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> Héloïse Esquié (Traducteur)

ISBN : 2355840350
Éditeur : Sonatine (2010)


Note moyenne : 3.83/5 (sur 452 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Début des années 1980. Libby Day a sept ans lorsque sa mère et ses deux sœurs sont assassinées dans leur ferme familiale. Rescapée par miracle, la petite fille désigne le meurtrier à la police, son frère Ben, âgé de 15 ans. Ce fait divers émeut tout le pays, et la jeune... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par caro64, le 07 mai 2010

    caro64
    Voilà un roman qui, sur presque 500 pages, nous entraîne sur les traces de Libby Day, seule survivante du massacre de sa famille, alors qu'elle n'avait que 7 ans. le coupable celui qu'elle désigne alors, c'est son frère âgé de 15 ans. Vingt cinq ans plus tard, contactée par une étrange association, Libby se met à contrecoeur, presque à contre-pied, à enquêter sur les événements de cette fameuse nuit du 2 janvier 1985. Peu à peu, le doute s'installe, l'enquête se transforme en quête d'elle-même. La vérité est ailleurs… et le cauchemar tout éveillé peut commencer.
    Les lieux sombres est un vibrant hommage à une époque pleine de doutes et d'incertitudes, d'angoisses, de vêtements noirs et informes, de musique dépressive, un hymne aux années 1980. C'est le portrait d'une famille, les Day, avec un père absent, une mère fatiguée et quatre enfants décrits avant, pendant et après la massacre. C'est aussi la vision, l'étude presque entomologique d'une Amérique " Redneck ", loin, très loin du rêve américain, engluée dans l'alcool et la violence. Et tout cela est d'un déterminisme qui ferait presque pâlir d'envie ou de désespoir Zola. Mais c'est aussi et surtout un thriller démoniaque, qui se lit d'une traite (plus l'intrigue avance, plus elle devient haletante) et réserve une fin qui vous laisse, un peu KO.
    Après " Sur ma peau ", Gillian Flynn nous revient avec un texte dense, polyphonique, profond. Entre le roman social, psychologique, noir et policier… Elle nous hypnotise non seulement par l'action mais surtout par l'émotion. Et ceci dans un style impeccable. On ne peut rester insensible à ses personnages charnières: Libby, Ben et Patty Day. L'auteure fait une description minutieuse des êtres qui conduit à un suspens impeccable. Une vraie réussite, on s'incline, chapeau bas.
    Une lecture sombre et passionnante. Un livre tout simplement excellent !!! Ne passez pas à côté !

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    • Livres 3.00/5
    Par Laurence64, le 01 décembre 2012

    Laurence64
    Attention! La zone thriller de votre cerveau n'est pas connectée. Je répète. La zone thriller de votre cerveau n'est pas connectée.
    Cornedouille! Je le lirai tout de même ce bouquin. Je vais bien finir par trouver un thriller qui enchantera mes synapses rétives, qui me procurera les émotions fortes promises, qui me fera baver comme un bébé parce que j'aurai oublié de déglutir.
    Bon, ce ne sera pas Les lieux sombres. Je n'ai pas bavé. Ce ne sera pas Les lieux sombres même si ce livre est honnête. Mes dendrites doivent commencer à frémir. Je vais persévérer dans le genre (ma pile en attente est fournie). Quoi qu'il en soit, j'ai plus d'indulgence avec Gillian Flynn qu'avec Paul Cleave et son employé modèle et creux.
    Même petite, malgré quelques orteils manquants, Libby Day a du corps. La crédibilité de la peste kleptomane et traumatisée est incontestable. Elle irradie de toute sa rouquinerie familiale. La rescapée trentenaire arpente les pages et on la suit. On se laisserait dérober un doigt pendant le tournage des feuilles sans rien y trouver à redire.
    Par ailleurs, la faillite agricole leste les pages de dettes sans fin, de grincements de dents, d'alcool, de tensions. La crise des années 80 laboure les terres des Day mieux que les machines. Patty trime, Patty ne saurait inverser le mécanisme de l'endettement. Patty prise dans le paradoxe de posséder des terres qui ne peuvent nourrir ses enfants.
    Mais, mais, mais…
    J'ai été mordue à la page 221 par un acronyme anachronique. Croyez-moi, cela est douloureux! La bête est féroce. Oui, à la page 221 m'attendaient, tapies dans le message d'une Driondra délurée, les trois fatidiques lettres: LOL! le message est daté du 5/11/1984, bonnes gens. Or, en 1984, la toile servait aux matelas. le web attendait dans les limbes son jour de gloire. L'adolescent était attaché à des fils et n'imaginait pas qu'il aurait des prothèses auditives, tapoterait sur des claviers informatiques et taguerait les écrans avec des LOL et des MDR.
    La morsure fut rude. J'ai boité longtemps avant de guérir et reprendre une lecture sereine. L'oeil restait aux aguets. Et l'oeil regarde Caïn comme chacun sait.
    Le vilain Caïn avait pris les commandes. Il a toisé le fantomatique Lyle sorti d'un club plus douteux encore que les noces du satanisme et du heavy metal. le peu sympathique Caïn n'a pas vraiment cru en la personnalité du Ben prisonnier ni à l'enchaînement qui conduisit Libby chez plus désagréable qu'elle.
    J'ai viré Caïn pour tenter d'apprécier ma lecture. Mais je ne suis que partiellement convaincue. Les séquelles de la morsure peut-être?

