AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizForum
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2070370925
Éditeur : Gallimard (1979)

Note moyenne : 3.92/5 (sur 100 notes)
Résumé :
Le quartier général des copains : le " Café du Pauvre ", bistrot vieillot et charmant de la banlieue parisienne.
Les copains : quatre mousquetaires du zinc qui forment une sorte de bande à Bonnot de la chopine. Refusant le monde tel qu'il est devenu, ils lui offrent une maligne et haute en couleur résistance passive. Comment Camadule, Poulouc, Captain Beaujol et Debedeux échappent superbement au métro-boulot-jus de fruits, c'est le thème de ce roman tonique e... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.fr
Critiques, Analyses & Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
Eric76
Eric7617 février 2016
  • Livres 4.00/5
« Je suis un vieux Peau-Rouge qui ne marchera jamais en file indienne. (Achille Chavée) »
Eh bien moi, Je les ai trouvés vraiment sympas, ces quatre peaux-rouges décrits avec tant de tendresse par le distingué oenologue René Fallet !
Un brin anars, un brin misogynes, un brin franchouillards, un brin réacs, fricoteurs en diable, ils m'ont fait grogner, bougonner, grimacer, et rire aux éclats. Ils m'ont ému aussi. J'ai lu un vrai bouquin, avec une saveur acide, et des grosses épines sur lesquelles on se pique. Un livre qui m'a rendu nostalgique aussi, au point d'affoler mes souvenirs…
La France de Giscard, ses trente glorieuses, ses grands ensembles, l'ascension social, son métro-boulot-dodo-jus de fruits, ils s'en tamponnent. Ils lui ont tournée le dos, dédaigneux comme des Princes, pour se terrer au chaud dans le « café du pauvre », celui où il y a encore de la sciure sur le sol.
Ce ne sont pas des révolutionnaires, nos quatre indiens ! Ils ne rêvent pas de matins radieux et ne dansent pas la carmagnole à tout bout de champ. Ils ne veulent pas de ce monde tel que les hommes l'ont fait, tout simplement, et préfèrent vivoter d'expédients tout en bas de l'ascenseur social. Qu'on leur foute la paix, quoi !
Quatre singes qui ne connaissent pas l'hiver…
Il doit bien y en avoir encore de nos jours, de ces vieux peaux-rouges qui trainent en espadrilles et en habits colorés dans nos rues ? Je suppose que ceux-là sont totalement réfractaires à internet et au portable, et complètement bouchés quand on leur cause d'économie numérique et de ses « extraordinaires débouchés en terme de richesses et d'emplois » ! A coups sûr, leurs esprits factieux et mal intentionnés tournent en dérision l'écologie punitive et notre société spectacle.
Mais je me demande : ont-ils toujours la même passion pour le beaujolais nouveau ?
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          380
Dosamuse
Dosamuse27 juillet 2013
  • Livres 4.00/5
J'ai commencé ce livre car il trainait dans ma bibliothèque depuis des années, inspirée par les interdictions du mois sain.
Quel livre étrange. C'est écrit en 'vieux' français, l'argot de banlieue d'avant 70. Je ne sais même pas si ce langage très imagé, et parfois incompréhensible, existe encore à part dans les chansons de Renaud.
Livre philosophique aussi, philosophie de comptoir bien arrosée certes mais on participe à de grandes discussions sur le travail, son utilité, les petits rien de la vie qui font le bonheur de chacun, la liberté et la pression sociale.
Un livre aux personnages attachants, très bien écrit, d'un autre temps.
Commenter  J’apprécie          180
lecassin
lecassin15 novembre 2011
  • Livres 5.00/5
Quatre virtuoses de la chopine, désoeuvrés qui se retrouvent au "Café du pauvre", une oasis dans le désert du métro-boulot-dodo... Quatre caricatures, néanmoins tellement ressemblantes...Et attachantes.
On retrouve là un des thèmes majeurs de l'oeuvre de René Fallet : l'amitié virile, et les joies simples comme un chtit canon vidé entre potes...
A lire sans modération par tous ceux qui ne craignent pas de ne trouver, dans un pot de Beaujolais Nouveau, que ce qu'il y a : un vin de saucissonnade et d'amitié...
Commenter  J’apprécie          90
Frunny
Frunny10 juillet 2016
  • Livres 3.00/5
Le "Café du Pauvre", bistrot vieillot et charmant de la banlieue parisienne (Villeneuve-St Georges) est la quartier général d'une joyeuse bande de gais- lurons.
Camadule, Poulouc, Debedeux et Captain Beaujol ont en commun de savourer la vie comme elle vient, refusant le monde tel qu'il est devenu.
De doux philosophes, hédonistes et un brin nostalgiques qui cultivent la saveur de l'instant présent et les douceurs de la vie (le bien manger et le beaujolais)
Des hommes qui manient une langue imagée, mélange d'argot et d'expressions crées de toutes pièces.
Un roman dans le droit fil des oeuvres cultes de l'auteur. L'amitié, le partage, la lenteur et la jouissance de l'instant présent sont les marqueurs de l'auteur.
La plume d'Audiard n'est pas très loin et on prend énormément de plaisir à suivre les échanges et considérations de cette joyeuse bande.
Une vision du monde terriblement juste.
Echapper au "métro-boulot-jus de fruit" est la maxime du Quatuor.
Une lecture divertissante !
Commenter  J’apprécie          10
cdilyceehotelier
cdilyceehotelier14 décembre 2015

