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ISBN : 2355841667
Éditeur : Sonatine Editions (2012)


Note moyenne : 4.03/5 (sur 33 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Imagine une tempête de neige sur l’autoroute. Un bouchon qui s’étire sur plusieurs kilomètres, aucune visibilité. Un homme sort de sa voiture et en silence assassine méticuleusement, à mains nues, vingt-six personnes dans les véhicules alentours. C’est le début d’une sé... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par gruz, le 11 novembre 2012

    gruz
    Toi ! Oui Toi lecteur, approche ! Viens te confronter à une expérience mémorable !
    Quand on se lance dans la lecture de ce roman, autant s'habituer tout de suite au tuToiement. Oui, car ce roman est écrit à la seconde personne du singulier. Voilà qui est singulier !
    L'étonnement du début de lecture passé, on s'adapte rapidement à cette manière d'écrire insolite. Mais qu'on soit clair : ce n'est pas juste un simple artifice pour faire "genre", non c'est un vrai parti pris qui fait plonger le lecteur au plus profond de l'hisToire. On se sent encore plus proche des personnages (on se sentirait presque dans leur tête) et l'écriture vive et rugueuse devient vite quasi hypnotique.
    Parce que Drvenkar a un talent immense, gigantesque, formidable !
    Il a un art hors du commun pour insuffler vie à ses personnages torturés. Il a le talent de nous raconter une hisToire extravagante, façon puzzle, improbable mais à laquelle on adhère sans limite.
    Une hisToire, qui nous trimbale entre passé proche et présent, se joue de nous jusqu'à la fin et qui demandera un minimum de concentration au lecteur.
    Son précédent roman "Sorry" était déjà une réussite éclatante, en voici une seconde.
    Après le magistral "les apparences" de Gilian Flynn, les éditions Sonatine viennent nous proposer une deuxième oeuvre majeure en 2012.
    Je l'ai dit et je le répète à l'envie : Mémorable ! (j'arrête ici avec les superlatifs)

    Lien : http://gruznamur.wordpress.com
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    • Livres 5.00/5
    Par myrtille81, le 25 décembre 2012

    myrtille81
    Le Lecteur
    La couverture se remarque, rouge sang avec une bouche qui crie. le titre, un seul mot. Tu ouvres le livre pour le feuilleter. Tu en as entendu parler, en bien. Néanmoins tu ne comptes pas forcément le lire ; s'il fallait lire tout ce qui te tente... Puis ce fut le choc. Tu te sens happé par les premières phrases. Et tu ne décolles plus le nez du livre.
    Je voue un culte aux éditions Sonatine, ces dénicheurs de polars vraiment bons et marquants. Et Toi, de Zoran Drvenkar, fait partie de ces titres qu'on est content d'avoir pu découvrir.
    Nous sommes en Allemagne ; un tueur en série, surnommé le Voyageur, rôde. Très vite, il est laissé de côté afin qu'on puisse faire la connaissance de Ragnar, mafieux berlinois. Puis c'est au tour de stinke, Rute, Nessi, et Schnappi. Des jeunes filles de seize ans qui forment le "club des emmerdeuses" avec Taja, disparue depuis quelques jours. Qu'ont-ils en commun ? Qu'est ce qui les lient ? Nous allons le découvrir au fil de la lecture.
    Des courts chapitres se succèdent, chacun centré sur un personnage différent. Et l'auteur s'adresse à chacun d'eux directement, en le tutoyant. Et c'est par cette narration originale, entre autre, que les personnages prennent une véritable ampleur, nous rentrons dans ses pensées, nous avons l'impression de les connaître intimement.
    L'hisToire n'est pas toujours raconté de manière chronologique et il faut accepter d'être parfois perdu, de ne pas tout comprendre de suite... La lumière finit par se faire ! Et si la première partie avance parfois lentement, la deuxième partie du roman fait penser à un film de Tarantino tellement l'action se déroule à toute vitesse. La comparaison à Tarantino doit d'ailleurs être évidente, car même un des personnages se croit dans Kill Bill, dans une scène avec Lucy Liu.
    Et pour finir, j'ai trouvé l'écriture très travaillée. Et Zoran Drvenkar, tout en utilisant les codes du polar, a su inventer un univers bien à lui. Et j'en redemande !
    Le Lecteur
    Tu as lu les 200 dernières pages d'une traite, et tu arrive à la page 567. Tu as le blues de devoir quitter la Norvège et surtout de devoir faire tes adieux aux club des emmerdeuses. Et tu te dis que tu repartiras, un jour, en voyage avec cet auteur...

