AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizForum
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Patrice Ghirardi (Traducteur)
ISBN : 2070429393
Éditeur : Gallimard (15/01/2004)

Note moyenne : 4.15/5 (sur 39 notes)
Résumé :
Quand et pourquoi la Bible a-t-elle été écrite? Que savons-nous des premiers patriarches? Quand le monothéisme est-il apparu? Comment le peuple d'Israël est-il entré en possession de la Terre promise? Jérusalem a-t-elle toujours été le centre de l'ancien Israël ? Pour la première fois, il est possible de répondre à ces questions avec un haut degré de certitude. Car les auteurs, Israel Finkelstein et Neil Asher Silberman, puisent leurs arguments dans les découvertes ... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle
Critiques, Analyses & Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
Luniver
08 juillet 2013
★★★★★
★★★★★
La Bible a longtemps été considérée comme un livre d'histoire fiable, par son caractère sacré. Les premières recherches archéologiques ont été menées dans le but d'obtenir des preuves confortant les récits bibliques. Ce n'est que plus récemment que des archéologues se sont penchés sans a priori sur la question.
Et on se rend compte que ça coince rapidement : les grandes villes mentionnées par la Bible n'existaient pas encore ou n'étaient que des bourgades mineures au moment supposé des faits, Jéricho n'avait pas de muraille et les grand royaumes de David et de Salomon se révèlent être de taille très modeste. Aucun Exode non plus : pas de traces archéologiques, et surtout, aucune mention dans les archives des puissances voisines, ce qui est très curieux dans le cas de l'Égypte, puisque les Hébreux auraient quitté le pays pour s'installer... dans une zone contrôlée également par l'Égypte. de même, aucun égyptien n'apparaît dans la conquête de Canaan alors que le pays est couvert de forteresses égyptiennes.
La solution proposée par les auteurs est que la Bible a été rédigée dans sa forme actuelle au VIIè siècle av. J-C dans le royaume de Juda. Les villes que la Bible mentionne sont alors de vraies centres économiques qui méritent d'être citées. le récit des événements colle également beaucoup mieux aux résultats des fouilles et est confirmé par d'autres archives.
Pourquoi une rédaction à cette période ? Probablement dans un soucis de propagande. Les puissances égyptiennes et assyriennes s'effondrent, et il y a plus de facilité pour s'agrandir. le récit de la Bible s'interprète alors facilement : tous les habitants de la Palestine ont le même ancêtre (même si les royaumes voisins sont issus de l'inceste ou autre, contrairement à Juda, un peu de chauvinisme ne fait jamais de mal). le seul souverain légitime, successeur direct de David, est le roi de Juda. Les autres peuples ont dévié de la « foi de leurs ancêtres », ont été et seront encore punis par Yahvé pour leur inconstance. La seule chance d'être sauvé est de renier bien vite ces hérésies et venir se replacer dans le giron de Jérusalem. Et en plus, Dieu a promis la victoire au successeur de David : il n'y a vraiment aucune raison de résister.
Livre intéressant, qui part des preuves archéologiques pour examiner la Bible, et pas l'inverse. Je regrette toutefois que les auteurs ne parlent pas des origines des récits bibliques : s'il semble tout à fait possible qu'ils aient été un peu réécrits ou réinterprétés pour une cause politique, il est peu probable que ce soient de pures inventions.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          291
5Arabella
17 février 2017
★★★★★
★★★★★
Le sous titre précise : les nouvelles révélations de l'archéologie. Et c'est bien de cela qu'il s'agit, mettre le texte biblique, longtemps considérée comme une vérité historique, avec les données recueillies sur le terrain, dans les chantiers de fouilles, avec aussi d'autres textes des mêmes époques, pour questionner les événements évoqués, et pour essayer de comprendre qui et à quel moment, avec quel objectif a écrit ce texte, considéré pendant longtemps, et encore toujours par certains, comme la parole même de Dieu, par conséquent intouchable et incontestable. Là il ne s'agit pas de foi, mais d'une approche d'historien, avec les outils et les méthodes dont ils disposent, et en premier lieu pour cette époque l'archéologie, la recherche de données matérielles liés à une époque, à un lieu.
