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ISBN : 2253164917
Éditeur : Le Livre de Poche (2013)

Existe en édition audio



Note moyenne : 3.87/5 (sur 598 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
« À quoi penses-tu ? Comment te sens-tu ? Qui es-tu ? Que nous sommes-nous fait l’un à l’autre ? Qu’est-ce qui nous attend ? Autant de questions qui, je suppose, surplombent tous les mariages, tels des nuages menaçants. »

Amy, une jolie jeune femme au foy... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par lehane-fan, le 24 février 2013

    lehane-fan
    Gillian Flynn et ses deux précédentes moutures m'avaient favorablement accroché . C'est donc surmotivé que je me lançais dans Les Apparences , histoire de constater qu'elles n'étaient pas trompeuses, les coquinettes...
    Nick et Amy sont beaux , intelligents et blindés ! de plus , après quatre ans de mariage au compteur , ils semblent s'aimer comme au premier jour ! Huuum , one point ! Harlequin champion d'L amour a du souci à se faire...
    Nick et Amy , professionnellement au point mort , merci la crise , quittent la branchouille attitude de New-York pour une petite ville paumée du Missouri histoire que le gendre idéal se relance en ouvrant conjointement un bar avec sa jumelle de frangine et puisse s'occuper de ses géniteurs à la santé vacillante . Ça commence déjà à sentir moins bon , là...
    Sonnez tambourin , résonnez flutiaux , le grand jour est arrivé ! Cinq ans de servitude , enfin de mariage , ça se fête ! Cadeau surprise : la disparition tragique d'Amy , au prénom terriblement trompeur , laissant à penser que le gentil Nick , au prénom prédestiné , eût pu lui réserver un périple atypique , sorte d'aller simple pour l'enfer , de ceux dont on ne revient jamais...Ça y est , le cadre est posé , le cauchemar peut commencer !
    Flynn fait du Flynn , assurément , mais le fait magistralement !
    L'on est jamais dans la surenchère , ou si peu , ni dans la démonstration sanglante à base d'hectolitres d'hémoglobine groupe AB négatif , mais toujours sur le fil du rasoir . L'auteure s'attache à jouer sur le suspeeeense , la tension à couper au couteau à beurre et met dans le mille , dans le mille et un même , au diable l'avarice ! Thriller - hi , hi , merci Michael - psychologique à deux voix - oui ami schizophrène , ce palpitant récit est pour toi - , de haute volée , Flynn nous perd dans les remous scabreux d'une enquête labyrinthique qui semble prendre un malin plaisir à faire voler en éclats nos certitudes , aussi légitimes fussent-elles !
    Véritable jeu du chat et de la souris alternant les rôles à l'envi , ce récit haletant n'a qu'un objectif , vous filer le tournis ! Il se pose en véritable tourne-page – je maitrise très mal la langue de Shakespeare , désolé – et , une fois n'est pas coutume , propose un épilogue qui tient la route et vous surprend , définitivement .
    Fouillé psychologiquement , nerveux , retors à souhait , abouti de a à z , ce roman pourrait bien devenir un incontournable !
    Les Apparences : l'amour vache , vous connaissez ?
    http://www.youtube.com/watch?v=R7UvQekcf_I
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    • Livres 3.00/5
    Par Lolokili, le 15 février 2013

    Lolokili
    On croirait du Kennedy (Doug, pas JF). Si ce n'est que cette apparence aussi est trompeuse et qu'après avoir cru un moment à une pure énigme judiciaire assortie de portraits psychologiques minutieux, le lecteur sombre peu à peu dans les eaux saumâtres de faux-semblants proprement machiavéliques.
    Je t'imagine déjà, adepte insatiable de fictions perverses et anxiogènes, te ruer promptement sur cet ouvrage diaboliquement tentateur et t'en pourlécher les babines à l'avance. Sauf que de bouleversements (pas si) imprévisibles en manipulations tordues, mon (humble) avis est que « Les Apparences » se trainent un peu trop, desservies par une prose pas toujours très limpide et sans grand intérêt esthétique de surcroit. La fin quant à elle m'a laissée un tantinet frustrée… mais ça c'est encore plus personnel.
    Bref… un thriller intéressant mais pas de quoi y passer des nuits blanches en ce qui me concerne.
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    • Livres 5.00/5
    Par gruz, le 23 août 2012