    Lien : http://mumuzbooks.blogspot.fr/2012/12/toi-zoran-drvenkar.html
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    • Livres 4.00/5
    Par strummer, le 24 janvier 2013

    strummer
    Attention, il y a eu Stieg, maintenant il y a Zoran. Ou comment écrire un cross-over de qualité. J'imagine que cet auteur a lorgné du côté des séries américaines. le rythme est très soutenu, la maitrise du récit est vertigineuse, je trouve que la psychologie des adolescentes est très réussie, tout n'est que surprises, twists et l'auteur retombe toujours sur ses pieds. Et en plus pour changer cela se passe, en partie, en Allemagne.
    Ne vous arrêtez pas au 4eme de couverture et à l'illustration, elles ne sont pas représentatives du bouquin.
    Si je devais comparer ce livre à un objet, sans hésiter ce serait à une poupée russe clonée avec un rubik's cube
    Franchement c'est une bonne grosse surprise et je ne serais pas étonné que ce bouquin fasse un gros carton.
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    • Livres 5.00/5
    Par Amnezik666, le 25 mars 2013

    Amnezik666
    Bien que je sois un adepte du numérique j'avoue que je préfère les couvertures sur papier que la photo (en noir et blanc qui plus est) proposée par ma liseuse, notamment cette couv' rouge sang avec cette bouche ouverte sur un cri silencieux ; il n'en faut pas plus pour m'attirer vers le bouquin, si en plus la quatrième de couv' est alléchante alors là c'est craquage assuré. Une fois l'objet entre les mains il est temps de se plonger dans sa lecture ; d'office le style est déstabilisant, le narrateur porte un regard extérieur aux événements mais en usant de la seconde personne du singulier, comme s'il était le témoin direct et privilégié des événements, cherchant chaque fois à sonder l'âme de celui ou celle qu'il « observe ». Ah oui c'est sans doute le moment idéal pour vous préciser que les différents chapitres portent le prénom du personnage à travers lequel le narrateur va nous faire vivre les faits. Déconcertant, d'autant que les différentes pièces du puzzle ne s'imbriquent pas immédiatement les unes aux autres et que l'ordre chronologique n'est pas toujours de mise, mais on finit par s'y habituer et même par apprécier cette touche d'originalité dans le style narratif.
    Venons à l'intrigue (ou plutôt aux intrigues) à proprement parler, on se retrouve plongé dans un thriller sur fond de road-movie entre l'Allemagne et la Norvège sombre mais, aussi paradoxal que cela puisse paraitre, on y retrouve une certaine fraîcheur (toute relative) et même quelques touches d'humour (notamment grâce aux réactions et commentaires de gamines en fuite). Clairement on sent que l'auteur n'a pas cherché à miser sur un scénario totalement ancré dans la réalité, bien que certains passages soient peu crédibles on est totalement embarqué par ce récit plein de surprises jusqu'à la dernière page, du coup on a envie d'y croire… juste pour le plaisir des yeux.
    Tous les personnages ont une personnalité et un caractère bien trempé, du plus sombre ou plus innocent, les destinées de tout ce petit monde vont se croiser dans un cocktail détonnant (on ne comprend l'implication du Voyageur, le tueur en série, que dans la dernière partie du roman) mais ces rencontres plus ou moins calculées, ou au contraire totalement liées au hasard, ainsi que leurs conséquences donnent à l'ensemble une réelle cohérence (ce qui n'apparaissait pas comme une évidence dans les premières pages).

    Lien : http://amnezik666.wordpress.com/2013/03/25/bouquins-zoran-drvenkar-t..
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    • Livres 4.00/5
    Par nina2loin, le 13 avril 2013