Nous suivons donc en parallèle la chronologie du texte biblique (les patriarches, l'Exode, la conquête de Canaan….) et les explorations historiques des mêmes époques. Chaque détail compte, la date de l'apparition du chameau dans une région montre que la date de la rédaction de tel texte de la Bible n'a pu se faire avant une certaine date. La géographie biblique, avec ses villes et ses paysages permet pareillement de dater la rédaction de tel ou tel texte à une époque bien précise et pas une autre, où d'après la tradition elle est censée avoir été rédigée.
Emerge ainsi progressivement l'histoire véritable du peuple juif, de ses cités, de ses souverains, de ses guerres, de ses relations avec ses voisins. Et de ses textes sacrés, dont la Bible que nous connaissons est une étape.
Dans cette approche peu de place pour s'interroger, sur le contenu spirituel, le rapport de l'homme au monde, au divin, à la métaphysique. C'est un choix, assumé jusqu'au bout de se mettre dans la posture de l'historien, même si une certaine subjectivité pointe parfois (préférence pour certains rois, une condamnation implicite d'une société qui exclut ceux qui n'appartiennent pas au peuple élu).
Le livre est très documenté, très étayé, et j'ai trouvé passionnant de suivre cette histoire, ce déroulé, ce travail de dévoilement de faits. Et les auteurs mentionnent diverses hypothèses pour des questions controversées. Certaines faits ne sont pas tranchés, et d'autres interprétations pourront être faites dans le futur. Je pense que les religions sont souvent le meilleur moyen d'approche une culture, des mentalités, une époque. Même si c'est délicat pour les religions pratiquées par des fidèles à notre époque d'avoir une approche scientifique, qui en fait un objet d'étude comme un autre. le livre a d'ailleurs été très contesté, et par forcément par des arguments historiques et archéologiques.
Le livre a donné lieu à un film documentaire diffusé sur Arte en 2005, puis édité en vidéo.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          74
Woland
01 juin 2008
★★★★★
★★★★★
The Bible Unearthed
Traduction : Patrice Ghirardi
C'est sur une impression de tristesse et de malaise que j'ai refermé ce livre pourtant soigneusement composé et dont l'argument repose sur des bases solidement étayées.
Tristesse parce que ce livre confirme que plus de deux mille ans de notre civilisation ont été influencés par une morale bâtie sur des mensonges éhontés.
Malaise parce que ses auteurs, bien qu'authentiquement possédés par la fièvre archéologique et la passion, toute scientifique, de leur métier, se laissent rattraper par le poids de leur culture et parlent avec respect et admiration de pseudo-prophètes qui ne furent, en fait - ils l'affirment eux-mêmes mais pas en termes aussi brutaux que ceux que j'utilise - que des menteurs doublés de fanatiques religieux.
En effet, l'archéologie peut s'exprimer sur ce point avec une certitude absolue : les textes qui forment la Bible furent composés et compilés au VIIème siècle av. J. C., par les tenants religieux et politiques du royaume de Juda, lequel, depuis la chute du royaume nordiste d'Israel sous les assauts assyriens, s'estimait - et avec quelle satisfaction mesquine ! - seul élu par Jéhovah.
Jéhovah ... Ce dieu jaloux, irascible, cruel et pétri de contradictions, est partout dans ce livre. Et partout - j'ignore si les auteurs en avaient conscience au moment de la rédaction de leur texte - il est en concurrence avec d'autres divinités. Non pas cependant comme le seul dieu unique, le seul vrai dieu de l'univers mais bel et bien comme un dieu parmi tant d'autres ...
