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ISBN : 2707322571
Éditeur : Editions de Minuit
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.76/5 (sur 588 notes)
Résumé :
Cinq hommes sont partis à la guerre, une femme attend le retour de deux d’entre eux. Reste à savoir s’ils vont revenir. Quand. Et dans quel état.
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Critiques, Analyses & Avis (170) Voir plus Ajouter une critique
nadejda
06 octobre 2012
  • 5/ 5
Un court roman de 125 pages et pourtant un longue histoire pleine de bouleversement qui débute par une ballade tranquille de Anthime le personnage central.
C'est un samedi après-midi comme les autres, Anthime prend sa bicyclette («un solide modèle Euntes conçu par et pour des ecclésiastiques, racheté à un vicaire devenu goutteux.»). Il cale un gros livre «trop massif pour son porte-bagage en fil de fer, sous un sandow», il grimpe en danseuse une colline, juste une butte vendéenne d'où il a une vue sur la campagne environnante et les villages dont elle est parsemée. Un vent rageur le surprend gênant la sérénité du moment et couvrant tout autre bruit. Il est quatre heures de l'après-midi quand un autre phénomène visuel celui-là accapare le regard de Anthime : «Au sommet de chacun des clochers, ensemble et d'un seul coup, un mouvement venait de se mettre en marche, mouvement minuscule mais régulier : l'alternance régulière d'un carré noir et d'un carré blanc se succédant toutes les deux ou trois secondes, ... Comme une lumière alternative, un clignotement binaire ... impulsions mécaniques aux allures de déclics ou de clins d'oeil, adressés de loin par autant d'inconnus.
Ce sont les cloches, le tocsin qui annonce la guerre dont «l'image venait de lui parvenir avant le son.»
On y croit sans y croire, on y songe et puis la guerre est là même si l'on est un samedi du début août.
Le ton est donné, humour (la bicyclette Euntes rachetée à un vicaire devenu gouteux) et précision (sandow à la place de tendeur) , tout est en place, se met en branle pour nous conduire progressivement de la fête et la fanfare qui accompagnent ceux qui vont prendre le train et rejoindre ensuite le front après une longue marche, où le poids du barda se fait de plus en plus lourd sur les épaules, jusqu'au déploiement de la machine guerrière qui va les broyer.
J'ai aimé l'image du gros livre qui tombe du vélo lorsque Anthime redescend vers le village. Signe qu'on laisse tout en arrière sans s'en apercevoir dans la précipitation du départ : «... le gros livre est tombé du vélo, s'est ouvert dans sa chute pour se retrouver à jamais seul au bord du chemin, reposant à plat ventre sur l'un de ses chapitres intitulé «Aures habet, et non audiet.» (Il a des oreilles et il n'entend pas). Ce titre est celui du chapitre II Livre IV du roman de Hugo, «Quatre vingt treize» qui se passe en Vendée pendant la terreur et qui relate une scène presque semblable à celle que vient de vivre Anthime losqu'il voit le tocsin avant de l'entendre. Tous ont pourtant eu dans les oreilles les rumeurs de la guerre à venir, ont senti les menaces mais ils n'y croient pas vraiment jusqu'à ce tocsin.
« 14 » est pour moi une perfection car on en sort en ayant l'impression d'avoir dévoré un énorme roman comme «Quatre vingt treize» par exemple (la proportion étant respectée jusque dans les titres, le bref 14 en chiffre face au long quatre vingt treize en lettres)...
Il y a des scènes inoubliables que ce soit des scènes intimistes (le regard qu'échange par deux fois Blanche et Anthime avant le départ) ou des scènes d'une grande violence comme le premier combat où disparaissent la plupart des membres d'un orchestre qui accompagne l'avancée des soldats.
La fin a surpris certains lecteurs et pourtant elle me semble s'accorder parfaitement avec le début....
Merci à l'auteur pour son livre et pour m'avoir donner envie de lire «Quatre vingt treize» !!!
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Laurence64
03 octobre 2012
  • 5/ 5
Echenoz n'a pas écrit un livre de plus sur la "grande guerre". Il a écrit 14 et son livre se posera à côté des plus grands. 14, c'est l'essentiel, la guerre au plus serrée dans une prose qui l'est tout autant.
Lorsque le tocsin fait descendre Anthime de sa bicyclette, son destin est joué. le sien et celui de ses amis qui incorporeront tous le 93° régiment. le laconisme d'Echenoz révèle le tragique des faits, sa désinvolture enchâsse l'épouvante et son humour révèle l'horreur. En dire peu afin de dire mieux. L'écrivain est passé maître dans cet art.