    nina2loin
    Un homme défini comme étant le voyageur, qui tue sans raison apparente 26 personnes lors d'un embouteillage sous la neige, ce même personnage qui se raconte par le tuToiement fait naitre un sentiment d'étrangeté plutôt déconcertante. Tel est le début de Toi, roman de Zoran Drvenkar.
    Ce tuToiement va se poursuivre jusqu'à la fin du récit, mais on s'y adapte, et même très bien une fois que l'on a intégré ce mode opéraToire fixé par l'auteur.
    L'action concentrée sur les aventures de cinq amies, adolescentes de 16 ans, poursuivies par des tueurs de la mafia se situe en Allemagne, puis en Norvège.
    Ce thriller contemporain nous entraine dans le monde des adolescents où l'on ne sort pas sans son portable, mais où l'amitié prime avant tout, un des thèmes récurrents de cette hisToire remplie de fougue et d'énergie : celle de la jeunesse. Son originalité tient à sa construction. Divisé en chapitres surmontés d'un titre correspondant au prénom de celui qui raconte, ce dernier utilisant le "tu" pour parler de lui-même, de ses émotions, spectateur de ce qui l'entoure, nous canalisant nous, lecteur, sur ce personnage à ce moment précis.
    L'auteur ne décrit ses personnages que par leur signe physique particulier et leur trait de caractère dominant, pas plus.
    Des dialogues truffés d'humour, de l'action, du suspense, des actes sanglants sont les ingrédients de ce thriller dynamique et fascinant dans lequel des gentils ont eu le malheur de côtoyer des méchants.
    Formidable écriture énergique.
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Citations et extraits

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  • Par gruz, le 10 novembre 2012

    Il sont aussi superficiels qu'une flaque d'eau dans un caniveau et ils consultent leurs portables comme s'il s'agissait d'instruments de navigation sans lesquels il ne sauraient pas où aller après le cinéma.
    Il ont trop de choses, et comme ils en ont trop, il en veulent encore plus, car c'est tout ce qu'ils connaissent. Avides, aussi éloignés de la satiété que de la faim parce qu'on les nourrit sans arrêt, avant même qu'un début de faim puisse se manifester.
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  • Par gruz, le 09 novembre 2012

    Nous avons beau aspirer à la lumière, nous avons besoin de l’ombre. Le désir qui nous fait rechercher l'harmonie nous pousse aussi, dans un obscur recoin de notre coeur, vers le chaos.
    Un chaos tout relatif, Nous ne sommes pas des barbares. Pourtant, c'est bien ce que nous devenons dès que le monde déraille. Le chaos est toujours à l’affût.
    (premières phrases du roman)
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  • Par myrtille81, le 28 novembre 2012

    Jamais les pensées n'ont eu un impact aussi rapide. Les histoires ne se transmettent plus oralement, elles nous arrivent en kilo-octets à une vitesse vertigineuse, impossible désormais de détourner les yeux. Et quand l'excès se fait sentir, nous réagissons comme des barbares : nous transformons le chaos en mythe.

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  • Par strummer, le 23 janvier 2013

    Il vous demande à quel concert vous voulez assister.
    - "Chris Cornell", réponds-tu précipitamment, provoquant l'hilarité de Nessi.
    Marten explique qu'il n'a jamais digéré la séparation de Soundgarden. Vous n'avez pas la moindre idée de ce qu'il veut dire, mais vos têtes oscillent en cadence, oui oui, une belle saloperie, la dissolution de Soundgarden.
    "En plus ''Michael Jackson est mort", ajoute Schnappi.
    Vos regards convergent vers elle. Soudain déstabilisée, elle chuchote :
    "Il est bien mort, hein?
    -Quel rapport avec Chris Cornell ? interroges-tu.
    - Elle pense à Billie Jean, intervient Marten, volant à son secours. Cornell a repris Billie Jean et il en a donné la pire version de tous les temps.
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  • Par strummer, le 23 janvier 2013

    "C'est sa voiture, là, derrière. J'ai tout, de Manson aux Peas. Et je peux aussi vous procurer deux billets pour Chris Cornell vendredi prochain, vous en avez sûrement envie, non ? Ha ha ha."
    Un quart d'heure plus tard, vous lui avez acheté deux sandwiches et elle vous fiche enfin la paix.
    "C'est qui, Chris Cornell ? demandes-tu.
    - Dis-moi plutôt qui pourrait manger ces sandwiches."
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Vidéo de Zoran Drvenkar

Toi de Zoran Drvenkar .
Imagine une tempête de neige sur l?autoroute. Un bouchon qui s?étire sur plusieurs kilomètres. Un homme sort de sa voiture et, en silence, assassine à mains nues, vingt-six personnes dans les véhicules alentours.Imagine maintenant cinq adolescentes, cinq jeunes filles que rien ne peut séparer. Prises en chasse, elles vont se jeter dans une fuite en avant sauvage et désespérée.Imagine enfin un voyage jusqu?à un hôtel isolé où tous vont se retrouver pour une confrontation finale à la tension extrême.Un tueur en série.Cinq adolescentes.Un thriller magistral.http://www.sonatine-editions.fr/Toi








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