Les anciens Israélites eux-mêmes d'ailleurs adoraient d'autres dieux en parallèle de leur Jéhovah. La Bible elle-même rappelle - avec une horreur puritaine - le Veau d'Or que les compagnons de Moïse dressèrent pour l'adorer alors que leur chef s'en était allé sur le Sinaï recevoir les Tables de la Loi des mains (??) de Jéhovah. Mais bien plus tard, au temps de la dynastie des Omrides qui se trouva à l'origine du royaume d'Israël. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle les monarques omrides ont été présentés sous des couleurs aussi épouvantables par les faussaires du VIIème siècle av. J.C. La malheureuse Jézabel par exemple - vous savez bien, la mère d'Athalie, qui a permis à Racine de composer son célèbre monologue : "C'était pendant l'horreur d'une profonde nuit/Ma mère, Jézabel, a mes yeux s'est montrée/Comme au jour de sa mort pompeusement parée ... - est dépeinte comme une traînée orgiaque et criminelle tout simplement parce que, aux yeux des Juifs qui firent la Bible, elle avait le tort irréparable d'être née princesse assyrienne.
Ah ! On en apprend, des choses, dans ce livre, je vous le certifie et, je le répète, sur le plan purement historique, les auteurs assurent d'une façon qui, parfois, paraîtra un peu ardue. Ils savent, en la ramenant à de justes dimensions politico-religieuses, rendre l'histoire de la Bible absolument palpitante.
Là où ça pèche, c'est lorsqu'ils ne semblent pas se rendre compte de l'orgueil immense avec lequel ils évoquent le peuple d'Israël. Pour eux, il est clair qu'il n'y aura jamais de peuple égal à celui-là. La Bible est - je cite : "un chef-d'oeuvre de la littérature" et peut-être même le premier. Les Juifs sont et resteront "le peuple élu par Dieu" et Jéhovah est, bien entendu, le seul dieu acceptable, le seul qui triomphe au bout du compte, le seul qui restera quand notre planète aura explosé.
Des horreurs engendrées par le culte monothéiste initié par la religion judaïque et plus ou moins adapté par le christianisme et l'islam, PAS UN MOT. "Ce n'était pas le propos du livre," direz-vous. N'empêche, vu le niveau de culture des deux auteurs ainsi que leur vision historique et professionnelle de la Bible, on aurait pu espérer mieux.
Ceci dit, maintenant que je m'attaque à cette relation de ma lecture, je me dis que, du fait même de leurs origines ethniques et religieuses, les auteurs n'ont peut-être pas osé aller jusqu'au bout, estimant que des notations en apparence innocentes comme celle-ci : "... Les rédacteurs de la Bible donnèrent Ur comme racines à Abraham parce que, à cette époque, tout le monde savait bien que la civilisation venait de Sumer* ..."
passerait mieux sous le manteau de la dévotion traditionnelle à Jéhovah et au destin exceptionnel (???) promis par lui au peuple juif.
En tous cas, si vous lisez "La Bible dévoilée", n'hésitez surtout pas à venir nous confier vos impressions. Au reste, c'est un livre érudit, intéressant et aussi honnête que possible - vu les circonstances.
* : je cite de mémoire. ;o)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          80
zenzibar
08 février 2013
★★★★★
★★★★★
Cet essai relate les résultats de fouilles archéologiques sur des sites historiques de la Bible (ancien testament).Cela fait longtemps qu'en ce qui concerne les épisodes concernant la création de l'Univers, l'apparition de la vie, de l'homme "moderne" que la Bible n'est plus une référence historique. Au cas présent ces travaux confirment que les fondamentaux de cette oeuvre relatifs aux origines de la création d'Israël sont tout aussi fantaisistes. Il n'existe aucune trace archéologique d'événements fondateurs (fuite d'Egypte...) et lorsque des sites dont l'existence est certaine sont étudiés (Jérusalem, Jéricho...) les éléments ne correspondent pas du tout, notamment d'un point de vue chronologique à l'histoire "officielle".
Ces résultats n'ont rien de surprenant compte tenu des données du problème déjà disponibles
Cet essai ne vise pas à réfuter (ou à établir) l'existence du Dieu apparaissant dans l'ancien testament, qui est affaire de spîritualité individuelle intérieure, simplement à examiner certains faits allégués même si les résultats peuvent déranger : la Bible relève de la mythologie dans un contexte historique réel
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
luxorion
14 novembre 2016
★★★★★
★★★★★
C'est un livre consacré à l'Ancien Testament rédigé par deux experts, gage de rigueur. Des cartes, des schémas, des croquis, des tableaux illustrent certains chapitres, le tout étant complété par des appendices, une bibliographie et un index.
