ISBN : 229030736X
Éditeur : J'ai Lu (2000)


Note moyenne : 3.88/5 (sur 74 notes) Ajouter à mes livres
" Le spectacle se donne sans fin. Car l'instinct fait germer la chair, le désir la pousse, la harcèle quand elle s'y refuse, jusqu'à tant qu'elle cède, s'affale, se colle à une autre, et que s'assure la pérennité des lignées amoureuses. "
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par litolff, le 07 juin 2011

    litolff
    L'élégance des veuves, un roman de femmes, grave et magnifique, qui plait aussi aux hommes : mon mari l'a lu, il y a environ 5 ans de cela (il avait à peu près 43 ans) et il a beaucoup aimé ! Donc, pas uniquement un roman pour les femmes, mais certainement un roman sur les femmes, les femmes qui étaient nos grand-mères ou arrière grand-mères... et l'écriture limpide d'Alice Ferney qui nous fait revivre leur abnégation, leurs difficultés, leurs chagrins...
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    Critique de qualité ? (15 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Zazette97, le 04 juin 2011

    Zazette97
    "L'élégance des veuves" est le second opus de la romancière française Alice Ferney, également auteure de "Grâce et dénuement", "La conversation amoureuse" ou encore de "Paradis Conjugal".
    Ce roman s'attache à nous faire partager l'existence de plusieurs femmes aux destins croisés.
    Dévastée par la mort de son mari, Valentine se replie dans son chagrin. Seuls les rires de ses enfants lui permettent d'échapper quelque peu au deuil. Mais certains d'entre eux viennent à quitter le monde à leur tour. Que faire? Continuer à vivre malgré tout. Si peu pour soi, tant pour les autres. Ses enfants. Ceux qui sont encore là, bien vivants, et qui ont besoin d'une mère.
    Parmi eux, son fils Henri et son épouse Mathilde qui à son tour enfantera, malheureusement trop.
    Son amie Gabrielle partagera avec elle les joies de la grossesse et verra quelques-uns de ses enfants et son mari perdre la vie sous ses yeux.
    Et ainsi va la vie. Avec son lot de fatalité, de drames et d'existences achevées trop tôt.
    Difficile je pense de rentrer de plein pied dans ce récit si l'on est ni épouse ni mère.
    Il semble y avoir si peu de place pour l'amour parmi les couples qui occupent ce récit. Les hommes épousent des femmes parce qu'il leur faut bien des corps à engrosser, relégués à de simples géniteurs, spectateurs de leur vie de famille plutôt qu'acteurs.
    Ils ne connaissent leurs enfants qu'à travers ce que leur en disent leurs épouses, le soir à l'heure du repas. Pas le temps d'apprécier les joies de la naissance qu'un autre enfant est déjà mis en route.
    Les femmes semblent s'accommoder de l'égoïsme de leurs époux. A vrai dire, elle n'ont pas beaucoup le temps d'y penser, trop occupées à assumer ce rôle de mère qui définit à lui seul leur existence de femmes.
    Puis leurs conjoints disparaissent comme ils sont venus, les renvoyant à leur solitude.
    Mariées, elles ont fait le deuil de leur jeunesse et de leur vie de femme. Veuves, elles ont perdu leur figure d'autorité et avec elle le pouvoir d'enfanter. Il ne leur reste plus que leurs enfants et leurs amies. Entre elles, elles se serrent les coudes et affrontent ensemble les caprices de la vie.
    Et les enfants dans tout ça? Mathilde et Gabrielle en comptent 16 à elles deux. le lecteur a tôt fait de se perdre entre tous ces prénoms et ces profils à peine esquissés.
    On les devine impuissants face au désir de maternité obsessionnel de leurs parents et témoins de leurs échecs et on ne peut s'empêcher de penser que ce sont eux qui font le plus preuve d'élégance.
    J'avoue avoir eu du mal à ne pas juger ces hommes et ces femmes qui font fi des conséquences de leurs actes, se laissant aller à leurs pulsions au détriment de leurs enfants.
    Ce n'est pas tout de procréer, il faut pouvoir prendre la suite.
    Néanmoins je dois reconnaître que ce court roman a su me faire traverser le cycle de la vie de ces personnages. Même si je n'ai pas approuvé leur façon de vivre, j'ai partagé leurs peines et leurs angoisses.
    L'auteure a réussi à m'émouvoir, tant son récit fait la part belle aux sentiments plutôt qu'aux faits qui s'enchaînent très rapidement.
    Un court roman sur la fatalité, le cycle de la vie, le renoncement, l'enfantement.
    Je le recommande à toutes les femmes en ajoutant qu'il leur faudra choisir le bon moment pour en mesurer toute la force.