Le quartier général des copains : le " Café du Pauvre ", bistrot vieillot et charmant de la banlieue parisienne.
Les copains : quatre mousquetaires du zinc qui forment une sorte de bande à Bonnot de la chopine. Refusant le monde tel qu'il est devenu, ils lui offrent une maligne et haute en couleur résistance passive. Comment Camadule, Poulouc, Captain Beaujol et Debedeux échappent superbement au métro-boulot-jus de fruits, c'est le thème de ce roman tonique et salutaire.
René Fallet est un écrivain de Roman, il vient de Villeneuve-Saint-Georges. Il écrit des livres tous les deux à trois ans ;il a fait beaucoup d'ouvrages comme Bulle ou la voix de l'océan, La Soupe aux choux. Ce livre contient des belles citations humoristiques (Moi, j'ai qu'un racisme : j'aime pas les cons !)
Je n'ai pas aimé car je m'attendais à une aventure, à plus de dynamisme dans ce livre mais il nous donne une belle leçon de vie et nous apprend à aimer les choses simples que nous offre la vie.
Donc si vous aimez les belles histoires tranquilles, d'amitié et d'humours je vous conseille ce live.
Kévin Marquestaut 1proR1
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
Citations & extraits (25) Voir plus Ajouter une citation
Eric76Eric7614 février 2016
- Allô, madame Germaine ? C'est Paulo. Oui, Debedeux, ça va ? Qu'est ce que vous leur faites à midi à bouffer, à cette bande de vaches ? Du miroton ? Ah ! les fumiers ! Vous m'en gardez une assiette pour ce soir ? Merci mille fois, madame Germaine. Ils sont là ? Qu'est ce qu'ils font ? Ils jouent au 4.21 ? Je m'en doutais. Ah ! les veinards ! Vous pouvez m'en passer un, de ces affreux ? N'importe lequel, ils se valent tous... Allô, c'est toi, Captain Beaujol ? Re-bonjour, vieille noix. Tu as fait mon lit ?... Fallait pas !... Tu as balayé ? Tu vas te péter une joyeuse, si tu te forces ! T'as mis les balayures sous le lit ? Ok, ça serait con de les mettre ailleurs... Qui est-ce qui gagne ? Poulouc ? Il me semble qu'il sort beaucoup d'as, en ce moment. Faut le surveiller d'un œil, oui. Je me demande s'il nous encaldosse pas un loubé depuis quelques temps, ce pâle voyou de mes deux... Vous avez cassé la graine ?... Du fromage de tête ? Je penchais pour la saucisse sèche... Et vous attaquez la troisième bouteille ? Tais-toi, Beaujol, tu me files le bourdon. Tais-toi, je te dis. Je pédale dans la merde, ici. Oui, dans la merde. T'es sourdingue aujourd'hui. Méfie-toi, mon frère, la paluche, ça bouche les étiquettes. Si, si, officiel. Remarque, ça vaut cent fois mieux d'être dur de la feuille que d'avoir un bergère à la crèche pour te becqueter la rate et le gésier !... Oui... Je sais... T'en dégoteras une... Hélas... Bon, les abandonne pas... Dis-leur que les embrasse. Mais non, je vire pas pédé, Beaujol !... Mais je pense à vous... A ce soir, bande de sales cons !...