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    • Livres 4.00/5
    Par InstinctPolaire, le 08 février 2013

    InstinctPolaire
    [ A MarieC, dont j'ai suivi le gentil conseil. A laquelle je tire mon chapeau. Ceux qui me suivent savent en quoi je considère ceci comme un compliment...]
    " Les Day ne gagnaient jamais rien "...
    On peut même dire qu'ils ont tout perdu...
    Du jour où Patty Krause épousât " Runner " Day alors qu'il l'avait mise enceinte de Ben, ils ont commencé à tout perdre. Donner à un incapable une ferme honnêtement gérée et il s'enfuira avoir d'avoir tout dilapidé, laissant plus de dettes et de regrets que de bonheur. Il laissera une mère seule avec ses quatre enfants, Ben, Michelle, Debby et Libby.
    C'est le 2 janvier 1985 qu'ils ont fini de tout perdre. le jour où Ben a teint ses cheveux roux comme ceux de sa mère et de Libby en noir. le jour où il a mis un pantalon de cuir noir, panoplie de rebelle pseudo-santaniste. le jour où il a été surpris à fouiller dans les casiers du gymnase de son lycée et à trainer du côté de ceux des petites filles du Primaire. le jour où Patty apprend que la ferme va être saisie, privant la famille de son refuge. le jour où elle a résisté à Runner venu une fois de plus réclamer un argent qui n'existe pas. le jour où les rumeurs commencent à courir sur son fils ayant des relations équivoques avec les gamines de son école.
    Une famille au bord du précipice, le jour de sa chute... le jour où Ben les a tué. Sa mère, deux de ses sœurs. Une certitude, Libby, l'a vu, Libby l'a dit à son procès.
    Aujourd'hui :
    " J'espère vraiment que tu reviendras, Libby. J'avais oublié combien la maison me manquait. Tu lui ressemble tellement."
    Lui ressembler ? Libby a de quoi douter de Ben quand il dit cela après toutes ces années. Douter ?Libby doute-t-elle toujours de ce témoignage que la petite fille de sept ans qu'elle était à donné en 85 ? Aujourd'hui, c'est une trentenaire qui n'a pas réussi à dépasser cette horreur, pour qui on ne peut compatir. Elle le dit elle-même : voleuse, menteuse, vénale. Son cynisme est une technique de survie. Ce doute est entretenu par le manque d'argent. L'argent qu'elle prend à la communauté des illuminés qui croient en l'innocence de Ben pour mener l'enquête.
    Et Ben.
    Pas le Ben d'aujourd'hui qui a trouvé de sérénité en prison, mais l'adolescent mal dans sa peau de 1985 dont on suit le parcours dans cette terrible journée. Une sombre mécanique est en place pour faire basculer son odyssée dans l'horreur. Où la moindre coïncidence ne semble même pas concevable.
    Un travail d'écrivain incroyable. Où on fini par détester la pauvre petite survivante aujourd'hui et à se prendre de sympathie pour le meurtrier adolescent de 1985. Où même si on connait les horribles conséquences de cette journée, on en suit pas à pas le déroulement. Où l'on voit se construire la terrible fatalité...
    ... Et où on s'emploie à la démonter aujourd'hui...
    Je ne chercherai as de superlatif ou d"hyperbole pour vous inciter à vous immiscer dans la terrible histoire des Day.
    Lisez-le...
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    • Livres 4.00/5
    Par gruz, le 19 février 2013