    Lien : http://contesdefaits.blogspot.com/2010/04/lelegance-des-veuves-alice..
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    • Livres 4.00/5
    Par Patricia_bs, le 20 février 2009

    Patricia_bs
    Même si je répugne à l'expression, c'est vraiment un livre de femme. Un livre fait de chairs et de sang, un livre de vie et de mort, où les femmes apparaissent à la fois comme le fil conducteur et les gardiennes de la lignée. Un genre de vestale, mais des vestales qui auraient enfanté.
    Que raconte ce livre ? Des histoires de femmes, depuis Valentine, la première, jusqu'à son arrière petite-fille. Et c'est toute la fin du dix-neuvième et le vingtième siècle qui défilent à travers ces cent vingt-six pages (car ce roman est court), l'histoire d'une émancipation qui n'en est finalement pas tout à fait une, l'histoire de femmes, de filles, de mères et d'enfants.
    Livre de femme disais-je, et je serai d'ailleurs curieuse de connaître l'avis d'un homme sur cet ouvrage, tant l'écriture comme les thématiques me semblent si spécifiquement féminines, comme si "ça ne pouvait pas les intéresser". L'écriture est indicible, à la fois fluide, longue comme une inspiration et extrêmement précise, voire pointue.
    Je n'avais jamais lu d'Alice FERNEY. J'ai très envie d'en lire d'autres.

    Lien : http://www.macuisinerouge.com/archive/2008/11/27/l-elegance-des-veuv..
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    Critique de qualité ? (7 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Cloe4, le 27 octobre 2011

    Cloe4
    Un beau livres sur les femmes. J'ai beaucoup aimé ce retour dans le passé où les femmes n'avaient pas les mêmes libertés. le livre se lit vite, on assiste à la naissance d'une grande famille, on est sans arrêt curieux de savoir la suite.
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    • Livres 3.00/5
    Par Lune, le 18 septembre 2008

    Lune
    Elégance aussi d'une écriture qui simplement mais puissamment nous transmet l'histoire de plusieurs générations de femmes. Femmes sacrifiées sans le savoir, sans se plaindre. Mirage de l'amour dans lequel leur existence se fond, se bat mais ne se débat pas. Destinée de mère qui les comble, les sauve, les martyrise lorsque la mort (qui est continuellement présente) ôte à leur raison de vivre l'enfant porté, mis au monde dans une fin et un début de XXè siècle où la femme accouchait dans la souffrance offerte au Dieu qui lui donnait cette mission. Souffrance aussi que l'enfant perdu lors de la guerre mais fierté dans l'acte de défendre la mère patrie. Amour muselé par les normes bien pensantes. Répétition de jours et de jours toujours pareils. Culpabilité chez les uns et les autres. Tristesse. Joie et clarté par l'enfant, rien que lui. Heureusement. Malheureusement. Un livre bouleversant.
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Citations et extraits

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  • Par Neigeline, le 04 septembre 2009

    Je ne supporterai pas de la perdre, pensa t-elle le soir de ce même jour, sur son lit couchée dans l'ombre, les yeux ouverts, sans parvenir à dormir. Et elle savait que c'était faux, on finissait par tout supporter. Le dire semblait terrible, mais c'était la vérité.
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  • Par Oloutam, le 05 mai 2012

    Il avait en mémoire le deuil plein de pureté de sa mère, et celui de Gabrielle. Leur veuvage sans plainte et sans oubli était une perfection si présente, que la simple idée de penser déjà à se remarier, lui qui était à peine veuf, saccageait l'image qu'il voulait de lui-même.
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  • Par vavou, le 17 octobre 2010

    la vie conjugale de Valentine et Jules dura vingt retours de saisons, de la fin d'un siècle aux jeunes années d'un autre. A midi un jour de printemps, ils signèrent les registres de l'église et de l'état, les cloches n'en finissaient pas de sonner et Valentine de sourire à Jules. A midi un jour d'hiver, Jules se coucha sur le coté en fermant les yeux, et laissa Valentine découvrir le malheur d'être veuve.
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  • Par bibliofille, le 11 novembre 2007

    Une année, celle de ses vingt ans, Valentine fût officiellement fiancée, religieusement mariée, bourgeoisement installée, douloureusement accouchée. Sa vie commençait à être ce qu'elle se devait d'être.
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  • Par line70, le 20 mars 2011

    L'amour n'est jamais donné, et si l'on croit cela, il faut s'en détromper. Car lorsque par un heureux hasard il l'est, ce n'est jamais que pendant quelques jours. Quelques jours partagés, quelques contraintes, quelques gênes, qui suffisent à le reprendre pour peu que la volonté ne s'en mêle pas.
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Vidéo de Alice Ferney

Interlignes - Alice Ferney - Lecture .
Alice Ferney lit, pour Interlignes, un extrait de son roman, "Passé sous silence". Retrouvez l'entretien d'Alice Ferney sur www.interlgines.tv








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