Car ce petit roman en nombre de pages (124) est un bouquin immense. Ses héros n'en sont pas. Mais certains en seront. D'autres pas. C'est étrange le destin. Ca ne répond à aucune logique. C'est ironique.
"Cinq hommes sont partis à la guerre, une femme attend le retour de deux d'entre eux. Reste à savoir s'ils vont revenir. Quand. Et dans quel état".
Je vous laisse avec cette quatrième de couverture. Je sais qui est revenu. Dans quel état. Mais je sais surtout que je n'oublierai pas Anthime, Charles, Bossis, Arcenel et Padioleau.
Je sais enfin qu' "on ne quitte pas cette guerre comme ça. La situation est simple, on est coincés: les ennemis devant vous, les rats et les poux avec vous et, derrière vous, les gendarmes."
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Macha_Loubrun
18 septembre 2014
  • 4/ 5
14 de Jean Echenoz, c'est comme un petit caillou que l'on garde dans sa poche pour ne pas oublier, c'est un livre court qui parle intimement de la guerre. C'est tout l'art de dire avec une apparente distance et beaucoup d'élégance, l'indicible, l'horreur des tranchés. Un condensé de la nature humaine dans les situations les plus épouvantables, l'implacable mise à l'épreuve de soldats aux personnalités bien différentes. le courage et le hasard feront le reste… Jean Echenoz s'attache aux détails matériels, au poids des sacs, aux uniformes, aux rations, au climat, aux odeurs, aux poux à travers le simple récit de cinq jeunes hommes partis la fleur au fusil faire la guerre, tandis que Blanche attend le retour de deux d'entre eux.
« Reste à savoir s'ils vont revenir. Quand. Et dans quel état".
14 ans, c'est l'âge que j'avais lorsque mon grand-père est décédé à l'âge de 88 ans, sans jamais avoir rien raconté d'essentiel à propos des quatre longues années passées à se battre durant la première guerre mondiale. Je souffre de ne pas lui avoir posé beaucoup de questions et en lisant ce livre bouleversant, j'ai eu l'impression de reprendre le dialogue avec lui et les rares anecdotes édulcorées qu'il me racontait, comme dormir dans la neige.
Il faut dire que le style est magnifique, 14 est un coup de coeur.

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carre
31 décembre 2012
  • 4/ 5
Jean Echenoz dans un style toujours aussi personnel, signe avec « 14 », un grand roman en allant à l'essentiel à travers le destin d'Anthime et de quatre camarades propulsé du jour au lendemain sur le front. Et puis, il y a Blanche, petite lumière au fond de la nuit.
Echenoz est épatant. En peu de pages, il réussit à décrire l'histoire d'un pays à travers ces personnages et l'incrédulité devant cette mobilisation générale.Il ne s'attarde pas sur l'horreur quotidien, il le dit d'ailleurs, d'autre l'ont déjà fait, non il nous raconte une histoire d'anonymes plongé dans une situation aussi absurde que terrifiante. Il mène son récit presque avec détachement avec ce talent incroyable de manier les mots. du travail d'orfèvre qui semble d'une simplicité enfantine. C'est ça la marque des grands.
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caro64
28 décembre 2012
  • 4/ 5
“14” est un roman court mais dense. L'histoire est simple mais efficace pour qu'on s'y adonne d'emblée à fond.
Ce samedi 7 août, il faisait un temps merveilleux sur l'Ouest de la France. Une journée idéale pour une promenade à vélo, avec un bon gros roman sur le porte-bagages à savourer dans l'herbe en humant l'air de l'océan. Ainsi pensait Anthime. Mais nous étions en 1914, et ce jour-là, à quatre heures de l'après-midi, son destin bascula quand toutes les cloches du pays annoncèrent, sans le savoir, la fin d'un monde. Nous connaissons la suite : ils partirent "la fleur au fusil" sûrs d'être de retour au plus tard à la Noël. L'arrogant Charles et le doux Anthime, qui se partageaient le coeur de Blanche, le naïf et distrait Arcenel et les sympathiques Padioleau et Bossis étaient de ceux-là. Dans cet enfer, la Camarde choisira, pas souvent avec discernement...