De nombreux faits cités dans la Bible sont décortiqués chronologiquement et comparés aux faits archéologiques : on constate que la science et ses découvertes s'opposent la plupart du temps aux discours doctrinaire et aux mythes qui ont forgé le judaïsme.
Un must pour tout lecteur qui souhaite savoir si le récit biblique repose oui ou non sur des faits réels. Finalement, on se rend compte que très peu de choses sont fondées ce qui remet en question bien des idées préconçues dans l'esprit des Chrétiens.
C'est l'un des livres critiques les plus sérieux que j'ai lu sur le sujet (avec ceux de son collègue James Tabor). Vous ne serez pas déçu.
Notons que les travaux de Finkelstein et de son équipe notamment ont servi de base pour les films documentaires consacrés à la Bible (La Bible dévoilée, Histoire du peuple juif, etc.) diffusés sur les chaînes TV thématiques dont ARTE TV en 2016 et 2017.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
Citations & extraits (5) Ajouter une citation
LuniverLuniver07 juillet 2013
[À] travers le déroulement de l'histoire du royaume du Nord, l'historien deutéronomiste transmet au lecteur un double message, plutôt contradictoire. D'un côté, il dépeint Juda et Israël comme des États jumeaux ; de l'autre, il les décrit comme férocement antagonistes. Josias ambitionne de s'étendre au Nord et de s'approprier les territoires des hautes terres qui appartenaient jadis au royaume nordiste. La Bible, à l'appui de son ambition, répète donc à satiété que le royaume du Nord était établi sur les territoires de la mythique monarchie unifiée, gouvernée à partir de Jérusalem ; qu'il était un État jumeau ; que sa population était composée d'Israélites qui auraient dû accomplir leurs dévotions à Jérusalem ; que les Israélites qui y vivaient encore devaient se tourner vers Jérusalem ; et enfin, que Josias, l'héritier du trône davidique et de la promesse éternelle faite par YHWH à David, était également le seul héritier légitime des territoires de l'Israël vaincu. Les auteurs de la Bible se devaient d'ôter toute légitimité aux cultes nordistes – principalement celui du sanctuaire de Béthel – et de montrer que les traditions religieuses du royaume du Nord étaient impies, qu'elles devaient être éradiquées et remplacées par un culte centralisé au Temple de Jérusalem.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          90
LuniverLuniver02 juillet 2013
Avant que ne prît fin le XXe siècle, l'archéologie avait amplement démontré que les concordances entre, d'un côté, les découvertes réalisées en terre d'Israël et dans l'ensemble du Proche-Orient, et, de l'autre, le monde décrit par la Bible étaient bien trop nombreuses pour laisser croire que cette œuvre n'était qu'une fable littéraire et religieuse de composition tardive, écrite sans le moindre fondement historique. Mais, par ailleurs, les contradictions évidentes entre les découvertes archéologiques et la version biblique des événements demeuraient, elles aussi, bien trop abondantes pour affirmer que la Bible nous offre une description fiable de la manière dont ces mêmes événements se sont véritablement déroulés.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          130
LuniverLuniver05 juillet 2013
La situation est claire, à présent. Les sites mentionnés dans le récit de l'Exode ont bel et bien existé. Certains étaient connus et furent apparemment occupés, mais bien avant, ou bien après le temps présumé de l'Exode – en fait, après l'émergence du royaume de Juda, quand le texte du récit biblique fut composé pour la première fois. Malheureusement pour ceux qui sont attachés à l'idée d'un Exode historique, ces sites étaient inhabités au moment précis où ils auraient, paraît-il, joué un rôle dans les événements qui ont ponctués la marche dans le désert des enfants d'Israël.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          100
enkidu_enkidu_21 juin 2016
