrait dire aussi comment il aida le commissaire Jasselin à élucider une atroce affaire criminelle, dont la terrifiante mise en scène marqua durablement les équipes de police. Sur la fin de sa vie il accédera à une certaine sérénité, et n'émettra plus que des murmures.
    L'art, l'argent, l'amour, le rapport au père, la mort et le travail, la France devenue un paradis touristique sont quelques-uns des thèmes de ce roman résolument ique et ouvertement moderne.
    La dernière phrase de la quatrième de couverture m'a fait grincer des dents. J'ai lu Lanzarotte et La Possibilité d'une île. Je n'avais aimé ni le ni le sujet. Quand on m'a proposé la lecture du dernier Houellebecq, j'ai pensé refuser, mais les avis semblaient unanimes sur le nouvel opus de l'auteur. Pourquoi ne pas réessayer après tout? Et j'ai pris un grand plaisir à la lecture de ce texte, écrit dans une langue fluide et débarrassée de la vulgarité qui me déplaisait tant dans les précédents textes de Houellebecq.
    J'ai lu avec un sourire en coin le portrait que s'offre l'auteur. Il écrit sur lui-même et se lance des fleurs artistiques "c'est un bon auteur [...] et il a une vision assez juste de la société." (p. 23) qui sont rapidement fauchées par des considérations sur l'homme: malade, alcolique, rongé de mycoses, asocial et névrosé, l'homme Houellebecq fait peur et inspire une pitié triste. Un autre portrait survient dans l'oeuvre, celui réalisé par le peintre. L'auteur est saisi dans son processus de création, figé dans une identité particulière et éphémère. Mais ces autoportraits ne tendent pas, il me semble, vers l'autofiction. Michel Houellebecq réussit avec finesse à se représenter comme un personnage de son propre roman, sans accaparer toute l'attention.
    L'auteur est lucide sur l'opinion des journalistes et si son constat peut ressembler aux chouineries d'un Calimero bohême, elles restent touchantes: "Je suis vraiment détesté par les médias français, [...]; il ne se passe pas de semaine sans que je me fasse chier sur la gueule par telle ou telle publication." (p. 148) le meurtre sanglant qui inaugure la troisième partie est-il une prémonition? Une crainte? Difficile à déterminer. La conclusion de l'enquête, sordide, ne rassure pas sur la santé de l'humanité.
    L'obsession du personnage pour les objets industriels est étrange. Il entretient une relation trouble avec son chauffe-eau et thésaurise avec fureur des milliers de clichés sur des boulons ou des composants informatiques. Photographe ou peintre, il représente les objets et les producteurs de l'ère industrielle dans le but de "donner une description objective du monde" (p. 51)
    "La carte est plus intéressante que le territoire" (p. 82) est le titre de l'exposition de Jed Martin, celle où il présente ses clichés de cartes Michelin. Faut-il comprendre que la représentation est plus importante que le réel? Que la France est plus intéressante à parcourir dans les guides de voyage que sur les routes? Mais la fin de la carrière artistique de Jed semble dire le contraire: "il se demanda fugitivement ce qui l'avait conduit à se lancer dans une représentation artistique du monde, ou même à penser qu'une représentation artistique du monde était possible, le monde était tout sauf un sujet d'émotion artistique, le monde présentait absolument comme un dispositif rationel, dénué de magie comme d'intérêt particulier." (p. 268) Je suis toujours intéressée par les réflexions sur la nature et la fonction de l'art, mais j'avoue ne pas avoir saisi toute l'étendue et le propos de celle menée ou assumée par Houellebecq.
    La relation entre Jed et son père... Qu'en dire? La décrépitude du père, son avancée inéluctable vers la mort, sa solitude, son cancer du rectum et son anus artificiel font partie d'une réalité froide et crue qui détonne dans l'ensemble du texte. Là où je voyais beaucoup de flou, de flottement autour de Jed et de sa solitude choisie, j'étais brutalement rattrapée par les descriptions du père. Pourtant la tendresse est là. Jed est attaché à son père, il ne l'abandonne pas. Mais l'image du père reçoit des coups de griffes, à mon avis, inutiles.
    Solitaire et quelque peu misanthrope, Jed poursuit une carrière faite de virages brusques et de reniements. Ses relations se limitent à des contacts professionnels et vaguement amicaux. Sa vie amoureuse est dépeuplée et sans trépidation. Riche et reconnu des milieux artistiques, il s'enferme dans un territoire personnel grillagé et limité par la représentation qu'il a du monde.
    Le récit semble commencer au cours des années 2010 pour s'achever plusieurs décennies plus tard. L'instance narratrice est installée au bout du récit, elle fait le point sur les différentes phases artistiques de Jed, sur les différentes périodes de son existence en général: enfance, adolescence, maturité, vieillesse. La fin du roman annonce un futur radieux dans une France qui a dépassé avec succès diverses crises économiques. Intéressant mais légèrement inquiétant, comme un 1984 en gestation.
    Une lecture finalement surprenante et plaisante. Houellebecq mérite-t-il le Goncourt? Je n'en sais rien et je m'en moque. Il signe ici un texte intéressant et vraiment littéraire, une oeuvre qui n'est pas exagérement provocante ni artificiellement raffinée. Il m'a prouvé sa capacité a écrire des beaux textes. J'espère qu'il continuera.