    gruz
    Sombre roman à la belle construction, alternant séquences du passé et du présent.
    Dans un contexte pesant, dépeignant une Amérique rurale emplie de misère physique et morale, l'auteur a construit un thriller qui mêle à la fois un excellent suspense et des personnages très fouillés.
    Ces personnages au passé lourd, bien loin de l'image de la réussite "à l'américaine", sont épatants. L'héroïne est une sorte de "casse pied" immature qui se révèle au fil des pages d'une sensibilité insoupçonnée, son frère est un accidenté de la vie, totalement dépassé par les évènements.
    Ce mélange de thriller à rebondissement et de chronique sociale est dense et profondément touchant.
    Cette lecture est parfois d'une violence inouïe, autant dans les sentiments que dans les actes. La belle écriture de Gillian flynn achève définitivement de convaincre.
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    • Livres 3.00/5
    Par verobleue, le 11 mai 2015

    verobleue
    A passé 30 ans, dépressive, inadaptée au monde qui l'entoure, Libby Day vit des dons reçus depuis sa survie au bain de sang dont elle a été le témoin à 8 ans. Son frère Ben, 15 ans, adolescent trouble, aux amitiés glauques, totalement dépassé par les événements, semblait l'auteur tout désigné des meurtres brutaux de sa maman et de ses sœurs. 24 ans plus tard, le Kill Club, un groupe de personnes à l'intérêt malsain pour les meurtres non résolus veut rouvrir l'affaire intimement persuadé que Libby a fait une erreur en le désignant comme coupable.
    Libby, à court de ressources, collabore à contrecœur et, par besoin d'argent, accepte leur proposition de revenir sur ce qui s'est passé et de retrouver les différents protagonistes. Elle va ouvrir les cartons de souvenirs auxquels elle n'a jamais eu le courage de toucher, elle va voir Ben en prison, le fait parler et essaye de comprendre ce qui s'est passé cette nuit-là..

    J'ai mis longtemps à finir « Les lieux sombres » de Gillian Flynn.
    Toute la famille Day est réellement composée d'antihéros loin du rêve américain. Ils vivent misérablement dans une ferme, à la limite de la précarité, dans une ville dévastée par le chômage. L'auteur s'attache à décrire cette misère humaine avec complaisance. Une vraie chronique sociale. Libby ne suscite pas l'empathie et pourtant, je l'ai suivie, j'ai compati quand elle fait face à ses peurs tellement j'avais hâte de connaître le dénouement.
    Le récit alterne entre deux points de vue. Celui de Ben qui raconte la journée précédent la tuerie. Et celui de Libby, 24 ans plus tard, lors de l'enquête commanditée par le Kill Club. Tous deux apportent pas mal d'informations et je n'ai pas toujours vu le rapport. Certains passages sont longs, nuisent à la narration et morcèlent le récit.
    Ce roman noir m'a fait vivre le drame pas à pas. La psychologie des personnages est fouillée et l'humour est sombre, parfois cynique. Certains passages sont crus mais crédibles. La fin est plutôt inattendue mais logiquement amenée.
    Le livre vient d'être adapté au cinéma « Dark Places» avec Charlize Theron dans le rôle de Lilly Day
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Critiques presse (1)


  • LeMonde , le 05 août 2011
    Tandis que le polar vire au roman social et familial, l'intrigue prend une ampleur impressionnante et les personnages gagnent une complexité inouïe, qui font des Lieux sombres une poignante tragédie.
    Lire la critique sur le site : LeMonde

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Citations et extraits

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  • Par ChezLo, le 20 février 2010