Aujourd'hui, comme dans le passé, les peuples disposent de toutes sortes de moyens pour affirmer leur ethnicité. La langue, la religion, les coutumes vestimentaires, les rites funéraires, les tabous alimentaires complexes y participent. La culture matérielle élémentaire des bergers et des fermiers qui peuplaient les hautes terres – et qui devinrent les premiers Israélites – n'offre aucun indice révélateur sur leurs dialectes, leurs rites religieux, leur façon de se vêtir ou d'inhumer leurs morts. En revanche, on a découvert un détail fort intéressant concernant leurs habitudes alimentaires. Les tas d'ossements exhumés lors des fouilles des hameaux israélites dans ces régions diffèrent radicalement des ossements découverts ailleurs, sur un point très particulier : les os de porc n'y figurent pas. Les tas d'ossements des habitats antérieurs contenaient des os de porc, ainsi que ceux des habitats postérieurs à l'âge du Fer. Mais pendant toute la durée de l'âge du Fer – qui correspond à l'époque des monarchies israélites –, dans les hautes terres, le porc n'était ni cuit, ni consommé, ni élevé. En comparaison, les données en provenance des sites d'habitat du littoral philistin à la même époque – celle du Fer I – révèlent une présence importante d'os de porc parmi les ossements collectés. Tandis que les premiers Israélites ne mangeaient pas de porc, les Philistins, en revanche, en consommaient ; il en était de même des Ammonites et des Moabites établis à l'est du Jourdain, si l'on en croit les données rudimentaires dont nous disposons.

L'absence de consommation de porc ne s'explique pas seulement par des raisons environnementales ou économiques. Elle reste en fait le seul indice que nous possédions d'une identité précise, partagée par l'ensemble des villageois établis dans les hautes terres situées à l'ouest du Jourdain. Peut-être les proto-Israélites ont-ils cessé de manger du porc uniquement parce que les peuplades qui les environnaient – leurs adversaires – en consommaient, et qu'ils commençaient à se vouloir différents d'eux. Des pratiques culinaires ou des coutumes diététiques spécifiques sont deux des moyens qui permettent de dresser des frontières ethniques. Le monothéisme, ainsi que les traditions sur l'Exode et sur l'alliance n'ont fait leur apparition, semble-t-il. que bien plus tard. Donc, un demi-millénaire avant la composition des textes bibliques, qui présentent les détails des règlements diététiques, les Israélites avaient décidé – pour des raisons qui demeurent obscures – de ne plus manger de porc. Lorsque les juifs contemporains observent cette interdiction, ils ne font que perpétuer la plus ancienne pratique culturelle du peuple d'Israël attestée par l'archéologie. (pp. 144-145)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
enkidu_enkidu_21 juin 2016
En termes purement historiques, nous savons maintenant que l'épopée de la Bible a émergé dans un premier temps en réponse aux pressions, aux difficultés, aux défis et aux espoirs vécus par le peuple du minuscule royaume de Juda. pendant les décennies qui ont précédé son démantèlement, ainsi que par la communauté encore plus réduite du Second Temple de Jérusalem, pendant la période postexilique. La plus grande contribution offerte par l'archéologie à une meilleure compréhension de la Bible est peut-être celle-ci : que des sociétés aussi réduites et isolées, relativement pauvres, comme l'étaient le royaume de Juda de la monarchie tardive et le Yehoud postexilique. ont été capables de produire les grandes lignes de cette épopée éternelle en un laps de temps aussi court. Une telle compréhension est fondamentale. En effet, ce n'est qu'à partir du moment où nous percevons quand et pourquoi les idées, les images et les événements décrits dans la Bible en vinrent à être tissés ensemble avec une telle dextérité que nous pouvons enfin apprécier le véritable génie et le pouvoir constamment renouvelé de cette création littéraire et spirituelle unique, dont l'influence fut tellement considérable dans l'histoire de l'humanité. (pp. 358-359)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
>Bible>Ancien Testament>Géographie, histoire, chronologie, personnes (10)
autres livres classés : israëlVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle

Autres livres de Israel Finkelstein (1)Voir plus




Quiz Voir plus

Jésus qui est-il ?

Jésus était-il Juif ?

Oui
non
il était Zen
barbu et chevelu

10 questions
782 lecteurs ont répondu
Thèmes : christianisme , religion , bibleCréer un quiz sur ce livre