Ainsi se résume le livre de Jean Echenoz qui dit lui-même que sur la guerre tout a été dit et qu'il n'est pas besoin de s'appesantir dessus. Son livre n'est donc pas une grande fresque sur la guerre mais plutôt la "petite histoire" des soldats eux-mêmes. Pour cela Jean Echenoz s'est inspiré des carnets d'un appelé qui consignait jours après jours les petits évènements du quotidien dans les tranchées. La pluie, le froid, la faim, les ordres stupides des supérieurs et surtout l'ennui. le tout décrit dans une langue parfaite, avec minutie non sans une pointe d'humour, dans un style clair et magistral. Jean Echenoz signe un de ses textes les plus graves et les plus beaux. Un bref roman très fort.
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Les critiques presse (8)
LaPresse03 décembre 2012
Echenoz boucle cette «effroyable boucherie» de 16 millions de morts en un récit de 150 000 signes qui totalise à peine 124 pages.
Lire la critique sur le site : LaPresse
LaLibreBelgique13 novembre 2012
Précis, grave, fulgurant roman où six destins humains éclairent le chaos d’un monde délétère.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
LeMonde15 octobre 2012
Ce nouveau roman concentre et synthétise le meilleur de l'écriture échenozienne. Et si son titre ne laisse d'abord aucun doute sur la période à laquelle il renvoie, on ne peut manquer de s'étonner ensuite qu'il se limite à cette seule première année de combat.
Lire la critique sur le site : LeMonde
LeSoir09 octobre 2012
Un humour un peu désespéré, la politesse des pauvres, un grand sens de la narration, une originalité qui permet à l’auteur de glisser un chapitre sur les animaux entre les autres qui rebondissent de l’un à l’autre. […]14 est à lire absolument.
Lire la critique sur le site : LeSoir
Liberation08 octobre 2012
La guerre détruit ce que le livre soude. Quelle connerie, disait Prévert. Echenoz ne l’écrit pas. Mais son talent de miniaturiste s’acharne à le montrer. En ce sens, l’exercice de style est, comme la mort, un acte du cœur.
Lire la critique sur le site : Liberation
Lhumanite08 octobre 2012
Jamais Echenoz ne hausse le ton ni ne flirte avec le pathos. Mais son économie d’écriture, avec ses images millimétrées et sa langue pesée au trébuchet, fait ici merveille. Son 14 s’inscrit comme 
une œuvre de toute première force sur le thème de 
la Grande Guerre.
Lire la critique sur le site : Lhumanite
LeFigaro08 octobre 2012
Echenoz brosse un portrait de cet Anthime qui n'est pas sans rappeler ses fictions biographiques: en quelques phrases courtes, ciselées, gentiment ironiques, la photo est prise.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Telerama26 septembre 2012
Une méditation sur la destinée de l'individu, celui ­aussi des générations. Portée par une phrase qui atteint aujourd'hui sa perfection. Maîtrisée, renversante, superbe jusque dans ses feints relâchements, ses moments d'apparente et grisante désinvolture [...].
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations & extraits (102) Voir plus Ajouter une citation
VetoYvesVetoYves04 décembre 2016
Nous étions au premier jour d'août et Anthime a laissé traîner un coup d'oeil sur le panorama: depuis cette colline où il se trouvait seul, il a vu s'égrener cinq ou six bourgs, conglomérats de maisons basses agglutinées sous un beffroi, raccordés par un fin réseau routier sur lequel circulaient moins de très rares automobiles que de chars à boeufs et de chevaux attelés, transportant les moissons céréalières . C'était sansdoute un plaisant paysage, quoique momentanément troublé par cette irruption venteuse, bruyante, vraiment inhabituelle pour la saison et qui, contraignant Anthime à maintenir sa visière, occupait tout l'espace sonore .On n'entendait rien d'autre que cet air en mouvement, il était quatre heures de l'après-midi .
Comme ses yeux passaient distraitement de l'un à l'autre de ces bourgs, est alors apparu à Anthime un phénomène inconnu de lui . Au sommet de chacun des clochers, ensemble et d'un seul coup, un mouvement venait de se mettre en marche, mouvement minuscule mais régulier; l'alternance régulière d'un carré noir et d'un carré blanc, sesuccédant toutes lesdeux ou troissecondes, avait commencé de se déclencher comme une lumière alternative, un clignotement binaire rappelant le clapet automatique de certains appareils à l'usine : Anthelme a considéré sans les comprendre ces impulsions mécaniques aux allures de déclics ou de clins d'oeil, adressés de loin par autant d'inconnus .