    "La mesquinerie qui m'habite est aussi réelle qu'un organe. Si on me fendait le ventre, elle pourrait fort bien se glisser dehors, charnue et sombre, tomber par terre, et on pourrait sauter dessus à pieds joints. C'est le sang des Day. Il y a quelquechose qui cloche. Je n'ai jamais été une petite fille sage, et ça a empiré après les meurtres. En grandissant, Libby la petite orpheline est devenue maussafe, lymphatique, trimballée de mains en mains au sein d'un groupe de parents éloignés - des cousins issus de germains, des grandes-tantes, des amis d'amis-, collée dans une série de mobil-homes ou de ranches décatis aux quatres coins du Texas. J'allais à l'acole dans les vêtements de mes soeurs mortes : des chemises aux aisselles jaunies."
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  • Par Lea25, le 01 novembre 2012

    A chaque fois que je lis des articles sur des enfants assassinés par leurs parents, je me dis : Mais comment est-ce possible? Ils se souciaient suffisamment du môme pour lui donner un nom, il y a eu un moment où il ont passé en revue toutes les possibilités et choisi un nom spécifique pour leur bébé, décidé comment ils allaient appeler leur bébé. Comment peut-on tuer un être qu'on a pris la peine de nommer?
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  • Par Bazart, le 29 août 2012

    A présent il pensait à des souris. Le gros chat que nourrissait sa mère avait repéré un nid et gobé deux ou trois souriceaux gluants avant de le déposer la demi-douzaine restante devant la porte de derrière. Runner venait de partir ' pour la deuxième fois ' donc c'était Ben qui avait la tâche de mettre fin à leurs souffrances. (') Finalement, il avait pris une pelle et les avait écrabouillés contre le sol. Des bribes de chair éclaboussaient ses bras, et sa colère montait de plus en plus : chaque grand coup de pelle augmentait sa fureur. Alors comme ça tu crois que je suis une mauviette, Runner, tu crois que je suis une mauviette, hien ! Quand il eut terminé, il ne restait sur le sol qu'une tache collante. Il était en sueur, et en levant les yeux, il surprit sa mère qui l'observait de derrière la porte grillagée. Au dîner, ce soir-là, elle s'était montrée silencieuse. Elle fixait sur lui un visage inquiet, des yeux tristes. Il avait juste envie de lui balancer : Parfois ça fait du bien de niquer quelque chose. Au lieu de se faire toujours niquer.
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  • Par pyrouette, le 30 juin 2012

    Mais je suis née hors de mes gonds... Il ne m'en faut jamais beaucoup pour perdre patience. Je n'ai peut être pas la phrase "allez vous faire foutre" sur le bout de la langue en permanence, mais elle n'est jamais loin. Au milieu de la langue, disons.

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  • Par Aproposdelivres, le 11 septembre 2013

    La mesquinerie qui m'habite est aussi réelle qu'un organe. Si on me fendait le ventre, elle pourrait fort bien se glisser dehors, charnue et sombre, tomber par terre, et on pourrait sauter dessus à pieds joints. C'est le sang des Day. Il y a quelque chose qui cloche. Je n'ai jamais été une petite fille bien sage, et ça a empiré après les meurtres. En grandissant, Libby la petite orpheline est devenue maussade, lymphatique, trimballée de mains en mains au sein d'un groupe de parents éloignés – des cousins issus de germains, des grands-tantes, des amis d'amis –, collée dans une série de mobil-homes ou de ranches décatis aux quatre coins du Texas. J'allais à l'école dans les vêtements de mes sœurs mortes : des chemises aux aisselles jaunies. Des pantalons comiquement lâches, retenus à la taille par une ceinture élimée serrée jusqu'au dernier cran, qui faisaient des poches aux fesses. Sur les photos de classe, j'ai toujours les cheveux en bataille – mes barrettes pendouillent au bout de mes mèches comme des objets aéroportés pris dans les nœuds – et j'ai toujours des poches gonflées sous les yeux, mes yeux de vieille patronne de pub alcoolique. Peut-être les lèvres retroussées à contrecœur en lieu et place d'un sourire. Peut-être.
    Je n'étais pas une enfant aimable, et je suis devenue une adulte profondément mal aimable. Si on voulait dessiner mon âme, on obtiendrait un gribouillis avec des crocs pointus.
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Vidéo de Gillian Flynn

Bande annonce du film Dark Places d'après le roman "Les lieux sombres" de Gillian Flynn








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