    gruz
    Chère Gillian Flynn, Permet moi de te tutoyer. Je viens en effet de passer quelques jours dans la tête de tes personnages, au tréfonds de leurs âmes (enfin je l'ai cru) et tu m'as totalement embarqué.
    Mais Les Apparences sont trompeuses, n'est-ce pas ?
    Rarement je ne me suis senti à ce point abusé par une histoire, lente descente aux enfers de tout de même 575 pages. L'illusion est la première apparence de la vérité, dit-on.
    À la fois thriller, étude de mœurs, radiographie d'une société en décrépitude, ton roman est une réussite complète. J'ai vécu avec les personnages, j'ai cru les comprendre, je les ai compris comme jamais, tant leur psychologie est développée.
    Le titre français de ton roman résume parfaitement ton message. Ton bouquin en est presque un exercice de style, diabolique, machiavélique, déstabilisant, immersif.
    Ton style (ou plutôt tes styles, selon les personnages et selon les moments) est tellement empreint de vérité qu'on vit réellement ton récit (malgré son caractère très américain). Car ton étude des relations du couple est universelle, et ta façon de les pousser à bout est impressionnante et inquiétante.
    L'apparence est un rideau derrière lequel on peut faire tout ce que l'on veut, mais qu'il est essentiel de tirer (citation de Aurélien Scholl).
    Il serait criminel de résumer ton histoire, je n'en dirais donc pas un mot pour ne rien déflorer de l'intrigue à tes futurs lecteurs que j'espère nombreux.
    Tu m'as grugé, emporté, estomaqué et pourtant je ne peux que m'incliner devant tant de brio et simplement te remercier pour ce voyage incroyable au plus profond de la noirceur humaine. Une histoire forte qui ne tombe pas dans le sempiternel tueur en série, mais reste ancrée dans un quotidien réaliste.
    Pour moi, tu es clairement entrée dans la cour des grands.
    Mention spéciale à la superbe couverture qui change de couleur selon la lumière et son exposition, tout dans Les Apparences.

    Lien : http://gruznamur.wordpress.com
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    • Livres 5.00/5
    Par canel, le 19 août 2012

    canel
    - Thriller scotchant, intrigue diabolique.
    Nick et Amy sont mariés depuis quatre ans lorsqu'ils perdent leurs postes de journalistes à New-York. C'est l'occasion d'aller s'installer dans la petite ville natale de monsieur, dans le Missouri, d'autant que sa mère vit ses derniers mois, atteinte d'une maladie incurable. Un an après leur installation, le jour de leur 5e anniversaire de mariage, un drame survient dans le couple...

    Deux récits en alternance : le journal intime d'Amy et les témoignages de Nick après le drame, jour après jour. Peu à peu se dessinent les vrais visages des époux, les défauts et les bassesses de chacun l'un envers l'autre (mensonges, secrets, rivalités, trahisons...) sous "les apparences". Mais ne vous y fiez pas ! On se fait ballotter entre les événements, les coups de théâtre. On peut s'installer dans une certaine passivité à la limite de l'ennui après une centaine de pages, recherchant désespérément sur la couverture si on est vraiment dans un thriller, se sentant vaguement floué... Puis l'intrigue rebondit et repart de plus belle, nous rendant cette fois véritablement accro, frénétique, très curieux de comprendre, de connaître le fin mot.

    Après deux thrillers autour de trentenaires paumées, traumatisées par leur jeunesse, l'auteur change de thématique dans ce dernier ouvrage (même si...), disséquant férocement un couple, égratignant au passage la justice, les médias et l'opinion publique... Sa plume est toujours aussi acérée et jubilatoire, son humour subtil et grinçant, ses réflexions et les personnages centraux sont brillants, redoutables. Un régal de lecture avec ce roman diabolique.
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    • Livres 5.00/5
    Par belette2911, le 15 novembre 2013