    Lien : http://lililectrice.canalblog.com/archives/2010/10/06/19067127.html
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par Malaura, le 04 septembre 2011

    Malaura
    Scandée par les problèmes de chauffe-eau de son appartement, les dîners de fin d'année avec son père, architecte à la retraite en fin de vie, les relations féminines éphémères qu'il laissera échapper (notamment avec la belle russe Olga), la vie de l'artiste Jed Martin se déroule dans un état de solitude morne et apathique.
    Seules ses oeuvres artistiques génèrent un semblant de socialisation et lui apportent célébrité et argent.
    Si sa rencontre avec l'auteur Michel Houellebecq et plus tard la mort tragique de celui-ci, insufflent en Jed un peu d'intérêt et de dynamisme, il ne tarde pas à retomber dans sa solitude, à l'écart des gens et du monde.
    Toute sa vie, Jed se sera mis à l'abri des passions.
    Sans bonheur véritable et sans réelle peine, les jours s'égrèneront ainsi entre travail, silence et réflexion.
    En se faisant plus consensuel, Michel Houellebecq a enfin réussi à rafler le Goncourt !
    Au détriment cependant de ce qui le caractérisait comme auteur de premier plan, provocateur, sulfureux, critique cynique et acerbe d'une société ultra-libérale décadente.
    Un écrivain qui irritait, agaçait, mais savait mettre le doigt là où ça fait mal par des analyses aussi embarrassantes que pertinentes.
    Tout ceci semble faire défaut dans ce dernier texte.
    Si l'on y retrouve les thèmes chers à l'auteur - la solitude, les réflexions existentielles, le sentiment de vacuité - le tout reste terne, à l'image du personnage principal, et comme voilé d'ennui.
    La lecture est toujours agréable mais la provocation n'est pas au rendez-vous. Dommage...
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (10 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par cprevost, le 18 décembre 2010

    cprevost
    Dans un dessin de Sempé, une petite dame en rencontre une autre et lui dit : « Ce n'est pas commode d'aller voir votre mari tous les jours à la clinique, mais d'un autre coté, ça a quelque chose de rassurant, quelqu'un qui, à notre époque, pète les plombs ». C'est un peu le sentiment ambivalent que l'on a à chaque fois que l'on ouvre un livre de Michel Houellebecq. Cette littérature du ressentiment met mal à l'aise lorsqu'elle dénigre Picasso, règle son compte aux photographes ou bien roue de coups une jeune femme. Elle est formidablement originale par contre lorsqu'elle dit la souffrance de l'individu hypermoderne, qu'elle dépeint l'univers des médias ou bien quand elle parle des socialistes utopiques.
    Il est difficile de dire de « La carte et le territoire » qu'elle est ceci ou cela. C'est un roman touffu sinueux qui traite du domaine de l'Art, des relations au père, du vieillissement, du déclin du système de production occidental et d'autres choses encore. Houellebecq qui s'invite dans son propre ouvrage, nous livre un des secrets de sa fabrication : « Même si mon vrai sujet était le process industriel, sans personnage, je ne pourrais rien faire ». Il ne désir pas nous conter une histoire, il souhaite donc, en solitaire et en désespéré, nous donner sa vision monde.
    « La carte est plus intéressante que le territoire », autrement dit la représentation est plus passionnante que le réel qu'elle dépeint. Michel Houellebecq fait toujours preuve d'une grande maitrise narrative. le ton de son livre est détaché et l'ironie légère. La misanthropie indéniable semble ici plus maitrisée. La trame du roman est parfaitement dessinée et le récit véritablement inventif. Ainsi, décrivant les œuvres de Jed Martin – plasticien et personnage principal – Michel Houellebecq peut introduire une véritable réflexion sociologique ; en faisant dialoguer de façon touchante l'artiste et son père, il est capable de développer des idées, complexes et tout à fait improbables dans un roman, sur l'architecture, l'urbanisme et la pensée du XXème siècle ; en lisant la préface d'un catalogue d'exposition, il parvient même à disserter sur l'art … Ce ne sont là que quelques exemples et il faudrait relire ce livre, le crayon à la main, pour faire l'inventaire de toutes les trouvailles de l'auteur. « La carte et le territoire » évolue, comme l'œuvre de Jed Martin, par cycle (objets, territoire, métiers, nature) et l' histoire d'amour se transforme en un roman policier en passant par une satire et une auto fiction. Ce noir tableau d'un monde où semble régner l'argent et la vulgarité médiatique et ce sombre autoportrait méritaient vraiment je crois, parce qu'ils sont originaux et bien écrits, le prix Goncourt 2010.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (5 votes positifs)