Il raccrocha, rieur. La mine effarée de sa secrétaire le rafraichit. Contre toute évidence, il lança, hargneux :
- Ben quoi, mademoiselle ! C'était New-York. Parfaitement, le bureau de New-York ! En Amérique !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          180
Eric76Eric7613 février 2016
Poulouc demeura simple sous cet excès d'honneurs et remit sa tournée. Il se sentait étrangement à l'aise et de plain-pied dans ce bistrot oublié. On y pouvait se croire à l'intérieur d'une bulle de savon, d'une serre, d'un ventre maternel. Maladroits au-dehors, hésitants, peu prolixes, Beaujol et Camadule revivaient là, refleurissaient, parlaient haut.
Chez eux.
Déjà Poulouc savait que lui aussi était chez lui et qu'il y resterait tant que durerait ce bien-être inconnu. Les rodomontades du Captain, la placidité de Camadule, l'odeur du petit salé, la quiétude du lieu, la saveur de clepsydre du temps, tout cela le changeait délicatement des angoisses, des incertitudes, des hâtes propres à sa génération. Il pensait, avant d'entrer ici, qu'il avait grandement fait, à vingt-deux-ans, le tour des juke-boxes. Il était sûr, aujourd'hui, que sa vie était là, un peu coupable, un brin larvaire, mais toute chaude...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          200
DosamuseDosamuse17 juillet 2013
Infiniment plus porté sur l’œnologie que ses compagnons, Camadule récitait :
- Il y a là-dedans, messieurs, comme une senteur de caramel chaud (...)Appréciez, messieurs, ce goût tonique de réglisse et de truffe !...
- Tu sens du réglisse et de la truffe, toi ?
- Le contrarie pas. Les amateurs ça complique exprès, ça embrouille pour que les autres comprennent pas. Je trouve que ça sent quand même un petit peu le vin, mais ça doit être mal vu...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          80
lecassinlecassin15 novembre 2011
- Ça vaut quand même pas un Chambertin-Clos-de-Bèze.
Camadule le méprisa à tue-tête :
- C'est pas comparable, mollusque au mazout ! Le Beaujolais nouveau, c'est pas un premier cru, c'est le Beaujolais nouveau, et rien de plus. C'est un pinard malin, un ouistiti de vin, un petit truc sympa et poétique. Évidemment, la poésie et toi, vous passez pas par le même chemin !
Commenter  J’apprécie          90
DosamuseDosamuse04 août 2013
Poulouc était chatouilleux quant à la lutte des générations, qui prêtent toujours à l'autre l'apanage, excessif et gratuit, de l’imbécillité alors qu'elle est distribuée avec une équité absolue depuis l'aube des temps.
Commenter  J’apprécie          80
Videos de René Fallet (12) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de René Fallet
Petite promenade avec René Fallet à Jaligny - - réal. Patrick clémence (4.47)
autres livres classés : humourVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.fr


Lecteurs (187) Voir plus




Quiz Voir plus

René Fallet

Dans "La Soupe aux choux", qui est la Denrée?

Une jeune femme
Le percepteur
Le Premier Ministre
Un extraterrestre

10 questions
18 lecteurs ont répondu
Thème : René FalletCréer un quiz sur ce livre
. .