> Marie-France Azéma (Éditeur scientifique)

ISBN : 2253136425
Éditeur : Le Livre de Poche (1994)


Note moyenne : 3.21/5 (sur 73 notes) Ajouter à mes livres
L'histoire d'Un Cœur simple est tout bonnement le récit d'une vie obscure, celle d'une pauvre fille de campagne, dévote mais mystique, dévouée sans exaltation et tendre comme du pain frais. Elle aime successivement un homme, les enfants de sa maîtresse, un neveu, un vi... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

> voir toutes (12)

Critiques et avis

> Ajouter une critique

  • Par charlottelit, le 19 octobre 2011

    charlottelit
    j'ai souffert et compati avec cette servante si confiante, sincère, bafouée comme il se doit ... ce coeur simple nous fait quand même voyager au bord de l'âme humaine et de ses facettes rutilantes ou sombres ... ouvrage musical comme souvent chez Flaubert qui se lit très vite et se savoure de même. Ne boudons pas notre plaisir.
    Critique de qualité ? (20 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par brigittelascombe, le 20 juillet 2011

    brigittelascombe
    Quel est donc ce coeur simple, doux, vaillant et généreux?
    C'est celui de Félicité servante à Pont-l'Evèque chez Madame Aubain, veuve hautaine et bourgeoise. Une Félicité que tout le monde félicite pour ses qualités. Aimante avec les enfants, Paul et Virginie, honnête,économe,dévouée,travailleuse, bref une perle.
    C'est que tout n'a pas été toujours facile.
    Maltraitée dans son enfance, trompée par Théodore un jeune fermier intéressé, elle s'épanouit auprès de cette famille dont elle considère les petits comme les siens.Elle s'occuppe de Virginie souffrante et à son catéchisme. Au départ de cette dernière en pension, elle s'attache à son neveu Victor.Et celui ci noyé, ce sera Loulou le perroquet qui disparaîtra aussi. Et puis ce sera le tour de Madame Aubain. Et puis,et puis,et puis...les morts tournent à l'obsession et au délire mystique: un Dieu Loulou qui même empaillé la prendra sous son aile.
    Mais bienheureux les coeurs simples car..... le paradis les attend!
    Un livre émouvant, car Félicité n'est qu'émotions et belles émotions.
    Des portraits psychologiques forts et une peinture aigue de la société du XIX° siècle. Cézanne a, dit on, comparé sa Vieille au chapelet avec la Félicité de Flaubert.
    Petit rappel sur Gustave Flaubert: né en 1821, il est connu pour Madame de Bovary (1856) soumis à la critique de l'époque, salammbô (1862), L'éducation sentimentale(1869) et bien d'autres romans qui lui vaudront la reconnaissance du public et la fréquentation des frères Goncourt,de Sainte Beuve,Théophile Gautier et surtout George Sand qui l'incitera à écrire Un coeur simple.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (8 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par sofy74, le 20 mai 2012

    sofy74
    Une petite pause chez Mr King ... et un retour aux premiers émois Littéraires, notez bien le l'majuscule. J'ai toujours apprécié les auteurs "classiques" et c'est avec grand plaisir que je retrouve Flaubert avec cette "nouvelle" .
    Félicité est une femme pure, fidéle, dévouée. Cette héroïne est touchante par la façon qu'elle a d'aimer pleinement et sincérement, malheureusement la mort ne lui fait pas de cadeau et la sépare de tous ces êtres chers .
    La tristesse est dominante dans la fin , Félicité meurt seule, elle qui c'est tant dévouée aux autres.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 1.00/5
    Par kllouche, le 25 juin 2011

    kllouche
    Très bref, sans doute trop, ce livre n'arrive pas à captiver et à entraîner le lecteur.

    Le personnage de Félicité n'évolue pas, elle reste spectatrice de sa propre vie sans importance. Flaubert raconte les rares éléments qui viennent perturber son quotidien de la même façon que le reste de sa misérable vie. Il n'y a donc pas d'élan, de souffle dans le récit. Très court au niveau du nombre de pages, il n'en reste pas moins que cet ouvrage est long à lire car ennuyeux et sans intérêt aucun.

    Un certain nombre ne seront pas d'accord abec moi, mais ici je ne retrouve en rien le talent de narration et d'écriture de Flaubert qui nous a habitué à bien mieux.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (7 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par vanuatu2000, le 25 mai 2011

    vanuatu2000
    Une écriture fluide, harmonieuse, lumineuse. "Un coeur simple" confine, pour moi, au génie littéraire. Flaubert ne se contente pas que de faire rentrer le lecteur dans la vie et l'esprit de son personnage, il donne vie et âme aux mots. Chaque page recèle un trésor de style et de narration. Chaque mot brille par sa justesse, son évidence. Ce récit sans fausse note de l'existence humble, voire banale, d'une servante du XIXème siècle réussi l'incroyable pari d'hypnotiser le lecteur tant les mots transcendent cette vie pourtant si ordinaire. D'une histoire simple découle, de la plume de Flaubert, un écrit sublime.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (7 votes positifs)

> voir toutes (5)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par mandarine43, le 26 mars 2011