Puis,s'arrêtant aussi net qu'il avait surgi, le grondement enveloppant du vent a soudain laissé place au bruit qu'il avait jusqu'ici couvert : c'étaient en vérité les cloches qui, venant de se mettre en branle du haut de ces beffrois, sonnaient à l'unisson dans un désordre grave, menaçant, lourd et dans lequel, bien qu'il n'en eût que peu d'expérience car trop jeune pour avoir jusque-là suivi beaucoup d'enterrements, Anthelm a reconnu d'instinct le timbre du tocsin--- que l'on n'actionne que rarement et duquel seule l'image venait de lui parvenir avant le son .
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patatipatatapatatipatata11 novembre 2012
Le sac ne pesait d’abord, vide, que six cents grammes. Mais il s’alourdirait vite par un premier lot de fournitures réglementaires, soigneusement réparties et consistant en matériel alimentaire - bouteilles d’alcool de menthe et substitut de café, boîtes et sachets de sucre et de chocolat, bidons et couverts en fer étamé, quart en fer embouti, ouvre-boîte et canif, - en vêtements - caleçons court et long, mouchoirs en coton, chemises de flanelle, bretelle et bandes molletières -, en produits d’entretien et de nettoyage - brosses à habits, à chaussures et pour les armes, boîtes de graisse, de cirage, de boutons et de lacets de rechange, trousse de couture et ciseaux à bouts ronds -, en effets de toilette et de santé - pansements individuels et coton hydrophile, torchon-serviette, miroir, savon, rasoir avec son aiguisoir, blaireau, brosse à dents, peigne - ainsi qu’en objets personnels - tabac à rouler, allumettes et briquet, lampe de poche, bracelet d’identité à plaques en maillechort et aluminium, petit paroissien du soldat, livret individuel.

Tout cela semblait déjà pas mal pour un seul sac mais n’empêchait nullement qu’ensuite on arrimât sur lui, à l’aide de sangles, divers accessoires échafaudés. Au sommet, d’abord, sur une couverture roulée surmontant une toile de tente avec mâts, piquets et cordeaux incorporés, trônerait une gamelle individuelle - basculée pour obvier à l’ entrechoc avec la tête-, à l’arrière un petit fagot de bois sec pour la soupe au bivouac serait calé sur une marmite fixée par une courroie remontant sur la gamelle et, latéralement, pendraient un ou deux outils de campagne sous leur housse en cuir - hache ou cisaille, serpe, scie, pelle, pioche ou pelle-pioche, au choix - ainsi qu’une vache à eau et une lanterne sous son étui de transport en toile. L’ensemble de cet édifice avoisinerait alors au moins trente-cinq kilos par temps sec. Avant qu’il ne se mette donc à pleuvoir.
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Laurence64Laurence6403 octobre 2012
Tout cela ayant été décrit mille fois, peut-être n'est-il pas la peine de s'attarder encore sur cet opéra sordide et puant. Peut-être n'est-il d'ailleurs pas bien utile non plus, ni très pertinent, de comparer la guerre à un opéra, d'autant moins quand on n'aime pas l'opéra, même si, comme lui, c'est grandiose, emphatique, excessif, plein de longueurs pénibles, comme lui ça fait beaucoup de bruit et souvent, à la longue, c'est assez ennuyeux.
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araucariaaraucaria30 avril 2014
Vous reviendrez tous à la maison, a notamment promis le capitaine Vayssière en gonflant sa voix de toutes ses forces. Oui, nous reviendrons tous en Vendée. Un point essentiel, cependant. Si quelques hommes meurent à la guerre, c'est faute d'hygiène. car ce ne sont pas les balles qui tuent, c'est la malpropreté qui est fatale et qu'il vous faut d'abord combattre. Donc lavez-vous, rasez-vous, peignez-vous et vous n'avez rien à craindre.
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valetudinairevaletudinaire12 octobre 2012
Un seul coup part alors du fusil d'artillerie : une balle traverse douze mètres d'air à sept cents d'altitude et mille par seconde pour venir s'introduire dans l'oeil gauche de Noblès et ressortir au-dessus de sa nuque, derrière son oreille droite et dès lors le Farman, privé de contrôle, reste un moment sur son erre avant de décliner en pente de plus en plus verticale et Charles, béant, par-dessus l'épaule affaissée d'Alfred, voit s'approcher le sol sur lequel il va s'écraser, à toute allure et sans alternative que sa mort immédiate, irréversible, sans l'ombre d'un espoir - sol présentement occupé par l'agglomération de Jonchery-sur-Vesle, joli village de la région de Champagne-Ardennes et dont les habitants s'appellent les Joncaviduliens.
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