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ISBN : 2253162485
Éditeur : Le Livre de Poche (2013)


Note moyenne : 3.81/5 (sur 75 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Imagine une tempête de neige sur l’autoroute. Un bouchon qui s’étire sur plusieurs kilomètres, aucune visibilité. Un homme sort de sa voiture et en silence assassine méticuleusement, à mains nues, vingt-six personnes dans les véhicules alentours. C’est le début d’une sé... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par LiliGalipette, le 20 septembre 2013

    LiliGalipette
    Asseyez-vous et respirez. Ça va être un peu complexe, mais vous allez adorer.
    Il y a le Voyageur qui assassine à main nue des villages entiers, des wagons pleins ou des files d'automobilistes. Il frappe de temps en temps. Il laisse des indices et il s'en moque. « Les traces sont le signe de ta présence. Tu tiens à être sincère. Tu n'as rien à cacher. Tout le monde doit savoir que tu existes. Bien sûr, tes empreintes digitales n'ont été d'aucune utilité à la police. Pas d'antécédents, tu n'es répertorié nulle part, tu n'existes que dans ton monde. » (p. 89)
    Il y a Taja, Rute, Stinke, Schnappi et Nessi. Ce sont cinq amies à la vie, à la mort. Elles ont 16 ans ou à peine. Quand l'une est en détresse, elle sait qu'elle peut compter sur les quatre autres. Surtout Taja, la grande absente du début du roman. « Tu es constamment présente dans les pensées de tes amis, pourtant, jusqu'ici, nous en savions si peu sur Toi que l'on pouvait douter de ton existence. » (p. 120)
    Il y a Ragnar, sa bande de gros bras et son fils Darian. Il est furieux que son frère soit mort et qu'une importante cargaison de drogue ait disparu. « Une fille tue son père, un homme perd son frère, cinq kilos d'héroïne disparaissent, et un garçon, assis sur une chaise, refuse de répondre. Voilà la situation. » (p. 101)
    Il y a une voix qui tuToie s'adresse à un personnage différent à chaque chapitre. Qui est ce « Toi » sans cesse changeant ? C'est chacun des personnages, mais ce serait trop réducteur d'en rester là. Il n'y a pas de personnage principal puisque chaque figure est l'héroïne de son chapitre. Et surtout, il n'y a pas qu'un seul méchant, car il n'y a pas vraiment de gentil. Toi, c'est un roman improbable sur la cavale de cinq gamines poursuivies par des truands et qui finiront par croiser la route d'un psychopathe. Vous pensez que c'est le destin ? Voyez ce qu'en pense un des personnages. « Gamin, le destin, c'est un type atteint de syphilis, qui a une queue en acier et qui t'encule dès que tu regardes du mauvais côté. Tu crois que je lui tournerais le dos ? » (p. 428)
    Moi qui ne lis que très peu de thrillers parce que je n'y trouve jamais mon compte, j'ai été séduite par la quatrième de couverture de ce roman, et le contenu a fini de m'accrocher. J'ai vraiment aimé cette hisToire morcelée, soumise à différents points de vue et différentes temporalités. J'ai aimé que chaque personnage renvoie à tous les autres et vice-versa. Avec ses 666 pages en poche et sa couverture terrifiante, je ne peux que vous recommander ce thriller !
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    • Livres 5.00/5
    Par gruz, le 11 novembre 2012

    gruz
    Toi ! Oui Toi lecteur, approche ! Viens te confronter à une expérience mémorable !
    Quand on se lance dans la lecture de ce roman, autant s'habituer tout de suite au tuToiement. Oui, car ce roman est écrit à la seconde personne du singulier. Voilà qui est singulier !
    L'étonnement du début de lecture passé, on s'adapte rapidement à cette manière d'écrire insolite. Mais qu'on soit clair : ce n'est pas juste un simple artifice pour faire "genre", non c'est un vrai parti pris qui fait plonger le lecteur au plus profond de l'hisToire. On se sent encore plus proche des personnages (on se sentirait presque dans leur tête) et l'écriture vive et rugueuse devient vite quasi hypnotique.
    Parce que Drvenkar a un talent immense, gigantesque, formidable !
    Il a un art hors du commun pour insuffler vie à ses personnages torturés. Il a le talent de nous raconter une hisToire extravagante, façon puzzle, improbable mais à laquelle on adhère sans limite.
    Une hisToire, qui nous trimbale entre passé proche et présent, se joue de nous jusqu'à la fin et qui demandera un minimum de concentration au lecteur.
    Son précédent roman "Sorry" était déjà une réussite éclatante, en voici une seconde.
    Après le magistral "les apparences" de Gilian Flynn, les éditions Sonatine viennent nous proposer une deuxième oeuvre majeure en 2012.
    Je l'ai dit et je le répète à l'envie : Mémorable ! (j'arrête ici avec les superlatifs)