    belette2911
    - Accusé Gruz, levez-vous et expliquez aux lecteurs ici présent votre crime  !
    - Une fois de plus, votre Horreur, j'ai conseillé un super roman à Belette.
    - Vous connaissez son addiction aux super livres et pourtant, vous la poussez à la faute ? C'est un comportement criminel, ça,
    - Que voulez-vous, votre Hobbit, elle aime ça... Résister à la tentation pour mieux y succomber !
    - Bon, faudrait pas que ça devienne une habitude, tout de même !
    - Je pense que je risque encore de me retrouver dans la position de l'accusé, votre Saigneur. Pour elle, je suis un dealer et ma came, c'est que de la bonne : des super livres même pas coupés, purs à sang pour sang. Trop tard pour elle, elle va devoir se shooter avec mes coups de cœur.
    Oui, vous l'aurez deviné, je dois encore cette lecture à l'ami Babelien, Gruz, qui rit sous cape, le gredin. Même pas mal, on me l'avait prêté, ce livre.
    Le pitch  ? Amy a disparu et Nick se trouve fort dépourvu... Surtout que sa disparition coïncide avec leur 5ème anniversaire de mariage. La police débarque, l'enquête piétine et les regards se tournent vers Nick  : serait-il pas un peu coupable, celui-là  ?? Surtout qu'il y a des lacunes, des blancs, des contradictions dans ses explications sur son emploi du temps du matin de la disparition.
    Et puis, les extraits du journal d'Amy offerts aux lecteurs ne sont pas tendres avec lui. Si jamais les flics tombaient sur le journal intime d'Amy... Oups.
    Les médias en ajoutent et voilà Nick sur la sellette... Pourtant, il clame son innocence mais son comportement n'est pas en adéquation avec ce qu'il dit. Alors, coupable or not coupable  ?
    Sincèrement, je m'attendais à une entourloupe de la part de l'auteur, mais pas de cette manière là ! On peut dire qu'il m'a bluffé durant toute la première partie du roman avant d'abattre son jeu, révélant une main gagnante.
    Il n'y a que dans mes lectures que j'aime me faire mener en bateau, que l'auteur joue avec mes pieds et de me raconte des carabistouilles : la surprise n'en est que meilleure, surtout lorsque tout le récit est cohérent et bien ficelé, comme ici.
    Ma surprise, je l'ai eue durant la première partie  : je m'étais faite mon idée sur Nick et Amy, et puis, bardaf, insidieusement j'ai ramassé une claque dans ma poire. Une sacrée claque !
    L'avantage de ce récit, pour ceux qui ne le sauraient pas encore, c'est que les chapitres sont alternés : un écrit par Nick, le mari et un autre par l'épouse disparue, Amy (des extraits de son journal intime, du moins, dans la première partie), ce qui fait que nous en apprenons un peu plus sur ce couple pour le moins étrange  : la perte de leur emploi, leurs problèmes financiers, leur déménagement dans un bled paumé, ville d'enfance de Nick, leurs problèmes de couple, l'enfance d'Amy, dans l'ombre du personnage de «  l'épatante Amy  », une sorte de double d'elle-même, mais en mieux, créé par ses parents,...
    La seconde partie fait la part belle aux circonstances qui ont fait que Amy a disparu et aux conséquences de sa disparition sur son mari  : perte de crédibilité, accusation de meurtre, les médias qui le clouent au pilori, le monde entier qui le juge, la police qui le regarde de plus en plus de travers,...
    C'est un véritable tour de force de l'auteur que d'alterner les personnalité de ses deux narrateurs, variant le style, comme si le récit était vraiment écrit par deux auteurs de sexe différent.
    Flynn joue avec nos pieds, nos nerf, nous fait douter, on ne sait plus à quel saint se vouer ni à qui se fier. Et les chapitres s'enchainent sans que l'on ait envie de lâcher la brique de 690 pages, surtout que la seconde partie est diabolique d'ingéniosité. Là, fallait un esprit pervers pour concocter un truc pareil.
    Suspense, secrets, mensonges, trahisons, manigances, critique des médias qui font ou défont toute une vie, cynisme,... Tout est bon dans ce roman et je me suis surprise plusieurs fois à insulter un certain personnage.
    Et la fin  ? J'aurais aimé une autre, mais celle-ci est encore plus diabolique que celle que j'aurais voulue, parce qu'elle prouve que le plus culotté est le gagnant...
    Du tout grand art, ce livre ! Merci à Gruz de me l'avoir plus que conseillé.
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Citations et extraits

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  • Par canel, le 18 août 2012

    Main dans la main, mes parents se mêlent aux invités - leur histoire d'amour fait toujours partie de la légende (...). Ames soeurs. Ils emploient vraiment ce terme pour se décrire, ce qui est assez logique, car je pense que c'est ce qu'ils sont. Je peux en témoigner, les ayant étudiés, dans ma solitude d'enfant unique, pendant de nombreuses années. Ils n'ont pas d'impatiences l'un envers l'autre, pas de conflits larvés, ils traversent la vie comme deux méduses jumelles - d'instinct, ils s'étalent et se contractent, remplissent leurs espaces respectifs de façon liquide. Avec eux, ça avait l'air facile, le truc des âmes soeurs. On dit que les enfants de familles éclatées en voient de toutes les couleurs, mais les enfants d'unions bénies ont leurs propres défis à affronter. (p. 47)
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  • Par canel, le 19 août 2012

    C'est une responsabilité injuste qui accompagne l'état d'enfant unique - vous grandissez en sachant que vous n'avez pas le droit de décevoir, vous n'avez même pas le droit de mourir. Il n'y a pas de remplaçant pour accourir après vous ; c'est vous, et point. Ca vous donne un besoin irrépressible d'être parfait, et vous vous enivrez du pouvoir qui va avec. C'est de cette étoffe-là qu'on fait les despotes. (p. 364)
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  • Par Piatka, le 20 juillet 2014

    " Je suis vraiment désolé pour Amy, Rand, a dit Stucks par-dessus le chuintement des pneus. C'est une femme tellement gentille. Un jour, elle m'a vu en train de peindre une maison, je suais comme un pourceau en nage, eh bien, elle est allée à l'épicerie, elle m'a pris un soda géant, et elle me l'a rapporté, sur mon échelle. "
    C'était un mensonge. Amy se moquait tellement de Stucks ou de son bien-être qu'elle n'aurait même pas pris la peine de pisser dans un seau pour lui.
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  • Par Piatka, le 23 juillet 2014

    Un temps à se balader en bras de chemise, un temps à veste, un temps à pardessus, un temps à parka - l'année se décline en termes vestimentaires. Pour moi, cette année, ce serait un temps à menottes, puis peut-être un temps à survêt orange de prisonnier. Ou un temps à costume d'enterrement, car je n'avais pas l'intention d'aller en prison. Je me tuerais avant.

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  • Par lehane-fan, le 16 février 2013

    Les médias ont saturé l'univers juridique . Avec Internet , Facebook , YouTube , les jurys impartiaux , ça n'existe plus . On ne part jamais de zéro . 80 , 90 % d'une affaire se décide avant même d'entrer dans une salle d'audience .

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