> voir toutes (52)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par Hebephrenie, le 24 août 2010

    Vous savez, ce sont les journalistes qui m'ont fait la réputation d'un ivrogne; ce qui est curieux, c'est qu'aucun d'entre eux n'ait jamais réalisé que si je buvais beaucoup en leur présence, c'était uniquement pour parvenir à les supporter. Comment est-ce que vous voudriez soutenir une conversation avec une fiotte comme Jean-Paul Marsouin sans être à peu près ivre mort? Comment est-ce que vous voudriez rencontrer quelqu'un qui travaille pour Marianne ou Le Parisien libéré sans être pris d'une envie de dégueuler immédiate? La presse est quand même d'une stupidité et d'un conformisme insupportables, vous ne trouvez pas?
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (31 votes positifs)
  • Par Glacha, le 12 novembre 2010

    Pour ce qu'il avait pu en observer l'existence des hommes s'organisait autour du travail, qui occupait la plus grande partie de la vie, et s'accomplissait dans des organisations de dimension variable. A l'issue des années de travail s'ouvrait une période plus brève, marquée par le developpement de différentes pathologies. Certains êtres humains, pendant la période la plus active de leur vie, tentaient en outre de s'associer dans des micro-regroupements, qualifiés de famille, ayant pour but la reproduction de l' espèce ; mais ces tentatives, le plus souvent, tournaient court, pour des raisons liées à la " nature des temps" se disait-il vaguement en partageant un expresso avec son amante. p.105
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (16 votes positifs)
  • Par dnal, le 18 septembre 2010

    Qu'est-ce qui définit un homme ? Quelle est la question que l'on pose en premier à un homme lorsque l'on souhaite s'informer de son état ?
    C'est sa place dans le processus de production qui définit avant tout l'homme occidental.
    Citation de qualité ? (16 votes positifs)
  • Par petitours, le 26 novembre 2010

    Je suis content que tu sois autonome », répondit son père. J'ai connu plusieurs types, dans ma vie, qui voulaient devenir artistes, et qui étaient soutenus par leurs parents ; aucun n'a réussi à percer. C'est curieux, on pourrait croire que le besoin de s'exprimer, de laisser une trace dans le monde, est une force puissante ; et pourtant en général ça ne suffit pas. Ce qui marche le mieux, ce qui pousse avec la plus grande violence les gens à se dépasser, c'est encore le pur et simple besoin d'argent.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (6 votes positifs)
  • Par luocine, le 23 octobre 2010

    De toute façon Picasso c’est laid, il peint un monde hideusement déformé parce que son âme est hideuse, et c’est tout ce qu’on peut trouver à dire de Picasso.. il n’a aucune lumière, aucune innovation dans l’organisation des couleurs ou des formes, enfin il n’y a chez Picasso rien qui mérite d’être signalé, juste une stupidité extrême et un barbouillage priapique qui peut séduire certaines sexagénaires au compte en banque élevée.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (7 votes positifs)

> voir toutes (51)

Videos de Michel Houellebecq

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Michel Houellebecq

Michel Houellebecq dénonce l'attitude "collaborationniste" des écologistes face à l'Islam .
Dans une interview à la chaîne israélienne Guysen TV, le prix Goncourt 2010 a déploré un "surcroît revendicatif de la part des musulmans" et considéré que les écologistes ont vis-à-vis d'eux un "comportement de collaborationniste". => Plus de détails sur BibliObs.com








Acheter sur Amazon

Faire découvrir La carte et le territoire par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (475)

> voir plus

Quiz