    Lien : http://gruznamur.wordpress.com
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    • Livres 5.00/5
    Par myrtille81, le 25 décembre 2012

    myrtille81
    Le Lecteur
    La couverture se remarque, rouge sang avec une bouche qui crie. le titre, un seul mot. Tu ouvres le livre pour le feuilleter. Tu en as entendu parler, en bien. Néanmoins tu ne comptes pas forcément le lire ; s'il fallait lire tout ce qui te tente... Puis ce fut le choc. Tu te sens happé par les premières phrases. Et tu ne décolles plus le nez du livre.
    Je voue un culte aux éditions Sonatine, ces dénicheurs de polars vraiment bons et marquants. Et Toi, de Zoran Drvenkar, fait partie de ces titres qu'on est content d'avoir pu découvrir.
    Nous sommes en Allemagne ; un tueur en série, surnommé le Voyageur, rôde. Très vite, il est laissé de côté afin qu'on puisse faire la connaissance de Ragnar, mafieux berlinois. Puis c'est au tour de stinke, Rute, Nessi, et Schnappi. Des jeunes filles de seize ans qui forment le "club des emmerdeuses" avec Taja, disparue depuis quelques jours. Qu'ont-ils en commun ? Qu'est ce qui les lient ? Nous allons le découvrir au fil de la lecture.
    Des courts chapitres se succèdent, chacun centré sur un personnage différent. Et l'auteur s'adresse à chacun d'eux directement, en le tutoyant. Et c'est par cette narration originale, entre autre, que les personnages prennent une véritable ampleur, nous rentrons dans ses pensées, nous avons l'impression de les connaître intimement.
    L'hisToire n'est pas toujours raconté de manière chronologique et il faut accepter d'être parfois perdu, de ne pas tout comprendre de suite... La lumière finit par se faire ! Et si la première partie avance parfois lentement, la deuxième partie du roman fait penser à un film de Tarantino tellement l'action se déroule à toute vitesse. La comparaison à Tarantino doit d'ailleurs être évidente, car même un des personnages se croit dans Kill Bill, dans une scène avec Lucy Liu.
    Et pour finir, j'ai trouvé l'écriture très travaillée. Et Zoran Drvenkar, tout en utilisant les codes du polar, a su inventer un univers bien à lui. Et j'en redemande !
    Le Lecteur
    Tu as lu les 200 dernières pages d'une traite, et tu arrive à la page 567. Tu as le blues de devoir quitter la Norvège et surtout de devoir faire tes adieux aux club des emmerdeuses. Et tu te dis que tu repartiras, un jour, en voyage avec cet auteur...

    Lien : http://mumuzbooks.blogspot.fr/2012/12/toi-zoran-drvenkar.html
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    • Livres 4.00/5
    Par strummer, le 24 janvier 2013

    strummer
    Attention, il y a eu Stieg, maintenant il y a Zoran. Ou comment écrire un cross-over de qualité. J'imagine que cet auteur a lorgné du côté des séries américaines. le rythme est très soutenu, la maitrise du récit est vertigineuse, je trouve que la psychologie des adolescentes est très réussie, tout n'est que surprises, twists et l'auteur retombe toujours sur ses pieds. Et en plus pour changer cela se passe, en partie, en Allemagne.
    Ne vous arrêtez pas au 4eme de couverture et à l'illustration, elles ne sont pas représentatives du bouquin.
    Si je devais comparer ce livre à un objet, sans hésiter ce serait à une poupée russe clonée avec un rubik's cube
    Franchement c'est une bonne grosse surprise et je ne serais pas étonné que ce bouquin fasse un gros carton.
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    • Livres 4.00/5
    Par bvb09, le 20 octobre 2013