    Extrait de l'introduction de Piero Toffano

    Ceci n'est pas un conte sentimental
    Lorsqu'il écrit "Un cœur simple" (entre avril et août 1876), Flaubert se trouve dans un état de prostration ex­trême et traverse l'un des pires moments de sa vie : un an plus tôt, avait éclaté au grand jour la désastreuse si­tuation financière d'Ernest Commanville, mari de sa nièce Caroline qu'il chérissait, auquel l'écrivain avait confié, tant par paresse que par désintérêt, l'entière gestion de son patrimoine. Afin d'éviter à Commanville une faillite humiliante, Flaubert est contraint de vendre les propriétés héritées de ses parents. Et, après une existence à l'abri de tout embarras d'argent, voici qu'il risque de passer ses dernières années dans un état proche de l'indigence. Même la maison de Croisset, où il vit et travaille depuis 1846, se trouve menacée.
    Si l'on considère que, pour Flaubert, c'est là le dernier d'une série de récents traumatismes, sur les plans privé et public (en 1869, la mort de Bouilhet, son plus fidèle ami ; la mort de sa mère en 1872 ; la défaite de la France suivie de l'occupation militaire de Rouen par 1 armée prussienne, et la Commune de Paris en 1870 et 1871), on comprend aisément qu'il soit arrivé à douter de pouvoir écrire encore : «Pour faire de l'art, il faut avoir un insouci des choses matérielles, qui va me manquer désormais ! Mon cerveau est surchargé par des préoccupations basses. Je me sens déchu ! enfin, votre ami est un homme fini» (lettre à Léonie Brainne du 2 octobre 1875). Pour se rassurer, il abandonne le pénible travail d'écriture de Bouvard et Pécuchet et il se met à écrire «un petit conte pour voir», dit-il, «si je suis encore capable de faire une phrase» (lettre à Edmond Laporte datée du même jour). Le récit qu'il avait alors commencé, La légende de saint Julien l'Hospitalier, est un projet assez rapide à réaliser. Flaubert y avait songé en diverses occasions au cours des années précédentes. Il avait déjà lu et recueilli pour l'essentiel les matériaux nécessaires. Aussi, La légende de saint Julien achevée, entreprend-il un deuxième conte, Un cœur simple, qui n'exige pas non plus une longue préparation, puisqu'il se situe dans une Normandie provinciale que Flaubert connaît fort bien, chargée pour lui de nombreux souvenirs liés à son enfance et à son adolescence, ainsi qu'à des membres de sa famille maternelle. De nouveau lancé, il pourra désormais affronter et mener à bien la rédaction d'Hérodias, le dernier des Trois contes, qui nécessitait en revanche de nombreuses recherches, à la Bibliothèque Nationale de Paris, sur la Judée au temps de Jésus.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par Hami-k, le 08 avril 2012

    Pourquoi l'avaient-ils crucifié, lui qui chérissait les enfants, nourrissait les foules, guérissait les aveugles, et avait voulu, par douceur, naître au milieu des pauvres, sur le fumier d'une étable ? Les semailles, les moissons, les pressoirs, toutes ces choses familières dont parle l’Évangile, se trouvaient dans sa vie ; le passage de Dieu les avait sanctifiées ; et elle aima plus tendrement les agneaux par de l'Agneau, les colombes à cause du Saint-Esprit.
    Elle avait peine à imaginer sa personne ; car il n'était pas seulement oiseau, mais encore un feu, et d'autres fois un souffle.........
    Et elle demeurait dans une adoration, jouissant de la fraîcheur des murs et de la tranquillité de l'église.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par brigittelascombe, le 20 juillet 2011

    Elle croyait voir le paradis, le déluge, la tour de Babel, des villes tout en flammes, des peuples qui mouraient, des idoles renversées; et elle garda de cet éblouissement le respect du Très-Haut et la crainte de sa colère.
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par crapette, le 13 novembre 2010

    Le poli de ses casseroles faisait le désespoir des autres servantes
    Citation de qualité ? (5 votes positifs)
  • Par brigittelascombe, le 20 juillet 2011

    ELLE AVAIT EU, comme une autre son histoire d'amour.
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)

> voir toutes (55)

Videos de Gustave Flaubert

>Ajouter une vidéo
Vidéo de Gustave Flaubert

Bouvard et Pécuchet film (1989) -- 1/16
Par une chaude journée d'été, à Paris, deux hommes, Bouvard et Pécuchet, se rencontrent et font connaissance. Ils découvrent que, non seulement ils exercent le même métier (copiste), mais qu'en plus ils ont les mêmes centres d'intérêts.








Acheter sur Amazon

Faire découvrir Un coeur simple par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (187)

> voir plus

Quiz

    L'Éducation Sentimentale

    Fumichon, concernant la propriété, évoque les arguments d'un homme politique dont Flaubert parle en ces terme dans une lettre à George Sand: "Peut-on voir un plus triomphant imbécile, un croûtard plus abject, un plus étroniforme bourgeois! Non! Rien ne peut donner l'idée du vomissement que m'inspire ce vieux melon diplomatique, arrondissant sa bêtise sur le fumier de la Bourgeoisie!". De qui s'agit-il?

    •   Benjamin Constant
    •   Adolphe Thiers
    •   Proudhon
    •   Frédéric Bastiat
    •   Turgot

    8 questions - 51 lecteurs ont répondu
    Thème : L'Education sentimentale de Gustave Flaubert

    Créer un quiz sur ce livre.