    bvb09
    L'histoire tout d'abord: un fil rouge que représente la fuite d'un groupe de 5 adolescentes berlinoises qui à force de bêtises, d'inconscience et de solidarité tracent leur chemin de Berlin jusqu'en Norvège. Leurs poursuivants sont des logisticiens de la pègre.
    Chaque chapitre porte le nom de son narrateur qui parle à la deuxième personne du singulier et exprime donc son point de vue intime, quelquefois intimiste, de ce qu'il est en train de vivre. Des flash back sont parfois nécessaires, toujours sous cette forme, pour placer les personnages les plus âgés, en expliquer leur origine et parfois leur noirceur.
    Le joker de ce jeu de gendarmes et voleurs est le « voyageur » l'incarnation du noir absolu, dont le parcours, en pointillé, semble déconnecté du fil rouge. Trouvera-t-il ce qu'il cherche ?
    Un bon thriller avec tous les ingrédients qui permettent de passer un bon moment, une structure originale, un roman moderne, avec des fragments d'histoires personnelles apportant plus de psychologie que dans les page-turner habituels.
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Citations et extraits

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  • Par julienraynaud, le 17 octobre 2014

    - T'as fait le test?
    - Non.
    - Dans ce cas, t'es pas enceinte, d'accord ?
    (...) le test est rudement cher.
    "Pourquoi c'est si cher?"
    La pharmacienne hausse les épaules, elle n'a pas l'air de trouver ça cher.

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  • Par gruz, le 10 novembre 2012

    Il sont aussi superficiels qu'une flaque d'eau dans un caniveau et ils consultent leurs portables comme s'il s'agissait d'instruments de navigation sans lesquels il ne sauraient pas où aller après le cinéma.
    Il ont trop de choses, et comme ils en ont trop, il en veulent encore plus, car c'est tout ce qu'ils connaissent. Avides, aussi éloignés de la satiété que de la faim parce qu'on les nourrit sans arrêt, avant même qu'un début de faim puisse se manifester.
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  • Par gruz, le 09 novembre 2012

    Nous avons beau aspirer à la lumière, nous avons besoin de l’ombre. Le désir qui nous fait rechercher l'harmonie nous pousse aussi, dans un obscur recoin de notre coeur, vers le chaos.
    Un chaos tout relatif, Nous ne sommes pas des barbares. Pourtant, c'est bien ce que nous devenons dès que le monde déraille. Le chaos est toujours à l’affût.
    (premières phrases du roman)
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  • Par myrtille81, le 28 novembre 2012

    Jamais les pensées n'ont eu un impact aussi rapide. Les histoires ne se transmettent plus oralement, elles nous arrivent en kilo-octets à une vitesse vertigineuse, impossible désormais de détourner les yeux. Et quand l'excès se fait sentir, nous réagissons comme des barbares : nous transformons le chaos en mythe.

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  • Par strummer, le 23 janvier 2013

    Il vous demande à quel concert vous voulez assister.
    - "Chris Cornell", réponds-tu précipitamment, provoquant l'hilarité de Nessi.
    Marten explique qu'il n'a jamais digéré la séparation de Soundgarden. Vous n'avez pas la moindre idée de ce qu'il veut dire, mais vos têtes oscillent en cadence, oui oui, une belle saloperie, la dissolution de Soundgarden.
    "En plus ''Michael Jackson est mort", ajoute Schnappi.
    Vos regards convergent vers elle. Soudain déstabilisée, elle chuchote :
    "Il est bien mort, hein?
    -Quel rapport avec Chris Cornell ? interroges-tu.
    - Elle pense à Billie Jean, intervient Marten, volant à son secours. Cornell a repris Billie Jean et il en a donné la pire version de tous les temps.
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Videos de Zoran Drvenkar

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Vidéo de Zoran Drvenkar

Toi de Zoran Drvenkar .
Imagine une tempête de neige sur l?autoroute. Un bouchon qui s?étire sur plusieurs kilomètres. Un homme sort de sa voiture et, en silence, assassine à mains nues, vingt-six personnes dans les véhicules alentours.Imagine maintenant cinq adolescentes, cinq jeunes filles que rien ne peut séparer. Prises en chasse, elles vont se jeter dans une fuite en avant sauvage et désespérée.Imagine enfin un voyage jusqu?à un hôtel isolé où tous vont se retrouver pour une confrontation finale à la tension extrême.Un tueur en série.Cinq adolescentes.Un thriller magistral.http://www.sonatine-editions.fr/Toi








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